Catégorie : Livres

 

Entrée interdite par R. Garton

Fiche de Entrée interdite

Titre : Entrée interdite
Auteur : R. Garton
Traduction : R. Macia
Date de parution : 2000
Editeur : J’ai lu

Première page de Entrée interdite

« A l’abri sous deux parapluies, les quatre filles remontaient en bavardant une rue tranquille de Dinsmore. Leur première journée de vacances de Noël avait commencé sous une pluie glaciale. Les fenêtres des maisons devant lesquelles elles passaient étaient ornées de guirlandes lumineuses, et une couronne multicolore était accrochée à chaque porte.

La conversation roulait joyeusement sur l’année à venir. Elles se promettaient de rester amies et de continuer à être aussi proches que possible les unes des autres.

Plutôt que de se rendre dans le centre commercial, comme la plupart des lycéens, elles prirent le chemin du Musée de cire. C’était une de leurs sorties préférées. M. et Mme Wattenberg, les vieux propriétaires, se faisaient toujours un plaisir de les inviter pour leur montrer leurs dernières réalisations en sirotant une tasse de thé. »

Extrait de : R. Garton. « Entrée interdite. »

Sabrina fait des mystères par R. Garton

Fiche de Sabrina fait des mystères

Titre : Sabrina fait des mystères (Sabrina l’apprentie sorcière)
Auteur : R. Garton
Traduction : E. Lear
Date de parution : 2001
Editeur : Pocket

Première page de Sabrina fait des mystères

« — Debout là-dedans ! lança joyeusement Zelda.

— Nous partons à la chasse aux bonnes affaires ! s’exclama Hilda.

Sabrina se cacha sous les couvertures.

— On ne va nulle part ! On est dimanche matin ! marmonna la jeune sorcière.

— Sabrina ! Allez, lève-toi ! insista Zelda. Une nouvelle aventure nous attend !

— Tu vas adorer l’endroit où nous allons ! ajouta Hilda.

Soudain, Sabrina sentit un poids sur ses pieds. Salem le chat avait sauté sur le lit.

— Debout ou je te griffe ! siffla-t-il.

La jeune fille sortit la tête de sa cachette en bâillant, puis regarda ses tantes, les yeux ronds.

— Ce n’est pas vrai ! Je rêve ! bafouilla-t-elle. »

Extrait de : R. Garton. « Sabrina fait des mystères – Sabrina l’apprentie sorcière. »

La résurrection de Ravana par R. Garton

Fiche de La résurrection de Ravana

Titre : La résurrection de Ravana (Buffy contre les vampires)
Auteur : R. Garton
Traduction : S. Lefaure
Date de parution : 2000
Editeur : Fleuve Noir

Première page de La résurrection de Ravana

« Le ciel nocturne évoquait une immense étendue de satin noir émaillée de reflets argentés. Un hibou perché sur une branche poussa un cri perçant. A travers les pins et les sapins, un vent glacé émit un chuchotement de mauvais augure. Ce fut en tout cas ainsi que Buffy Summers interpréta cet ululement. Son style de vie la poussait à toujours redouter le pire…

La jeune fille et ses amis marchaient en silence sur Rockway Road. Alors qu’ils se faufilaient entre les arbres, les bruits conjugués du ressac de la mer et de la musique heavy metal qui filtrait d’une maison s’intensifièrent.

Buffy aperçut une lumière et ralentit. Un bungalow apparut derrière un bosquet de vigne sauvage. La Tueuse prit son arbalète et y encocha un carreau différent de ceux qu’elle utilisait d’habitude, puisque sa pointe était en argent. »

Extrait de : R. Garton. « La résurrection de Ravana – Buffy contre les vampires. »

Sans refuge par Richard Laymon

Fiche de Sans refuge

Titre : Sans refuge
Auteur : Richard Laymon
Traduction : S. Bonnet
Date de parution : 2001
Editeur : Bragelonne

Première page de Sans refuge

« Le bruit du verre brisé réveilla Rhonda Bain en sursaut. Elle se raidit dans son lit, les yeux rivés aux ténèbres du plafond. Elle se dit que non, ce n’était pas un cambrioleur. Un cadre ou un miroir avait dû se décrocher d’un mur.

Elle n’y crut pas une seconde.

Quelqu’un venait de briser une fenêtre. Elle avait entendu du verre tomber sur le sol, il s’agissait donc de la fenêtre de la cuisine  ; toutes les autres pièces étaient moquettées.

Rhonda s’imagina en train de se sauver à toutes jambes de la chambre vers la porte d’entrée. Mais, lorsqu’elle passerait en trombe devant la cuisine, une silhouette sombre sortirait en titubant et se saisirait d’elle.

Je ne peux pas rester là sans bouger  ! »

Extrait de : R. Laymon. « Sans refuge. »

Le jeu par Richard Laymon

Fiche de Le jeu

Titre : Le jeu
Auteur : Richard Laymon
Traduction : A. Demaegd
Date de parution : 2007
Editeur : Bragelonne

Première page de Le jeu

« Jane Kerry remarqua l’enveloppe en passant derrière le comptoir des prêts. Sa première pensée fut qu’elle n’avait rien à faire sur la chaise. Elle ne l’y avait pas mise. Était-elle tombée du comptoir ? Elle se demanda si quelqu’un avait pu la perdre, et si elle contenait quoi que ce soit d’important.

Elle l’ignora le temps de passer en revue la demi-douzaine de romans policiers que la vieille Agnes Dixon voulait emprunter. Institutrice à la retraite, Agnes était de ses clients réguliers, et la première personne à avoir vraiment fait sentir à Jane qu’elle était la bienvenue à son nouveau poste de directrice de la bibliothèque publique de Donnerville.

Pendant qu’elles bavardaient à voix basse, quelques usagers se rapprochaient du comptoir. »

Extrait de : R. Laymon. « Le Jeu. »

Le bois des ténèbres par Richard Laymon

Fiche de Le bois des ténèbres

Titre : Le bois des ténèbres
Auteur : Richard Laymon
Traduction : Y. Boniface
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le bois des ténèbres

« Au volant de la MG, Neala ralentit. Elle retira ses lunettes et les tendit à Sherri qui les rangea dans la boîte à gants. La route étroite devenait de plus en plus sinueuse et le soleil disparaissait peu à peu derrière les grands arbres.
— Je veux un MacDo, beugla Sherri, affamée.
— J’ai de la bouffe dans mon sac, si tu veux.
— Merci, mais je préfère…
Neala écrasa la pédale du frein, projetant Sherri dans le pare-brise.
— Qu’est-ce que c’est que cette saloperie ? murmura Sherri.
La créature sans jambes se dirigea vers la voiture, se propulsant sur ses, bras puissants et velus. Horrifiée, Neala se crispa sur le volant.
— Tire-toi, cria Sherri. Vite ! Recule, nom de Dieu !
— Mais qu’est-ce que c’est? répéta Neala, hagarde.
— M’en fous, barrons-nous !
Neala enclencha la marche arrière, la voiture recula lentement.
— Ecrase-le ! supplia Sherri en observant la tête boursouflée.
— Je peux pas, c’est un homme ! »

Extrait de : R. Laymon. « le bois des ténèbres. »

La mort invisible par Richard Laymon

Fiche de La mort invisible

Titre : La mort invisible
Auteur : Richard Laymon
Traduction : C. Mallerin
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de La mort invisible

« La nuit où tout commença, Frank et Joan Bessler sortirent de chez eux, où la chaleur était suffocante, pour aller acheter quelques bières à Hoffman’s Market.

— Ça n’a pas l’air ouvert, dit Joan.

— Ça l’est forcément, répondit Frank en jetant un coup d’œil à sa montre. Il n’est que vingt et une heures quinze.

— Pourquoi n’y a-t-il pas de lumières  ?

— Elle fait peut-être des économies d’électricité.

Frank n’était qu’à moitié convaincu par l’explication.

Aussi loin que remontaient ses souvenirs – et il avait passé à Oasis l’intégralité de ses vingt-neuf années – le petit supermarché avait toujours été illuminé jusqu’à dix heures, heure de la fermeture. Lorsque le mari d’Elsie Hoffman était mort, voilà trois ans, il avait été question qu’elle vende, ou du moins qu’elle ferme plus tôt. »

Extrait de : R. Laymon. « La mort invisible. »

La grande secousse par Richard Laymon

Fiche de La grande secousse

Titre : La grande secousse
Auteur : Richard Laymon
Traduction : F. Reichert
Date de parution : 1995
Editeur : Rivages

Première page de La grande secousse

« Vingt minutes avant que le séisme ne frappe, Stanley Banks était planté devant la fenêtre du salon. Bien qu’il tînt les pages de sport du L.A. Times à la hauteur de sa poitrine, il feignait seulement de les lire. Tous les matins ouvrés de la semaine, il faisait semblant de les lire.

Au cas où Mère surgirait inopinément dans la pièce dans son fauteuil à roulettes et le surprendrait devant la fenêtre.

D’ordinaire, elle se cantonnait dans la cuisine, à siroter du café en tétant des cigarettes et en écoutant la radio.

Mais elle faisait parfois des irruptions éclair, et le journal fournissait une excellente diversion.

Dorénavant, elle était sûre que Stanley avait pris l’habitude de s’installer devant la fenêtre pour profiter de l’ensoleillement de la matinée tout en potassant la première page de la rubrique sportive.

Il le lui avait assez souvent répété.

Bien entendu, ce n’était pas la vérité.

En réalité, s’il s’installait là, c’était pour observer le trottoir. »

Extrait de : R. Laymon. « La grande secousse. »

Cinéma d’éventreur par Richard Laymon

Fiche de Cinéma d’éventreur

Titre : Cinéma d’éventreur
Auteur : Richard Laymon
Traduction : B. Blanc, D. Brotot
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir

Première page de Cinéma d’éventreur

« — Tu es sûre qu’elle n’est pas hantée ? demanda Ray, ne plaisantant qu’à moitié.

Sa décapotable jaune venait de s’arrêter dans l’ombre d’une imposante bâtisse, une vieille demeure victorienne.

— Ce serait le comble du luxe, non ? s’exclama Tina. Je n’ai jamais vu de fantôme.

— C’est peut-être la chance de ta vie, alors.

Ray n’avait, semblait-il, aucun désir de sortir du véhicule. Il contemplait la maison à travers le pare-brise en se mordillant nerveusement la lèvre inférieure.

— Tu préfères qu’on aille ailleurs ? demanda Tina. Ce n’est pas parce que Todd nous a prêté cette piaule que nous sommes obligés d’y rester, n’est-ce pas ? Partons, si tu veux. Trouvons un motel.

— Je n’aime pas ces barreaux aux fenêtres… »

Extrait de : R. Laymon. « Cinéma d’éventreur. »

La maison de la bête par Richard Laymon

Fiche de La maison de la bête

Titre : La maison de la bête (Tome 2 sur 4 – Beast House Chronicles)
Auteur : Richard Laymon
Traduction : E. Constant
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir

Première page de La maison de la bête

«  Il arriva derrière moi. Ses griffes me lacérèrent le dos, je tombai sur les genoux. Je sentais sa chair chaude et glissante sur moi. Je compris ce qu’il voulait. L’idée me terrifia, mais déjà l’excitation me gagnait à son contact, doublée de la plus étrange impatience.

« Il m’immobilisa par-derrière, dans une position que je n’attribuais jusqu’alors qu’aux animaux. À la première caresse de son membre, une peur terrible me saisit, non pas une peur physique, non pas la crainte de souffrir dans ma chair ; je tremblais pour le salut de mon âme. Pourtant, je le laissai faire. Je sais, ni ma force ni ma détermination n’auraient pu l’arrêter, mais je n’opposai aucune résistance. Au contraire, je l’accueillis en moi, je m’offris avec une avidité qui n’avait d’égale que la magnificence que j’attendais, sans doute, de cette étreinte.

« Mon Dieu ! comme il me posséda ! Comme ses griffes déchirèrent ma chair ! Comme ses dents me dévorèrent ! Comme son membre superbe fouilla mon ventre ! Comme il était brutal dans l’assaut, doux et gentil en son cœur. »

Extrait de : R. Laymon. « La maison de la bête – Beast House Chronicles. »