Auteur/autrice : CH91
A nous deux, Satan ! par Pierre Boulle

Fiche de A nous deux, Satan !
Titre : A nous deux, Satan !
Auteur : Pierre Boulle
Date de parution : 1992
Editeur : Julliard
Première page de A nous deux, Satan !
« Le curé poussa un soupir en reconnaissant le couple qui l’attendait dans la pièce poussiéreuse et délabrée qui servait de sacristie à l’église du village. Celui-ci, situé au sud de la Châtaigneraie, un plateau granitique de l’Aveyron, proche des monts du Cantal, n’abritait plus que quelques familles de cultivateurs et d’éleveurs de bestiaux, beaucoup des anciens habitants ayant cherché ailleurs une terre plus clémente. Le village n’était pas assez important pour justifier la présence d’un pasteur à plein temps. Le curé résidait dans un bourg assez éloigné et n’y faisait que des apparitions plus ou moins périodiques, ainsi que dans d’autres localités, célébrant la messe aussi souvent qu’il le pouvait, confessant quelques rares dévotes et recevant dans la sacristie les paroissiens qui désiraient s’entretenir avec lui.
Aujourd’hui, il n’avait que deux visiteurs, un couple de cultivateurs, mari et femme, dont la vue lui avait arraché ce soupir d’agacement, tandis qu’il élevait un regard résigné vers le ciel. Il connaissait trop bien le motif de leur présence et les doléances qu’il allait entendre. Il se reprocha aussitôt son attitude peu charitable et s’efforça de leur sourire. »
Extrait de : P. Boulle. « À nous deux, Satan !. »
Quia absurdum par Pierre Boulle

Fiche de Quia absurdum
Titre : Quia absurdum – Sur la Terre comme au Ciel
Auteur : Pierre Boulle
Date de parution : 1970
Editeur : Julliard
Première page de Quia absurdum
« Le voyageur arriva au début de l’après-midi dans une petite ville du Pérou, en bordure des montagnes rocheuses, là où la forêt tropicale vient mourir sur les premières pentes de la sierra. Le car qui l’avait amené déversa ses passagers, presque tous des indigènes, au bord d’une grande place poussiéreuse. L’homme blanc sortit un des premiers, se mit un peu à l’écart de la cohue et respira bruyamment, en essayant de défriper son costume. La dernière partie du voyage s’était effectuée dans une atmosphère étouffante et sa veste blanche était marquée dans le dos d’une large tache de sueur. Ici, la proximité des montagnes rendait l’air plus léger.
L’étranger regarda autour de lui. Il était visible qu’une fête se préparait. La place était encombrée
par des baraques foraines et des Indiens finissaient de décorer un terre-plein préparé pour le bal de palmes et de guirlandes. Il ne paraissait pas s’intéresser à cette agitation. Il restait à l’écart, décontenancé, comme s’il attendait quelqu’un. Le voyage l’avait éprouvé. Il n’était plus jeune, soixante-cinq ou soixante-dix ans, de taille plutôt petite et d’une maigreur qui ne semblait pas naturelle : avec ses membres courts, sa tête ronde aux joues flasques, qui avaient dû être rebondies, on l’imaginait autrefois corpulent. Son visage était marqué de sillons. Ses yeux châtains étaient fréquemment traversés par une lueur trouble, qui semblait la manifestation d’une inquiétude permanente. »
Extrait de : P. Boulle. « Quia absurdum. »
L’univers ondoyant par Pierre Boulle

Fiche de L’univers ondoyant
Titre : L’univers ondoyant
Auteur : Pierre Boulle
Date de parution : 1987
Editeur : Julliard
Première page de L’univers ondoyant
« Ayant eu la témérité d’évoquer la face spirituelle de l’Univers, et comme sa pénétration est une des folles ambitions de cet essai, je me dois de préciser d’abord ma position au point de vue métaphysique ; un bien grand mot. Je n’ai aucun goût pour les professions de foi, qui exhalent la plupart du temps une désagréable odeur de pédantisme, mais celle-ci me semble indispensable à la suite de cet exposé.
A un inquisiteur qui s’inquiétait de savoir s’il croyait en Dieu, Albert Einstein répondit, par télégramme dit-on : Je ne crois pas au Dieu d’Abraham, mais je crois au Dieu de Spinoza. Je souscris comme pas mal de mes contemporains à cette prise de position, mais avec une réserve essentielle que j’exposerai plus loin. Cela me situe parmi les adeptes du panthéisme, d’une sorte de panthéisme du moins, car cette doctrine comporte bien des ramifications. On peut en compter de nombreuses depuis l’éveil de la philosophie dans toutes les parties du monde, jusqu’à la nouvelle gnose de Princeton et de Pasadena. On pourrait citer beaucoup de Sages, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, qui furent tentés par la croyance en un Dieu qui n’a pu créer la Nature, parce qu’il se confond avec elle, trait essentiel admis dans toutes les variantes et qui a été sans doute précisé et mis en valeur par Spinoza mieux que par tout autre philosophe. Je note à ce propos que Dieu occupe une place prépondérante dans son œuvre, ce qui ne l’a pas préservé d’être considéré comme un abominable athée et soumis comme tel à d’incessantes persécutions de la part des juifs et des chrétiens. »
Extrait de : P. Boulle. « L’Univers ondoyant. »
Les coulisses du ciel par Pierre Boulle

Fiche de Les coulisses du ciel
Titre : Les coulisses du ciel
Auteur : Pierre Boulle
Date de parution : 1979
Editeur : Julliard
Première page de Les coulisses du ciel
« La Société des nouvelles recherches psychiques méritait la réputation de sérieux qu’elle avait acquise en Europe. Elle n’admettait en son sein que des adhérents jouissant d’un parfait équilibre mental, de préférence habitués par leurs fonctions à des méthodes d’investigation rigoureuses. Elle se flattait ainsi à bon droit d’échapper au soupçon de mysticisme, voire d’hystérie, ou de charlatanisme, comme cela avait été souvent le cas dans le passé pour des organismes analogues. Elle comptait parmi ses membres plusieurs savants confirmés, lesquels, quoique libérés d’un scientisme sclérosé et prêts à considérer toute hypothèse nouvelle, si bizarre qu’elle pût paraître au premier abord, étaient cependant décidés à ne l’admettre qu’après une série d’expériences plusieurs fois recommencées, contrôlées avec la sévérité qu’ils apportaient à toute recherche.
C’était le cas de l’astrophysicien Marcole. Théoricien de grande valeur, persuadé par ses travaux et par ses réflexions que l’esprit n’était pas l’apanage et le privilège des seuls êtres humains, mais qu’il se trouvait au contraire présent partout dans le monde, il ne niait pas a priori la possibilité d’entrer en communication avec cet esprit, au moyen d’un médium approprié. »
Extrait de : P. Boulle. « Les Coulisses du ciel. »
L’étrange croisade de l’empereur Frédéric II par Pierre Boulle

Fiche de L’étrange croisade de l’empereur Frédéric II
Titre : L’étrange croisade de l’empereur Frédéric II
Auteur : Pierre Boulle
Date de parution : 1968
Editeur : Flammarion
Première page de L’étrange croisade de l’empereur Frédéric II
« Les légendes qui entourent la renommée des grands hommes sont presque aussi précieuses que les documents pour l’historien de fortune. Il est probable que l’empereur Frédéric II n’a jamais soutenu que le monde avait été berné par trois imposteurs : Moïse, Jésus et Mahomet, comme le pape Grégoire IX l’en a accusé. Il est certain, en tout cas, qu’il n’a jamais écrit le livre de tribus impostoribus, comme le murmurait la rumeur publique. La paternité de ce livre avait été attribuée avant Frédéric au philosophe arabe Averroès, qui découvrit dans Aristote des raisons de mettre en doute l’existence d’un Dieu créateur ; plus tard, le même livre fut considéré comme l’œuvre de Spinoza. Mais personne n’a jamais lu cet ouvrage fameux, excepté dans leurs songes agités certains énergumènes fébriles, et il y a un excellent motif pour cela : le livre de tribus impostoribus fait partie
de la légende et le sacrilège qu’il implique semble avoir été puisé dans l’arsenal des calomnies où les scolastiques choisissaient des armes perfides contre leurs adversaires. »
Extrait de : P. Boulle. « L’Étrange Croisade de l’empereur Frédéric II. »
Le pacte par Pierre Bordage

Fiche de Le pacte
Titre : Le pacte – préambule (Tome 0 sur 3 – Les guerriers du silence)
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2012
Editeur : L’Atalante
Première page de Le pacte
« Ce… Cette créature insiste, Votre Sainteté. »
Le muffi Barrofill le Vingt-quatrième réprima son agacement d’une expiration à peine perceptible.
Le contrôle des émotions.
Depuis qu’il avait accédé aux plus hautes fonctions de l’Église du Kreuz, le souverain pontife se sentait épié en permanence, non seulement par le collège des dignitaires et les innombrables serviteurs – dont quatre-vingt-dix pour cent œuvraient pour ses rivaux –, mais également par les omniprésents représentants de la noblesse syracusaine. Arghetti Ang, le seigneur de Syracusa, qui l’avait soutenu tout au long de sa tortueuse accession au trône pontifical, se montrait désormais distant, irrité, lors de leurs entrevues hebdomadaires. Leur pacte n’était pas fondé sur les affinités ni même sur la convergence de vues, mais sur le chantage et l’équilibre des forces, chacun connaissant les faiblesses intimes de l’autre, et Barrofill se demandait si Arghetti Ang n’avait pas trouvé le moyen de le neutraliser et, donc, projeté de l’éliminer comme lui-même avait évincé un à un tous ses rivaux dans la course au titre suprême. »
Extrait de : P. Bordage. « Le pacte – Les guerriers du silence. »
Dans quel ordre lire Brandon Sanderson ? Le guide complet
Brandon Sanderson est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands auteurs de fantasy contemporains. Créateur d’univers d’une richesse exceptionnelle, il a conquis des millions de lecteurs grâce à des séries comme Fils des Brumes (Mistborn), Les Archives de Roshar (The Stormlight Archive) ou encore Skyward.
Mais lorsqu’on découvre sa bibliographie, une question revient systématiquement :
Par où commencer… et surtout dans quel ordre lire Brandon Sanderson ?
La réponse n’est pas aussi simple qu’il y paraît.
Contrairement à d’autres auteurs, Sanderson écrit à la fois des séries indépendantes, des romans jeunesse, des cycles de science-fiction et surtout les nombreux livres du Cosmère (lisez l’article sur Qu’est-ce que le Cosmère de Brandon Sanderson ?), un immense univers partagé dans lequel plusieurs romans se déroulent sur des planètes différentes tout en étant reliés entre eux.
Faut-il tout lire dans l’ordre de publication ? Commencer par Fils des Brumes ? Attaquer directement Les Archives de Roshar ? Lire Warbreaker avant certains tomes ? Les romans secrets de 2023 sont-ils indispensables ?
Dans ce guide, nous faisons le point sur les différentes possibilités afin de vous proposer l’ordre de lecture le plus agréable, que vous découvriez Brandon Sanderson ou que vous souhaitiez enfin explorer le Cosmère dans son ensemble.
Vous découvrez Brandon Sanderson ?
Si vous n’avez encore jamais lu Brandon Sanderson, nous vous conseillons de commencer par notre guide :
Par où commencer avec Brandon Sanderson ?
Vous y trouverez les meilleurs romans pour débuter selon vos goûts, ainsi qu’une sélection de ses œuvres incontournables.
Peut-on lire Brandon Sanderson dans n’importe quel ordre ?
Oui… mais avec quelques réserves.
Une grande partie des romans de Brandon Sanderson peuvent être lus indépendamment. C’est notamment le cas de Elantris, Warbreaker, Tress de la mer Émeraude, Yumi et le peintre de cauchemars ou encore L’Ensoleillé.
En revanche, certaines séries doivent impérativement être lues dans leur ordre de publication. C’est le cas de :
À cela s’ajoute une difficulté supplémentaire : plusieurs romans du Cosmère contiennent des personnages, des objets ou des événements qui prennent tout leur sens lorsqu’on a déjà lu d’autres œuvres de l’auteur.
Bonne nouvelle toutefois : il n’est pas nécessaire de tout comprendre dès le premier livre. Brandon Sanderson construit ses romans de manière à ce que chaque histoire reste parfaitement accessible.
Vous pourrez donc découvrir progressivement les liens entre les différents mondes sans jamais avoir l’impression d’avoir raté une information essentielle.
Notre ordre de lecture conseillé
Après avoir lu l’ensemble de la bibliographie disponible en français, nous recommandons l’ordre suivant.
1. Commencer par Fils des Brumes
Si vous ne devez lire qu’une seule œuvre de Brandon Sanderson pour découvrir son univers, choisissez Fils des Brumes.
La première trilogie est souvent considérée comme la meilleure porte d’entrée vers son œuvre.
Vous y retrouverez tout ce qui fait le succès de l’auteur :
- un système de magie extrêmement original ;
- un univers riche et cohérent ;
- des personnages inoubliables ;
- une intrigue pleine de rebondissements ;
- une conclusion spectaculaire.
Commencez dans cet ordre :
À l’issue de cette première trilogie, vous saurez très rapidement si Brandon Sanderson est un auteur fait pour vous.
Pourquoi commencer ici ?
Parce que cette trilogie offre le meilleur équilibre entre accessibilité, richesse de l’univers et qualité narrative. C’est également l’une des portes d’entrée idéales vers le Cosmère.
2. Découvrir Elantris
Une fois la première trilogie de Fils des Brumes terminée, nous vous conseillons de revenir au tout premier roman publié par Brandon Sanderson.
Elantris présente déjà plusieurs idées qui deviendront centrales dans le Cosmère.
Même si l’auteur reconnaît lui-même avoir énormément progressé depuis ce premier livre, le roman reste passionnant grâce à son univers original et à ses intrigues politiques.
Si vous en avez la possibilité, poursuivez ensuite avec :
Cette dernière est une novella considérée par beaucoup comme l’un des plus beaux textes courts de Brandon Sanderson.
3. Lire Warbreaker
Publié en 2009, Warbreaker est souvent recommandé avant d’entamer Les Archives de Roshar.
Le roman fonctionne parfaitement de manière indépendante, mais plusieurs personnages et certains éléments importants réapparaîtront ensuite dans Roshar.
Vous pouvez bien sûr lire Warbreaker plus tard, mais vous passerez alors à côté de nombreux clins d’œil et révélations.
C’est pourquoi nous le plaçons assez tôt dans cet ordre de lecture.
4. Poursuivre avec Les Archives de Roshar
Une fois Fils des Brumes, Elantris et Warbreaker lus, vous pouvez vous lancer dans ce que beaucoup considèrent comme le chef-d’œuvre de Brandon Sanderson : Les Archives de Roshar.
C’est son œuvre la plus ambitieuse.
Le monde de Roshar possède une histoire millénaire, plusieurs peuples, des dizaines de personnages principaux, un système de magie extrêmement développé et une intrigue qui prend de l’ampleur à chaque volume.
L’ordre de lecture est simple :
- La Voie des rois
- Le Livre des Radieux
- Éclat de l’aube (novella indispensable entre les tomes 2 et 3)
- Justicière
- Rythme de guerre
- Vent et Vérité
En français, chaque tome est publié en deux volumes, mais il faut les considérer comme un seul roman.
Notre conseil
Ne commencez pas Les Archives de Roshar si vous cherchez une lecture rapide. En revanche, si vous aimez les grandes fresques épiques, c’est probablement l’une des meilleures séries de fantasy du XXIᵉ siècle.
5. Découvrir les romans secrets du Cosmère
En 2023, Brandon Sanderson a surpris ses lecteurs en publiant plusieurs romans écrits dans le plus grand secret pendant la pandémie.
Ces livres peuvent être lus indépendamment, mais ils prennent encore plus de saveur lorsque l’on connaît déjà le Cosmère.
Nous vous conseillons de les lire après plusieurs grandes séries.
Tress de la mer Émeraude
Sans doute le plus accessible des romans secrets.
À mi-chemin entre le conte merveilleux, le roman d’aventure et la fantasy, Tress de la mer Émeraude rend hommage aux récits maritimes tout en développant plusieurs éléments importants du Cosmère.
C’est également l’un des livres les plus drôles de Brandon Sanderson.
Yumi et le peintre de cauchemars
Inspiré à la fois de la culture coréenne et japonaise, ce roman raconte la rencontre improbable entre deux personnages vivant dans des mondes totalement différents.
Sous son apparence de romance fantastique, Yumi et le peintre de cauchemars cache une histoire profondément liée au Cosmère.
Beaucoup de lecteurs le considèrent comme l’un des meilleurs romans de Brandon Sanderson.
L’Ensoleillé
Contrairement aux précédents, L’Ensoleillé s’adresse davantage aux lecteurs connaissant déjà bien le Cosmère.
Le roman fait revenir un personnage important rencontré dans d’autres œuvres de Brandon Sanderson et multiplie les références aux différents mondes de son univers partagé.
Il est donc préférable de le garder pour la fin.
L’Île de Noirebraise
Dernier roman du Cosmère publié en français, L’Île de Noirebraise poursuit l’exploration de cet univers partagé.
Même s’il peut être lu seul, il prend une dimension supplémentaire lorsqu’on possède déjà une bonne connaissance des différents mondes imaginés par Brandon Sanderson.
Notre conseil
Les romans secrets ne sont pas indispensables pour comprendre les grandes séries, mais ils enrichissent considérablement l’expérience de lecture.
6. Revenir à Fils des Brumes – Deuxième époque
Après avoir exploré Roshar et découvert plusieurs autres planètes du Cosmère, il est temps de retourner sur Scadrial.
La deuxième époque de Fils des Brumes se déroule plusieurs siècles après la première trilogie.
On y retrouve un monde profondément transformé, où la magie cohabite désormais avec les armes à feu, les trains et les premières grandes avancées technologiques.
L’ordre de lecture est le suivant :
Cette seconde époque adopte un ton plus léger, plus aventureux et parfois même plus humoristique que la première.
Mais au fil des tomes, Brandon Sanderson tisse des liens de plus en plus nombreux avec l’ensemble du Cosmère.
En particulier, Le Métal perdu marque une étape importante dans la convergence des différentes séries.
Notre conseil
Même si cette seconde époque peut être lue juste après la première trilogie, nous pensons qu’elle est encore plus appréciable après avoir découvert Les Archives de Roshar et plusieurs autres romans du Cosmère.
7. Découvrir les autres univers de Brandon Sanderson
Même si le Cosmère représente le cœur de son œuvre, Brandon Sanderson a également écrit plusieurs séries et romans totalement indépendants. Ils peuvent être lus à n’importe quel moment, sans connaissance préalable de son univers partagé.
Skyward
Si vous aimez la science-fiction, Skyward est probablement la meilleure porte d’entrée.
Loin de la fantasy épique du Cosmère, cette série met en scène Spensa, une jeune pilote déterminée à prouver sa valeur dans un monde où l’humanité lutte pour sa survie.
L’ordre de lecture est le suivant :
- Un paradis à défendre
- Vers les étoiles
- Astrevise
- Cytonique
- Missions stellaires (recueil de novellas à lire avant le dernier tome)
- Rebelle
Pourquoi la lire ?
Parce qu’elle montre une autre facette du talent de Brandon Sanderson : une science-fiction dynamique, accessible et pleine de rebondissements.
Alcatraz
Avec cette série jeunesse, Brandon Sanderson s’adresse à un public plus jeune… sans jamais oublier les lecteurs adultes.
Humour, aventures loufoques, bibliothécaires maléfiques et objets magiques composent une saga pleine d’imagination.
L’ordre est simplement celui de la publication pour Alcatraz.
Cœur d’acier (Les Reckoners)
Dans cet univers, les super-héros existent…
Mais ils sont tous devenus des tyrans.
Face à eux, quelques résistants tentent de sauver l’humanité.
Composée de Cœur d’acier, Brasier et Calamité, cette trilogie mêle action, suspense et réflexion sur le pouvoir.
Légion
Avec Stephen Leeds, Brandon Sanderson imagine un héros aussi brillant qu’atypique.
Celui-ci est capable de créer des dizaines de personnalités imaginaires, chacune possédant des compétences exceptionnelles.
Cette courte série (composée de Légion et A fleur de peau) se lit rapidement et offre une approche très différente du reste de son œuvre.
Les romans indépendants
Brandon Sanderson aime aussi expérimenter.
Parmi ses œuvres plus atypiques, on peut notamment citer :
- Le Manuel de survie du sorcier frugal dans l’Angleterre médiévale ;
- Les Enfants de l’Innommé ;
- Sixième du Crépuscule ;
- Infinity Blade.
Ces livres peuvent être découverts à tout moment, en fonction de vos envies.
Quel est le meilleur ordre de lecture ?
Il n’existe pas une seule bonne réponse.
Tout dépend de ce que vous recherchez.
Vous découvrez Brandon Sanderson ?
Nous vous conseillons :
- Fils des Brumes (première trilogie)
- Elantris
- Warbreaker
- Les Archives de Roshar
- Les romans secrets du Cosmère
- Fils des Brumes (deuxième époque)
C’est selon nous le meilleur équilibre entre plaisir de lecture, découvertes progressives et compréhension du Cosmère.
Vous souhaitez uniquement découvrir le Cosmère ?
Concentrez-vous sur :
- Elantris
- L’Âme de l’Empereur
- Fils des Brumes
- Warbreaker
- Les Archives de Roshar
- Tress de la mer Émeraude
- Yumi et le peintre de cauchemars
- L’Ensoleillé
- L’Île de Noirebraise
Vous aimez surtout la science-fiction ?
Commencez par :
Vous cherchez des romans jeunesse ?
Les meilleures séries sont :
Questions fréquentes
Faut-il lire Brandon Sanderson dans l’ordre de publication ?
Non.
L’ordre de publication permet de suivre l’évolution de l’auteur, mais ce n’est pas le parcours le plus agréable pour un nouveau lecteur.
Nous recommandons plutôt de commencer par Fils des Brumes, avant d’explorer progressivement les autres séries.
Peut-on lire Les Archives de Roshar sans avoir lu le Cosmère ?
Oui.
L’histoire reste parfaitement compréhensible.
En revanche, plusieurs personnages, objets et références prendront davantage de sens si vous avez déjà lu Warbreaker, Elantris ou Fils des Brumes.
Faut-il lire Warbreaker avant Les Archives de Roshar ?
Oui, c’est notre recommandation.
Ce n’est pas indispensable pour comprendre l’intrigue principale, mais cela permet d’apprécier plusieurs révélations et de reconnaître certains personnages importants.
Quel est le meilleur livre de Brandon Sanderson ?
Si vous découvrez l’auteur, nous recommandons L’Empire ultime, premier tome de Fils des Brumes.
Si vous aimez les grandes fresques de fantasy, Les Archives de Roshar représentent probablement son œuvre la plus ambitieuse.
Peut-on commencer directement par Les Archives de Roshar ?
Oui, mais ce n’est pas l’idéal.
La série est dense, exigeante et très ambitieuse.
Commencer par Fils des Brumes permet de se familiariser avec le style de Brandon Sanderson avant d’aborder son œuvre la plus monumentale.
En résumé
| Vous recherchez… | Nous vous conseillons |
|---|---|
| Le meilleur point d’entrée | L’Empire ultime (Fils des Brumes) |
| La meilleure série | Les Archives de Roshar |
| Le meilleur roman indépendant | Warbreaker |
| La meilleure série de science-fiction | Skyward |
| La meilleure série jeunesse | Alcatraz |
| Le meilleur parcours complet | Fils des Brumes → Elantris → Warbreaker → Roshar → Romans secrets → Fils des Brumes (époque 2) |
Conclusion
Avec une bibliographie qui dépasse aujourd’hui la trentaine d’ouvrages traduits en français, Brandon Sanderson peut sembler impressionnant lorsqu’on le découvre. Pourtant, son œuvre est construite de manière à permettre plusieurs portes d’entrée, selon vos goûts et vos envies.
Notre recommandation reste de commencer par Fils des Brumes, avant de découvrir progressivement Elantris, Warbreaker puis Les Archives de Roshar. Vous profiterez ainsi pleinement de la richesse du Cosmère et des nombreux liens qui unissent les différents romans.
Enfin, n’oubliez pas que Brandon Sanderson ne se résume pas à son univers partagé. Des séries comme Skyward, Alcatraz ou Cœur d’acier montrent toute l’étendue de son talent et permettent de découvrir d’autres facettes de son imagination.
Le ressuscité de Titan par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Le ressuscité de Titan
Titre : Le ressuscité de Titan (Tome 18 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : C. Lamy
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le ressuscité de Titan
« Quand le robot entra en planant, je fis semblant de dormir tout en observant chacun de ses mouvements à travers mes paupières mi-closes. Nous l’appelions Poséidon, ou plus exactement je l’appelais ainsi car jamais il ne serait venu à l’esprit de Merkosh d’accepter un nom que j’avais choisi. Lui, de son côté, devait l’avoir baptisé « hybscher ». Du moins le mot qui sortait du haut-parleur du translateur, en corrélation manifeste avec les apparitions de la machine, sonnait-il ainsi. L’Opronien avait le timbre aussi instable que celui d’un adolescent au plus pénible moment de la puberté et il roulait les « r » d’une façon aussi horripilante que le crissement d’une craie sur une ardoise. À croire qu’il ne s’en apercevait pas… Il me portait sur les nerfs, particulièrement lorsqu’il riait. Parfois, il caquetait comme une poule avant de pousser sans transition un grognement qui dérapait dans les aigus.
Je le regardai. Cette fois-ci, il se tenait tranquille, allongé sur son lit. Son corps d’une taille de deux mètres, incroyablement mince et à l’épiderme transparent, lui donnait un air si désarmé et vulnérable que j’oubliais presque combien il était dangereux. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Le ressuscité de Titan – Perry Rhodan. »
Un frère au-delà des siècles par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Un frère au-delà des siècles
Titre : Un frère au-delà des siècles (Tome 17 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M Vannereux
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Un frère au-delà des siècles
« Joaquin Manuel Cascal émergea de sa salle de bains, revêtu d’un peignoir de coton blanc. Il avait consacré les trente dernières minutes à se doucher et à se raser, terminant par un massage complet. À présent, il se sentait en pleine forme. Il en avait eu bien besoin, après ce long séjour dans le passé de la Terre.
Il but une bonne gorgée de jus d’orange – à base de vrais fruits, cultivés sur Sol III – et poussa un profond soupir.
— Je crains, murmura-t-il, qu’une journée difficile ne nous attende !
Il s’approcha nonchalamment d’un terminal relié à la positronique de l’hôtel, afficha une liste qu’il étudia, puis sélectionna divers articles en pianotant sur le minuscule clavier. Dès qu’il eut validé sa commande, le Terranien alluma l’écran de la trividéo et attendit les nouvelles du matin.
Par simple frôlement d’un contact, il modifia la transparence de la fenêtre. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Un frère au-delà des siècles – Perry Rhodan. »
A l’aube de Lémuria par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de A l’aube de Lémuria
Titre : A l’aube de Lémuria (Tome 16 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gasser, M Vannereux, J Gérard
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de A l’aube de Lémuria
« Le léger séisme se produisit peu après minuit ; il passa inaperçu chez la plupart des habitants de Viti Levu, l’une des îles Fidji, car ils dormaient d’un profond sommeil. Ceux qui étaient encore éveillés ne lui accordèrent aucune importance.
Le docteur Kenosha Bashra, anthropologue et spécialiste de l’histoire lémurienne, se tenait à ce moment sur le balcon de sa chambre d’hôtel, goûtant la fraîche brise nocturne qui caressait son visage.
Comme presque tous les soirs, il avait ingurgité de nombreux daïquiris en discutant avec les autres clients du bar.
Très peu d’entre eux ignoraient qu’il passait ses journées sur les hauteurs du Mont Lémur, dans la vallée d’Enada. Cela le rendait à la fois énigmatique et intéressant. Le site était classé zone interdite ; même son survol en glisseur était prohibé. L’anthropologue avait l’habitude d’atterrir sur le toit de l’hôtel en toute fin d’après-midi ; il était le seul scientifique à s’offrir le luxe d’une chambre individuelle — les autres vivaient dans les nombreuses coupoles qui avaient éclos dans la combe durant les derniers mois. Bien que le docteur Bashra s’avérât de nature particulièrement loquace, les clients de l’hôtel essayaient vainement d’en savoir plus sur le projet qui attendait son aboutissement dans la vallée d’Enada. Le savant restait discret, même après plusieurs verres. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « A l’aube de Lémuria – Perry Rhodan. »






