Étiquette : Gallimard
Cher Jupiter par I. Asimov
Fiche de Cher Jupiter
Titre : Cher Jupiter et autres nouvelles (Tome 2 sur 2 – Buy Jupiter)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1975
Traduction : A. Villelaur
Editeur : Gallimard
Sommaire de Cher Jupiter :
- Qu’est-ce que ça peut bien faire une abeille ?
- Pauvres imbéciles
- Cher Jupiter
- Une statue pour père
- Pluie, pluie, va-t’en !
- Le fondateur
- Exil en enfer
- Le détail clé
- Envoyez les couleurs !
- 2430
- Le meilleur atout
- Prenez donc une allumette
- Thiotimoline vers les étoiles
- Poésie légère
Première page de Qu’est-ce que ça peut bien faire une abeille ?
« Le vaisseau commença par être une carcasse de métal. Lentement, couche après couche, on posa un revêtement brillant à l’extérieur, et on entassa les organes vitaux aux formes bizarres à l’intérieur.
De tous les individus (sauf un) concernés par cette croissance, Thornton Hammer fut celui qui, physiquement, en fit le moins. C’était peut-être parce qu’il était le plus hautement concerné. Il maniait les symboles mathématiques qui étaient à la base des formes qui s’ébauchaient sur le papier, lesquelles, à leur tour, étaient à la base de l’assemblage des différentes masses et des différentes formes d’énergie qui entraient dans le vaisseau.
Pour l’instant, il regardait d’un air sombre au travers de lunettes étroitement ajustées. Leurs lentilles accrochaient la lumière des tubes fluorescents là-haut et les réfléchissaient comme un feu d’artifice. Theodore Lengyel, représentant de la société qui payait la note du projet, était à côté de lui. Il désigna quelqu’un d’un doigt rigide et menaçant :
— Le voilà, dit-il. C’est lui. »
Extrait de : I. Asimov. « Buy Jupiter – Cher Jupiter. »
Flûte, flûte et flûtes ! par I. Asimov
Fiche de Flûte, flûte et flûtes !
Titre : Flûte, flûte et flûtes ! (Tome 1 sur 2 – Buy Jupiter)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1975
Traduction : A. Villelaur
Editeur : Gallimard
Sommaire de Flûte, flûte et flûtes ! :
- Le billard darwinien
- Le jour des chasseurs
- Shah Guido G.
- Flûte, flûte et flûtes !
- Le doigt du singe
- Everest
- La pause
- Il vaut mieux pas
- Tous des explorateurs
- Blanc !
Première page de Le billard darwinien
« — Bien entendu la façon dont on conçoit ordinairement le début de la Genèse est totalement fausse, dis-je. Prenez une salle de billard, par exemple.
Les trois autres prirent mentalement une salle de billard. Nous étions assis dans des fauteuils tournants déglingués dans le laboratoire de Dr Trotter, mais ce n’était vraiment pas une affaire que de transformer les tables de manipulation en tables de billard, les grands supports sur pied en queues de billard, les laçons de réactifs en boules de billard, et de disposer le tout adroitement devant nous.
Thetier leva même un doigt, ferma les yeux et murmura doucement : « Une salle de billard ! » Trotter, comme d’habitude, ne dit rien, mais dégusta lentement sa deuxième tasse de café. Le café, comme d’habitude aussi, était épouvantable ; mais alors, j’étais tout nouveau venu dans le groupe et je n’avais pas encore suffisamment blindé la paroi de mon estomac. »
Extrait de : I. Asimov. « Buy Jupiter – Flûte,flûte et flûte !. »
Marée stellaire par D. Brin
Fiche de Marée stellaire
Titre : Marée stellaire (Tome 2 sur 6 – Cycle de l’élévation)
Auteur : D. Brin
Date de parution : 1983
Traduction : G. Lebec
Editeur : Gallimard
Première page de Marée stellaire
« EXTRAIT DU JOURNAL DE GILLIAN BASKIN
Le Streaker se traîne comme un chien sur trois pattes.
Hier, nous avons pris le risque d’effectuer un bond en surmultipliée afin de mettre une certaine distance entre nous et les Galactiques lancés à notre poursuite. L’unique bobine de probabilité qui aie survécu à la bataille de Mordrait n’a cessé de gémir et de râler mais elle a finalement consenti à nous relâcher ici, dans le puits de basse gravité d’une naine de population II nommée Kthsemenee.
En orbite autour de cette étoile, la Bibliothèque ne mentionne qu’un seul monde habitable, la planète Kitlirup.
Et je suis indulgente en la qualifiant d’habitable… Tom, Hikahi et moi sommes restés plusieurs heures à discuter avec le commandant pour chercher une solution de rechange mais, en fin de compte, Creideiki n’a pu faire autrement que de nous y conduire. »
Extrait de : D. Brin. « Cycle de l’élévation – Marée Stellaire. »
Jusqu’au coeur du soleil par D. Brin
Fiche de Jusqu’au coeur du soleil
Titre : Jusqu’au coeur du soleil (Tome 1 sur 6 – Cycle de l’élévation)
Auteur : D. Brin
Date de parution : 1980
Traduction : F. Maillet
Editeur : Gallimard
Première page de Jusqu’au coeur du soleil
« LE SONGE CÉTACÉ
« Makakai, es-tu prête ? »
Jacob ignora les faibles ronflements des moteurs et des soupapes dans son cocon de métal. Il demeura immobile. L’eau clapotait doucement contre le museau bulbeux de son cétacé mécanique, tandis qu’il attendait une réponse.
Une fois de plus, il vérifia les minuscules indicateurs sur l’écran de visualisation de son casque. Oui, la radio fonctionnait. L’occupant du second cétacé artificiel, à demi immergé, quelques mètres plus loin, avait entendu chacun de ses mots.
L’eau était exceptionnellement claire, aujourd’hui. En regardant vers le bas, il vit passer, nonchalant, un petit requin léopard, assez inattendu dans ces eaux profondes du large.
« Makakai… es-tu prête ? »
Il essaya de ne pas trahir son impatience, ni la tension qu’il sentait s’accumuler dans sa nuque, à force d’attendre. Il ferma les yeux et contraignit les »
Extrait de : D. Brin. « Cycle de l’élévation – Jusqu’au coeur du soleil. »
La dixième victime par R. Sheckley
Fiche de La dixième victime
Titre : La dixième victime (Tome 1 sur 3 – Trilogie de la chasse)
Auteur : R. Sheckley
Date de parution : 1965
Traduction : R. Fitzgerald
Editeur : Gallimard
Première page de La dixième victime
« Elle aurait très bien pu incarner la « femme fatale sous tous les rapports », cette Caroline Meredith. Mince et souple, la jeune personne était installée, l’air pensif, à un grand bar d’acajou, ses fines jambes enlacées dans une étreinte éperdue. Son long visage délicatement ciselé, évocateur des jades antiques et pourtant teinté du plus subtil ivoire, se penchait sur les abîmes insondables d’un martini.
Majestueuse comme une statue et douée cependant d’une fougue fracassante, vêtue des soies les plus somptueuses, un manteau de zibeline noire négligemment jeté sur ses épaules splendides, elle aurait pu symboliser tout ce qu’il y a de beau, de bon et de désirable dans cette cité étrangement disparate qu’est New York.
C’était sans doute ce que devait penser le touriste. L’air extasié, il s’était planté à trois mètres de la vitrine du bar où la belle Caroline se trouvait elle-même en contemplation devant son martini. C’était un Chinois, marchand de nids d’hirondelles, originaire de Kouei-Ping, à en juger par son costume de nansouk blanc, sa cravate de chantoung et ses chaussures de brocart. Il portait en sautoir un gros appareil photo qui, pour tout le monde, sauf les initiés, avait l’air d’un Bronica. »
Extrait de : R. Sheckley. « Trilogie de la chasse – La dixième victime. »