Auteur/autrice : CH91

 

Piège dans l’espace par Jimmy Guieu

Fiche de Piège dans l’espace

Titre : Piège dans l’espace (Tome 1 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1959
Editeur : Fleuve noir

Première page de Piège dans l’espace

« Considérées jusqu’au XXe siècle comme un territoire de désolation, les étendues désertiques du Nouveau-Mexique avaient bien changé depuis l’avènement de l’Ere Astronautique. A White Sands, les immenses bâtiments de surface de la spatiogare formaient une véritable cité entourée de verdure, de parcs et de piscines où des corps bronzés se baignaient ou dansaient sous un soleil torride. Ses rayons, il est vrai, étaient soigneusement filtrés par le formidable dôme en plexiglas polarisant bleuté qui coiffait l’astroport.
Epousant les deux mille mètres de courbure du globe protecteur, un monumental panneau publicitaire proclamait en lettres flamboyantes animées de pulsations :

Agence Kosmos.
Office Interstellaire du Tourisme.
Voyages surprises.
Départs mensuels à destination de :
Véga, Sirius, Wolf 359 et Altaïr.
Circuits touristiques-surprises réguliers
à destination de Canopus
via Mars et Ganymède.
Escale au Kosmos-Palace Transmartien.
 »

Extrait de : J. Guieu. « Blade et Baker – 01 – Piège dans l’espace. »

Le premier octobre il sera trop tard par Fred Hoyle

Fiche de Le premier octobre il sera trop tard

Titre : Le premier octobre il sera trop tard
Auteur : Fred Hoyle
Date de parution : 1966
Traduction : C. de Richemont
Editeur : Néo

Première page de Le premier octobre il sera trop tard

« On m’avait demandé de composer une œuvre pour le Festival de Musique contemporaine de Cologne en 1966. Je décidai de composer une suite de variations sérielles et choisis cette forme sérielle d’une part en tant qu’exercice technique, et d’autre part parce que j’avais envie de terminer chacune des variations par le cri d’un animal domestique.
La composition des trois premières variations fut assez facile, mais je butai sur la quatrième. J’avais sans doute besoin d’un changement d’air pour me sortir de cette ornière. Ma décision de partir pour la Cornouaille et d’y passer huit jours marqua le début insignifiant d’une suite d’événements extraordinaires. À cet instant précis je franchis en quelque sorte une invisible frontière séparant deux univers totalement différents.
Allongé au sommet d’une falaise baignée de soleil, je m’efforçais de trouver un moyen de reproduire fidèlement le hennissement d’un cheval. Je dus m’assoupir et dormir dix minutes environ. Je me réveillai soudain, tiré de ma torpeur par une harmonie déchaînée qui me martelait la tête – une mélodie unique dans une vie de musicien. »

Extrait de : F. Hoyle. « Le premier octobre, il sera trop tard. »

Les aventures d’Allan Quatermain par H. Rider Haggard

Fiche de Les aventures d’Allan Quatermain

Titre : Les aventures d’Allan Quatermain – l’intégrale
Auteur : H. Rider Haggard
Date de parution : 2014
Traduction : R. Castel, R. Lécuyer, J. Finné
Editeur : Omnibus

Sommaire de Les aventures d’Allan Quatermain

  • L’épouse d’Allan
  • Les mines du roi Salomon
  • Allan Quatermain

Première page de L’épouse d’Allan

« Peut-être se souviendra-t-on que dans les dernières pages de son journal, écrites juste avant sa mort, Allan Quatermain fait allusion à son épouse morte depuis longtemps, affirmant qu’il a amplement parlé d’elle ailleurs.

Quand on eut connaissance de sa mort ses papiers me furent remis, à moi, son exécuteur littéraire. Parmi ceux-ci je trouvai deux manuscrits ; celui qui suit est l’un d’eux. L’autre est simplement le récit d’événements auxquels Mr Quatermain ne fut pas personnellement mêlé, un roman zoulou dont l’histoire lui fut contée par le héros bien des années après que se fut produite la tragédie. Mais pour l’heure nous n’avons rien à faire de celui-ci. 

J’ai souvent songé (ainsi commence le manuscrit de Mr Quatermain) à consigner sur le papier les événements en rapport avec mon mariage, et la perte de ma très chère épouse. Bien des années ont maintenant passé depuis cet événement et le temps a dans une certaine mesure atténué l’ancienne douleur ; le ciel sait pourtant qu’elle est encore assez vive. En deux ou trois occasions j’ai même commencé ce récit. Une première fois je l’ai abandonné parce que le mettre par écrit m’accablait au-delà du supportable, une deuxième parce que je fus brusquement obligé de m’absenter pour un voyage, et la troisième parce qu’un boy cafre trouva mon manuscrit à sa convenance pour allumer le feu à la cuisine. »

Extrait de : H.R Haggard. « Les aventures d’Allan Quatermain. »

Aycha et Allan par H. Rider Haggard

Fiche de Aycha et Allan

Titre : Aycha et Allan (Tome 7 sur 14 – Allan Quatermain) (Tome 3 sur 4 – Elle)
Auteur : H. Rider Haggard
Date de parution : 1919
Traduction : J. Finné
Editeur :

Première page de Aycha et Allan

« Mon ami, qui entrerez en possession, un jour, je l’espère, de tous mes manuscrits, je dois vous donner quelques précisions sur l’un de ceux-ci.

Voilà longtemps que j’ai jeté sur le papier, sous forme de notes, les événements que je veux à présent reprendre avec davantage de précision. Ces notes, je les avais gribouillées pour ma propre satisfaction. Vous aurez sans doute constaté combien le souvenir nous fait défaut, à mesure que nous avançons en âge. Nous pouvons rassembler, avec une exactitude presque douloureuse, ce que nous avons subi et vu au cours de notre jeunesse, mais les événements qui ont affecté le milieu de notre vie nous glissent de la mémoire comme de l’eau entre les doigts, ou bien ils fondent comme un paysage de vallée que submerge un brouillard aveugle. Loin, très loin, le soleil paraît toujours luire sur les plaines et les collines de notre adolescence et des premières années de notre âge adulte ; il luit toujours pendant les heures éphémères de la vieillesse, cette dernière proéminence rocheuse sur laquelle nous attendons – mais la vallée qui sépare ces deux sommets reste noyée dans le brouillard. Oh oui ! Même les pics qui symboliseraient les événements les plus marquants de cette période de notre vie, même les pics se perdent parfois dans la brume unificatrice. »

Extrait de : H.R Haggard. « Aycha et Allan. »

La femme truquée par Jean-Pierre Fontana

Fiche de La femme truquée

Titre : La femme truquée
Auteur : Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1980
Editeur : NEO

Première page de La femme truquée

« Noémie fut éclaboussée par les échos de la rafale au moment même où elle dépassait les ruines de l’ancien pont de la Tournelle. Un pur réflexe la jeta sur le sol glissant du trottoir. L’instant d’après, elle devinait que le tireur se trouvait en fait sur la même rive qu’elle et s’en prenait à une cible aperçue dans les décombres de Saint-Louis. Elle se redressa lentement, hésita à s’essuyer les mains au tissu de la robe et préféra finalement patienter jusqu’à son domicile pour débarrasser ses paumes des traces de boue.

L’homme était embusqué à une cinquantaine de mètres en amont, à l’abri d’une murette qui surplombait les ports désaffectés. Il portait la tenue gris-acier des francs-tireurs et son arme – une carabine au canon télescopique – était couplée à un appareil-photo-retard grâce auquel il pourrait réclamer la prime s’il avait eu le bonheur de faire mouche.

Tandis qu’elle se rapprochait de lui, Noémie s’interrogea sur les motifs qui poussaient certains citadins des deux bords à rejoindre les îles : elle ne trouva aucune réponse satisfaisante. La nostalgie du passé ? Le jeu n’en valait certes pas la chandelle. »

Extrait de : J.P Fontana. « La femme truquée. »

Le faiseur de folles par Paul Féval

Fiche de Le faiseur de folles

Titre : Le faiseur de folles (Tome 5 sur 5 – Les mystères de demain)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1922-1924
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Le faiseur de folles

« Dans le laboratoire du savant Oronius, un haut-parleur vibra et retentit. Une voix de stentor jeta ces mots :

— Nous sommes sur la piste… Mais en quel étrange pays !…

Et brusquement la voix s’interrompit ; un bruit de friture suivit, décevant Oronius qui haletait.

Le savant ne venait-il pas de reconnaître la voix de son fidèle serviteur Laridon, parti depuis des semaines, en compagnie de son noir acolyte, Julep, le nègre pommelé, à la recherche de Jean et de Cyprienne Chapuis, le gendre et la fille du savant, disparus au cours d’un voyage aérien.

Le son de cette voix familière avait donné un instant de joie et d’espoir au père angoissé. Enfin ! il allait savoir !… »

Extrait de : P. Féval. « Le Faiseur de folles – Les mystères de demain. »

L’humanité enchaînée par Paul Féval

Fiche de L’humanité enchaînée

Titre : L’humanité enchaînée (Tome 4 sur 5 – Les mystères de demain)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1922-1924
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de L’humanité enchaînée

« L’Histoire ne pourra perdre le souvenir des terrifiants cataclysmes qui se succédèrent durant les premières années du vingt-et-unième siècle. Assailli par des fléaux imprévus, le monde faillit périr. Tout au moins, si ce ne fut pas la fin de la terre, on put croire que c’était celle de l’humanité.

On sait maintenant quelle avait été l’origine de ces forces destructrices qui menacèrent d’anéantir la Vie. Nul n’ignore à qui il convient de les attribuer. La science a deux visages – comme le Janus Bifrons des Romains – et la plupart des armes qu’elle manie peuvent indifféremment tuer ou guérir. La même science inspirera le génie du mal et le génie du bien. Et c’était bien ces deux génies qu’incarnaient, au début de l’an 2.000, ces savants ennemis, le professeur Hantzen et l’illustre maître Oronius.

Les maux déchaînés sur le monde vinrent du premier, de même que le second seul y trouva les remèdes et les palliatifs. »

Extrait de : P. Féval. « L’Humanité enchaînée – Les mystères de demain. »

Le réveil de l’Atlantide par Paul Féval

Fiche de Le réveil de l’Atlantide

Titre : Le réveil de l’Atlantide (Tome 3 sur 5 – Les mystères de demain)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1922-1924
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Le réveil de l’Atlantide

« Au commencement du vingt-et-unième siècle, personne ne l’ignore mais nous nous permettons de le répéter pour le cas où certains l’auraient oublié, l’agglomération Yokohama-Tokio était devenue l’une des capitales les plus modernes du monde.

Son importance et le développement qu’elle avait pris ne venaient pas seulement du rang occupé par le Japon dans le monde asiatique. – Et c’était le premier rang puisque l’ancien Mikado portait présentement le titre de Président des États-Unis d’Asie. – Mais ils découlaient encore du fait que la puissante république, après avoir ressuscité et galvanisé l’indolence des jaunes, marchait en tête de la Civilisation.

Autant que Paris ou Londres, plus que Rio-de-Janeiro ou New-York, Yokohama était donc une ville cosmopolite. C’est dire que le moindre événement y attirait une foule bigarrée, comptant autant d’Européens que d’Asiatiques, sans parler des Américains, des Australiens et des Africains de toutes couleurs. »

Extrait de : P. Féval. « Le Réveil de l’Atlantide – Les mystères de demain. »

Le monde des damnés par Paul Féval

Fiche de Le monde des damnés

Titre : Le monde des damnés (Tome 2 sur 5 – Les mystères de demain)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1922-1924
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Le monde des damnés

« — Un vrai miroir ! Si c’était gelé, ça ferait une patinoire épatante. Par malheur, le temps n’est pas à la gelée. Ça, non !

Penché vers la mer, en prononçant ces mots, avec une nuance de regret, le personnage qui traduisait ainsi à haute voix ses impressions de voyage, s’épongea le front.

Le groupe cosmopolite qui l’entourait opina du bonnet.

Groupe cosmopolite, avons-nous dit. Il se composait, en effet, d’une jeune Chinoise, d’un singulier nègre et d’un fort gracieux spécimen de la race blanche.

La Chinoise se nommait Mandarinette. Nous aurons bientôt à préciser dans quelles circonstances bizarres elle avait été introduite en cette société.

Le nègre, lui, avait nom master Julep ; son corps, jadis uniformément noir, comme doit l’être celui d’un honnête descendant de Cham, présentait d’étranges bigarrures qui faisaient de sa peau une carte d’échantillons de toutes les couleurs. »

Extrait de : P. Féval. « Le Monde des Damnés – Les mystères de demain. »

Les fiancés de l’an 2000 par Paul Féval

Fiche de Les fiancés de l’an 2000

Titre : Les fiancés de l’an 2000 (Tome 1 sur 5 – Les mystères de demain)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1922-1924
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Les fiancés de l’an 2000

« Dans la lumineuse spirale de l’escalier de verre descendant de la terrasse une gracieuse silhouette s’enfonçait, se fondait, devenait de plus en plus vague ; elle cessa d’être distincte au bout de quelques minutes, quand l’épaisseur des dalles de cristal de plusieurs paliers successifs se fût interposée entre elle et les yeux admiratifs qui la suivaient.

Alors, Jean Chapuis releva la tête, s’éloigna de quelques pas et vint s’accouder au bord de la terrasse de la Villa féerique, demeure du célèbre Oronius, le savant père de cette exquise Cyprienne qui venait de le quitter et dont il était l’heureux fiancé.

À ses pieds – c’est-à-dire au bas des hauteurs de Belleville sur lesquelles était érigée la troublante Villa de cristal, où se trouvait le laboratoire du plus grand et du plus mystérieux des savants – le Paris du vingtième siècle s’étendait. La vingt-deuxième heure venait de sonner. Aux époques périmées on eût dit : c’était la nuit… »

Extrait de : P. Féval. « Les Fiancés de l’an 2000 – Les mystères de demain. »