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L’avaleur de sabres par Paul Féval

Fiche de L’avaleur de sabres
Titre : L’avaleur de sabres (Tome 6 sur 8 – Les habits noirs)
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1863-1875
Editeur : Bibebook
Sommaire de L’avaleur de sabres
- Petite-Reine
- Mademoiselle Saphir
Première page de Petite-Reine
« La foire au pain d’épice
Il y avait quatre musiciens : une clarinette qui mesurait cinq pieds huit pouces et qui pouvait être au besoin « géant belge » quand elle mettait six jeux de cartes dans chacune de ses bottes, un trombone bossu, un triangle en bas âge et une grosse caisse du sexe féminin, large comme une tour.
Il y avait en outre un lancier polonais pour agiter la cloche, un paillasse habillé de toile à matelas pour crier dans le porte-voix, et une fillette rousse de cheveux, brune de teint, qui tapait à coups redoublés sur le tam-tam, roi des instruments destinés à produire la musique enragée.
Cela faisait un horrible fracas au-devant d’une baraque assez grande, mais abondamment délabrée, qui portait pour enseigne un tableau déchiré représentant la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des serpents boas, une charge de cavalerie, un lion dévorant un missionnaire et le roi Louis-Philippe avec sa nombreuse famille, recevant les ambassadeurs de Tippoo-Saïb. »
Extrait de : P. Féval. « Les Habits Noirs. »
Maman Léo par Paul Féval

Fiche de Maman Léo
Titre : Maman Léo (Tome 5 sur 8 – Les habits noirs)
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1863-1875
Editeur : Bibebook
Première page de Maman Léo
« Théâtre Universel et National
Paris avait son manteau d’hiver ; les toits blancs éclataient sous le ciel brumeux, tandis que, dans la rue, piétons et voitures écrasaient la neige grisâtre.
C’était un des premiers jours de novembre, en 1838, un mois après la catastrophe qui termine notre récit, intitulé L’Arme invisible.La mort étrange du juge d’instruction Remy d’Arx, avait jeté un étonnement dans la ville, mais à Paris les étonnements durent peu, et la ville pensait déjà à autre chose.
Ce temps est si près de nous qu’on hésite, en vérité, à dire qu’il ne ressemblait pas tout à fait au temps présent, et pourtant il est bien certain que les changements opérés dans Paris par ces trente dernières années valent pour le moins l’œuvre d’un siècle.
La publicité des journaux existait ; on la trouvait même énorme, presque scandaleuse : elle n’était rien absolument auprès de ce qu’elle est aujourd’hui.
On peut affirmer, sans crainte de se tromper, que nous avons, en 1869, cent carrés de papier imprimés quotidiennement contre dix publiés en 1838.
Ainsi en est-il pour le mouvement prodigieux des démolitions et des constructions. »
Extrait de : P. Féval. « Les Habits Noirs. »
L’arme invisible par Paul Féval

Fiche de L’arme invisible
Titre : L’arme invisible (Tome 4 sur 8 – Les habits noirs)
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1863-1875
Editeur : Bibebook
Première page de L’arme invisible
« Les diamants de Mlle Bernetti
Un soir de vendredi, vers la fin de septembre, en 1838, à la tombée de la nuit, le garçon du marchand revendeur établi à l’angle des rues Dupuis et de Vendôme était en train de fermer la boutique lorsqu’un élégant coupé s’arrêta devant la porte. Les échoppes du quartier du Temple reçoivent souvent d’aussi belles visites que les magasins à la mode ; le faubourg Saint-Germain et la Chaussée-d’Antin ont appris dès longtemps le chemin de cette foire et y viennent en tapinois, soit pour acheter, soit pour vendre.
Le garçon remit à terre le volet qu’il avait déjà soulevé à demi et attendit, pensant que la portière du coupé allait s’ouvrir.
Mais la portière ne s’ouvrit point et le store rouge qui défendait l’intérieur de la voiture contre les regards curieux resta baissé. Le cocher, beau garçon au teint fleuri, planta son fouet dans la gaine comme s’il eût été arrivé au terme de sa course et tira de sa poche une pipe qu’il bourra paisiblement. »
Extrait de : P. Féval. « Les Habits Noirs. »
La rue de Jérusalem par Paul Féval

Fiche de La rue de Jérusalem
Titre : La rue de Jérusalem (Tome 3 sur 8 – Les habits noirs)
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1863-1875
Editeur : Bibebook
Sommaire de La rue de Jérusalem
- Clampin dit Pistolet
- Les demoiselles de Champmas
Première page de Clampin dit Pistolet
« Meurtre d’un chat
C’était un palier d’aspect misérable, mais assez spacieux, éclairé d’en haut par un tout petit carreau dormant que la poussière rendait presque opaque. Trois portes délabrées donnaient sur ce palier où l’on arrivait par un escalier tournant, vissé à pic et dont l’arbre médial suait l’humidité. Les trois portes étaient disposées semi-circulairement.
À droite et à gauche de l’escalier étroit, il y avait en outre deux recoins, contenant quelques débris de bois de démolition, des mottes et des fagots.
Le jour allait baissant. On entendait aux étages inférieurs qui étaient au nombre de trois, y compris le rez-de-chaussée, des bruits confus, où dominaient les cliquetis de verres et d’assiettes. Une violente odeur de cabaret montait l’escalier en spirale et n’avait point d’issue.
Sur le carré de ce dernier étage tout était relativement silencieux. Par la porte de droite, sous laquelle il y avait une large fente, un murmure de discrète conversation sortait avec une bonne odeur de soupe fraîche. »
Extrait de : P. Féval. « Les Habits Noirs. »
Coeur d’acier par Paul Féval

Fiche de Coeur d’acier
Titre : Coeur d’acier (Tome 2 sur 8 – Les habits noirs)
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1863-1875
Editeur : Bibebook
Sommaire de Coeur d’acier
- Marguerite de Bourgogne
- Monsieur Coeur
- L’hôtel de Clare
Première page de Marguerite de Bourgogne
« Premier Buridan
— Ma chère bonne Madame, dit le docteur Samuel, il faut être juste : si les personnes qui ont le moyen ne veulent plus payer, nous n’avons qu’à fermer boutique ! Moi, je fais beaucoup de bien, Dieu merci. Je suis connu pour ne jamais rien demander aux pauvres. Mais il y a des bornes à tout, et si les personnes qui ont le moyen ne veulent plus payer…
— Vous avez déjà dit cela une fois, Monsieur le docteur, l’interrompit une voix profondément altérée, mais dont l’accent douloureux parlait de joies évanouies, lointaines peut-être, et d’impérissables fiertés.
La malade ajouta :
— Monsieur le docteur, vous serez payé, je vous en réponds.
Le docteur Samuel était un homme entre deux âges, blond, rond, rouge, vêtu de beau drap et portant jabot. En l’année 1832, où nous sommes, le jabot faisait sa rentrée dans le monde. Le linge tuyauté du docteur Samuel et son beau drap tout neuf n’avaient pas l’air propre. C’était un médecin affable et doux, mais je ne sais pourquoi, il n’inspirait pas confiance. Ses consultations gratuites envoyaient le malade chez un certain pharmacien qui seul exécutait bien ses ordonnances. Ce pharmacien et lui comptaient ; on disait cela. »
Extrait de : P. Féval. « Les Habits Noirs. »
Les habits noirs par Paul Féval

Fiche de Les habits noirs
Titre : Les habits noirs (Tome 1 sur 8 – Les habits noirs)
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1863-1875
Editeur : Bibebook
Sommaire de Les habits noirs
- Le brassard ciselé
- Trois-pattes
- La forêt de Paris
Première page de Le brassard ciselé
« Essai sur les Schwartz
Il y avait une fois, au petit pays de Guebwiller, en Alsace, une famille Schwartz, qui était bien honnête, et qui fournissait des Alsaciens à l’univers entier. Les Alsaciens sont généralement bien vus dans le monde, et la famille Schwartz, soit sur commandes, soit d’office, plaçait ses petits avec faveur. Faveurest un mot de terroir ; il se prononce vafeuret acquiert une très suave harmonie en passant par une bouche sachant bien bârler le vranzais.
La famille Schwartz florissait donc, croissant et multipliant avec une évangélique abondance, expédiant ses couvées à Paris, en province, à l’étranger, et, nonobstant ses exportations continuelles, gardant toujours en magasin un stock imposant de petits Schwartz et de petites Schwartzesses prêts et prêtes pour l’emballage.
Pour le commerce, les sociétés chorales, la bière et l’accent, nul pays ne peut rivaliser avec l’Alsace ! Un jeune Schwartz, conditionné avec soin et mûr pour la conquête, résume en lui seul toutes les vertus du Savoyard, du Provençal et de l’Auvergnat ; il possède la proverbiale économie du premier, l’aplomb vainqueur du second et la chevaleresque délicatesse du troisième. Aussi voyez : je vous mets au défi de trouver en Europe une cité de deux mille âmes qui ne possède au moins un Schwartz ! »
Extrait de : P. Féval. « Les Habits Noirs. »
Paul Féval père

Présentation de Paul Féval père :
Paul Féval père, de son nom complet Paul Henri Corentin Féval, est un écrivain français majeur du XIXe siècle. Né à Rennes le 29 septembre 1816 et mort à Paris le 8 mars 1887, il est l’un des auteurs les plus prolifiques et populaires de son temps, célèbre pour ses romans-feuilletons qui ont captivé le public.
Jeunesse et formation
Issu d’une famille de petite noblesse bretonne, Paul Féval est le fils d’un avocat. Il étudie le droit à Rennes, puis monte à Paris en 1837 pour y tenter sa chance. Il y exerce d’abord le métier de clerc de notaire, mais se sent rapidement attiré par la littérature. Il fréquente les cercles littéraires et journalistiques de la capitale, et publie ses premiers écrits, des nouvelles, dans des revues.
Carrière littéraire
C’est avec la publication de son premier grand roman, Le Loup blanc (1843), que Paul Féval connaît le succès. Ce roman d’aventures, qui se déroule dans la forêt de Paimpont, allie le fantastique et le pittoresque breton. Mais c’est le roman-feuilleton qui va le hisser au rang des auteurs les plus en vue.
Il devient l’un des maîtres incontestés du genre, aux côtés d’Alexandre Dumas et d’Eugène Sue. Ses romans, publiés en épisodes dans les journaux, tiennent les lecteurs en haleine grâce à des intrigues complexes, des rebondissements incessants et des personnages hauts en couleur. Ses œuvres les plus célèbres sont :
- Les Mystères de Londres (1844) : un roman social qui dépeint la misère et la criminalité de la capitale britannique.
- Le Bossu (1857) : son roman le plus célèbre, dont le héros, le chevalier de Lagardère, est un maître escrimeur. La phrase « Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! » est passée à la postérité.
- Le Cavalier fantôme (1853) : un roman d’aventures historique qui se déroule au temps de la Chouannerie.
- Jean-Diable (1862) : un roman de cape et d’épée qui se déroule au XVIIIe siècle.
Paul Féval excelle dans de nombreux genres : le roman d’aventures, le roman de cape et d’épée, le roman fantastique, le roman policier. Il est d’ailleurs considéré comme l’un des précurseurs du roman policier moderne. Il est l’auteur de près de 200 romans et nouvelles.
Une vie tumultueuse
Malgré son immense succès, la vie de Paul Féval est marquée par des hauts et des bas. Il connaît la fortune, mais aussi des périodes de grandes difficultés financières dues à ses dépenses excessives et à de mauvais placements. Il est également connu pour sa vie amoureuse agitée.
En 1876, il se convertit au catholicisme avec ferveur, reniant ses œuvres de jeunesse qu’il considère comme immorales. Il se retire progressivement de la vie littéraire et mène une existence pieuse.
Héritage
Paul Féval père a eu un fils, Paul Féval fils (1860-1933), qui a également été un écrivain populaire et qui a repris le flambeau de son père.
L’œuvre de Paul Féval père a connu un grand succès posthume, notamment grâce aux nombreuses adaptations théâtrales et cinématographiques de ses romans. Le Bossu a été adapté à plusieurs reprises, notamment dans une version mythique avec Jean Marais en 1959.
Paul Féval reste aujourd’hui un écrivain populaire, dont les romans continuent d’être réédités et appréciés pour leur souffle épique, leurs intrigues passionnantes et leur place essentielle dans l’histoire de la littérature populaire française.
Livres de Paul Féval père :
Les habits noirs :
- Les habits noirs (1863-1875)
- Coeur d’acier (1863-1875)
- La rue de Jerusalem (1863-1875)
- L’arme invisible (1863-1875)
- Maman Léo (1863-1875)
- L’avaleur de sabre (1863-1875)
- Les compagnons du trésor (1863-1875)
- La bande cadet (1863-1875)
Intégrales :
Contes de Bretagne (1878)
Corbeille d’histoires (1880)
Douze femmes (1878)
Fontaine aux perles (1880)
Jean Diable T. 1 (1861)
Jean Diable T. 2 (1861)
L’homme sans bras (1881)
La cavalière (1881)
La fabrique de crimes (1866)
La fée des grèves (1850)
La fille du juif-errant (1879)
La forêt de Rennes (1880)
La louve T. 1 (1855)
La louve T. 2 (1855)
La maison de Pilate (xxxx)
La province de Paris (1889)
La quittance de minuit T. 1 (1846)
La quittance de minuit T. 2 (1846)
La reine des épées (1852)
La vampire (1856)
La ville vampire (1875)
Le bossu (1857)
Le cavalier fortune (1869)
Le chevalier ténèbre (1860)
Le dernier vivant T. 1 (1871)
Le dernier vivant T. 2 (1871)
Le fils du diable T. 1 (1846)
Le fils du diable T. 2 (1846)
Le loup blanc (1883)
Le médecin bleu (1925)
Le mendiant noir (1879)
Le paradis des femmes (1873)
Le poisson d’or (1878)
Le roi des gueux (1859)
Les amours de Paris T. 1 (1845)
Les amours de Paris T. 2 (1843)
Les amours de Paris T. 3 (1845)
Les amours de Paris T. 5 (1845)
Les amours de Paris T. 6 (1845)
Les belles de nuit T. 1 (1850)
Les belles de nuit T. 2 (1850)
Les cinq (1875)
Les compagnons du silence T. 1 (1857)
Les compagnons du silence T. 2 (1857)
Les contes de nos pères (1845)
Les errants de la nuit (1880)
Les fanfarons du roi (1843)
Les mystères de Londres (1844)
Les romans enfantins (1894)
Madame Gil Blas (1856)
Madame Pistache (1856)
Quatre femmes et un homme (1862)
Une histoire de revenants (1881)
Pour en savoir plus sur Paul Féval père :
La page Wikipédia sur P. Féval père
La page Noosfere sur P. Féval père
La page isfdb de P. Féval père