Catégorie : Livres
Les forceurs de blocus par Jules Verne
Fiche de Les forceurs de blocus
Titre : Les forceurs de blocus
Auteur : Jules Verne
Date de parution : 1865
Editeur :
Première page de Les forceurs de blocus
« Le premier fleuve dont les eaux écumèrent sous les roues d’un bateau à vapeur fut la Clyde. C’était en 1812. Ce bateau se nommait la Comète et il faisait un service régulier entre Glasgow et Greenock, avec une vitesse de six milles à l’heure. Depuis cette époque, plus d’un million de steamers ou de pocket-boats ont remonté ou descendu le courant de la rivière écossaise, et les habitants de la grande cité commerçante doivent être singulièrement familiarisés avec les prodiges de la navigation à vapeur.
Cependant, le 3 décembre 1862, une foule énorme, composée d’armateurs, de négociants, de manufacturiers, d’ouvriers, de marins, de femmes, d’enfants, encombrait les rues boueuses de Glasgow et se dirigeait vers Kelvin-Dock, vaste établissement de constructions navales, appartenant à MM. Tod et Mac Grégor. Ce dernier nom prouve surabondamment que les fameux descendants des Highlanders sont devenus industriels, et que de tous ces vassaux des vieux clans ils ont fait des ouvriers d’usine. »
Extrait de : J. Verne. « Les forceurs de blocus. »
De la Terre à la Lune par Jules Verne
Fiche de De la Terre à la Lune
Titre : De la Terre à la Lune
Auteur : Jules Verne
Date de parution : 1865
Editeur : Feedbooks
Première page de De la Terre à la Lune
« Le Gun-Club
Pendant la guerre fédérale des États-Unis, un nouveau club très influent s’établit dans la ville de Baltimore, en plein Maryland. On sait avec quelle énergie l’instinct militaire se développa chez ce peuple d’armateurs, de marchands et de mécaniciens. De simples négociants enjambèrent leur comptoir pour s’improviser capitaines, colonels, généraux, sans avoir passé par les écoles d’application de West-Point ; ils égalèrent bientôt dans « L’art de la guerre » leurs collègues du vieux continent, et comme eux ils remportèrent des victoires à force de prodiguer les boulets, les millions et les hommes.
Mais en quoi les Américains surpassèrent singulièrement les Européens, ce fut dans la science de la balistique. Non que leurs armes atteignissent un plus haut degré de perfection, mais elles offrirent des dimensions inusitées, et eurent par conséquent des portées inconnues jusqu’alors. »
Extrait de : J. Verne. « De la Terre à la Lune. »
Voyage au centre de la Terre par Jules Verne
Fiche de Voyage au centre de la Terre
Titre : Voyage au centre de la Terre
Auteur : Jules Verne
Date de parution : 1864
Editeur : Feedbooks
Première page de Voyage au centre de la Terre
« Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg.
La bonne Marthe dut se croire fort en retard, car le dîner commençait à peine à chanter sur le fourneau de la cuisine.
« Bon, me dis-je, s’il a faim, mon oncle, qui est le plus impatient des hommes, va pousser des cris de détresse.
– Déjà M. Lidenbrock ! s’écria la bonne Marthe stupéfaite, en entrebâillant la porte de la salle à manger.
– Oui, Marthe ; mais le dîner a le droit de ne point être cuit, car il n’est pas deux heures. La demie vient à peine de sonner à Saint-Michel.
– Alors pourquoi M. Lidenbrock rentre-t-il ?
– Il nous le dira vraisemblablement. »
Extrait de : J. Verne. « Voyage au centre de la Terre. »
Le comte de Chanteleine par Jules Verne
Fiche de Le comte de Chanteleine
Titre : Le comte de Chanteleine
Auteur : Jules Verne
Date de parution : 1864
Editeur :
Première page de Le comte de Chanteleine
« DIX MOIS D’UNE GUERRE HÉROÏQUE
Le 24 février 1793, la Convention nationale décréta une levée supplémentaire de trois cent mille hommes pour résister à la coalition étrangère ; le 10 mars suivant, le tirage des conscrits devait avoir lieu à Saint-Florent, en Anjou, pour le contingent de cette commune.
Ni la proscription des nobles, ni la mort de Louis XVI n’avaient pu émouvoir les paysans de l’Ouest ; mais la dispersion de leurs prêtres, la violation de leurs églises, l’intronisation des curés assermentés dans les paroisses, et enfin cette dernière mesure de la conscription, les poussèrent à bout.
– Puisqu’il faut mourir, mourons chez nous ! s’écrièrent-ils.
Ils se jetèrent sur les commissaires de la Convention, et, armés de leurs bâtons, ils mirent en pleine déroute la milice rassemblée pour protéger le tirage.
Ce jour-là, la guerre de Vendée venait de commencer ; le noyau de l’armée catholique et royale se formait sous la direction du voiturier Cathelineau et du garde-chasse Stofflet. »
Extrait de : J. Verne. « Le Comte de Chanteleine. »
Les aventures du capitaine Hatteras par Jules Verne
Fiche de Les aventures du capitaine Hatteras
Titre : Les aventures du capitaine Hatteras
Auteur : Jules Verne
Date de parution : 1866
Editeur : Feedbooks
Première page de Les aventures du capitaine Hatteras
« Demain, à la marée descendante, le brick le Forward, capitaine, K.Z., second, Richard Shandon, partira de New Princes Docks pour une destination inconnue. »
Voilà ce que l’on avait pu lire dans le Liverpool Herald du 5 avril 1860.
Le départ d’un brick est un événement de peu d’importance pour le port le plus commerçant de l’Angleterre. Qui s’en apercevrait au milieu des navires de tout tonnage et de toute nationalité, que deux lieues de bassins à flot ont de la peine à contenir ?
Cependant, le 6 avril, dès le matin, une foule considérable couvrait les quais de New Princes Docks ; l’innombrable corporation des marins de la ville semblait s’y être donné rendez-vous. Les ouvriers des warfs environnants avaient abandonné leurs travaux, les négociants leurs sombres comptoirs, les marchands leurs magasins déserts. »
Extrait de : J. Verne. « Les aventures du capitaine Hatteras. »
Cinq semaines en ballon par Jules Verne
Fiche de Cinq semaines en ballon
Titre : Cinq semaines en ballon
Auteur : Jules Verne
Date de parution : 1862
Editeur : Feedbooks
Première page de Cinq semaines en ballon
« Il y avait une grande affluence d’auditeurs, le 14 janvier 1862, à la séance de la Société royale géographique de Londres, Waterloo place, 3. Le président, Sir Francis M…, faisait à ses honorables collègues une importante communication dans un discours fréquemment interrompu par les applaudissements.
Ce rare morceau d’éloquence se terminait enfin par quelques phrases ronflantes dans lesquelles le patriotisme se déversait à pleines périodes :
« L’Angleterre a toujours marché à la tête des nations (car, on l’a remarqué, les nations marchent universellement à la tête les unes des autres), par l’intrépidité de ses voyageurs dans la voie des découvertes géographiques. (Assentiments découvertes géographiques. (Assentiments nombreux.) Le docteur Samuel Fergusson, l’un de ses glorieux enfants, ne faillira pas à son origine. (De toutes parts : Non ! non !) Cette tentative, si elle réussit (elle réussira !) reliera, en les complétant, les notions éparses de la cartologie africaine (véhémente approbation), et si elle échoue (jamais ! jamais !), elle restera du moins comme l’une des plus audacieuses conceptions du génie humain ! (Trépignements frénétiques.) »
Extrait de : J. Verne. « Cinq semaines en ballon. »
Un drame au Mexique par Jules Verne
Fiche de Un drame au Mexique
Titre : Un drame au Mexique
Auteur : Jules Verne
Date de parution : 1851
Editeur :
Première page de Un drame au Mexique
« DE L’ÎLE GUAJAN A ACAPULCO
Le 18 octobre 1825, l’Asia, vaisseau espagnol de haut bord, et la Constanzia, brick de huit canons, relâchaient à l’île de Guajan, l’une des Mariannes. Depuis six mois que ces navires avaient quitté l’Espagne, leurs équipages, mal nourris, mal payés, harassés de fatigue, agitaient sourdement des projets de révolte. Des symptômes d’indiscipline s’étaient plus spécialement révélés à bord de la Constanzia, commandée par le capitaine don Orteva, homme de fer, que rien ne faisait plier. Certaines avaries graves, tellement imprévues qu’on devait les attribuer à la malveillance, avaient arrêté le brick dans sa traversée. L’Asia, commandée par don Roque de Guzuarte, avait été forcée de relâcher avec lui. Une nuit, le compas s’était brisé on ne sait comment. Une autre, les haubans de misaine manquèrent comme s’ils avaient été coupés, et le mât tomba avec tout son gréement. Enfin, les drosses du gouvernail s’étaient rompues deux fois pendant une importante manœuvre. »
Extrait de : J. Verne. « Un drame au Mexique. »
Vu des pop cultures par Neil Gaiman
Fiche de Vu des pop cultures
Titre : Vu des pop cultures
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 2016
Traduction : P. Marcel
Editeur : Au Diable Vauvert
Sommaire de Vu des pop cultures
- Des choses que je crois
- Quelques personnes que j’ai connues
- Introductions et réflexions : Science-fiction
- Le cinéma, les films et moi
- Des comics et de certains qui les font
- Introductions et contradictions
- La musique et les gens qui la font
- De Stardust et des contes de fées
- L’art compte
- Vu du paradis : Ce qui est réel
Première page de Fritz Leiber : Les nouvelles
« J’ai rencontré Fritz Leiber (ça se prononce Laï-beur et non, comme je l’ai dit à tort toute ma vie jusqu’à ce que je le rencontre, Li-beur) peu de temps avant sa mort. C’était il y a vingt ans. Nous étions assis côte à côte lors d’un banquet de la Convention mondiale de science-fiction. Il paraissait tellement vieux : un homme de haute taille, grave et distingué avec ses cheveux blancs, qui m’évoquait Boris
Karloff en plus mince et plus beau. Il n’a rien dit durant le repas, pas à mon souvenir. Notre ami commun, Harlan Ellison, lui avait envoyé un exemplaire du Sandman n°18, « Un rêve de mille chats », qui était mon petit hommage aux histoires de chats de Leiber. Je lui ai dit qu’il avait été une inspiration, il a formulé une réponse plus ou moins inaudible et j’ai été heureux. Nous avons rarement l’occasion de remercier ceux qui nous ont modelés. »
Extrait de : N. Gaiman. « Vu des pop cultures. »
Stardust par Neil Gaiman
Fiche de Stardust
Titre : Stardust
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 1998
Traduction : F. Le Boucher
Editeur : J’ai lu
Première page de Stardust
« Il était une fois un jeune homme qui voulait conquérir l’Élue de son Cœur.
Quoique, à en croire semblable introduction, il n’y ait guère là de quoi faire un roman (toutes les histoires de tous les jeunes gens qui furent et seront pourraient commencer de la même façon), ce jeune homme-là et ce qui lui arriva – lui-même, d’ailleurs, ne le sut jamais vraiment – sortent suffisamment de l’ordinaire pour mériter, le premier, d’être le héros et, le second, l’intrigue de notre histoire.
Celle-ci commence, comme bien des histoires ont commencé : à Wall.
Le village de Wall se trouve encore aujourd’hui là où il a toujours été – depuis six cents ans, tout au moins : perché sur un téton de granit, au cœur d’une petite forêt. »
Extrait de : N. Gaiman. « Stardust. »
Signal d’alerte par Neil Gaiman
Fiche de Signal d’alerte
Titre : Signal d’alerte
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 2015
Traduction : P. Marcel
Editeur : Au diable vauvert
Sommaire de Signal d’alerte
- Monter un siège
- Un labyrinthe lunaire
- Le problème avec Cassandra
- Au fond de la mer sans soleil
- « La vérité est une caverne dans les Montagnes noires … »
- Ma dernière logeuse
- Un récit d’aventure
- Orange
- Un calendrier de contes
- L’affaire de la mort et du miel
- L’homme qui a oublié Ray Bradbury
- Jérusalem
- Clic-Clac, le sac qui claque
- Une invocation d’incuriosité
- « Et pleurer, à l’instar d’Alexandre »
- Nulle heure pile
- Perles et diamants : un conte de fées
- Le retour du mince duc blanc
- Terminaisons féminines
- Un respect des convenances
- La dormeuse et le rouet
- Ouvrage de sorcières
- En relig odhrain
- Le dogue noir
Première page de Monter un siège
« Aujourd’hui, j’avais l’intention de commencer à écrire.
Les histoires attendent comme orages au loin
qui grondent et flamboient sur le gris horizon
et il y a des mails, des préfaces
et un livre, tout un livre, bordel,
sur un pays, un voyage et la foi
que je suis là pour écrire.
J’ai monté un siège.
J’ai ouvert un carton avec une lame
(J’ai assemblé la lame)
sorti les éléments pour les porter, avec soin, à l’étage. »
Extrait de : N. Gaiman. « Signal d’alerte. »