Étiquette : Pugi
Légendes de la fantasy 1 par R. Silverberg
Fiche de Légendes de la fantasy 1
Titre : Légendes de la fantasy 1
Auteur : R. SIlverberg
Date de parution : 2004
Traduction : J. Sola, S. Hilling, J.-P. Pugi, C. Perdereau, M. Pagel, I. Pernot
Editeur : Pygmalion
Sommaire de Légendes de la fantasy 1
- L’épée lige par G. R. R. Martin
- Au-delà de l’interstice par A. McCaffrey
- Le plus heureux de tous les enfants décédés par T. Williams
- Sur le Yazoo Queen par O. S. Card
- Le monarque de la vallée par N. Gaiman
- Le messager par R. E. Feist
Première page de L’épée lige
« Au carrefour, deux cadavres d’hommes étaient en train de pourrir dans une cage de fer.
L’Œuf fit halte au-dessous pour les examiner un peu. « Qui étaient-ils, d’après vous, messer ? » Trop aise du répit, Mestre, son mulet, entreprit de brouter l’herbe-au-diable sèche et brunie qui poussait sur les bas-côtés, sans souci des deux énormes futailles de vin qu’il charriait sur son dos.
« Des voleurs », répondit Dunk. Juché sur Tonnerre, il se trouvait beaucoup plus près des morts. « Des violeurs. Des meurtriers. » Des auréoles sombres maculaient sa vieille tunique verte sous les deux aisselles. Comme le ciel était d’un azur sans nuages, et que le soleil, d’un éclat insoutenable, chauffait dur, il avait sué des pintes depuis qu’ils avaient levé le camp, le matin. »
Extrait de : R. Silverberg. « Légendes de la Fantasy Volume 1. »
Horizons lointains par R. Silverberg
Fiche de Horizons lointains
Titre : Horizons lointains
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 1999
Traduction : N. Richard, F. Vidonne, J.-P. Roblain, J.-P. Pugi, G. Abadia, M. Thirioux, B. Emerich, M.-C. Caillava, S. Hilling, G. Duchesnes
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Horizons lointains
- Old music et les femmes esclaves par U. Le Guin
- Une guerre à part par J. Haldeman
- Le conseiller financier par O. Scott Card
- Tentation par D. Brin
- A la rencontre du dragon par R. Silverberg
- Les orphelins de l’hélice par D. Simmons
- Méfiez-vous du chien qui dort … par N. Kress
- L’enfant éternel par F. Pohl
- Une soif d’infini par G. Benford
- Le vaisseau qui rentrait à sa base par A. McCaffrey
- Le chemin de tous les fantômes par G. Bear
Première page d’A la rencontre du dragon
« J’arrivai au théâtre à neuf heures ce matin-là, une demi-heure avant l’heure fixée, car je ne savais que trop bien à quel point le Caesar Demetrius pouvait se montrer cruel envers ceux qui oubliaient d’être ponctuels. Mais le Caesar, semblait-il, était arrivé encore plus tôt. Je trouvai Labienus, son garde personnel et compagnon de beuverie favori, qui traînait devant l’entrée du théâtre. En me voyant approcher, il me lança un sourire narquois et dit :
— Qu’est-ce que tu fabriques ? Caesar t’attend.
— J’ai une demi-heure d’avance, répondis-je d’un ton aigre-doux.
Inutile de faire preuve de tact avec des individus comme ce Labienus, ou plutôt Polycrates, ainsi que je devrais l’appeler maintenant que Caesar nous a donné à tous de nouveaux noms grecs. »
Extrait de : R. Silverberg. « Horizons lointains. »
En un autre pays par R. Silverberg
Fiche d’En un autre pays
Titre : En un autre pays
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 2006
Traduction : J. Chambon et J.-P. Pugi
Editeur : Gallimard
Sommaire d’En un autre pays
- En un autre pays
- Cache-cache
- Ça chauffe à Magma city
- L’arbre dans le ciel
Première page d’En un autre pays
« Pour l’été, ils s’étaient rendus à Capri, à la villa d’Auguste qui était alors à l’apogée de son règne ; pour l’automne, ils avaient effectué un pèlerinage à Canterbury. Ils comptaient passer Noël à Rome, afin d’assister au sacre de Charlemagne. Mais c’était pour l’instant le printemps de leur merveilleux voyage, ce magnifique mois de mai de la fin du XXe siècle qui s’achèverait dans le fracas d’une hécatombe et le rougeoiement d’un ciel enfumé. Émerveillé, presque en extase, Thimiroi voyait la brume effacer de son esprit les murs de pierre de Canterbury et une ville bien différente se matérialiser autour de lui. Une vision à même de réveiller le poète qui sommeillait toujours en lui. Il se sentait très jeune, débordant de vie, ouvert… vulnérable.
« Thimiroi est en transe », commenta Denvin, moqueur, avant de faire un clin d’œil et de sourire. »
Extrait de : R. Silverberg. « En un autre pays. »
Mon nom est Titan par R. Silverberg
Fiche de Mon nom est Titan
Titre : Mon nom est Titan 1987-1996 (Tome 4 sur 4 – Nouvelles au fil du temps)
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 2006
Traduction : J. et J.-M. Chambon, F. Lasaygues, L. Le Maire, J. Martinache, H. Collon, L. Evrard, J.-P. Pugi, T. Bauduret, P.-P. Durastanti
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Mon nom est Titan
- La maison en os
- Le regard du mort
- Chip runner
- Vers la terre promise
- La solution d’Asenion
- Le sommeil et l’oubli
- Entre un soldat, puis un autre
- Voués aux ténèbres
- Tombouctou à l’heure du lion
- Rien ne sert de courir
- La zone des clones
- Chasseurs en forêt
- Longue nuit de veille au temple
- Va et vient
- Jouvence
- La route de Spectre City
- Ce rouge éclat est le matin
- Jusqu’à ce que la mort nous sépare
- Carnets d’Henry James, récit de l’invasion martienne
- La venue de l’empire
- Le deuxième bouclier
- Diane aux cent seins
- Mon nom est Titant
Première page de La maison en os
« Après le repas du soir Paul se met à frapper sur son tambour et à psalmodier entre ses dents, bientôt accompagné par Marty qui a aussitôt pris le rythme. Et tous deux se lancent dans l’épisode de l’épopée tribale auquel nous allons avoir droit ce soir, comme c’est le cas tous les soirs, tôt ou tard.
Tout cela a l’air très dramatique mais je n’y comprends strictement rien. Ils chantent leur épopée dans cette langue religieuse que je n’ai jamais été autorisé à apprendre. Elle présente avec la langue de tous les jours le même rapport que celui qui existe, je suppose, entre le latin et le français ou l’espagnol. Mais c’est un langage privé, sacré, à usage interne. Pas pour les gens comme moi.
« Allez, raconte, mec ! braille B.J.
— Envoie la sauce ! » crie Danny.
Paul et Marty commencent à s’échauffer. Puis un souffle d’air glacé siffle à travers la maison tandis que le rabat en peau de renne qui masque l’entrée se soulève, livrant passage à Zeus. »
Extrait de : R. Silverberg. « Nouvelles au fil du temps – Mon nom est Titan. »
Dernières nouvelles de Majipoor par R. Silverberg
Fiche de Dernières nouvelles de Majipoor
Titre : Dernières nouvelles de Majipoor (Tome 8 sur 8 – Majipoor)
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 2013
Traduction : E. Holstein, J.-P. Pugi, F. Dolisi,
Editeur : ActuSF
Sommaire de Dernières nouvelles de Majipoor
- Le bout du chemin
- Le livre des changements
- La tombe du pontife Dvorn
- L’apprenti en sorcellerie
- Heures sombres au marché de minuit
- De la manière de tisser des sorts à Sippulgar
- Le septième sanctuaire
Première page de Le bout du chemin
« Si vous voulez vraiment en savoir plus sur les Changeformes, lui expliqua le Résident du district, il vous faut parler à Mundiveen. Il a vécu quelque chose comme une douzaine d’années parmi eux.
— Et où est-ce que je peux trouver ce Mundiveen ? demanda Stiamot.
— Oh, vous le croiserez dans les environs. Un vieux docteur boiteux, complètement frappadingue. Excentrique, agaçant, un petit bonhomme assez pénible. Vraiment, vous ne pouvez pas le rater. »
C’était le deuxième jour de Stiamot à Domgrave, la plus grande ville – littéralement envahie par les mauvaises herbes – dans cette obscure région du nord-ouest de l’Alhanroel. Jamais il n’était venu dans cette partie du continent, auparavant. Pas plus qu’aucune des personnes qu’il connaissait, d’ailleurs. Un simple secteur agricole, une campagne fertile dont la terre avait une bizarre teinte verdâtre et où de vastes exploitations s’éparpillaient au »
Extrait de : R. Silverberg. « Majipoor – Dernières nouvelles de Majipoor. »
Le livre des changements par R. Silverberg
Fiche de Le livre des changements
Titre : Le livre des changements (Tome 8B sur 8 – Majipoor)
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 2003
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Le livre des changements
« Majipoor, une planète au diamètre plus de dix fois supérieur à celui de la Terre, fut colonisé dans un lointain passé par des humains venus s’installer parmi les Piurivars, ces indigènes à l’intelligence développée que les nouveaux venus appelèrent des « Changeformes » en raison de leur capacité à modifier leur apparence physique. Monde géant d’une grande beauté, Majipoor a un climat tempéré et un biotope si clément qu’il a servi d’écrin à des merveilles tant zoologiques que botaniques et géographiques. Tout y est démesuré… fantastique, merveilleux.
Au fil des millénaires, les accrochages entre les colons et les métamorphes donnèrent lieu à une longue guerre qui s’acheva par la défaite des aborigènes. Les Changeformes furent alors parqués dans une grande réserve aménagée dans le secteur le plus reculé de la planète. Pendant cette période, des espèces originaires de nombreux autres mondes vinrent s’installer à leur tour sur Majipoor : les Vroons qui ressemblent à des gnomes, les Skandars dégingandés et velus à quatre bras, les Su-Suheris bicéphales et bien d’autres encore. Certains – et plus particulièrement les Vroons et les Su-Suheris – pra- »
Extrait de : R. Silverberg. « Majipoor – Le Livre des Changements. »
Chants des étoiles par N. Spinrad
Fiche de Chants des étoiles
Titre : Chants des étoiles
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 1980
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Pocket
Première page de Chants des étoiles
« LOU BLEU LIMPIDE
C’ÉTAIT un après-midi magnifique pour faire de l’aigle et Lou Bleu Limpide avait mis le cap au sud-est, laissant le monde derrière lui. Il survolait les contreforts de la Sierra, tachetés d’ombre comme une pièce froissée de velours vert, et le ciel libre de tout nuage l’emplissait d’un bonheur bleu et limpide. Tel un oiseau, il percevait les écarts et les plongeons des courants aériens au-dessus des montagnes. Il était Lou Bleu Limpide, le maître parfait de la Voie Bleue et Limpide. Dans les villes, les communautés et les fermes d’Aquaria, il lui incombait de purifier le karma des autres mais ici, seul dans le Bleu Limpide du ciel, il trouvait lui-même sa voie. Tout maître se doit de suivre la voie qu’il a tracée.
Suspendu sous son aigle bleu limpide gonflé d’hélium, Lou flottait à la fois dans le temps et dans l’espace. Vu du sol, il semblait porté par une aile uniquement composée d’air, pratiquement invisible. »
Extrait de : N. Spinrad. « Chants des étoiles. »
Conan le destructeur par Robert Jordan
Fiche de Conan le destructeur
Titre : Conan le destructeur (Tome 23 sur 25 – Conan – les suiveurs)
Auteur : R. E. Howard et Robert Jordan
Date de parution : 1984
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Conan le destructeur
« Un soleil rouge sang grillait les plaines rocailleuses et les collines ondulées de Zamora où progressait une longue colonne de cavaliers. Les hommes portaient une cuirasse et un casque ébène. Les cottes de mailles qui protégeaient leurs bras étaient noires, de même que leurs jambarts, leurs bottes et leur culotte. Toute leur tenue était couleur de la nuit. Les chevaux étaient également caparaçonnés de fer noir. Un chanfrein couvrait leur tête et leur cou, une barde leur poitrail. Un long sabre incurvé pendait à la hanche de chaque guerrier, et une masse d’armes garnie de pointes se balançait au pommeau de toutes les selles. Mais les lances avaient été remplacées par des gourdins et de longs bâtons. Certains soldats transportaient des filets aux mailles serrées, assez résistants pour garder un tigre captif. »
Extrait de : R. E. Howard et R. Jordan. « Conan – les suiveurs – Conan le destructeur. »
Le pays de la nuit par W. H. Hodgson
Fiche de Le pays de la nuit
Titre : Le pays de la nuit
Auteur : W. H. Hodgson
Date de parution : 1912
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Terre de Brume
Première page de Le pays de la nuit
« Ce fut l’allégresse du coucher du soleil qui nous ramena à discuter. Je m’étais éloigné de ma demeure, marchant en solitaire, et m’arrêtant souvent afin de regarder s’amonceler les murailles du soir, et pour sentir le crépuscule se réunir de façon étrange et chère sur le monde, autour de moi.
Lorsque je m’étais arrêté, j’étais entièrement perdu dans la joie solennelle de la Gloire de la Nuit Tombante, et peut-être avais-je ri un peu, en me tenant là, seul au centre du Crépuscule se couchant sur le monde. Et soudain, l’on fit écho à mon bonheur depuis les arbres bordant la route, à ma droite ; et ce fut ainsi que quelqu’un s’exclama : « Vous aussi ! » sur un ton réjoui, et que je ris à nouveau ; comme si je n’avais cru qu’à demi que c’était un véritable humain qui avait répondu à mon rire, mais plutôt quelque Esprit ou Illusion ayant le même état d’âme que le mien. »
Extrait de : W. H. Hodgson. « Le Pays de la nuit. »
Rama révélé par A. C. Clarke et G. Lee
Fiche de Rama révélé
Titre : Rama révélé (Tome 4 sur 4 – Rama)
Auteur : A. C. Clarke et G. Lee
Date de parution : 1993
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Rama révélé
« 225 millions d’années se sont écoulés depuis que le Soleil a pris sa position actuelle dans la Galaxie. À l’époque, des reptiles géants établissaient leur empire sur un de ses satellites, une petite planète bleue que ses futurs habitants appelleraient la Terre.
De tous les corps célestes en orbite autour de l’étoile jaune en question, seul ce monde abrite une forme de vie supérieure. C’est uniquement en ce lieu que les réactions chimiques ont engendré des êtres qui appréhendent les merveilles et les dimensions de l’univers, et qui se demandent si un tel miracle a également pu se produire ailleurs.
Les Terriens estimaient à cent milliards le nombre d’étoiles de la Voie lactée. Plus de vingt pour cent devaient être des planètes, et sur quelques-unes d’entre elles les conditions atmosphériques et climatiques avaient probablement été propices à la formation des acides aminés nécessaires à la vie. Sur Terre, l’homme avait été le fruit »
Extrait de : A. C. Clarke et G. Lee. « Rama – Rama révélé. »