Étiquette : Duvic
Terminus par Patrice Duvic

Fiche de Terminus
Titre : Terminus
Auteur : Patrice Duvic
Date de parution : 1987
Editeur : J’ai lu
Première page de Terminus
« On aurait dit un bloc de brume solidifiée flottant dans la demi-obscurité au-dessus d’un autel de marbre noir. La lumière verdâtre, tremblotante, qui l’animait lui donnait un côté inquiétant, ectoplasmique. Une présence maléfique dont l’influence semblait imprégner Terminus, donnant à l’immense salle taillée à même le roc sous l’antique forteresse l’allure d’un temple colossal : ni l’appareillage sophistiqué de la base, digne d’un centre de contrôle spatial, ni la profusion de techniciens qui s’y affairaient devant des ordinateurs ne parvenaient à dissiper cette impression qu’on était en train de s’y livrer à des préparatifs pour quelque cérémonie relevant davantage de la magie que de la technologie la plus avancée. Comme si les graphiques qui s’étalaient sur les écrans vidéo n’étaient en fin de compte que le dernier avatar des signes cabalistiques et du pentagramme destinés à convoquer quelque démon, voire le diable en personne. »
Extrait de : P. Duvic. « Terminus. »
Naissez nous ferons le reste par Patrice Duvic

Fiche de Naissez nous ferons le reste
Titre : Naissez nous ferons le reste
Auteur : Patrice Duvic
Date de parution : 1979
Editeur : Presses Pocket
Première page de Naissez nous ferons le reste
« Et vous bénéficiez d’une GARANTIE TOTALE de cinq ans, organes ET main-d’œuvre… » fit le généticien-conseil en apposant son cachet sur le Contrat de Complicité.
Le père avait signé. Le pré-contrat. Cela faisait bientôt neuf mois. Délai symbolique, comme au bon vieux temps. Et maintenant il ne pouvait plus revenir en arrière. Le dédit coûtait une fortune. Et même s’il avait pu le faire, sa décision était prise, une bonne fois pour toutes. Il savait combien cet enfant, leur enfant, était important pour sa femme. Un piège, bien sûr, mais pas plus que tout le reste. Pas plus que l’appartement, pas plus que son travail à l’usine. Plutôt moins. Si l’on voulait voir les choses avec un rien d’optimisme, le fait d’être père de famille présentait même quelques avantages.
« Cette garantie couvre tous les risques, je dis bien TOUS les risques engageant notre responsabilité en tant que Marraine-Bonne-Fée veillant sur le berceau de votre enfant. »
Extrait de : P. Duvic. « Naissez, nous ferons le reste. »
Monstres et monstruosités par Patrice Duvic

Fiche de Monstres et monstruosités
Titre : Monstres et monstruosités
Auteur : Patrice Duvic
Date de parution : 1973
Editeur : Albin Michel
Sommaire de Monstres et monstruosités
- Les monstres et la mythologie
- Les monstres et la tératologie
- Les monstres qui montrent
- Les monstres que l’on montre
- Les monstruosités artificielles
- Créer la vie, créer les monstres
- Transmutation des espèces et tératogenèse ou : Désespérer de cette transmutation comme de l’autre ?
Première page de Les monstres et la mythologie
« La famine sévissait chez les esprits. Les morts décidèrent donc de quitter le pays de Souraïba, à l’ouest, pour aller chercher des noix de coco sur les îles que peuplaient les vivants. Lorsque le bateau arriva à son but, ils tentèrent de débarquer. Mais le dieu du feu, déterminé à chasser les intrus, leur lança des bouts de bois enflammés. Les morts les attrapèrent entre leurs dents et réussirent finalement à prendre pied sur le rivage.
C’est ainsi que les indigènes de la Nouvelle-Guinée du sud racontèrent l’arrivée des premiers vapeurs néerlandais et voulurent expliquer les cigares que les Blancs avaient à la bouche quand ils mirent pied à terre.
Par la suite, les indigènes comprirent que les Hollandais étaient bien vivants, malgré la pâleur de leur teint. Des vivants ayant des idées incompréhensibles, utilisant des objets étranges, possédant des richesses fabuleuses, mais néanmoins des vivants. »
Extrait de : P. Duvic. « Monstres et monstruosités. »
Demain les puces par Patrice Duvic

Fiche de Demain les puces
Titre : Demain les puces
Auteur : Patrice Duvic
Date de parution : 1986
Editeur : Denoël
Sommaire de Demain les puces
- Un logique nommé Joe par Murray Leinster
- Interface 1 par Patrice Duvic
- Gaia de Silicium par Tom Maddox
- Valentina par Joseph Delaney – Marc Stiegler
- Nous avions tous décidé d’être heureux par Philippe Curval
- Johnny Mnemonic par William Gibson
- Interface 2 par Gérard Klein
- Des réponses par John Sladek
- Mémoire vive, mémoire morte par Gérard Klein
- La muse électronique par Hilbert Schenck
Autant en emporte le divan par Patrice Duvic

Fiche de Autant en emporte le divan
Titre : Autant en emporte le divan
Auteur : Patrice Duvic
Date de parution : 1996
Editeur : Fleuve noir
Première page de Autant en emporte le divan
« C’est un authentique papier peint diététique de la fin des années quatre-vingt-dix », souligna timidement Doullens.
Son interlocuteur ne paraissait pas impressionné et le lui laissait bien sentir.
« Je me suis un peu renseigné », reprit l’ex-séminariste, ex-dépanneur de satellites et depuis peu détective privé. « Je sais qu’ils sont devenus extrêmement rares et très recherchés par les amateurs. En particulier ce modèle-ci avec ses entrelacs de spaghetti, de ténias et d’intestins à l’esthétique très “Art Nouveau” mais si répugn…, je veux dire si… efficace, qu’au bout de quelques jours la plupart des gens ne pouvaient plus le supporter et finissaient par l’arracher, et le déchiqueter et… » Tout à coup, il se sentit lui aussi gagné par une envie irrésistible de lacérer l’abomination graphique, là, maintenant, tout de suite, sans attendre une seconde. Quel soulagement ce serait, quel plaisir ineffable, que d’en arracher de grands lambeaux et de les réduire en minuscules confettis avant de les arroser d’essence et d’y mettre le feu. Que ce serait merveilleux de retrouver enfin un mur nu, de pouvoir savourer à loisir la sobre et reposante beauté des carreaux de plâtre… »
Extrait de : P. Duvic. « Autant en emporte le divan. »
Patrice Duvic

Présentation de Patrice Duvic :
Patrice Duvic (1946-2007) est une figure marquante de la science-fiction, du fantastique et de l’horreur en France. Bien qu’il ait écrit quelques œuvres de fiction, sa contribution la plus significative réside dans son rôle d’anthologiste, de traducteur, de critique et de directeur littéraire.
Né à Orsay le 11 janvier 1946 et décédé à Villeurbanne le 25 février 2007, Duvic s’est imposé comme un passeur essentiel entre la littérature anglo-saxonne et le public francophone. Il a été l’un des premiers à populariser les œuvres de grands auteurs de science-fiction, notamment au travers de ses célèbres anthologies.
Son travail a permis de faire découvrir de nombreux écrivains, dont Philip K. Dick, qu’il a interviewé lors d’un voyage aux États-Unis, une rencontre qui a marqué la carrière des deux hommes. Duvic a poursuivi cette activité d’intervieweur avec de nombreux autres auteurs, tant anglo-saxons que français.
En tant qu’anthologiste, il a dirigé plusieurs collections de nouvelles, dont les séries « Le Livre d’or de la science-fiction » et les anthologies « Asimov présente ». Ces recueils, qui mettaient en avant le travail d’un auteur ou exploraient un thème précis, ont joué un rôle majeur dans la formation du goût des lecteurs français pour la science-fiction.
Patrice Duvic est également l’auteur de quelques romans, dont Naissez, nous ferons le reste (1979) et Terminus (1986). Son roman Poisson-Pilote est également une œuvre notable. Il a également écrit des scénarios et s’est investi dans le domaine de la critique littéraire, contribuant à des revues spécialisées.
Sa disparition en 2007 a été une grande perte pour le monde de la science-fiction en France. Son héritage reste vivace à travers les nombreuses œuvres qu’il a traduites, éditées et fait connaître.
Livres de Patrice Duvic :
Autant en emporte le divan (1996)
Demain les puces (1986)
Monstres et monstruosités (1973)
Naissez, nous ferons le reste (1979)
Terminus (1987)
Pour en savoir plus sur Patrice Duvic :
La page Wikipédia sur P. Duvic
La page Noosfere sur P. Duvic
La page isfdb de P. Duvic
Le livre d’or par N. Spinrad
Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science fiction
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 1978
Traduction : P. Duvic, M. Deutsch, J. Guiod, J. Chambon, F.-M. Watkins
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Le dernier des Romani
- Subjectivité
- Les anges du Cancer
- Le dernier hurrah de la horde d’or
- Le grand flash
- L’herbe du temps
- Continent perdu
- Nulle part où aller
- La beauté de la chose
- Souvenir de famille
- Tous les sons de l’arc-en-ciel
- Black out
Première page de Le dernier des Romani
« La route fut longue et la chaleur accablante, dit l’homme à la moustache gominée. Un Collins, garçon, s’il vous plaît.
Le serveur adipeux tendit la main vers la console, pressa le bouton « Collins », et demanda :
— Gin, rhum, vodka ou grawa ?
— Gin, bien sûr, dit l’homme à la moustache gominée. Faire un Collins au grawa, non mais ! (Il alluma un grand cigare vert olive.)
Le garçon pressa le bouton « gin » et tapota le servobar. Le récipient de plastique transparent plein de liquide brumeux surgit par l’orifice de service du comptoir.
L’homme à la moustache noire et gominée regarda le verre, puis la console, puis le garçon.
— Ne me tenez pas pour impoli, l’ami, dit-il, mais je me suis toujours demandé pourquoi il y a encore des serveurs, quand n’importe qui pourrait appuyer sur ces stupides boutons. »
Extrait de : N. Spinrad. « Le livre d’or de la science-fiction. »
Au coeur de l’orage par N. Spinrad
Fiche d’Au coeur de l’orage
Titre : Au coeur de l’orage
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 1979
Traduction : P. Duvic, F. Straschitz, P. Alpérine, D. Halin, M. Deutsch
Editeur : Pocket
Sommaire d’Au coeur de l’orage
- Expansion
- Enfant de l’esprit
- L’égalisateur
- Question de technique
- Agonie
- Thérapie
- Chéri, recommençons !
- Le syndrome infernal
- Les héros ne meurent qu’une fois
- Les portes de l’univers
- Au coeur de l’orage
- Sur la route de Mindalla
- En terrain neutre
- L’âge de l’invention
- Impasse
- L’entropie, bébé, quel pied d’acier !
Première page d’Expansion
« En flottant, le capitaine Peter Reed se rapprocha du grand hublot central d’observation de la sphère de commandement.
Devant lui, emplissant la moitié de son champ visuel, se trouvait la planète Maxwell, avec ses continents verdoyants et ses mers bleues qui lui rappelaient la Terre.
Il secoua sa tête chenue. La Terre était à cinquante années-lumière, autrement dit à soixante-dix ans, ou encore à quatre mois seulement. Reed haussa les épaules, ce qui n’était guère facile pour un homme de soixante-dix ans qui tombait en chute libre. Soixante-dix ans, autrement dit huit cents ans.
Il ne put s’empêcher d’éclater de rire. Cinquante années subjectives dans l’espace, pensa-t-il, huit cents ans de temps objectif, et, pour moi, cela a toujours quelque chose de surprenant.
Comme il regardait, un grain de lumière se détacha du disque de Maxwell en suivant une parabole ascendante. »
Extrait de : N. Spinrad. « Au coeur de l’orage. »
Le livre d’or par A. E. van Vogt
Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science-fiction
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1980
Traduction : P. Duvic, D. Hersant, F. Straschitz, G. Bernier, B. Martin,
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Self-made superman
- Le fantôme
- Cinémathèque
- Processus
- Futur parfait
- Ne retenez pas votre souffle …
- Le premier Rull
- Le détective Ā
- Jane et les androïdes
Première page de Le livre d’or
« SELF-MADE SUPERMAN
Non-axiomes
Dans l’intérêt de la raison, utilisez la formule ET CÆTERA. Quand vous dites : « Van Vogt est plein d’imagination ! » ne perdez pas de vue que Van Vogt est bien autre chose que « plein d’imagination ». Van Vogt est « plein d’imagination », inspiré, curieux, introspectif, méthodique, ET CÆTERA, ce qui signifie qu’il possède encore d’autres caractéristiques. Il vaut la peine de se rappeler également que la psychiatrie moderne – 1978 – ne considère pas que l’individu « plein d’imagination » ait une personnalité très saine.
« Ce qui me différencie de la plupart des autres professionnels de la science-fiction, affirme A. E. Van Vogt (78), c’est qu’ils ont démarré grâce à un talent naturel. Et moi, non. » Et d’insister, lors de la Convention Européenne de Bruxelles et pendant son séjour en Europe, sur ce manque de « dons », sur ce manque de « talent naturel ». »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « A. E. Van Vogt. »