Catégorie : Livres
Les vampires de Londres par Fabrice Colin
Fiche de Les vampires de Londres
Titre : Les vampires de Londres (Tome 1 sur 3 – Les étranges soeurs Wilcox)
Auteur : Fabrice Colin
Date de parution : 2009
Editeur : Gallimard
Première page de Les vampires de Londres
« A l’ombre de son pilier, il l’observait intensément, seule et perdue au milieu de la cohue, et son sourire brillait telle une lame. Qui pouvait dire quelles sombres pensées agitaient son esprit ? Soudain, il rajusta son haut-de-forme et, dans un froissement de cape, fendit la foule pour la rejoindre. Dix heures, indiquait l’immense horloge cuivrée de la gare de Saint-Pancras. Inquiète, la jeune femme balayait le grand hall du regard, se laissant docilement bousculer par les voyageurs pressés. Elle ne le sentit pas approcher.
-Je suis ici.
Il venait de surgir dans son dos. Elle ne put retenir une exclamation de surprise.
-Dieu soit loué : j’ai cru un moment que vous m’aviez abandonnée.
Il lui caressa la joue. « Ne prononce pas le nom de Dieu. » Elle avait revêtu l’une des longues robes de soie noire qu’il lui avait offertes et un manteau de daim cintré, noir lui aussi, serrait sa taille de guêpe.
Souriant, il passa ses doigts bagués d’argent dans le flot ondoyant de sa chevelure. »
Extrait de : F. Colin. « Les étranges soeurs Wilcox – Les vampires de Londres. »
Seconde vie par Fabrice Colin
Fiche de Seconde vie
Titre : Seconde vie (Tome 2 sur 2 – La dernière guerre)
Auteur : Fabrice Colin
Date de parution : 2013
Editeur : Michel Laffont
Première page de Seconde vie
« Après sa mort à Paris dans un attentat, Floryan se réveille ailleurs, au cœur d’une nature sauvage et en apparence inviolée. Un Élohim, immense créature de lumière, se présente à lui et lui soumet un ultimatum : soit il le suit dans le Royaume, un prétendu paradis niché derrière une chaîne de montagnes titanesque, soit il plonge seul dans le Nihil, un gouffre dont la signification même demeure un mystère.
Floryan, qui a quarante-neuf jours pour se décider, fait alors la connaissance des Égarés, des humains disparus comme lui dans des conditions tourmentées et qui, retranchés dans leur village fortifié, ont choisi de ne pas choisir et de mener une existence libre.
Profitant des vapeurs d’Ichor qui flottent au-dessus du Nihil, les Égarés peuvent à loisir retourner dans le passé de la Terre en tant que simples observateurs. Mais Floryan désobéit aux règles : il se rend dans le futur et parvient à se matérialiser sur Terre. À l’horizon 2030, il découvre une France en pleine débâcle, touchée par un virus qui affecte la mémoire et menacée par une invasion russe. Au-delà de cette triste situation, c’est la survie même du monde entier qui semble en jeu depuis que les femmes ne peuvent plus avoir d’enfants. »
Extrait de : F. Colin. « La Dernière Guerre – Seconde vie. »
49 jours par Fabrice Colin
Fiche de 49 jours
Titre : 49 jours (Tome 1 sur 2 – La dernière guerre)
Auteur : Fabrice Colin
Date de parution : 2012
Editeur : Michel Laffont
Première page de 49 jours
« Dans les moments qui précèdent les grandes catastrophes, certains détails ne vous paraissent essentiels qu’après coup. Ce ciel trop bleu, contemplé depuis la fenêtre de votre bureau new-yorkais du quatre-vingt-seizième étage, un certain 11 septembre 2001. Ce silence trop parfait sur la plage de Phuket tandis que vos traces dans le sable s’effacent, au matin du 26 décembre 2004. Ces chiens d’habitude si calmes qui, soudain, aboient sans raison en descendant les ruelles de Port-au-Prince, à l’aube du 12 janvier 2010.
Des avertissements. Des signes.
Peut-être y a-t-il eu tel un présage, ce mardi-là, dans cette rame de métro de la ligne 6 traversant la Seine à la hauteur de la tour Eiffel. Mais si c’est le cas, il faut croire que je n’ai pas été assez attentif. »
Extrait de : F. Colin. « La dernière guerre – 49 Jours. »
L’homme du souterrain par Ramsey Campbell
Fiche de L’homme du souterrain
Titre : L’homme du souterrain
Auteur : Ramsey Campbell
Date de parution : 1979
Traduction : D. Mols
Editeur : Le masque
Sommaire de L’homme du souterrain
- L’homme du souterrain
- Le petit ami de Jack
- Le gémissement
- La cicatrice
- Coup de foudre
- Avis de disparition
- Le cri le plus aigu
- Feu de joie
- Les sentinelles
- Made in Goatswood
- Le potentiel
- Le manoir Napier
- Les mots qui comptent
- Un cadeau de Noël
Première page de L’homme du souterrain
« Je m’appelle Lynn. J’ai presque onze ans. Je suis née à Liverpool, dans le Tuebrook.
Je vais à l’école primaire du comté de Tuebrook. Depuis cette année, j’emmène avec moi mon petit frère Jim qui va au jardin d’enfants. Chaque matin, nous allons à l’école à pied. Ça ne fait que six cents mètres à marcher. Je le sais parce que, avec la classe, on a dû chercher quelle distance il y avait, comme devoir pour Mme Chandler. Nous traversons une rue, puis nous remontons Buckingham Road. Au bout, nous prenons le souterrain qui passe en dessous de West Derby Road. Mon petit frère dit toujours sous-marin. Et l’école se trouve juste de l’autre côté.
C’est à propos de ce souterrain que j’ai une histoire à vous raconter.
Il n’est pas très haut. La grande sœur de June, qui est ma meilleure amie, arrive à toucher le plafond sans sauter. »
Extrait de : J. R. Campbell. « L’homme du souterrain. »
Le masque de Cthulhu par August Derleth
Fiche de Le masque de Cthulhu
Titre : Le masque de Cthulhu
Auteur : August Derleth
Date de parution : 1958
Traduction : P. Salva
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Le masque de Cthulhu
- Le retour d’Hastur
- Les engoulevents de la colline
- Quelque chose en bois
- Le pacte de Sandwin
- La maison dans la vallée
- Le sceau de R’lyeh
Première page de Le masque de Cthulhu
« En fait, il y a longtemps que tout a commencé. Combien de temps, je suis incapable de le préciser. En ce qui concerne mon premier contact avec cette affaire, qui a ruiné ma carrière et mis en danger ma santé mentale, tout a commencé avec la mort d’Amos Tuttle. C’était au cours de l’hiver dernier, alors que le vent du sud apportait un parfum de printemps. Je m’étais rendu ce jour-là dans ce lieu historique hanté de légendes qu’est Arkham. Amos avait appris ma présence par le docteur Ephraïm Sprague qui le soignait. Il avait demandé à ce dernier de prendre contact avec moi à Lewiston House et de me conduire dans sa sombre propriété de Aylesbury Road. Ce n’était pas un lieu où je me rendais avec plaisir, mais le vieillard me payait assez cher pour m’imposer ses excentricités. En outre, Sprague m’avait déclaré sans ambages que son patient était mourant et que sa fin n’était plus qu’une question d’heures. »
Extrait de : A. Derleth. « Le masque de Cthulhu. »
La trace de Cthulhu par August Derleth
Fiche de La trace de Cthulhu
Titre : La trace de Cthulhu
Auteur : August Derleth
Date de parution : 1962
Traduction : C. Lagarde, G.-G. Lemaire
Editeur : J’ai lu
Sommaire de La trace de Cthulhu
- La maison de Curwen Street ou le manuscrit d’Andrew Phelan
- La vigie céleste ou la déposition d’Abel Keane
- La gorge au-delà de Sala Punco ou le testament de Clairbonne Boyd
- Le gardien de la clé ou le récit de Nayland Colun
- L’île noire ou le récit d’Horvath Blayne
Première page de La maison de Curwen Street
« Le très controversé manuscrit de Phelan, découvert dans la chambre d’où Andrew Phelan disparut si étrangement la nuit du 1er septembre 1938, a finalement reçu le visa d’imprimatur de la bibliothèque de l’université de Miskatonic à Arkham, Massachusetts, après avoir été retiré des dossiers de la police. Il est reproduit ici grâce à l’extrême obligeance du Dr. Llanfer, l’un des directeurs de la bibliothèque, à l’exception de certains passages dont la force évocatrice est trop terrible et dont les concepts sont par trop étrangers à nos contemporains pour qu’il soit permis de les publier. »
Extrait de : A. Derleth. « La trace de Cthulhu. »
L’amulette tibétaine par August Derleth
Fiche de L’amulette tibétaine
Titre : L’amulette tibétaine
Auteur : August Derleth
Date de parution : 1985
Traduction : J. Papy, P. Goffin, M. Deutsch, D. Mols, R. Lathière, M. Roth, M.-B. Endrèbe
Editeur : NEO
Sommaire de L’amulette tibétaine
- Le tertre du gibet
- Vignes sauvages
- Ils ressusciteront
- Le retour de Sarah
- La main de gloire
- Le vent de la rivière
- L’obsession de McGovern
- Trois messieurs vêtus de noir
- Tourbillons de neige
- L’amulette tibétaine
- Le petit garçon perdu
- La chambre aux volets clos
- Mademoiselle Esperson
- La couverture à damier
- Dîner de têtes
Première page de Le tertre du gibet
« Sir Hilary James vit l’apparition pour la première fois au crépuscule, à son retour d’une promenade à travers les marais.
« Je dois être fatigué », dit-il à mi-voix en se passant une main sur les yeux.
Comme l’apparition ne s’évanouissait pas, il la regarda attentivement pendant quelques secondes, puis décida que c’était une illusion d’optique, un de ces mirages qui leurrent tant de voyageurs épuisés par une marche trop longue. Bien qu’il ne fût pas fatigué le moins du monde, cette explication suffit à dissiper le vague malaise qu’il venait de ressentir. Une fois rentré chez lui, il n’accorda plus la moindre pensée à l’incident.
Au milieu de la nuit, il s’éveilla soudain, en proie à une terreur inexplicable. Étouffant de chaleur, il rejeta les couvertures, puis se leva et alla soulever le châssis de la fenêtre. Alors, il vit l’apparition pour la deuxième fois : une grande ombre noire se »
Extrait de : A. Derleth. « L’amulette tibétaine. »
Huit histoires de Cthulhu par August Derleth
Fiche de Huit histoires de Cthulhu
Titre : Huit histoires de Cthulhu
Auteur : August Derleth
Date de parution : 1969
Traduction : C. Boland-Maskens
Editeur : Marabout
Sommaire de Huit histoires de Cthulhu
- Le visiteur venu des étoiles par R. Bloch
- L’ombre du clocher par R. Bloch
- Sueurs froides par R. Campbell
- La cité soeur par B. Lumley
- Le rempart de béton par B. Lumley
- On rôde dans le cimetière par J. V. Shea
- Epouvante à Salem par H. Kuttner
- Manuscrit trouvé dans une maison abandonnée par R. Bloch
Première page de Le visiteur des étoiles
« Je suis ce que je prétends être, un écrivain fantastique. Tout enfant déjà, je fus captivé et fasciné par ce pouvoir occulte de l’inconnu, de l’irréel. Depuis toujours, craintes indicibles, rêves absurdes, chimères étranges et semi-intuitives qui hantent nos esprits ont exercé sur ma personne un charme puissant et inexplicable.
En littérature, j’ai accompagné Poe le long des sombres chemins de la nuit et je me suis faufilé avec Machen aux Enfers. Baudelaire m’a conduit au domaine des astres horrifiques et je me suis repu de la démence interne de la terre en compagnie des contes ancestraux. Mon maigre talent pour le croquis et le dessin me poussa à visualiser grossièrement les hôtes insolites de mes rêveries. Cette même tendance triste qui me poussait à dessiner provoqua en moi un grand intérêt pour les royaumes obscurs de la composition musicale ; ma préférence allait aux accords passionnés de la Planets Suite et autres œuvres de la même veine. »
Extrait de : A. Derleth. « Huit histoires de Cthulhu. »
Vox saeculi par Maurice Renard
Fiche de Vox saeculi
Titre : Vox saeculi
Auteur : Maurice Renard
Date de parution : 1902
Editeur : Alphonse Lemerre
Première page de Vox saeculi
« Notre siècle natal, aube indécise encore,
Éclairait l’univers de sa pâleur d’aurore ;
Le royaume de France alors portait le faix
D’avoir été naguère un empire français.
Soudain, parmi ce bruit de marée et de houle
Qui monte des vivants dont s’agite la foule,
Par-dessus les clameurs des cours et des sénats
Malgré les cris de fête et les cris des combats,
Une Voix s’éleva, grave, puissante et calme,
Et le monde écouta, croyant sentir la palme
D’une divine paix ombrager son front dur,
Cependant que la Voix chantait un hymne pur. »
Extrait de : M. Renard. « Vox sæculi. »
Un homme chez les microbes par Maurice Renard
Fiche de Un homme chez les microbes
Titre : Un homme chez les microbes
Auteur : Maurice Renard
Date de parution : 1928
Editeur : L’arbre vengeur
Première page de Un homme chez les microbes
« La salle est aux couleurs du clair de lune : bleu et argent. Elle sent le salon fleuri. Les fauteuils vous y reçoivent, tant leur souplesse est nonpareille, avec une amoureuse sollicitude. On est tous, ma chère, en grand tralala, vu le prix des places qui provoque le smoking et suscite le déshabillé maximum. Enfin, des demoiselles d’une affolante beauté s’occupent de vous, l’œil distrait ; c’est les ouvreuses.
Mais trois coups sont frappés, traditionnels au point que cela surprend et divertit. Trois coups, il est vrai, d’on ne sait quoi, on ne sait où. D’une cloche, vous diriez : « L’Angélus ? » Nul n’y songe, pardi ! D’ailleurs, l’orchestre, bayreuthment invisible, lâche tout soudain l’une de ces dissonances dont l’ambiguïté vous laisse pantois. Et, juste en même temps, — zing ! — la lumière baisse d’un ton.
Autre accord (si l’on peut dire) — zong ! — et demi-ténèbres.
La nuit ? Non, l’écran, lune rectangulaire, parallélogramme de clarté vide. »
Extrait de : M. Renard. « Un homme chez les microbes. »