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Les rois des étoiles par Edmond Hamilton
Fiche de Les rois des étoiles
Titre : Les rois des étoiles (Tome 1 sur 2 – John Gordon)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1947
Traduction : G. Malar
Editeur : J’ai lu
Première page de Les rois des étoiles
« La première fois qu’il entendit une voix retentir sous son propre crâne, John Gordon crut que sa raison s’égarait.
D’abord le phénomène se produisit la nuit, au moment où Gordon s’endormait. La voix parlait, nette et claire, dans son esprit somnolent.
« M’entends-tu, John Gordon ? Entends-tu mon appel ? »
Réveillé en sursaut et assez surpris, Gordon s’assit. Il y avait quelque chosé d’étrange et d’inquiétant dans cette affaire.
Puis il haussa les épaules en se disant que la volonté se relâche lorsqu’on passe de la veille au sommeil et que, faute d’être tenu en laisse, l’esprit se permet des facéties bizarres. Ce n’était sans doute pas grave.
Il oublia cet événement jusqu’à la nuit suivante. Mais exactement au même moment, alors qu’il se laissait glisser dans le royaume des songes, la voix revint, aussi claire que la première fois. »
Extrait de : E. Hamilton. « John Gordon – Les rois des étoiles. »
Terre, planète impériale par A. C. Clarke
Fiche de Terre, planète impériale
Titre : Terre, planète impériale
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1975
Traduction : G. H. Gallet
Editeur : J’ai lu
Première page de Terre, planète impériale
« UN CRI DANS LA NUIT
Duncan Makenzie avait dix ans lorsqu’il découvrit le numéro magique. Ce fut par pure chance ; il avait eu l’intention d’appeler Grand-maman Ellen mais il n’avait pas fait attention et ses doigts devaient avoir frappé sur les mauvaises touches. Il sut tout de suite qu’il avait fait une erreur car la vidéo de Grand-maman avait un délai de deux secondes, même sur répondeur-enregistreur. La communication fut établie instantanément. Pourtant il n’y eut ni signal ni image. L’écran demeura complètement vide sans même une moucheture d’interférence. Duncan pensa qu’il avait été mis en communication avec un canal audio seulement, ou avait atteint un poste dont la caméra était déconnectée. En tout cas, ce n’était certainement pas le numéro de Grand-maman et il avança la main pour couper la communication.
Il remarqua alors le son. Il pensa d’abord que quelqu’un respirait paisiblement dans le microphone à l’autre bout, mais il se rendit vite compte qu’il se trompait. Ce doux susurrement avait un caractère aléatoire, inhumain ; il n’avait aucun rythme régulier et il y avait de longs intervalles de complet silence. »
Extrait de : A. C. Clarke. « Terre, planète Impériale. »
Les fontaines du paradis par A. C. Clarke
Fiche de Les fontaines du paradis
Titre : Les fontaines du paradis
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1979
Traduction : G. H. Gallet
Editeur : J’ai lu
Première page de Les fontaines du paradis
« Kalidasa
La couronne devenait plus lourde avec chaque année qui passait. Lorsque le Vénérable Bodhidharma Mahanayake Thero l’avait – tellement à contrecœur – posée pour la première fois sur sa tête, le prince Kalidasa fut surpris de sa légèreté. À présent, vingt ans plus tard, le roi Kalidasa abandonnait avec plaisir ce cercle d’or incrusté de joyaux, chaque fois que le permettait l’étiquette de la cour.
Il y en avait peu ici, au sommet du rocher-forteresse battu par le vent ; peu d’envoyés diplomatiques ou de pétitionnaires sollicitaient audience sur ces hauteurs. Beaucoup de ceux qui faisaient le voyage jusqu’au Yakkagala rebroussaient chemin devant l’ascension finale, à travers la gueule même du lion accroupi, qui semblait toujours prêt à bondir »
Extrait de : A. C. Clarke. « Les Fontaines Du Paradis. »
Les enfants d’Icare de A. C. Clarke
Fiche de Les enfants d’Icare
Titre : Les enfants d’Icare
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1954
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de Les enfants d’Icare
« Il y avait un demi-million d’années que le volcan qui avait fait surgir Taratua des profondeurs du Pacifique était endormi. Et pourtant, songeait Reinhold, un brasier plus ardent que celui qui avait présidé à la naissance de l’île allait la submerger avant peu. Son regard se posa sur l’aire de lancement, s’éleva en suivant le monumental berceau qui ceinturait encore la Christophe Colomb. À soixante mètres au-dessus du sol, le nez de la fusée accrochait les derniers rayons du soleil déclinant. C’était l’une des dernières nuits qu’elle connaîtrait : bientôt, elle voguerait dans le soleil éternel de l’espace.
Tout était paisible sous les hauts palmiers couronnant l’arête rocheuse de l’île. Les seuls bruits que l’on entendait étaient la rumeur trépidante d’un compresseur pneumatique qui se mettait occasionnellement en marche ou un appel assourdi lancé par un technicien. Reinhold avait fini par aimer ces palmiers blottis les uns contre les autres et il venait presque tous les soirs contempler son petit royaume. L’idée qu’ils seraient désintégrés quand la »
Extrait de : A. C. Clarke. « Les enfants d’Icare. »
Le fantôme venu des profondeurs par A. C. Clarke
Fiche de Le fantôme venu des profondeurs
Titre : Le fantôme venu des profondeurs
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1990
Traduction : R. Wagner
Editeur : J’ai lu
Première page de Le fantôme venu des profondeurs
« Il devait y avoir de meilleures façons de fêter son vingt et unième anniversaire qu’en assistant à une messe funèbre, se répéta Jason Bradley. Au moins, cela ne le touchait pas personnellement. Il se demanda si le directeur de l’opération JENNIFER, ou ses sous-fifres de la CIA connaissaient seulement les noms des soixante-trois marins russes qu’ils allaient envoyer par le fond.
La cérémonie paraissait irréelle, et la présence de l’équipe de tournage ne faisait qu’amplifier le sentiment d’illusion. Jason avait l’impression d’être un figurant dans un film hollywoodien, et que quelqu’un allait crier : « Moteur ! » quand les cadavres enveloppés de suaires commenceraient à glisser dans la mer. Après tout, il était fort plausible – et même probable – qu’Howard Hughes en personne fût à bord de l’avion qui avait tourné au-dessus du navire quelques heures plus tôt. Si ce n’était pas le Vieux, sans doute était-ce un ponte de la Summa Corporation ; personne d’autre n’était au courant de »
Extrait de : A. C. Clarke. « Le fantôme venu des profondeurs. »
L’exploration de l’espace par A. C. Clarke
Fiche de L’exploration de l’espace
Titre : L’exploration de l’espace
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1951
Traduction : R. Guillonnet
Editeur : Denoël
Première page de L’exploration de l’espace
« LA FORMATION DU RÊVE
La conception même du voyage interplanétaire resta bien entendu impossible tant qu’on ignora l’existence des autres planètes. Cette découverte eut lieu beaucoup plus tard que nous ne l’imaginons parfois. Si Mercure, Vénus, Mars, Jupiter étaient connues dès la plus haute antiquité, pour les anciens elles n’étaient que des étoiles errantes. (Le mot « planète » signifie en effet « errant ».) Quant à savoir ce qu’étaient ces étoiles, c’était une question à laquelle chaque philosophe donnait une réponse différente. Les disciples de Pythagore, au VIe siècle avant Jésus-Christ, n’étaient pas très loin de la vérité lorsqu’ils enseignaient que la Terre était une des planètes. Mais cette doctrine, si évidemment opposée à toutes les données du sens commun, n’était pas généralement acceptée et de fait, il n’y avait guère, à l’époque, d’arguments pour l’appuyer. Pour les anciens, par conséquent, l’idée du voyage interplanétaire, au sens littéral, n’était pas seulement fantastique : elle n’avait aucun sens. »
Extrait de : A. C. Clarke. « L’Exploration de l’Espace. »
L’étoile par A. C. Clarke
Fiche de L’étoile
Titre : L’étoile
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1958
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu
Sommaire de L’étoile
- Le réfugié
- De l’autre côté du ciel
- Par mesure de sécurité
- Objectif lune
- Campagne publicitaire
- Toute la vie devant soi
- Casanova cosmique
- Les sons de la terre lointaine
- L’orchidée récalcitrante
- A l’aube de l’histoire …
- « Si jamais je t’oublie, ô Terre … »
- Brevet en souffrance
- Le visiteur
- L’étoile
Première page de Le réfugié
« — Quand il montera à bord, murmura le capitaine Saunders en attendant que s’éjecte la rampe de débarquement, comment diable vais-je l’appeler ?
Dans un silence soucieux, l’officier de navigation et le copilote considérèrent ce grave problème d’étiquette. Puis Mitchell éteignit le tableau de bord principal et, privés d’énergie, les innombrables circuits du vaisseau sombrèrent dans l’inertie.
— Conformément au protocole, dit-il avec une nonchalance affectée, la réponse correcte est « Votre Altesse Royale ».
— Pouah ! éructa Saunders. Vous me voyez en train d’appeler qui que ce soit de la sorte ?
— Les traditions se perdent, observa Chambers avec tact. M’est avis qu’on devrait pouvoir tolérer « Monsieur ». Mais en cas d’oubli, ne vous inquiétez pas : il y a bien longtemps que personne ne s’est rendu à la Tour. En outre, ce Henry-là est loin d’avoir un caractère aussi irascible que celui qui collectionnait les épouses.
— Il a la réputation d’être un jeune homme absolument charmant, ajouta Mitchell. Et pas bête, par »
Extrait de : A. C. Clarke. « L’Étoile. »
Avant l’Eden par A. C. Clarke
Fiche d’Avant l’Eden
Titre : Avant l’Eden
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1967
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu
Sommaire d’Avant l’Eden
- Les neuf milliards de noms de Dieu
- Je me souviens de Babylone
- Question de temps
- Expédition de secours
- La malédiction
- Un été sur Icare
- Le chien de lune
- Il court, il court …
- Hors du soleil
- Le mur de ténèbres
- Pas de lendemain
- L’éternel retour
- La mort et le sénateur
- Esprit, es-tu là ?
- Avant l’éden
- Supériorité
- Une marche dans la nuit
- L’appel des étoiles
- La sentinelle
Première page de Les neuf milliards de noms de Dieu
« — C’est une requête un peu inhabituelle, fit observer le Dr Wagner avec ce qu’il espérait être une louable retenue. Autant que je le sache, c’est la première fois qu’un monastère tibétain demande qu’on lui fournisse une calculatrice électronique. Loin de moi le désir de me montrer indiscret, mais jamais je n’aurais imaginé que votre – euh – établissement pût avoir l’usage d’une telle machine. Puis-je vous demander ce que vous comptez en faire ?
— Volontiers, dit le lama. (Il rectifia les plis de sa robe de soie et rangea soigneusement la règle à calculer avec laquelle il avait effectué des opérations de conversions de monnaie.) Votre calculatrice Mark V peut résoudre n’importe quelle opération de mathématique courante jusqu’à dix décimales. Pour notre travail, toutefois, ce sont les lettres, et non les chiffres, qui nous intéressent. Mais puisque nous vous avons demandé de modifier les circuits de réponse, la machine imprimera des mots, au lieu de colonnes de chiffres. »
Extrait de : A. C. Clarke. « Avant l’Eden. »
10 sur l’échelle de Richter par A. C. Clarke et M. McQuay
Fiche de 10 sur l’échelle de Richter
Titre : 10 sur l’échelle de Richter
Auteur : A. C. Clarke et M. McQuay
Date de parution : 1996
Traduction : M.-C. Caillava
Editeur : J’ai lu
Première page de 10 sur l’échelle de Richter
« Le rugissement balaya la pièce, telle une vague, passa sous le petit Lewis Crane âgé de sept ans, le réveillant en sursaut. L’enfant s’assit dans son lit et ouvrit les yeux. Il eut à peine le temps de s’apercevoir que tout était sombre autour de lui. La fin du monde commençait.
La maison tout entière fut secouée de bas en haut, le garçon fut jeté à bas de son lit, son armoire s’arracha du mur, s’écrasa à côté de lui, projetant des milliers d’éclats de verre sur son dos. Ses jouets sautaient comme s’ils étaient vivants, le sol ondulait, agité de soubresauts de plus en plus violents. Le gamin hurla.
— Maman ! Maman !
Il entendait la voix de sa mère derrière le fracas de verre brisé et le grondement de tonnerre qui venait du sol, mais n’arrivait pas à comprendre ce qu’elle lui criait. Il essaya de se lever, tomba et se mit à ramper, les entrailles nouées par une panique animale, son instinct de survie ne lui dictant qu’une seule idée : fuir ! »
Extrait de : A. C. Clarke et M. McQuay. « 10 sur L’échelle de Richter. »
Rama révélé par A. C. Clarke et G. Lee
Fiche de Rama révélé
Titre : Rama révélé (Tome 4 sur 4 – Rama)
Auteur : A. C. Clarke et G. Lee
Date de parution : 1993
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Rama révélé
« 225 millions d’années se sont écoulés depuis que le Soleil a pris sa position actuelle dans la Galaxie. À l’époque, des reptiles géants établissaient leur empire sur un de ses satellites, une petite planète bleue que ses futurs habitants appelleraient la Terre.
De tous les corps célestes en orbite autour de l’étoile jaune en question, seul ce monde abrite une forme de vie supérieure. C’est uniquement en ce lieu que les réactions chimiques ont engendré des êtres qui appréhendent les merveilles et les dimensions de l’univers, et qui se demandent si un tel miracle a également pu se produire ailleurs.
Les Terriens estimaient à cent milliards le nombre d’étoiles de la Voie lactée. Plus de vingt pour cent devaient être des planètes, et sur quelques-unes d’entre elles les conditions atmosphériques et climatiques avaient probablement été propices à la formation des acides aminés nécessaires à la vie. Sur Terre, l’homme avait été le fruit »
Extrait de : A. C. Clarke et G. Lee. « Rama – Rama révélé. »