Catégorie : Livres
Le diadème des étoiles par Jo Clayton

Fiche de Le diadème des étoiles
Titre : Le diadème des étoiles (Tome 1 sur 6 – Diadème)
Auteur : Jo Clayton
Date de parution : 1977
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Le diadème des étoiles
« Le voleur franchit les rouleaux de brouillard laiteux, avançant prudemment jusqu’à la base d’un mur dont la cime se perdait dans le vague ; sa combinaison caméléon imitait la brume opaline au point qu’il n’était plus qu’une ombre pâle dans l’obscurité. Il toucha sa ceinture, et un cercle lumineux naquit sous ses pieds. Un nouvel attouchement : telle une bulle de savon, il s’éleva silencieusement le long des champs de forces revêtant le mur, tandis que le plafond brumeux battait en retraite au-dessus de sa tête et se refermait sous ses pieds. Des sons étouffés, incertains et anonymes, glissèrent près de lui, trop naturels et arythmiques pour exciter ses nerfs tendus.
Le mur s’arrêta soudain en faîte large et plat, mais il continua de monter jusqu’à ce que ses pieds se retrouvent à un empan au-dessus du rebord. »
Extrait de : J. Clayton. « Le diadème des étoiles – Diadème. »
L’horreur dans le musée par Howard Phillips Lovecraft
Fiche de L’horreur dans le musée
Titre : L’horreur dans le musée (Tome 1 sur 2 – Les papiers du Lovecraft Club)
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de publication : J. Parsons
Traduction : 1975
Editeur : Pocket
Sommaire de L’horreur dans le musée
- En rampant dans le chaos
- La verte prairie
- Le monstre invisible
- Quatre heures
- L’homme de pierre
- La mort ailée
- Le nécrophile
- Sourd, muet et aveugle
- Le mangeur de spectres
- Jusqu’à ce que toutes les mers…
- L’horreur dans le musée
- Surgi du fond des siècles
- Le journal d’Alonso Typer
Première page de En rampant dans le chaos
« On a beaucoup écrit sur les plaisirs et les souffrances procurés par l’opium. Les extases et les horreurs de De Quincey, les Paradis artificiels de Baudelaire ont été décrits et interprétés avec un art qui les a immortalisés et tout le monde connaît la beauté, l’aspect terrifiant et mystérieux de ces royaumes obscurs dans lesquels est transporté le rêveur inspiré. Mais malgré tout ce qu’on en a dit, personne n’a encore osé suggérer la nature des phantasmes qui se déroulent dans l’esprit, ou indiquer la direction des routes inouïes dont le participant est irrésistiblement entraîné à suivre le parcours flamboyant et dépaysant. De Quincey fut emporté en Asie, ce continent foisonnant d’ombres nébuleuses dont l’impressionnante antiquité est telle que « le grand âge de la race et du nom domine le sens de la jeunesse chez l’individu », mais il n’a pas osé aller plus loin. »
Extrait de : H. P. Lovecraft. « L’horreur dans le musée. »
Satellite n°1 par Philip St John

Fiche de Satellite n°1
Titre : Satellite n°1
Auteur : Philip St John
Date de parution : 1956
Traduction : G. Sollacaro
Editeur : Le rayon fantastique
Première page de Satellite n°1
« L’AUBE se levait à peine, mais Danny Cross était déjà éveillé depuis des heures. Debout sur la plate-forme arrière du grand express monorail, il pliait et dépliait nerveusement le télégramme qui le rappelait de Chicago. Soudain il remarqua, dans le paysage, un signe familier, indiquant qu’on approchait d’El Paso ; enfonçant le message dans sa poche, il se dirigea vers son compartiment.
La grosse locomotive, mue par l’énergie atomique, filait silencieusement et régulièrement à trois cent vingt kilomètres à l’heure ; les roues qui tournaient sur la voie à rail unique étaient caoutchoutées et Danny n’entendait presque aucun bruit tandis qu’il longeait le couloir. Cette section de la voie avait été terminée en 1980, un an auparavant, et les cahots qu’il avait ressentis entre Chicago et Saint-Louis n’existaient plus. »
Extrait de : P. St John. « Satellite N°1. »
Quand la machine fait « boum » par François Richard-Bessière
Fiche de Quand la machine fait « boum »
Titre : Quand la machine fait « boum » (Tome 24 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir
Première page de Quand la machine fait « boum »
« Cette fois, ça y est, notre Machine est devenue folle. Complètement folle. Et je ne plaisante pas, foi de Sydney !
Dois-je vous rafraîchir la mémoire ? Vous rappeler cette pluie pâtissière, si j’ose dire, qui, une heure durant, a dégringolé sur New York ? Je ne sais pas l’idée que vous vous faites de cette chose, mais j’espère au moins que vous savez faire la différence entre un saint-honoré et un innocent petit-beurre.
Non, non, je ne dis pas ça pour me moquer de vous, brave et honorable lecteur, mais bien pour que vous vous imaginiez, un petit instant, le gâteau en question fait de crème et de Chantilly. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Quand la machine fait boom – Gordon & Brent. »
Tout va très bien, madame la machine par François Richard-Bessière
Fiche de Tout va très bien, madame la machine
Titre : Tout va très bien, madame la machine (Tome 23 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1979
Editeur : Fleuve noir
Première page de Tout va très bien, madame la machine
« Bud ! Où a bien pu encore passer mon sacripant de fils ?
Tout cela commence à devenir pénible, je dirais même insupportable…
Insupportable, dis-je, parce que je soupçonne depuis longtemps une complicité maligne autant que sournoise entre Bud et notre sacrée Machine !
Ces deux-là s’entendent comme « lardons en foire », si j’ose employer l’expression de ma douce moitié, laquelle, je le précise, est davantage à cheval sur les délicatesses de la vie que sur celles du verbe. Mais passons là-dessus. Ce qui m’inquiète donc, c’est ce coquinage qui existe entre Bud et Teuf-Teuf.
Que mon fils passe à travers les murs, je veux bien, ce n’est pas grave, mais qu’il fasse ça en ma présence, pas d’accord. Ce truc-là m’est insupportable et je commence à en avoir pardessus la tête. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Tout va très bien, Madame la Machine – Gordon & Brent. »
Cette machine est folle par François Richard-Bessière

Fiche de Cette machine est folle
Titre : Cette machine est folle (Tome 22 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de Cette machine est folle
« Bon Dieu… mes cigarettes ?… Ah, les voilà ! Je récupère mon paquet sur une tablette du salon et je me laisse choir dans un fauteuil Louis XV. Oui, mais… où est le briquet ? C’est fou ce que j’en perds, de ces trucs… Une consommation incroyable !
— Margaret, tu n’as pas vu le briquet ?
La voix de ma douce femme me parvient de la cuisine.
— Il est là, Syd, tu l’as encore oublié dans le réfrigérateur. C’est peut-être pour mieux conserver ta flamme ?
— Toujours pleine d’esprit, hein ?
— Ça va, grogne pas. On te l’envoie, ton briquet.
Je tourne la tête. Le briquet est déjà en train de voleter tranquillement au milieu de la pièce. Il tourne, virevolte un instant autour de moi et je l’attrape d’un petit coup de main. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Cette machine est folle – Gordon & Brent. »
Quand la machine s’emmêle par François Richard-Bessière

Fiche de Quand la machine s’emmêle
Titre : Quand la machine s’emmêle (Tome 21 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de Quand la machine s’emmêle
« Cette fois, tout commence à Istamboul, au cours d’une conférence aussi triste qu’un enterrement de clown.
Le sujet mis à l’ordre du jour est certes passionnant, puisqu’il s’agit de « l’homme et ses prolongements universels ».
Mais, avec le fossile en ruine qui bafouille sur l’estrade, toute la théorie s’écroule dans la poussière et le vagissement soporifique.
— Euh… l’homme, ce roseau pascal, comme disait… euh… non, pardon, ce roseau pensant, comme disait Pascal, est et restera le plus grand mystère de la Création. L’homme, cet inconnu… ah oui, l’homme, cet inconnu, pour reprendre la parole de Carrel, d’où vient-il ? »
Extrait de : Richard-Bessière. « Quand la machine s’emmêle – Gordon & Brent. »
Variations sur une machine par François Richard-Bessière
Fiche de Variations sur une machine
Titre : Variations sur une machine (Tome 20 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Variations sur une machine
« Moi, content… Moi, Sydnok Gordok… Content, pourquoi bien mangé et bien bu… et moi avoir la peau du ventre bien tendue… Whoua !
Ce matin dans forêt moi tuer aurochs avec épieu… Aurochs bête grande comme ça… Ce qui fait beaucoup viande pour famille… Oh ! pas famille nombreuse pour l’instant… Rien que moi et femme… Mais ça pourrait venir prochaine lune.
Marga la Douce, ça être femme à moi, dire souvent que idiot attendre saison des amours… Amour peut se faire toujours… Aussi bien matin que soir, dans forêt comme dans caverne, ou même pendant sommeil. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Variations sur une machine – Gordon & Brent. »
Quatre « diables » au paradis par François Richard-Bessière

Fiche de Quatre « diables » au paradis
Titre : Quatre « diables » au paradis (Tome 19 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Quatre « diables » au paradis
« Ami lecteur, bonjour, Sydney Gordon vous salue.
Ne sommes-nous pas, en effet, de vieilles connaissances, vous et moi ?
Depuis « S.O.S. Terre », vous vous souvenez ? Ces drôles de Martiens qui avaient colonisé la Lune et qui jetaient la panique dans tous les milieux scientifiques de la Terre ?
Et les Oklontes d’« Altitude moins X », que nous avions délogés du centre de la planète, grâce au vulcatomic du professeur Dorival ?
Et « Route du néant » ? « Cité de l’esprit » ? « Carrefour du temps » ? « Les lunes de Jupiter » ?
Vous n’avez pas oublié non plus « Les poumons de Ganymède » ou « Les mages de Dereb » où nous avions retrouvé dans un univers parallèle tous les héros de la littérature depuis l’origine des temps. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Quatre diables au paradis – Gordon & Brent. »
La machine venue d’ailleurs par François Richard-Bessière

Fiche de La machine venue d’ailleurs
Titre : La machine venue d’ailleurs (Tome 18 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir
Première page de La machine venue d’ailleurs
« — Salut, Dick !
— Salut, monsieur Gordon !
C’est toujours comme ça chaque matin quand je descends de chez moi. Le bouledogue du troisième est là, devant sa porte, avec sa bonne tête mafflue et toujours prêt à cligner de l’œil.
Parfois, il se contente de m’appeler par mon prénom.
— Alors, Sydney, comment va ce matin ?
Ou tout simplement :
— Hello ! Syd, ça biche ?
Marrant, ce cabot, et intelligent avec ça. Ce qui n’est malheureusement pas le cas du flic qui est au coin de la rue.
Je parle du vieux Wintley, vous le connaissez peut-être. Il navigue dans tous les carrefours de Broadway d’un bout de l’année à l’autre, avec sa tête de veau solidement fixée sur ses épaules. »
Extrait de : Richard-Bessière. « La Machine venue d’ailleurs – Gordon & Brent. »