Auteur/autrice : CH91
Le dernier magicien par Megan Lindholm
Fiche de Le dernier magicien
Titre : Le dernier magicien
Auteur : Megan Lindholm
Date de parution : 1986
Traduction : S. Denis
Editeur : Mnémos
Première page de Le dernier magicien
« Il était une fois, très loin sur la côte ouest d’un continent de l’hémisphère Nord, une ville nommée Seattle. Elle n’était pas exactement célèbre pour ses plages ensoleillées, mais elle était bien arrosée par les pluies, si bien que ses habitants avaient coutume de l’appeler « La Cité d’émeraude », à cause du vert de ses arbres.
Cette ville possédait autre chose. Une sorte de bienveillance qui se déversait avec la pluie sur les étrangers. En plus chaleureux.
Dans cette ville vivait un magicien.
On ne le considérait pas comme tel, car même en ce temps-là, les magiciens devenaient plus rares chaque année. Il menait une vie simple dans les rues, passant au milieu de ses habitants tel le vent qui souffle, invisible, parmi les fleurs, et dont on sent pourtant la présence. Les rares personnes qui le connaissaient l’appelaient le Magicien, tout simplement. »
Extrait de : M. Lindholm. « Le dernier magicien. »
La nuit du prédateur par Megan Lindholm et Steven Brust
Fiche de La nuit du prédateur
Titre : La nuit du prédateur
Auteur : Megan Lindholm et Steven Brust
Date de parution : 1992
Traduction : T. Eliroff
Editeur : Mnémos
Première page de La nuit du prédateur
« Doom teka teka teka doom teka tek.
Doom teka teka teka doom teka tek.
Doom teka teka teka doom teka tek.
Doom teka teka teka doom teka tek.
Le son du tambourin mérite que l’on s’y attarde.
Les zils vibrent ou tintent de la même manière que les bouilloires où l’on chauffe l’eau et où l’on cuit les ragoûts ; la peau tendue est si vieille qu’il suffirait à Nagypapa de dire dum ou doooooom pour prédire la pluie ou la sécheresse. Quand le joueur de tambourin est bon, les pieds se mettent à remuer de leur propre chef, et le cœur bondit à leur côté, tandis que les lèvres, ces lointaines observatrices, ne peuvent retenir un petit sourire, même si vous êtes d’humeur sombre. Voilà pourquoi la danse et le rire ne font qu’un. Quiconque affirme le contraire se berce d’illusions ou sert Qui Vous Savez.
Et Qui Vous Savez a de nombreux serviteurs.
Certains sont forts, d’autres faibles. Certains ont besoin qu’on les guide au quotidien ; d’autres s’y entendent pour accomplir le mal de leur propre initiative, et font ainsi passer davantage d’âmes sous domination. Il y a par exemple la Belle Dame, Luci, qui… »
Extrait de : M. Lindholm et S. Brust. « La nuit du prédateur. »
Alien earth par Megan Lindholm

Fiche de Alien earth
Titre : Alien earth
Auteur : Megan Lindholm
Date de parution : 1992
Traduction : C. Richetin
Editeur : Le livre de poche
Première page de Alien earth
« Et si jamais Terra Affirma a raison ? demanda doucement Connie. Si on peut vivre sur Terra, que se passera-t-il alors ?
— Selon l’opinion du Conservatoire, répondit l’Arthroplane, ce sera la destruction totale du système social de Castor et Pollux et des stations orbitales. Trop d’Humains n’acceptent les contraintes et la discipline du Conservatoire que parce qu’ils n’ont pas le choix. Le mandat de gouvernement du Conservatoire est fondé sur l’exemple désastreux de la destruction de Terra. Si vous supprimez ce facteur, vous ouvrez la porte au renversement du Conservatoire. Certains disent que ce sera la fin de la race Humaine, car les Hommes ne pourront jamais se réadapter sur Terra. C’était un environnement incroyablement dur, Connie. »
Un minuscule espoir, dont Connie n’avait même pas eu conscience, s’éteignit en elle. « Donc, tout ceci n’a pour but que de prouver une nouvelle fois que Terra est morte ?
— Nous ne faisons que récolter l’information, lui rappela Tug. C’est le Conservatoire qui prouvera que Terra est morte. Les Arthroplanes soutiendront sa décision. Il n’y aura pas d’autres visites sur Terra. »
Extrait de : M. Lindholm. « Alien Earth. »
Le frère du loup par Megan Lindholm
Fiche de Le frère du loup
Titre : Le frère du loup (Tome 2 sur 2 – Le peuple des rennes)
Auteur : Megan Lindholm
Date de parution : 1988
Traduction : M. Ssossé
Editeur : Le pré aux clercs
Première page de Le frère du loup
« CE QUE JE DOIS FAIRE est réservé aux initiés.
— Mais je suis chez moi ! protesta Heckram.
— Dehors ! répéta Carp.
Heckram quitta sa hutte, tout en se demandant pourquoi il obéissait à ce vieil étranger racorni dont l’aplomb ne cessait de l’étonner. Immobile, Carp attendit que le rabat de cuir retombe derrière la haute silhouette. En revanche, dès qu’il fut seul, il s’accroupit près du foyer, puis s’assit avec précaution. La faiblesse avait érodé ses os et rongé sa force, comme le castor attaque un arbre. Mais il n’avait pas droit au répit. Pas encore. Il lui fallait d’abord gagner un peuple.
Les yeux fermés, il retraçait le long chemin qu’il avait parcouru depuis le moment où Tillu s’était enfuie avec Kerleu. Elle s’était privée de la protection de Carp en refusant de devenir son épouse, mais avait surtout spolié son fils en l’arrachant à l’enseignement du chaman. Une telle méconnaissance de la structure du monde était pitoyable. »
Extrait de : M. Lindholm. « Le Frère Du Loup – Le peuple des rennes. »
Le peuple des rennes par Megan Lindholm
Fiche de Le peuple des rennes
Titre : Le peuple des rennes (Tome 1 sur 2 – Le peuple des rennes)
Auteur : Megan Lindholm
Date de parution : 1988
Traduction : M. Ssossé
Editeur : Le pré aux clercs
Première page de Le peuple des rennes
« VA AU PLUS PROFOND, dit Carp au jeune garçon. Suis la petite souris brune qui récolte ses graines et se cache pour l’hiver. Plonge dans la source secrète, où l’eau bouillonne et rejaillit. Suis les racines du grand-père épicéa au tréfonds de la terre et au-delà. Je te le dis car, même si chaque chaman doit trouver son entrée, celles-là ont opéré pour certains, on le sait. Cela vaut la peine de les essayer.
Kerleu déglutit et tâcha de river son regard sur le visage du vieil homme, mais ce dernier saupoudra une nouvelle pincée d’herbes sur la flamme de la lampe pour épaissir le rideau de fumée qui tremblotait entre eux.
— Qu’est-ce que je cherche ? demanda le garçon, non sans difficulté.
— Je te l’ai dit, répondit Carp avec patience. La magie, et un frère. Trouve ton chemin vers le monde des esprits et il te conduira dans une salle profonde. De l’eau goutte à ses murs de pierre. Des racines pendent du plafond. »
Extrait de : M. Lindholm. « Le Peuple Des Rennes. »
Les roues du destin par Megan Lindholm

Fiche de Les roues du destin
Titre : Les roues du destin (Tome 4 sur 4 – Ki et Vandien)
Auteur : Megan Lindholm
Date de parution : 1989
Traduction : G. Le Pennec
Editeur : Mnémos
Première page de Les roues du destin
« — Et je vais vous dire autre chose, continua la propriétaire du caravansérail tout en remplissant de nouveau son verre, puis celui de Ki.
Elle s’appuya lourdement sur la table en agitant un doigt devant le visage de la Romni, ce qui fit cliqueter les bracelets qu’elle portait au bras :
— Jamais je ne partagerai ma couche avec un homme aux yeux verts. Méchants jusqu’au dernier, tous ceux que j’ai connus ! J’en ai connu un avec des yeux d’un vert de jade et le cœur aussi dur que cette même pierre. Il faisait exprès de causer des disputes, après quoi il me forçait à m’excuser de les avoir provoquées. Méchants comme des serpents, tous.
Ki hochait la tête d’un air absent en écoutant la litanie de son hôtesse. Un petit vent sec entrait par la porte ouverte et les fenêtres voûtées de la salle commune de la taverne – si toutefois c’était bien le nom que l’on donnait à cette pièce dans cette partie du monde. La brise apportait une odeur de fleurs et de poussière, ainsi que des bruits de pas et de chariots venus de la rue au-dehors. »
Extrait de : M. Lindholm. « Les roues du destin – Ki et Vandien. »
La porte du Limbreth par Megan Lindholm
Fiche de La porte du Limbreth
Titre : La porte du Limbreth (Tome 3 sur 4 – Ki et Vandien)
Auteur : Megan Lindholm
Date de parution : 1983
Traduction : G. Le Pennec
Editeur : Mnémos
Première page de La porte du Limbreth
« Une étroite fissure rouge apparut sur le mur, déchirant la pierre tel un serpent fendant la surface de l’eau. La Ventchanteuse n’avait pas assez de souffle pour exprimer par un cri le soulagement qu’elle ressentait. Au lieu de quoi elle rassembla ses forces avant de les laisser s’écouler hors de son corps. Les déesses de pierre et les guerriers barbus des bas-reliefs sur le mur regardaient au loin, sans la voir. La lumière incertaine de sa lampe tremblotante caressait leurs hautes pommettes et leurs bras bombés mais laissait leurs yeux dans l’obscurité. Yoleth ne leur prêtait aucune attention. Ils avaient orné les murs de Jojorum bien avant sa naissance ; ils continueraient à s’effriter longtemps après sa mort. La fissure grimpante fendit les lèvres souriantes et le front lisse d’une déité mineure.
La cité était calme ; Yoleth avait bercé le vent jusqu’à le faire taire. Il faudrait encore plusieurs heures avant que ne résonnent le chant du coq et les premiers cris des fermiers du marché. La fine poussière des rues de la ville s’étalait telle une mince couche de talc au-dessus des antiques pavés. Yoleth était la seule à être éveillée et active dans la cité attendant l’aube. »
Extrait de : M. Lindholm. « La porte du Limbreth – Ki et Vandien. »
Les ventchanteuses par Megan Lindholm

Fiche de Les ventchanteuses
Titre : Les ventchanteuses (Tome 2 sur 4 – Ki et Vandien)
Auteur : Megan Lindholm
Date de parution : 1983
Traduction : G. Le Pennec
Editeur : Mnémos
Première page de Les ventchanteuses
« — Excusez-moi, s’il vous plaît ?
Les bras aux longs doigts du kerugi évoquaient pour Ki un long châle à franges. Il tourna solennellement vers elle de minuscules yeux d’un blanc grisâtre. Le cou et la tête de l’olo symbiotique enroulé autour des épaules du kerugi se relevèrent en ondulant. Les lèvres mobiles de sa petite bouche de singe se contorsionnèrent tandis qu’il articulait :
— Auriez-vous quelque chose à nous demander ?
— Oui.
Ki choisissait ses mots en essayant de décider quelle paire d’yeux elle devait fixer en parlant.
— Je cherche une auberge kerugi, construite juste à côté d’une ruche à tisser.
Le kerugi trapu resta immobile tandis que l’olo fronçait ses sourcils minuscules d’un air concentré. Ki attendit patiemment.
— Prenez n’importe quelle rue de Dyal. Nous construisons toujours nos auberges près des ruches. »
Extrait de : M. Lindholm. « Les ventchanteuses – Ki et Vandien. »
Le vol des harpies par Megan Lindholm
Fiche de Le vol des harpies
Titre : Le vol des harpies (Tome 1 sur 4 – Ki et Vandien)
Auteur : Megan Lindholm
Date de parution : 1983
Traduction : X. Spinal
Editeur : Mnémos
Première page de Le vol des harpies
« La femme n’était qu’un point improbable sur la paroi verticale de la falaise. Sans l’aide de l’expérience ou d’outils, elle progressait maladroitement le long de l’empilement de strates schisteuses à ciel ouvert. Son pourpoint de cuir bien ajusté et son pantalon en toile grossière étaient imprégnés de poussière minérale grise. Comme un insecte, elle avait pris la couleur de la falaise qu’elle escaladait. La sueur avait collé ses cheveux bruns au sommet de son crâne. Des nœuds et des boucles complexes maintenaient la longueur de sa chevelure, mais le vent en avait détaché quelques mèches, les laissant s’emmêler devant ses yeux. Elle frotta son front mince contre la roche grise. Ses mains étaient occupées.
Quelque antique cataclysme avait fendu cette montagne, faisant s’effondrer sa façade verte à son pied dans un grand tas de pierre et de terre. »
Extrait de : M. Lindholm. « Le vol des harpies – Ki et Vandien. »
Le barrage bleu par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Le barrage bleu
Titre : Le barrage bleu (Tome 6 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.H Osterrath
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le barrage bleu
« J’étais seul. L’homme le plus seul, peut-être, de cet immense amas d’étoiles que les Terriens nommaient M 13, dans la Constellation d’Hercule, et, dont, par hasard autant que par droit, je me trouvais aujourd’hui empereur.
Depuis mon accession au trône, je m’efforçais vainement de desserrer l’étau d’un protocole écrasant qui, si je m’y étais docilement plié, aurait fait de moi un robot vivant, tout juste bon à parader du haut de son Olympe dans les innombrables fêtes et cérémonies auxquelles se complaisaient mes sujets, lorsqu’ils daignaient abandonner les délices frelatées de leurs « fantasmas ».
Le vieux Drautherb, mon maître de cérémonies, pâlissait d’horreur à chaque fois qu’il me surprenait à serrer la main d’un des officiers ou des techniciens de Rhodan, en poste à Arkonis; leur aide m’était précieuse (voire même indispensable, il me fallait bien me l’avouer) pour assumer les tâches du gouvernement. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Le barrage bleu. »