Auteur/autrice : CH91
Le meilleur des mondes – Retour au meilleur des mondes par Aldous Huxley

Fiche de Le meilleur des mondes – Retour au meilleur des mondes
Titre : Le meilleur des mondes – Retour au meilleur des mondes
Auteur : Aldous Huxley
Date de parution :
Traduction : J. Castier, D. Meunier, H. Cohen
Editeur : Plon
Sommaire de Le meilleur des mondes – Retour au meilleur des mondes :
- Le meilleur des mondes
- Retour au meilleur des mondes
Monolithe par Shaun Hutson
Fiche de Monolithe
Titre : Monolithe
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : C. Corthouts
Date de parution : 2015
Editeur : Editions Faute de frappe
Première page de Monolithe
« La fenêtre explosa vers l’intérieur du magasin, projetant du verre dans toutes les directions.
Quelques secondes plus tard, un nouvel impact contre la grande vitrine provoqua une deuxième cascade d’éclats de cristal, qui saupoudra le décor d’un étrange miroitement.
Deux autres briques suivirent, chacune brisant davantage la devanture.
Le petit homme, debout dans les escaliers, avait perçu le premier fracas. C’est d’ailleurs ce qui l’avait réveillé. Au moment où il entendit le second, il était déjà hors du lit et se dirigeait vers le palier. Malgré la peur qu’il ressentait, il devait descendre sur les lieux, pour voir exactement ce qui se passait et, si possible, empêcher que la situation ne dégénère davantage.
Il avait déjà ressenti une telle peur et il empruntait les étroites marches en bois avec hésitation, redoutant ce qui l’attendait mais certain qu’il ne pourrait pas échapper à la réalité. Il s’était déjà trop souvent caché au cours de sa vie. Courir et se cacher. Ces deux manières de vivre commençaient à prendre une place bien trop importante dans son quotidien.
Il espérait qu’ici, il en serait autrement. »
Extrait de : S. Hutson. « Monolithe. »
Slugs par Shaun Hutson

Fiche de Slugs
Titre : Slugs
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : T. Bauduret
Date de parution : 1982
Editeur : Editions Faute de frappe
Première page de Slugs
« Ron Bell réussit à finir un couplet de Mull of Kyntire avant de gerber tripes et boyaux, puis se laissa lourdement tomber contre le poteau de bois en se demandant pourquoi le monde tournoyait si vite. Il se cassa en deux par-dessus la clôture, se tint le ventre et tenta de persuader le reste du Scotch qu’il avait bu de retourner d’où il venait. Il avala et gonfla les joues.
Une mince pellicule de sueur baignait son visage et il marmonnait des mots indistincts, tandis que son estomac faisait des sauts de carpe. Il se retourna pour fixer le réverbère, sa lumière crue au sodium lui rappelant un immense ver luisant.
Amusé par sa propre analogie, Ron eut un rire. Il poussa la grille, trébucha encore sur une dalle de granit ébréchée, tomba en avant, laissa échapper sa bouteille de Haig qui atterrit dans les hautes herbes à côté de l’allée sans se briser.
En s’asseyant, Ron sentit quelque chose de mouillé sous lui et crut que c’était le whisky. Il posa une main sur l’entrejambe de son pantalon et se remit à rire.
— Faites que ce soit du sang, dit-il en s’esclaffant bruyamment. »
Extrait de : S. Hutson. « Slugs. »
Les canots du Glen Carrig par William H. Hodgson

Fiche de Les canots du Glen Carrig
Titre : Les canots du Glen Carrig
Auteur : William H. Hodgson
Date de parution : 1907
Traduction : J. Parsons
Editeur : Terre de brume
Première page de Les canots du Glen Carrig
« Cela faisait à présent cinq jours que nous nous trouvions à bord de ces canots et que nous n’apercevions aucune terre. Et puis, le matin du sixième jour, on entendit le maître d’équipage, qui commandait la chaloupe de sauvetage, crier qu’il y avait au loin, à bâbord, quelque chose qui aurait pu être une terre, mais c’était très bas sur l’horizon et il était impossible de dire si c’était une terre ou un nuage du matin. Cependant, comme cela faisait renaître un peu d’espoir dans nos cœurs, nous avions trouvé, malgré la fatigue, la force de ramer dans cette direction et, au bout d’une heure, nous pouvions constater qu’il s’agissait bien, en effet, du rivage d’un pays plat.
Il ne devait pas être beaucoup plus de midi quand nous sommes arrivés assez près pour distinguer quel genre de terre s’étendait au-delà du littoral ; nous avons découvert qu’elle était abominablement plate et désolée au-delà de tout ce que nous aurions pu imaginer. Elle semblait comporter par endroits des îlots d’une étrange végétation ; je n’avais aucun moyen de dire si c’étaient de petits arbres ou de grands buissons. Mais je sais une chose, c’est que je n’avais jamais rien vu de pareil. »
Extrait de : W. H. Hodgson. « Les canots du Glen Carrig. »
Le jour des voies par Albert Higon
Fiche de Le jour des voies
Titre : Le jour des voies
Auteur : Albert Higon
Date de parution : 1977
Editeur : J’ai lu
Première page de Le jour des voies
« Deux policiers fédéraux avaient ceinturé l’homme brun et gras dans le couloir du jet. Les policiers étaient en uniforme gris ; l’homme vêtu d’une tunique blanche et d’un short kaki. L’officier fedpo s’avança avec une attitude théâtrale et prononça une phrase dont Bruno Aden, depuis son box, n’entendit que la fin :
— … désormais hors la loi !
Quel était donc ce parti, ce mouvement, ce groupe mis hors la loi par les Fédéraux ?
L’individu que les flics venaient d’arrêter dans le courrier d’Africa I brandissait encore d’un air de défi, et malgré les menottes magnétiques, un journal mal imprimé sur deux minces feuilles de papier gris : Le Temps des Voies. Bruno sourit. Les adventistes de Fargan Oulds lui semblaient les gens les plus inoffensifs du monde. Mais des faits nouveaux avaient pu intervenir. Une idée absurde lui traversa l’esprit : ces faits nouveaux n’étaient-ils pas sans rapport avec sa propre mission ? Oh, tu deviens mégalomane, visiteur-inspecteur Bruno Aden. Mégalomane et paranoïaque ! »
Extrait de : A. Higon. « Le jour des Voies. »
La chute des anges par Frank Herbert

Fiche de La chute des anges
Titre : La chute des anges
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 2013
Traduction : F. Le Roy
Editeur : Robert Laffont
Première page de La chute des anges
« Ce fut dans ce moment fugace qui précède le réveil qu’un cauchemar envahit l’esprit de Jeb Logan. Il y sema un sentiment de vacuité qui, alors qu’il sortait pour de bon du sommeil, se mua en prémonition.
Et cela donna le ton à sa journée.
La matinée commença lentement. Les nuages noirs, annonciateurs de la saison des pluies équatoriennes, retardaient l’aube. La lumière du jour émergea paresseusement des ténèbres, telle une femme qui s’éveille au côté de son amant. Puis la brise du matin chassa les nuages vers l’est en direction de la jungle.
Mais il ne pleuvait toujours pas et une brume poussiéreuse enveloppait les hauts plateaux secs, conférant au ciel une teinte de cendres tamisées.
Le soleil faisait scintiller les brillants de mica sur le coteau oriental de la vallée qui abritait la ville andine où Logan résidait. Elle s’était vu baptiser Milagro à la suite d’un miracle local, une histoire devenue légendaire à force d’être répétée : sortant d’un profond sommeil, un jeune garçon frappé de paludisme s’était traîné jusqu’à la rue de terre battue, et, pointant du doigt le ciel, s’était écrié en espagnol : « Regardez les anges ! Regardez les anges ! »
Extrait de : F. Herbert. « La Chute des anges. »
Nouvelles 1952-1979 par Frank Herbert

Fiche de Nouvelles 1952-1979
Titre : Nouvelles 1952-1979
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 2021
Traduction : V Basset, P Billon, JM Boissier, PP Durastanti, C Fargeot, D Haas, J&M Lederer, J Meistermann, FM Watkins
Editeur : Bélial
Sommaire de Nouvelles 1952-1979
- Vous cherchez quelque chose ?
- Opération Musikron
- Chiens perdus
- La planète des rats porteurs
- La course du rat
- Forces d’occupation
- Le rien-du-tout
- Cessez-le-feu
- Tracer son sillon
- La drôle de maison sur la colline
- La voie de la sagesse
- Chaînon manquant
- Opération Meule-de-foin
- Les prêtres du psi
- L’oeuf et les cendres
- B.E.U.A.R.K.
- Chant nuptial
- Essayez de vous souvenir
- Champ mental
- La délicatesse du saboteur
- Le syndrome de la Marie-Céleste
- Les esclaves du vert
- Le comité du tout
- L’effet MG
- Les primitifs
- Etranger au paradis
- Selon les règles
- La bombe mentale
- Semence
- Meurtre vital
- Passage pour piano
- Martingale
- Rencontre dans un coin perdu
- Mort d’une ville
- Allons à la fête
- Chants d’une flûte sensible
- Les grenouilles et le savant
- Les cochons à plumes
- Le Ferosslk fortuit
Le sabre de l’Islam par Dominique Hennemont

Fiche de Le sabre de l’Islam
Titre : Le sabre de l’Islam
Auteur : Dominique Hennemont
Date de parution : 1952
Editeur : André Martel
Première page de Le sabre de l’Islam
« Deux falaises, au-dessus d’une mer morte, encadraient l’immense lune. Le premier méhari qui parut sur la crête en prit une majesté fantastique.
C’était une bête de rêve, un dromadaire blanc à pompons et à franges et il hésitait là-haut, avançant sur la vallée des Tombeaux un col qui ployait et une tête dédaigneuse de dévote.
Des grelots tintèrent. Un choc de tambourin se répercuta sur la plaine.
Au pied des dunes, deux hommes se regardèrent. La triple Palmyre leur prêtait son théâtre de colonnades et de voies triomphales.
Ils étaient à leur place : Marchand, un vieux briscard, le capitaine des méharistes — et Axel de Horn, un légionnaire. L’élégance précise de celui-ci et sa taille — 1 m. 80 — s’accordaient avec un profil d’Aiglon aux yeux clairs et morts. Il venait de conduire à tombeau ouvert la vieille Ford du gouverneur du vilayet. Heureusement, ils arrivaient à temps. »
Extrait de : D. Hennemont. « Le Sabre de l’Islam. »
Puce mission évasion ! par Johan Heliot
Fiche de Puce mission évasion !
Titre : Puce mission évasion !
Auteur : Johan Heliot
Date de parution : 2023
Editeur : Poulpe Fictions
Première page de Puce mission évasion !
« Le craquement de la foudre réveille Bastien en sursaut. La chambre s’illumine malgré les rideaux tirés. Un éclair gigantesque fend le ciel en deux. Et puis, c’est le déluge.
Le garçon se frotte les yeux. Il quitte le lit et s’approche de la fenêtre à pas traînants. Un roulement de tonnerre fait vibrer les carreaux sous sa paume. L’orage s’abat sur la ville avec une violence inouïe. Le vent pousse des sifflements furieux. Des trombes d’eau frappent les toits des maisons et des immeubles dans un fracas assourdissant. Les étoiles et la lune ne sont plus visibles, cachées par d’énormes nuages d’une noirceur absolue.
D’un coup, les lumières des réverbères s’éteignent, plongeant la rue et le jardin dans l’obscurité. Bastien tâtonne jusqu’à l’interrupteur et l’actionne en vain.
Plus d’électricité non plus dans la maison.
Bon, pas de panique… Il possède une lampe-torche, rangée quelque part. Mais où l’a-t-il fourrée ?
Ah oui, ça lui revient !
À quatre pattes dans son lit, Bastien tend le bras pour soulever le couvercle de son vieux coffre à jouets et se met à fouiller parmi les voitures, les avions, les vaisseaux spatiaux et les robots amassés depuis des années.
Une fois sa lampe trouvée, il promène le rayon de lumière jaune sur les posters affichés aux murs, les livres et les figurines de super-héros encombrant les étagères.
Dehors, l’averse fait toujours rage. La foudre tombe de nouveau, encore plus près de la maison… »
Extrait de : J. Heliot. « Puce, mission évasion. »
La fin par Lemony Snicket
Fiche de La fin
Titre : La fin (Tome 13 sur 13 – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire)
Auteur : Lemony Snicket
Date de parution : 2006
Traduction : R.M Vassallo
Editeur : Nathan
Première page de La fin
« S’il vous est arrivé d’éplucher un oignon, vous avez pu constater que sous la première fine pelure se cache une autre fine pelure, et sous cette autre fine pelure une autre encore, puis une autre, et une autre, et une autre, si bien qu’avant longtemps vous vous retrouvez avec des dizaines, des centaines de pelures sur la table de la cuisine et des torrents de larmes dans les yeux, au point de regretter d’avoir entrepris d’éplucher cet oignon pour commencer, et de vous dire que vous auriez mieux fait de le laisser se momifier en paix sur son étagère, mieux fait de poursuivre sans lui le cours de votre vie, quitte à renoncer à tout jamais aux saveurs complexes, envahissantes et douces-amères de cet étrange et âpre légume.
À sa façon, l’histoire des orphelins Baudelaire est un oignon, et si vous vous obstinez à éplucher jusqu’à la dernière les fines pelures de cette série de désastreux événements, vous vous retrouverez avec cent soixante-dix chapitres navrants sur vos rayonnages et plus de larmes dans les yeux que vous n’auriez cru pouvoir en produire. »
Extrait de : L. Snicket. « La Fin – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. »