Étiquette : Poupée aux yeux morts
Les futurs mystères de Paris par Roland C. Wagner

Fiche de Les futurs mystères de Paris
Titre : Les futurs mystères de Paris (Tome 3 sur 3 – Poupée aux yeux morts)
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les futurs mystères de Paris
« Il avait plu une bonne partie de la nuit mais, le matin venu, le contrôle climatique réussit à reprendre les choses en main. Les lourds nuages chargés d’orage furent repoussés en Méditerranée par une zone de hautes pressions venues de l’ouest. Quand je m’éveillai, vers onze heures, un soleil ardent achevait de dissiper les brumes légères qui planaient encore sur Paris.
Je m’assis au bord du sommier, la tête lourde. Sue devait être levée depuis un bon moment ; sa place dans le lit avait eu le temps de refroidir. Je me traînai jusqu’au petit lavabo fendillé et me passai la tête sous le robinet. L’eau, bien que déjà tiédie, acheva de me réveiller. Je m’ébrouai, me séchai rapidement les cheveux et enfilai mes vêtements avant de descendre prendre mon petit déjeuner. »
Extrait de : R.C Wagner. « Les futurs mystères de Paris – Poupée aux yeux morts. »
Prisons intérieures par Roland C. Wagner
Fiche de Prisons intérieures
Titre : Prisons intérieures (Tome 2 sur 3 – Poupée aux yeux morts)
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Prisons intérieures
« L’androïde avait de longs cheveux d’un gris bleuté dressés sur son crâne en une iroquoise qui touchait presque le plafond. Vêtue d’un gilet de cuir trop court qui laissait libre la courbe inférieure de ses seins et d’une jupe moulante de tissu écarlate, elle montait la garde devant les appartements de Manuel. Sa posture m’en rappela une autre – celle des condits, ces filles de joie à l’esprit altéré qui peuplaient la rue des Fleurs, à Sahara Beach.
La créature s’anima à mon approche. Ses paupières battirent, la rigidité quitta ses membres. Elle se tourna vers moi dans un mouvement saccadé de poupée mécanique. Ce qu’elle était, d’une certaine manière, puisque ce corps désirable, né de la culture de quelques cellules épidermiques, était en fait contrôlé par un micrordi.
— Manuel a demandé qu’on ne le dérange pas, dit-elle d’une voix dépourvue d’émotion. »
Extrait de : R.C Wagner. « Prisons intérieures – Poupée aux yeux morts. »
La mémoire des pierres par Roland C. Wagner

Fiche de La mémoire des pierres
Titre : La mémoire des pierres (Tome 1 sur 3 – Poupée aux yeux morts)
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de La mémoire des pierres
« La station de métro sentait la crasse et le détergent. Les affiches tridi à la structure altérée ne présentaient plus que des scènes figées et déséquilibrées, qu’embrumait un flou accidentel, sans rien d’artistique à mes yeux. Un clochard dormait en chien de fusil dans une niche de la paroi arrondie, alcôve misérable d’un sommeil d’origine chimique. Je ne reconnaissais plus rien ; ce monde où j’étais né m’était devenu étranger.
Je me laissai emporter par l’escalator, fouillant machinalement mes poches à la recherche du frotteglisse. Peine perdue : j’avais laissé à l’Escale le petit gadget montgomeryl, ne voulant pas y avoir recours ce soir-là.
Quatre Matraqueurs avaient élu domicile dans la salle des contrôleurs magnétiques. Une ligne peinte sur le sol délimitait leur territoire ; je pris soin de respecter cette frontière. »
Extrait de : R.C Wagner. « La mémoire des pierres – Poupée aux yeux morts. »