Étiquette : Apocalypse Yankee
U.S. go home… go, go ! par Philippe Randa

Fiche de U.S. go home… go, go !
Titre : U.S. go home… go, go ! (Tome 3 sur 3 – Apocalypse Yankee)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de U.S. go home… go, go !
« Les cinq habitants du Molard avaient quitté leur village très tôt le matin pour gagner les bords de l’Agny. Le vieux lavoir du début du vingtième siècle avait été remis en état par leurs soins, car depuis maintenant six ans, leur communauté vivait sans électricité. Peu à peu, d’ailleurs, les quinze hommes, vingt-cinq femmes et dix enfants en bas âge qui la composaient avaient réappris à vivre comme leurs aïeux, sans eau courante, sans confort technologique, s’habillant au hasard de ce qu’ils récupéraient ici ou là.
Ceux qui vivaient dans les zones occupées se méfiaient d’eux. Troupes de collaboration américaine comme policiers français n’osaient plus s’aventurer au-delà d’une ligne reliant Dijon, Lyon, Vienne et Avignon.
Molard était situé dans la zone interdite 4 ! Il en existait sept, en tout. Une seule en France, mais deux en Allemagne, deux en Espagne, une, immense, couvrant les trois quarts de la Pologne, de la Tchécoslovaquie et de la Hongrie. La dernière en Russie, ex-Union des républiques socialistes soviétiques, grande vaincue du conflit. »
Extrait de : Ph Randa. « U.S. go home… go, go ! – Apocalypse Yankee. »
Camarade Yankee ! par Philippe Randa

Fiche de Camarade Yankee !
Titre : Camarade Yankee ! (Tome 2 sur 3 – Apocalypse Yankee)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir
Première page de Camarade Yankee !
« Les Résistants sont sept, dissimulés de chaque côté de la route nationale ; Régis Hubert et trois hommes de la région sont allongés derrière un petit monticule de terre, tandis que Félix Merchaud, Syvert et Marc Ferrand se tiennent en face, échelonnés sur une vingtaine de mètres.
Grâce à mon compensateur de gravité, je me suis hissé au sommet d’un énorme mélèze avant d’augmenter ma vue en me massant les nerfs oculaires, afin de repérer le convoi américain de très loin.
Dès que la jeep de tête entame le dernier virage, je fais signe à Régis Hubert, puis, d’un coup de talon, plonge dans le vide pour atteindre un deuxième arbre où je prends appui sur une branche basse.
Trois camions et une jeep ; les informations fournies par le réseau de renseignements de la région sont exactes. Jusqu’au dernier moment, j’ai hésité à me joindre au commando pour cette embuscade, mais Régis Hubert me l’a rappelé, les Résistants m’ont épaulé pour tenter de libérer Mnéhéma, à Tours. »
Extrait de : Ph Randa. « Camarade Yankee ! – Apocalypse Yankee. »
Mon pote, le martien… par Philippe Randa

Fiche de Mon pote, le martien…
Titre : Mon pote, le martien… (Tome 1 sur 3 – Apocalypse Yankee)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir
Première page de Mon pote, le martien…
« Mon processus de réanimation a été activé par l’ordinateur central du vaisseau. Il est donc confronté à un problème qu’il ne peut solutionner seul. Je ne m’inquiète pas pour autant ; dans l’espace, tout est possible et nous ne sommes pas forcément en danger.
Mnéhéma a-t-elle été réanimée avant moi ? Pour le savoir, je dois attendre d’être debout. Pour le moment, je ne suis qu’une pensée et ne retrouverai la sensation de mon corps qu’après la piqûre vitalisante.
Un robot du bloc médical s’en charge. Il a une vague forme humaine avec quatre bras articulés. Voilà, l’aiguille me pique le bras et dès que le liquide m’a été administré, tout va très vite.
J’éprouve un désagréable fourmillement dans les membres d’abord, puis dans tout le corps. C’est bref, heureusement… Ensuite, la couchette sur laquelle je suis étendu se redresse et je glisse jusqu’au sol. Des accoudoirs sont prévus pour me retenir, car je suis faible. J’avance d’un pas incertain vers un placard, encastré dans le mur.
Une cabine d’hibernation ne contient rien d’autre. Elle est d’ailleurs toute petite ; deux mètres sur trois. Un déclic ! Ma couchette vient de basculer dans son alvéole, prête pour une prochaine utilisation. »
Extrait de : Ph. Randa. « Mon pote, le martien – Apocalypse Yankee. »