Étiquette : Watkins

 

Le long détour par Arthur Bertram Chandler

Fiche de Le long détour

Titre : Le long détour
Auteur : Arthur Bertram Chandler
Date de parution : 1976
Traduction : F. M. Watkins
Editeur : Albin Michel

Première page de Le long détour

«  Trajectoire, commandant ? » demanda vivement Carnaby.
Le commodore Grimes considéra son navigateur avec fort peu d’enthousiasme. Le jeune homme maigre, la mine éveillée sous les cheveux blond presque blancs, ses longs doigts posés sur le clavier de l’ordinateur du poste de commande, avait son expression alerte et empressée qui irritait toujours l’officier. Grimes se détourna lentement et contempla par les viseurs la sphère opalescente qui était, qui ne pouvait être que la planète de Kinsolving et au-delà de ce monde le lointain ellipsoïde de luminosité pâle de la Lentille Galactique. Rien ne pressait, pensa-t-il, inutile de prendre une décision immédiate. Il avait de nouveau son vaisseau, ses propres hommes autour de lui et le reste n’avait guère d’importance.
« Nous devons aller quelque part, dit sèchement Sonya.
— Ou quelque quand », murmura Grimes, plus pour lui que pour elle bien qu’il la regardât en parlant. »

Extrait de : A. B. Chandler. « Le long détour. »

Le démon des âges troubles par Ivor Watkins

Fiche de Le démon des âges troubles

Titre : Le démon des âges troubles
Auteur : Ivor Watkins
Date de parution : 1983
Traduction : B. Roques
Editeur : Fleuve noir / Gore

Première page de Le démon des âges troubles

« Cette année-là, des pluies torrentielles s’abattirent sur l’Europe. Des semaines durant, la tempête fit rage, sans le moindre répit. Les montagnes isolées du nord du pays de Galles furent parmi les zones les plus touchées. Par endroits, la couche sédimentaire fut érodée par les intempéries, laissant les rochers à nu, en équilibre instable.

Une nuit, plusieurs blocs furent entraînés dans un creux que recouvrait une végétation touffue impénétrable. Nul pas humain n’avait foulé ce sol oublié de tous depuis l’époque où les druides y avaient accompli leurs derniers rites orgiaques, depuis l’ultime sacrifice humain.

Au fond de la dépression s’ouvrait un gouffre étroit, sombre et sans fond, une faille dans laquelle on avait précipité les victimes terrifiées, selon l’ancien rite. Les forces du mal engendrées par l’homme, qui s’étaient nourries de la douleur des victimes et avaient pris possession du gouffre lui-même, s’animaient imperceptiblement, pour la première fois depuis des siècles. Une ombre impalpable, un vague chuchotement. Il n’en fallait pas plus.

Le Démon s’était réveillé. »

Extrait de : I. Watkins. « Le démon des âges troubles. »

Ivor Watkins

Présentation de Ivor Watkins :

Ivor Watkins (1929-2016) était un écrivain gallois qui a apporté une contribution significative à la littérature galloise de langue anglaise.

Jeunesse et éducation

Né à Pontypridd, dans le sud du Pays de Galles, en 1929, Ivor Watkins a grandi dans une famille de mineurs de charbon. Son expérience de la vie dans une communauté minière a profondément influencé son écriture. Il a fait ses études à la Pontypridd Grammar School, puis a obtenu un diplôme en anglais de l’Université de Cardiff.

Carrière d’écrivain

Après avoir travaillé comme enseignant pendant un certain temps, Watkins se consacre à l’écriture à plein temps. Il publie son premier roman, « The Inheritance », en 1979. Ce roman, qui raconte l’histoire d’une famille de mineurs de charbon sur plusieurs générations, est salué par la critique pour sa description réaliste et empathique de la vie dans les communautés minières galloises.

Watkins a continué à explorer les thèmes de la famille, de la communauté et de l’identité galloise dans ses romans suivants, notamment « The Promise » (1982) et « The Journey » (1985). Ses romans sont souvent caractérisés par leur style d’écriture lyrique et poétique, ainsi que par leur profonde compréhension de la nature humaine.

Autres activités

En plus de ses romans, Watkins a également écrit des nouvelles, des poèmes et des pièces de théâtre. Il a également été un critique littéraire et un journaliste respecté.

Récompenses et distinctions

L’œuvre de Watkins a été reconnue par de nombreux prix et distinctions, notamment le Welsh Arts Council Prize et le prix de l’Académie galloise. Il a également été élu membre de l’Académie galloise.

Héritage

Ivor Watkins est considéré comme l’un des plus importants écrivains gallois de langue anglaise du XXe siècle. Ses romans ont été traduits dans de nombreuses langues et ont été adaptés pour la télévision et le théâtre. Son travail a contribué à faire connaître la culture et l’histoire galloises au monde entier.

Décès

Ivor Watkins est décédé en 2016 à l’âge de 87 ans. Son décès a été une grande perte pour la littérature galloise.

Livres de Ivor Watkins :

Le démon des âges troubles (1983)

Pour en savoir plus sur Ivor Watkins :

La page Wikipédia sur I. Watkins
La page Noosfere sur I. Watkins
La page isfdb de I. Watkins

Marche ou crève par S. King (R. Brachman)

Fiche de Marche ou crève

Titre : Marche ou crève
Auteur : Stephen King (R. Brachman)
Date de parution : 1979
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : Le livre de poche

Première page de Marche ou crève

« Le gardien appuya sur un bouton et tout disparut, laissant l’écran lisse, vert et vide. Il leur fit signe d’avancer.

— Ils ne rendent pas la carte ? demanda Mrs. Garraty. Ils ne…

— Non, maman, répondit patiemment Garraty.

— Eh bien, je n’aime pas ça, remarqua-t-elle en allant se garer dans un espace libre.

Elle répétait cela depuis qu’ils étaient partis dans la nuit, à 2 heures du matin. Ou plutôt, elle le gémissait.

— Ne te fais pas de souci, dit-il sans même y prêter attention.

Il était occupé à tout observer et absorbé par ses propres sentiments, d’attente et de peur. Il descendit avant même que la voiture eût poussé son dernier soupir. C’était un grand garçon, bien charpenté, portant un blouson militaire fané contre la fraîcheur de ce petit matin de printemps. »

Extrait de : S. King (R. Brachman). « Marche ou crève. »

La nuit de la lumière par P. J. Farmer

Fiche de La nuit de la lumière

Titre : La nuit de la lumière
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1966
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Première page de La nuit de la lumière

« Sur la terre, ce serait effroyable de voir un homme courir dans la rue après la peau d’un visage humain – fine pellicule de tissu chassée par le vent comme un bout de papier.

Sur la planète de la Joie de Dante, ce spectacle retenait à peine l’attention des passants. Et s’ils s’y intéressaient, c’était uniquement parce que l’homme qui courait était un Terrien et, par conséquent, une curiosité en soi.

John Carmody courait dans la longue rue droite, passant devant les vertigineuses façades des tours construites d’énormes blocs de granit striés de quartz, ornées de gargouilles et de formes de cauchemar ricanant au fond des nombreuses niches obscures, ou de dieux et déesses penchés aux innombrables balcons.

Petit, et plus encore rapetissé par les murailles élevées et les arcs-boutants, il galopait fébrilement à la poursuite de la peau translucide voletant au vent, sans cesse retournée, exposant tour à tour les trous des yeux, des oreilles, de la bouche béante, traînant quelques longs cheveux blonds de la ligne du front, le cuir chevelu lui-même étant absent. »

Extrait de : P. J. Farmer. « La nuit de la lumière. »

Les seins de glace par R. Matheson

Fiche de Les seins de glace

Titre : Les seins de glace
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 1954
Traduction : F. M. Watkins
Editeur : Gallimard

Première page de Les seins de glace

« Il faisait plutôt frisquet, ce jour-là, je m’en souviens. Le ciel était légèrement couvert ; les falaises paraissaient grisâtres sous leur voile de brume. C’est sans doute pour ça qu’il n’y avait pas foule sur la plage. De plus nous étions en semaine, avant les vacances scolaires. Le mois de juin, quoi ! Tout compte fait, vous voyez le tableau : une immense étendue de sable où nous étions seuls, elle et moi.

J’avais commencé par lire. Mais ça devenait rasant. Abandonnant mon livre, je restai assis, les bras noués autour des genoux, à me régaler du point de vue.

Elle portait un maillot une pièce. Elle devait faire dans les un mètre soixante-cinq. Mince, mais bien roulée. Elle paraissait fascinée par les vagues. Ses cheveux blonds, coupés court, voletaient légèrement sous la brise. »

Extrait de : R. Matheson. « Les seins de glace. »

Jour de fureur par Richard Matheson

Fiche de Jour de fureur

Titre : Jour de fureur
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 1953
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : Gallimard

Première page de Jour de fureur

« 1 h du matin

Le clair de lune brillait sur sa figure, pendant qu’il jouait une marche funèbre. Mais il n’y avait pas de piano. Rien que l’étroit lit de camp sur lequel il était allongé ; en guise de matelas, une simple couverture brune pliée en deux. Sa tête reposait sur un mince oreiller. Le rayon de lune qui tombait de biais sur son corps éclairait ses mains maigres qui jouaient du Chopin sur ses cuisses. La salle était silencieuse, mais la musique résonnait dans sa tête.

Vincent avait une abondante chevelure noire en désordre et des yeux sombres. Vingt-six ans. Sa figure semblait avoir été sculptée par un artiste qui n’avait pas su s’arrêter une fois son œuvre achevée et qui, cherchant la perfection, avait taillé jusqu’à l’extrême finesse des oreilles et des narines diaphanes, des lèvres et un menton fragiles comme du verre, prêts à se briser au moindre choc ; le tout d’un blanc d’albâtre, d’ivoire. »

Extrait de : R. Matheson. « Jour de fureur. »

Rax par M. Coney

Fiche de Rax

Titre : Rax
Auteur : Michael Coney
Date de parution : 1975
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : Albin Michel

Première page de Rax

« Je songe souvent à ce jour, à Alika, où mon père, ma mère et moi courions en tous sens pour amasser un monceau d’affaires sur le perron, en prévision de nos vacances à Pallahaxi. J’avais à peine atteint l’âge de la puberté mais j’en savais suffisamment sur les manières des adultes pour m’écarter de leur chemin durant cet événement annuel qui créait toujours, je ne sais pourquoi, une situation de panique. Ma mère se hâtait avec de petits mouvements rapides et des yeux mornes, demandant constamment où se trouvait telle ou telle chose indispensable et répondant elle-même à ses questions. Mon père, grand et digne, descendait à la cave et remontait avec des bidons de distillé pour son bien le plus précieux, le char automoteur. Quand mes parents m’apercevaient, il n’y avait pas de tendresse dans leur regard. »

Extrait de : M. Coney. « Rax. »

La légende de Titus Crow par Brian Lumley

Fiche de La légende de Titus Crow

Titre : La légende de Titus Crow
Auteur : Brian Lumley
Date de parution : 1974 à 1989
Traduction : F.-M. Watkins, B. Billion
Editeur : Mnémos

Sommaire de La légende de Titus Crow

  • Ceux qui se terrent dans les tréfonds
  • La transition de Titus Crow
  • L’horloge des songes
  • Le démon du vent
  • Les lunes de Borée
  • Elysia

Première page de Ceux qui se terrent dans les tréfonds

« CHAPITRE II

ÉTRANGES
ET TERRIBLES MERVEILLES

Extraits
des carnets d’Henri-Laurent de Marigny

DEPUIS DES SEMAINES, J’ÉPROUVAIS cette sensation aussi singulière qu’inexplicable – une profonde appréhension mentale, une angoisse psychique – et cette atmosphère quasi indéfinissable de folie latente sur mon système, la tension de mes nerfs généralement solides, produisait un effet horrible et destructeur. Je ne pouvais imaginer d’où me venaient ces craintes de choses inconnues ; ni même deviner la source de la hideuse oppression de l’air qui semblait peser lourdement sur chacun de mes instants de veille et de sommeil, mais leur combinaison avait été plus que suffisante pour me faire fuir Londres et chercher refuge sur le continent. »

Extrait de : B. Lumley. « La légende de Titus Crow – Intégrales. »

Dangereuses visions 2 par H. Ellison

Fiche de Dangereuses visions 2

Titre : Dangereuses visions 2
Auteur : H. Ellison
Date de parution : 1967
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Dangereuses visions 2

  • Seigneur Randy, mon fils par J. L. Hensley
  • Eutopia par P. Anderson
  • Incident à Moderan par D. R. Bunch
  • La fuite par D. R. Bunch
  • La maison de poupée par J. Cross
  • Le sexe et / ou M. Morrison par C. Emshwiller
  • La poussière chantera-t-elle tes louanges par D. Knight
  • Si tous les hommes étaient frères, me permettrais-tu d’épouser ta soeur ? par T. Sturgeon
  • Qu’est-il arrivé à Auguste Clarot ? par L. Eisenberg
  • Ersatz par H. Slesar
  • Go, go, go dit l’oiseau par S. Dorman
  • La race heureuse par J. T. Sladek
  • Rencontre avec un plouc par J. Brand
  • Manuel officiel pour l’éducation des enfants par K. O. Neville
  • La terre des grands chevaux par R. A. Lafferty
  • La reconnaissance par J. G. Ballard
  • Judas par J. Brunner
  • Dernier test : destruction par K. Laumer
  • Carcinoma angels par N. Spinrad
  • Auto-da-fé par R. Zelazny
  • Ouais et Gomorrhe par S. R. Delany

Première page de Seigneur Randy, mon fils

« Il se rebella la nuit où l’ordre lui vint de quitter l’endroit chaud et liquide ; mais il était faible et la nature forte. Au-dehors, l’averse éclatait ; un orage si fantastique que les météorologistes allaient s’y référer durant tous les temps qui restaient. Il lutta pour rester avec la chose-mère, mais la chose-mère l’expulsa et dans sa peur et sa rage il blessa subtilement la chose-mère. Des nuages noirs. 
 
La veille au soir, Sam Moore avait laissé son fils Randy jouer fort tard dans le jardin, si l’on peut parler de « jouer ». Le garçon n’avait pas de jeux normaux, et les enfants du voisinage s’écartaient de la maison des Moore. Parfois l’un d’eux insultait le garçon, d’une cachette, mais le plus souvent ils se tenaient à l’écart.
Sam, vautré sur une chaise longue, l’observait d’un air morne, s’apitoyant sur son sort et écrivant sa propre notice nécrologique, en se posant les questions éternelles : Qui étais-tu ? Qu’as-tu fait ? Et pourquoi moi ? Pourquoi moi, maintenant ? »

Extrait de : H. Ellison. « Dangereuses visions Tome 2. »