Étiquette : Le livre de poche
La dame du Trillium par Marion Zimmer Bradley
Fiche de La dame du Trillium
Titre : La dame du Trillium (Tome 4 sur 5 – Cycle de Trillium)
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1995
Traduction : J.-B. Piat
Editeur : Le livre de poche
Première page de La dame du Trillium
« La Tour de Noth se dressait, solitaire, entourée de mauvaises herbes. Le peu d’eau qui stagnait dans les douves était couvert de mousse. L’air était imprégné de l’odeur de la mort. La jeune fille traversa en courant le pont-levis, la cour et le jardin, puis pénétra dans la chambre de l’Archimage. Elle arriva juste à temps pour voir mourir la vieille femme, dont le corps tombait en poussière. La jeune fille resta figée sur place, en état de choc. Au même instant, la Tour tout entière s’écroula. Le vent en chassa les ruines. Seul demeura le manteau blanc de l’Archimage.
Haramis, la Dame Blanche, Archimage du Ruwenda, se réveilla brusquement. Elle se sentit très vieille, surtout en comparaison de la jeune fille qu’elle avait vue en rêve. Cela n’était pas particulièrement surprenant : elle était âgée, elle avait déjà vécu plusieurs vies ordinaires, pensa-t-elle tristement. Elle était Archimage, son âme était vouée au pays, aussi jouissait-elle d’une vie bien plus longue que n’avait été celle de ses deux sœurs. Elles étaient toutes trois nées ensemble, mais leurs destinées »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Cycle de Trillium – La Dame du Trillium. »
Le Trillium d’or par Marion Zimmer Bradley et Andre Norton
Fiche de Le Trillium d’or
Titre : Le Trillium d’or (Tome 3 sur 5 – Cycle de Trillium)
Auteur : Andre Norton
Date de parution : 1993
Traduction : C. et T. de Chérisey
Editeur : Le livre de poche
Première page de Le Trillium d’or
« Elles étaient trois, les trois filles du Trillium Noir. Dans l’éclat de leur maturité, elles deviendraient Haramis, la Magicienne ; Kadiya, la Guerrière Errante ; et Anigel, la Reine.
Nées d’un seul et même enfantement (fait, en soi, étrange et sans précédent), elles virent le jour sous les auspices de l’Archimage Binah, Grande Gardienne des Terres, qui salua leur venue en ce monde et leur attribua leurs noms. La Grande Magicienne prophétisa qu’elles seraient, un jour, l’espoir et les sauveurs de leur peuple. Puis elle fit don à chacune d’elles d’une amulette d’ambre recelant un minuscule bouton du légendaire Trillium Noir, emblème de leur nation et de leur clan royal.
Bien qu’habité par des humains depuis des générations, le Ruwenda, qui les vit naître, restait un pays de mystères. Les marais le recouvraient presque entièrement, hormis quelques îlots de terre ferme, souvent couverts de ruines, vestiges d’an- »
Extrait de : A. Norton. « Cycle de Trillium – Le Trillium d’Or. »
Le talisman écarlate par Marion Zimmer Bradley et Julian May
Fiche de Le talisman écarlate
Titre : Le talisman écarlate (Tome 2 sur 5 – Cycle de Trillium)
Auteur : Julian May
Date de parution : 1992
Traduction : J.-B. Piat
Editeur : Le livre de poche
Première page de Le talisman écarlate
« Cette année-là, le printemps et la fin des pluies hivernales se faisaient attendre depuis bien longtemps dans le monde éclairé par les Trois Lunes. De tardives moussons avaient inondé les basses terres de la Péninsule et accumulé de hauts monticules de neige au pied de la Tour de l’Archimage, sur le versant méridional du Mont Brom. Et la nuit où arriva le petit fugitif du nom de Shiki, il tombait de la neige fondue.
Le gypaète qui lui avait servi de monture à travers la bourrasque mugissante était trop fourbu pour utiliser sa voix mentale, et n’avait donc pas prévenu ses compagnons de la Tour. Aussi son arrivée causa-t-elle stupeur et consternation. A peine l’oiseau géant se fut-il posé sur le toit glissant qu’il s’affaissa et rendit son dernier souffle. Sur le moment les serviteurs de la Dame Blanche ne virent même pas le fardeau qu’il avait transporté si fidèlement vers le sud. Le majestueux corps, à l’exception des ailes, de la »
Extrait de : J. May. « Cycle du Trillium – Le talisman écarlate. »
La prêtresse d’Avalon par M. Zimmer Bradley
Fiche de La prêtresse d’Avalon
Titre : La prêtresse d’Avalon (Tome 7 sur 8 – Cycle d’Avalon)
Auteur : M. Zimmer Bradley et D. L. Paxson
Date de parution : 2000
Traduction : M. Lebailly, E. Ochs
Editeur : Le livre de poche
Première page de La prêtresse d’Avalon
« 249 après J.-C.
Au coucher du soleil, un air frais et vivifiant s’était mis à souffler de la mer. En cette saison, les fermiers brûlaient le chaume de leurs champs, mais le vent avait balayé le voile de brume et la Voie lactée traçait d’un bout à l’autre du ciel une route d’un blanc éclatant. Le Merlin d’Angleterre [2] était assis sur la Pierre du Veilleur, au sommet du Tor, les yeux fixés sur les étoiles. Bien que la gloire des deux dominât sa vision, elle ne retenait pas toute son attention. Il tendait l’oreille pour capter tous les bruits provenant de la demeure de la Grande Prêtresse, située sur la pente en dessous de lui.
Depuis l’aube, Rian connaissait les douleurs de l’enfantement. Ce serait son cinquième enfant et les premiers bébés étaient venus au monde facilement. L’accouchement n’aurait pas dû s’éterniser ainsi. Les sages-femmes celaient jalousement leurs mystères, mais au coucher du soleil, quand Merlin s’était préparé à sa veille, il avait lu de l’inquiétude dans leurs yeux. Le roi Coelius de Camulodunum, »
Extrait de: M. Zimmer Bradley et D. L. Paxson. « Cycle d’Avalon – La prêtresse d’Avalon. »
Les ancêtres d’Avalon par M. Zimmer Bradley
Fiche de Les ancêtres d’Avalon
Titre : Les ancêtres d’Avalon (Tome 2 sur 8 – Cycle d’Avalon)
Auteur : M. Zimmer Bradley et D. L. Paxson
Date de parution : 2004
Traduction : P. Renaud-Grosbras
Editeur : Le livre de poche
Première page de Les ancêtres d’Avalon
« Tiriki s’éveilla en sursaut lorsque le lit vacilla. Elle tendit la main vers Micail, clignant des yeux pour chasser les images chaotiques et cruelles du feu, du sang, de murs en ruine et d’une silhouette acrimonieuse et sans visage qui se tordait dans ses chaînes. Mais elle était en sécurité dans son propre lit, son mari à ses côtés.
— Les dieux soient remerciés, murmura-t-elle. Ce n’était qu’un rêve !
— Pas vraiment, regarde.
Se dressant sur un coude, Micail montra du doigt la lampe qui pendait, ou plutôt se balançait, devant l’autel de la Mère, dans un coin, envoyant des ombres folles tout autour de la pièce.
— Mais je sais de quoi tu as rêvé. La vision m’est venue aussi.
Au même moment, la terre trembla à nouveau. Micail saisit Tiriki entre ses bras et la fit rouler vers le mur pour la protéger, alors que du plâtre dégringolait du plafond. Dans le lointain résonna un sourd grondement de maçonnerie en train de s’écrouler. »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Cycle d’Avalon – Les ancêtres d’Avalon. »
Au coeur de la comète par G. Benford et D. Brin
Fiche d’Au coeur de la comète
Titre : Au coeur de la comète
Auteur : G. Benford et D. Brin
Date de parution : 1986
Traduction : J. Polanis
Editeur : Le livre de poche
Première page d’Au coeur de la comète
« CARL
Kato fut le premier à mourir.
Il s’occupait des télémecs de construction – les robots qui déployaient des poutrelles sur la glace de la comète, d’un gris-noir poussiéreux.
D’où se trouvait Carl, à un kilomètre de là sur une éminence, le scaphandre de Kato apparaissait comme une petite tache orange parmi les masses grises des machines téléguidées. Tout était silencieux, malgré les nuages de gaz et de poussière que soulevaient l’homme et les machines. Seuls quelques parasites interféraient avec le concerto de Vivaldi qui aidait Carl à se concentrer sur son travail.
Ce dernier venait juste de lever les yeux quand l’événement se produisit. Non loin de Kato, ancrées près du pôle nord dans le noyau solide de la comète, huit flèches effilées s’élançaient vers le ciel pour former une tour pyramidale. À leur sommet se nichait l’antenne de la foreuse à micro-ondes, en forme de coupe renversée. Kato travaillait à cent mètres de là, »
Extrait de : G. Benford et D. Brin. « Au cœur de la comète. »
Les profondeurs furieuses par G. Benford
Fiche de Les profondeurs furieuses
Titre : Les profondeurs furieuses (Tome 5 sur 5 – Le Centre galactique)
Auteur : G. Benford
Date de parution : 1994
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche
Première page de Les profondeurs furieuses
« LE CENTRE VÉRITABLE
Toby regardait son père en train d’arpenter la coque.
Killeen offrait l’aspect d’une silhouette argentée à la combinaison réglée de manière à refléter le plus de rayonnement possible. Un homme-miroir. La lumière fluide glissait sur lui tandis qu’il avançait, elle miroitait avec la phosphorescence des étoiles ou d’un gaz. Toby suivait sa progression à grands pas sous la forme d’une distorsion ondoyante contre le fond stellaire majestueux.
— P’pa ! l’appela-t-il sur la bande comm de sa combinaison-peau.
— Hein ? Oh… (La voix surprise de Killeen lui parvenait par-dessus les crépitements de la liaison comm.) Qu’est-ce que tu fais là, toi ? »
Extrait de: G. Benford. « Le Centre galactique – Les profondeurs furieuses. »
Marées de lumière par G. Benford
Fiche de Marées de lumière
Titre : Marées de lumière (Tome 4 sur 5 – Le Centre galactique)
Auteur : G. Benford
Date de parution : 1982
Traduction : H. Collon
Editeur : Le livre de poche
Première page de Marées de lumière
« L’ÉTOILE D’ABRAHAM
Le Cap’taine aimait arpenter la coque.
Nulle part il ne se sentait aussi seul. À l’intérieur de l’Argo régnait en permanence le bruissement incessant d’une humanité confinée depuis deux ans dans les entrailles exiguës, quoique généralement jugées confortables, d’un vaisseau spatial.
Pis, à l’intérieur il était toujours susceptible d’être dérangé. La Famille avait fini par comprendre qu’on devait le laisser tranquille pendant les premières heures de la matinée ; cela, il le leur concé »
Extrait de : G. Benford. « Le Centre galactique – Marées de lumière. »
La grande rivière du ciel par G. Benford
Fiche de La grande rivière du ciel
Titre : La grande rivière du ciel (Tome 3 sur 5 – Le Centre galactique)
Auteur : G. Benford
Date de parution : 1982
Traduction : H. Collon
Editeur : Le livre de poche
Première page de La grande rivière du ciel
« LA CALAMITÉ
Killeen parcourait les ruines immenses.
Épuisé, il progressait au milieu d’un enchevêtrement de poutrelles brisées, de plafonds effondrés, de gravats, de pierres et de meubles fracassés.
La respiration sifflante, il criait le nom de son père :
« Abraham ! »
Le nom fut emporté par le murmure glacial du vent. De feux crépitants s’échappaient des bouillonnements de fumée qui ruisselaient autour de lui et donnaient à l’air une apparence liquide, instable.
Devant lui s’étalait la Citadelle, dévalant le vaste flanc bosselé de la colline. Le dédale des rues effon »
Extrait de : G. Benford. « Centre Galactique – La Grande Riviere du Ciel. »