Étiquette : Les ténébreuses
Du sang sur la Néva par Gaston Leroux

Fiche de Du sang sur la Néva
Titre : Du sang sur la Néva (Tome 2 sur 2 – Les ténébreuses)
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1924
Editeur : Bibebook
Première page de Du sang sur la Néva
« Viborg est un grand port sur le golfe de Finlande, et comme la population, qui y est nombreuse, s’y trouve tassée sur d’étroites langues de terre qui s’avancent entre les bassins, il est facile de s’y cacher et de passer à peu près inaperçu, pourvu, bien entendu, que l’on ait de faux passeports bien en règle. Mais ce n’est jamais ce qui manque en Russie.
La grande maison, pleine des amis de la Kouliguine, dont nous avons parlé dans la première partie de cet ouvrage[1], se trouvait dans le fond le plus ténébreux du plus vieux quartier de la ville, ce que l’on appelle, là-bas, le Faïtningen, dans une de ces petites rues qui aboutissent à la place du Vieux-Marché, non loin de la tour ronde.
La maison était la plus vieille de la rue. On eût dit une antique auberge avec ses murs de rondins noircis, calcinés par le temps. Son toit hospitalier portait sur quatre piliers façonnés au tour et pareils à de prodigieux et très vieux chandeliers d’église. Toute la demeure assurément, n’en conservait pas moins un aspect des moins appétissants pour un jeune couple d’amoureux dont la lune de miel venait de se passer dans un certain luxe. »
Extrait de : G. Leroux. « Du sang sur la Néva – Les Ténébreuses. »
La fin d’un monde par Gaston Leroux

Fiche de La fin d’un monde
Titre : La fin d’un monde (Tome 1 sur 2 – Les ténébreuses)
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1924
Editeur : Bibebook
Première page de La fin d’un monde
« L’homme déposa, un instant, sa pioche, et d’un revers de main essuya son front en sueur.
Au sein des ténèbres, dans ce trou, il n’était éclairé que par le rayon sournois d’une petite lanterne accrochée au-dessus de lui, à la paroi. Sa figure apparaissait alors avec un funèbre relief.
Certes ! elle n’était point d’un jeune homme, mais la vie farouche qui l’animait n’annonçait point un vieillard.
Ce masque semblait avoir été modelé à la fois par la douleur et par la fureur.
Ce dernier sentiment éclatait surtout quand l’homme reprenait son pic et le lançait à toute volée contre cette pierre dure qu’il émiettait autour de lui.
Le geste qu’accompagnaient tant de feu dans le regard et un rayonnement si hostile de toute la face ravagée était terrible. Le terrassier, quand il frappe, ne trahit extérieurement que l’effort ; cet homme travaillait comme on tue. »
Extrait de : G. Leroux. « La fin d’un monde – Les Ténébreuses. »