Catégorie : Livres
Le Capitaine Hyx par Gaston Leroux

Fiche de Le Capitaine Hyx
Titre : Le Capitaine Hyx (Tome 1 sur 2 – Aventures effroyables de M. Herbert de Renich)
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1917
Editeur : Bibebook
Première page de Le Capitaine Hyx
« D’abord je vous dis, moi, Carolus Herbert de Renich, du pays neutre de Gutland en Luxembourg, que je suis un honnête homme, incapable de mentir.
Ceci bien entendu, je commencerai par déclarer que, dussé-je vivre une éternité, je me souviendrai, jusqu’à la fin des temps, de la minute d’effarement et de douleur (que devaient suivre tant d’autres terribles minutes) pendant laquelle je reconnus sur l’une des tables du palais des jeux, à Funchal, et dans la lumière d’une lampe dont l’abat-jour me cachait tout le reste de sa divine personne, les longues mains pâles et frêles, veinées de bleu, de celle que j’avais tant aimée quand elle n’était encore que la belle Amalia Edelman ! »
Extrait de : G. Leroux. « Le Capitaine Hyx – Aventures effroyables de M. Herbert de Renich. »
Le coup d’état de Chéri-Bibi par Gaston Leroux

Fiche de Le coup d’état de Chéri-Bibi
Titre : Le coup d’état de Chéri-Bibi (Tome 5 sur 5 – Chéri-Bibi)
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1925
Editeur : Bibebook
Première page de Le coup d’état de Chéri-Bibi
« — Demandez les nouvelles de la dernière heure : « La République en danger ! Le coup d’État dévoilé ! L’interpellation de cet après-midi ! La mise en accusation des coupables ! »
Les camelots débouchaient au coin des grands boulevards et de la rue Royale.
À la hauteur d’un restaurant où déjeunaient des parlementaires, ceux-ci les appelèrent pour acheter les journaux et rentrèrent hâtivement dans l’établissement où l’on fit groupe autour d’eux.
— Alors, c’est bien pour cet après-midi ?
— Mais, je vous l’ai dit : Carlier a les preuves !
— A-t-il les noms ?
— Les noms sont dans toutes les bouches !
— Moi, je vous dis que Carlier ne marchera pas. Voilà plus de quinze jours qu’on dit qu’il a les preuves… Il n’a rien du tout ! Subdamoun et sa bande sont aussi malins que lui ! »
Extrait de : G. Leroux. « Le coup d’État de Chéri-Bibi – Chéri-Bibi. »
Chéri-Bibi et Cécily par Gaston Leroux

Fiche de Chéri-Bibi et Cécily
Titre : Chéri-Bibi et Cécily (Tome 4 sur 5 – Chéri-Bibi)
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1913
Editeur : Bibebook
Première page de Chéri-Bibi et Cécily
« L’auto s’arrêta au haut de la côte de Dieppe, avant d’arriver au Pollet.
« Dois-je attendre monsieur le marquis ? demanda le chauffeur.
— Non, Carolle, tu vas retourner au Tréport, et là, tu attendras mes ordres. »
Le marquis et son secrétaire descendirent de l’auto.
« Eh bien, mon brave Hilaire, nous voici au bout de nos tribulations.
— Monsieur le marquis doit être bien ému ! » fit Hilaire en regardant son maître, un homme superbe, de grande et forte corpulence, tandis que lui, chétif, flottait dans un complet veston de voyage qui paraissait trop grand pour son étroite poitrine, pour ses membres grêles et fragiles.
« Oui, Hilaire, oui, je suis ému, tu peux le croire, si ému que je ne suis point fâché d’arriver à la nuit tombante dans un pays où chaque pierre, tu entends, chaque pavé de la route évoque pour moi un souvenir. »
Extrait de : G. Leroux. « Chéri-Bibi et Cécily – Chéri-Bibi. »
Fatalitas ! par Gaston Leroux

Fiche de Fatalitas !
Titre : Fatalitas ! (Tome 3 sur 5 – Chéri-Bibi)
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1919
Editeur : Bibebook
Première page de Fatalitas !
« Il y a de certains moments où le mensonge devient une chose sacrée et dérobe à la vérité son éclat, son rayonnement, sa force irrésistible de persuasion. On ne voit point d’ombre alors sur la figure qui ment, ni de trouble dans le regard. Et cependant Françoise ne sait pas mentir. Elle n’a jamais menti. Voilà pourquoi elle ment si bien quand elle ment pour la première fois, soutenue par cette idée terrible que si elle ment mal, elle va déterminer une catastrophe. Laquelle exactement ? Elle l’ignore !… Elle ne comprend rien à ce qui se passe, si ce n’est que la police poursuit son mari, que son mari se cache de la police, et d’elle, Françoise !…Et qu’il a partie liée avec cette espèce de monstre blessé dont il lui semble entendre le souffle au-dessous d’elle.
« Il y a longtemps que vous êtes dans cette pièce, madame ? demanda l’inspecteur… »
Extrait de : G. Leroux. « Fatalitas ! – Chéri-Bibi. »
Palas et Chéri-Bibi par Gaston Leroux

Fiche de Palas et Chéri-Bibi
Titre : Palas et Chéri-Bibi (Tome 2 sur 5 – Chéri-Bibi)
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1919
Editeur : Bibebook
Première page de Palas et Chéri-Bibi
« Sur la grève embrasée, devant le flot redoutable où glissaient les requins affamés, gardiens de sa prison, Palas était étendu. Le forçat semblait une bête lasse au repos. Au fait, il avait profité de la « relâche » de dix heures pour venir chercher là un peu de fraîcheur et de solitude, entre deux rochers qui l’isolaient du reste du bagne. Ah ! s’isoler ! Ne plus entendre !… Ne plus voir !…Ne plus penser !… Mais comment Palas eût-il fait pour ne plus penser à ce qu’il avait vu le matin même ?… à ce qu’il avait été forcé de voir ?…
Ce matin-là, il y avait eu double exécution !… un terrible exemple nécessaire… de la bonne besogne pour Pernambouc, le bourreau du bagne, et pour son aide : « Monsieur Désiré »… Horreur ! oh ! horreur !
Palas en frissonnait encore. C’était un corps encore jeune, plein de force et de souplesse. Appuyé sur les coudes, le menton dans la coupe de ses mains, il semblait faire quelque rêve impossible… Le large chapeau de paille jetait son ombre sur l’ombre de son regard profond qui glissait vers les lointains horizons. Ce que l’on apercevait de sa figure rase et de son profil était un dessin ferme et plein de finesse. Malgré la puissante empreinte du bagne qui a tôt fait de vieillir les plus jeunes, cet homme ne paraissait guère avoir plus de quarante ans… »
Extrait de : G. Leroux. « Palas et Chéri-Bibi – Chéri-Bibi. »
Les cages flottantes par Gaston Leroux

Fiche de Les cages flottantes
Titre : Les cages flottantes (Tome 1 sur 5 – Chéri-Bibi)
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1913
Editeur : Bibebook
Première page de Les cages flottantes
« Mon rêve, à moi, a toujours été d’être un honnête homme ! fit Petit-Bon-Dieu en jetant un coup d’œil du côté des gardes-chiourme qui, revolver au poing, se promenaient entre les cages.
— Pour quoi faire ? demanda Gueule-de-Bois.
— Pour quoi faire ? Pour m’établir marchand de vin, donc !
— Tout le monde peut pas être marchand de vin, philosopha Gueule-de-Bois, ça serait trop commode ! Chacun a son lot en venant au monde. Ainsi, toi, Petit-Bon-Dieu, t’étais bien sûr destiné à arracher ton copeau à Cayenne. Comme dit Chéri-Bibi : Fatalitas !Ce qui est écrit est écrit. On peut pas y faire à la Providence ! À propos de Chéri-Bibi, savez-vous ce que m’ dit l’ Rouquin ?
— C’est point ce que te dit l’ Rouquin qui m’occupe, répliqua Petit-Bon-Dieu, en baissant la voix, mais le moment est venu de causer sérieusement. Voyons, c’est-y pour aujourd’hui ? C’est-y pour demain ? »
Et les autres bandits, sur le même ton, répétèrent autour de Petit-Bon-Dieu :
« Il a raison !… C’est-y pour aujourd’hui ? C’est-y pour demain ? »
Extrait de : G. Leroux. « Les cages flottantes – Chéri-Bibi. »
Le déflecteur gravitationnel par Harry D. Parker
Fiche de Le déflecteur gravitationnel
Titre : Le déflecteur gravitationnel
Auteur : Harry D. Parker
Date de parution : 1929
Traduction : Mais-Encore.fr
Editeur : Mais-Encore.fr
Première page de Le déflecteur gravitationnel
« — C’est curieux, Charlie, mais t’es-tu déjà demandé pourquoi nous ne suivons jamais jusqu’à leur conclusion logique les petits incidents de notre vie quotidienne ? Tu sais, si nous le faisions, nous pourrions être capables, avec un peu de prévoyance et de logique inductive, de retracer ces développements jusqu’à leur effet ultime. Quand on regarde en arrière, n’importe quel incident révèle une chaîne inévitable de circonstances. On doit parfois se demander pourquoi le cerveau humain refuse de projeter le résultat final au moment même où les événements initiaux se produisent.
J’ai entendu bien des monologues de ce genre de la bouche de mon ami, Tom Lee. Les idées de Lee étaient toujours intéressantes, et souvent saisissantes. Pourtant, sa théorie rejoignait celle de Poe : il croyait que pour une intelligence capable d’appréhender toute la complexité des processus algébriques, la résolution ultime de n’importe quel problème était possible ; possible, c’est-à-dire, en y accordant le temps nécessaire au calcul requis. »
Extrait de : H. D. Parker. « Le déflecteur gravitationnel. »
Vous avez dit virtuel ? par Pat Cadigan

Fiche de Vous avez dit virtuel ?
Titre : Vous avez dit virtuel ?
Auteur : Pat Cadigan
Date de parution : 1998
Traduction : N. Serval
Editeur : Flammarion
Première page de Vous avez dit virtuel ?
« Quand même, qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à se prostituer ? » s’interroge le jeune blanc en sirotant son café glacé à l’aide d’une longue paille mince.
Le Japonais assis en face de lui arque les sourcils, glissant une nuance d’étonnement dans son masque impassible. « Ah bon ? Parce que tout le monde n’en est pas là ? »
Le rire du blanc retentit dans le bar presque vide. « Hé ben ! Quel bordel ce doit être, sur ta planète. »
Le Japonais fixe son regard sur le verre de son interlocuteur, tout auréolé de perles de buée. Il y a un tel phénomène de mode autour de ces boissons rétro qu’on ne saurait dire qui apprécie pour de bon le café glacé. Le bruit court que la plupart des bars se contentent de verser le jus de la veille sur un lit de glace pilée, en le camouflant sous des arômes artificiels et de l’ersatz de crème. « Question de nature, mon vieux. T’en as qui grimpent direct dans le rouge et d’autres qui ne décollent pas du zéro. Tu marches ou pas ? »
Extrait de : P. Cadigan. « Vous avez dit virtuel ?. »
Mise en abyme par Pat Cadigan

Fiche de Mise en abyme
Titre : Mise en abyme
Auteur : Pat Cadigan
Date de parution : 1992
Traduction : J.-P. Roblain
Editeur : J’ai lu
Première page de Mise en abyme
« J’étais au Davy Jones et, partout où je regardais, je ne voyais que moi. Moi ou des gens qui voulaient être moi ; pourtant la boîte n’était même pas encore à moitié pleine. Je sentais que j’allais adorer être Célèbre.
Le holo-poisson qui évoluait dans l’eau trop bleue clignota avant de disparaître pour revenir en plus brillant. Je fis le rapprochement. Moi aussi je venais juste de renaître et ces petites absences représentaient un bien modeste prix à payer pour devenir Célèbre. Rien de très grave, cela se produisait chaque fois que j’affinais le réglage du système. Il suffisait que je prenne le temps de me repérer, que je respire profondément, et tout allait me revenir. Ça se passait toujours ainsi.
J’aperçus mon nouveau patron à l’autre bout du club en train de discuter avec quelques-unes des employées. Je lui fis un grand signe pour éviter de parler, je ne voulais pas qu’il sache que son nom ne me revenait pas. Ces pertes de mémoire après les manips cérébrales, que c’était pénible ! »
Extrait de : P. Cadigan. « Mise en abyme. »
Les synthérétiques par Pat Cadigan

Fiche de Les synthérétiques
Titre : Les synthérétiques
Auteur : Pat Cadigan
Date de parution : 1991
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël
Première page de Les synthérétiques
« Je n’aurais pu venir à bout de ce projet sans le soutien de Mike et Rosa Branks. Outre qu’il m’a fait partager ses vastes connaissances en matière d’ordinateurs et de réseaux, Mike n’a pas hésité à tout laisser tomber pour me récupérer trente pages de texte digérées par un lecteur de disquettes tombé en rideau tandis que Rosa me calmait grâce à ses trésors d’équilibre, de sagesse et son stock de plaisanteries pour moi encore inédites. Il fallait que vous soyez là – je vous suis reconnaissante de l’avoir été.
Je suis également reconnaissante à Ralph Roberts de m’avoir gentiment laissée consulter le manuscrit de son bouquin Virus informatiques au moment où j’en avais le plus besoin.
Un grand merci à Pat LoBrutto pour sa patience et sa sollicitude de directrice de collection ; à Shawna McCarthy pour y avoir cru dès le début ; et à Betsy Mitchell pour m’avoir ramenée chez moi entière. Merci aussi à Lou Aronica, toujours respectueux et de bon conseil. »
Extrait de : P. Cadigan. « Les Synthérétiques. »