Étiquette : Espionnage
Fac-similés par Georges-Jean Arnaud

Fiche de Fac-similés
Titre : Fac-similés (Tome 3 sur 76 – Espionnage / Le Commander)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir
Première page de Fac-similés
« La petite femme blonde ne savait que faire de ses mains. Pendant qu’elle répondait aux questions de Serge Kowask, elle avait lissé le tissu de sa robe sur ses cuisses, puis avait soudain rougi d’attirer ainsi le regard de cet inconnu sur ses formes. Maintenant elle triturait un petit mouchoir violet.
Carola Ford avait une trentaine d’années, le visage assez banal, mais un corps excessivement potelé qui semblait vouloir faire craquer la robe noire qui le dissimulait. Elle avait certainement emprunté ou acheté à la hâte ce vêtement trop étroit, qui moulait ses seins et ses hanches de façon outrageusement provocante pour une veuve.
Son mari, le premier maître Thomas Ford, spécialiste météo, avait été trouvé mort dans un marais, non loin de Cocoa-Beach alias Missile Town, où habitaient les quelque dix-huit mille membres civils et militaires du personnel de Cap-Canaveral. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Fac-similés – Espionnage / Le Commander. »
Mission D. C. par Georges-Jean Arnaud

Fiche de Mission D. C.
Titre : Mission D. C. (Tome 2 sur 76 – Espionnage / Le Commander)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 1962
Editeur : Fleuve noir
Première page de Mission D. C.
« Juan Vico s’éveilla bien avant l’aube, le quatrième jour. Se dégageant doucement de son sac de couchage, il s’approcha de l’entrée de la grotte à quatre pattes, se redressa les mains sur les reins. Ce long séjour dans ce trou de blaireau l’avait ankylosé malgré les exercices qu’il pratiquait à la tombée de la nuit, quand personne ne pouvait plus le voir.
Avec de grandes précautions il alluma son briquet à mèche d’amadou, colla sur le point qui rougeoyait le bout de son Idéale. Protégeant sa cigarette de ses deux mains, il chercha le long de la Sierra Morena la lueur du soleil levant. Elle ne lui apparut pas tout de suite. Il était encore très tôt et le froid était vif.
Derrière lui quelque chose bougea.
— Qué va ? Tu fumes, alors ? Ce que je dis est de la c …rie ? Tu fumes et les requêtes (1) vont nous tomber dessus. Tu caches ta cigarette ? Et l’odeur ? »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Mission D.C. – Espionnage / Le Commander. »
Forces contaminées par Georges-Jean Arnaud

Fiche de Forces contaminées
Titre : Forces contaminées (Tome 1 sur 76 – Espionnage / Le Commander)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 1961
Editeur : Fleuve noir
Première page de Forces contaminées
« L’enseigne de première classe, Roberts O’Hara, pénétra dans le poste de pilotage. Penchés sur la table des cartes, le lieutenant-commander Henderson, chef de la mission océanographique, pacha de l’Evans II et Anton Hume, le géologue, paraissaient plongés dans de profondes réflexions.
— Le flash météo de Panama, Commander. Henderson se redressa. Son visage brun, rayé de rides, resta impassible.
— Ils annoncent une forte houle. Origine Nord-Ouest. Noyau à six ou huit cents milles. Creux de six yards, longueur d’ondes de cent yards environ.
— Vitesse ? Demanda Henderson d’une voix sèche.
— Dix-sept yards seconde.
— Vent ?
— Moyen.
Anton Hume, le géologue, hocha sa tête lugubre. C’était pourtant le boute-en-train du bord. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Forces contaminées – Espionnage / Le Commander. »
La dalle aux maudits par Georges-Jean Arnaud

Fiche de La dalle aux maudits
Titre : La dalle aux maudits (Tome 4 sur 4 – Angoisse)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de La dalle aux maudits
« Lorsque la main de mon oncle Alezar me secoua, je rêvais à une jolie fille blonde, nue comme la main et aguichante comme une chatte. C’est avec peine que j’ouvris les yeux, mais je le fis pour de bon lorsque je vis la flamme tremblante de la bougie qu’il tenait au poing.
— Il n’y a pas d’électricité ?
— Non. Le moment est venu, Elios. Il y en a un qui s’est échappé. On le voit dans le ciel qui étend ses tentacules sur le canton. Viens vite !
Il y avait des mois que mon oncle Alezar nous tenait sur le qui-vive. Depuis la fin de l’hiver exactement, et nous étions au début de l’automne. Pour lui faire plaisir, je couchais tout habillé et je n’eus que mes chaussures à enfiler. Lui ouvrait la fenêtre de ma chambre sur la campagne, soufflait la flamme de sa bougie. Nous habitons la plus haute maison du village abandonné et nous occupons un poste de choix dans la surveillance de la région. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « La dalle aux maudits – Angoisse. »