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Le souffle du cyclone par Walter Jon Williams

Fiche de Le souffle du cyclone

Titre : Le souffle du cyclone (tome 2 sur 2 – Câblé)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1987
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël

Première page de Le souffle du cyclone

« Steward était suspendu sous un ciel couleur d’ardoise mouillée. En dessous de lui, le sol était sombre, indistinct. Sensation de mouvement, de fuite glissante. Par moments, il sentait son estomac lui remonter dans la gorge, lorsqu’il plongeait pour frôler cette opacité ténébreuse. Il sentait alors ses nerfs danser, sa résolution se fortifier. Le ciel bascula, tournoya.

À l’horizon, il y avait des flammes. Une onde puisante de rouge profond, palpitation douloureuse d’une artère dénudée par un éclat d’obus, drapée d’une cape noire à la dérive. Pas le soleil, s’aperçut Steward ; mais quelque chose qui brûlait…

Il n’éprouvait jamais peur ou surprise quand il s’éveillait de son rêve. Non, il s’éveillait ragaillardi, les membres prêts à l’action, à la danse, au combat.

Il savait que quel qu’ait pu être le but de son errance dans ce ciel gris et froid, il l’avait délibérément recherché. »

Extrait de : W.J Williams. « Le Souffle du cyclone – Câblé. »

Câblé par Walter Jon Williams

Fiche de Câblé

Titre : Câblé (tome 1 sur 2 – Câblé)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1986
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël

Première page de Câblé

« À minuit, il sait que son malaise va l’empêcher de dormir. Le panzerboy quitte Santa Fe par le nord, traversant les Sangre de Cristos par la route de montagne de Truchas, en direction du Colorado, pressé de se rapprocher du ciel nocturne. Il conduit sans l’aide des mains ou des pieds, l’esprit voguant sur la froide interface neurale située quelque part entre les images qui défilent rapidement devant son pare-brise et la conscience électrique que forment le corps d’alliage léger et le cœur de cristaux liquides de la Maserati. Ses yeux artificiels, acier et plastique, fixent la route sans ciller ; le lacis des ornières creusées par les crues de printemps, les hautes rangées de pins et de trembles, les pâturages d’altitude, piquetés des taches noires figées du bétail, le tout se découpant dans le faisceau presque liquide de ses feux de route tandis qu’il lance la Maserati à l’assaut de la pente. Les formes illuminées par les phares se dressent, agressives, devant les ténèbres que jette leur ombre même, et Cowboy pourrait presque se croire dans un univers monochrome pareil à une image sur celluloïd en noir et blanc projetée devant son pare-brise et clignotant au rythme de sa progression. C’est presque comme voler. »

Extrait de : W.J Williams. « Câblé. »