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Les jeux du Capricorne par R. Silverberg
Fiche de Les jeux du Capricorne
Titre : Les jeux du Capricorne 1971-1981 (Tome 2 sur 4 – Nouvelles au fil du temps)
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 1986
Traduction : J. Chambon, P.-P. Durastanti
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Les jeux du Capricorne
- Jeux de Capricorne
- Le dibbouk de Mazel Tov IV
- Trips
- Schwartz et les galaxies
- Des mondes à profusion
- Bonnes nouvelles du Vatican
- Le collectif
- La fête de saint Dionysos
- Bon pour le service des organes
- (Moi + n, Moi – n)
- Caliban
- Traverser la ville
- Breckenridge et le continuum
- La maison des doubles esprits
- Le panthéon de la science fiction
- Le vent et la pluie
- Une mer de visages
- Ce qu’il y avait dans le journal de ce matin
- Nef ma soeur, étoile ma soeur
- Quand on est allés voir la fin du monde
- Pousser ou grandir
- Notes sur l’ère prédynastique
- Dans les crocs de l’entropie
- Manuscrit trouvé dans une machine temporelle abandonnée
- La saison des mutants
- La route morte
- Notre-Dame des Sauropodes
- En attendant le cataclysme
- Les habitués
- L’apogée de la courbe en cloche
Première page de Jeux de Capricorne
« Nikki pénétra dans le champ conique de la douche à ultrasons et se mit à se trémousser sous le pommeau inaudible de l’appareil, de façon que le jet puisse mieux débarrasser sa peau de sa pellicule d’impuretés : fragments d’épiderme mort, gouttelettes de sueur séchée, touches de parfums de la veille et autres résidus. Trois minutes après, elle ressortit propre, bourrée de vitalité, prête pour la réception. Elle programma la tenue qu’elle comptait porter pour cette soirée : cothurnes verts, légère tunique de voile jaune citron, cape orange douce comme un manteau de palourde, et rien dessous à part Nikki – une Nikki toute douce, resplendissante, satinée. Une Nikki au corps frais et dispos. C’était une soirée en son honneur, même si elle était la seule à le savoir. Son anniversaire tombait aujourd’hui, 7 janvier 1999, vingt-quatre ans, aucun signe de déchéance physique. »
Extrait de : R. Silverberg. « Nouvelles au fil du temps – Les jeux du Capricorne. »
Le chemin de la nuit par R. Silverberg
Fiche de Le chemin de la nuit
Titre : Le chemin de la nuit 1953-1970 (Tome 1 sur 4 – Nouvelles au fil du temps)
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 1996
Traduction : H. Collon, C. Fisher, P.-P. Durastanti, J. Chambon
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Le chemin de la nuit
- Le chemin de la nuit
- Opération Méduse
- La colonie silencieuse
- Absolument inflexible
- Le circuit Macauley
- Les chants de l’été
- Alaree
- L’affaire des antiquités
- Les collecteurs
- Un homme de talent
- Voyage sans retour
- Lever de soleil
- Le monde aux mille couleurs
- Tant de chaleur humaine
- Auréolé de gloire
- Pourquoi ?
- Les déviateurs
- L’homme qui n’oubliait jamais
- Il était une vieille femme
- Le chancelier de fer
- Ozymandias
- Voir l’homme invisible
- Les colporteurs de souffrance
- Voisins
- Le sixième palais
- Comme des mouches
- Carrefour des mondes
- L’étoile noire
- Passagère
- L’épouse 91
- Je vous 10011100
- Les arbres qui avaient des dents
- Les amours d’Ismaël
- Un personnage en quête de corps
- La danse au soleil
- Le jour où le passé a disparu
- Une fois les mythes rentrés chez eux
- En bonne compagnie
- Nous savons qui nous sommes
- Martel en tête
- Trip dans le réel
Première page de Le chemin de la nuit
« Le chien gronda et continua à courir. Le spectacle des deux hommes étiques lancés à sa poursuite, le regard fou, inspirait à Katterson une horreur qui finit par le clouer sur place. Soudain, après avoir bondi par-dessus un tas de gravats, le chien disparut. Ses poursuivants s’arrêtèrent, épuisés, et s’appuyèrent sur leurs bâtons pour reprendre leur souffle.
« Et on n’a pas encore tout vu, dit un petit homme crasseux qui venait de surgir près de Katterson. Il paraîtrait que l’annonce officielle est pour aujourd’hui, mais ça fait si longtemps que le bruit court…
— C’est ce qu’on dit, articula lentement Katterson, encore saisi par la scène à laquelle il venait d’assister. On crève tous de faim. »
Extrait de : R. Silverberg. « Nouvelles au fil du temps – Le chemin de la nuit. »
Le livre des changements par R. Silverberg
Fiche de Le livre des changements
Titre : Le livre des changements (Tome 8B sur 8 – Majipoor)
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 2003
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Le livre des changements
« Majipoor, une planète au diamètre plus de dix fois supérieur à celui de la Terre, fut colonisé dans un lointain passé par des humains venus s’installer parmi les Piurivars, ces indigènes à l’intelligence développée que les nouveaux venus appelèrent des « Changeformes » en raison de leur capacité à modifier leur apparence physique. Monde géant d’une grande beauté, Majipoor a un climat tempéré et un biotope si clément qu’il a servi d’écrin à des merveilles tant zoologiques que botaniques et géographiques. Tout y est démesuré… fantastique, merveilleux.
Au fil des millénaires, les accrochages entre les colons et les métamorphes donnèrent lieu à une longue guerre qui s’acheva par la défaite des aborigènes. Les Changeformes furent alors parqués dans une grande réserve aménagée dans le secteur le plus reculé de la planète. Pendant cette période, des espèces originaires de nombreux autres mondes vinrent s’installer à leur tour sur Majipoor : les Vroons qui ressemblent à des gnomes, les Skandars dégingandés et velus à quatre bras, les Su-Suheris bicéphales et bien d’autres encore. Certains – et plus particulièrement les Vroons et les Su-Suheris – pra- »
Extrait de : R. Silverberg. « Majipoor – Le Livre des Changements. »
L’héritage du mutant par Karen Haber
Fiche de L’héritage du mutant
Titre : L’héritage du mutant (Tome 4 sur 4 – Les mutants)
Auteur : Karen Haber
Date de parution : 1992
Traduction : I. Tolila
Editeur : J’ai lu
Première page de L’héritage du mutant
« Je sens encore l’odeur de la ville en flammes. Je sais qu’elle a été réduite en cendres et qu’elles ont été emportées par le vent il y a quarante ans. Mais cette odeur particulière, faite d’un mélange de plastique et de chair brûlés, s’élève des fantômes des ruines pour m’assaillir à de curieux moments.
Je m’appelle Julian Akimura et je suis le chef de ce que certains nomment l’Église du Monde Meilleur. Ce n’est pas une fonction que j’ai particulièrement voulue, mais je m’y suis habitué à peu près de la même façon qu’un pied, en développant des callosités, s’ajuste, avec le temps, à une chaussure serrée.
L’Église me comprime, comprime ma vie. Aussi, par réaction, je me suis forgé une solide carapace protectrice : calme et imperturbable Dr Julian que rien ne froisse. Mais sous la surface, je fulmine, je bous. S’il n’y avait mes devoirs et leurs agréments paralysants… mais je ne veux pas penser à cela, pas maintenant. Personne ne voit. Personne ne sait. Et le seul être capable de percer mes défenses est parti. »
Extrait de : K. Haber. « Les Mutants – L’héritage du mutant. »
L’étoile des mutants par Karen Haber
Fiche de L’étoile des mutants
Titre : L’étoile des mutants (Tome 3 sur 4 – Les mutants)
Auteur : Karen Haber
Date de parution : 1992
Traduction : P. K. Rey
Editeur : J’ai lu
Première page de L’étoile des mutants
« Je suis l’homme dans la lune.
Ethan Hawkins contemplait la face blanc argent tachetée de sombre du satellite naturel de la Terre. Son visage – teint basané, cheveux bruns et tempes grisonnantes – se reflétait dans la vitre de sécurité. Le disque séculaire formait un halo brillant autour de sa figure aux joues creuses et fermes.
Hawkins se renfrogna à mesure que la vision s’estompait pour céder la place à un épais rideau de ténèbres piqueté d’étoiles glacées. Puis il haussa les épaules. Avec la rotation constante de la structure circulaire abritant ses bureaux et ses appartements privés, il retrouvait la lune à intervalles réguliers. Patience, se dit-il. Il paraît que c’est une vertu, à ce qu’on dit.
Il se déplaça sur son siège, tressaillant sous les élancements qui se manifestaient là où les implants de son bras rencontraient sa vraie chair, juste en dessous de l’épaule droite. »
Extrait de : K. Haber. « Les Mutants – L’étoile des mutants. »
Super-mutant par Karen Haber
Fiche de Super-mutant
Titre : Super-mutant (Tome 2 sur 4 – Les mutants)
Auteur : Karen Haber
Date de parution : 1990
Traduction : I. Tolila
Editeur : J’ai lu
Première page de Super-mutant
« Le dôme était clair et cristallin dans la masse noire de l’espace. Seules les lueurs tranchantes des étoiles traversaient le vide. Puis les étoiles disparurent derrière un filet de fines lignes blanches : une mortelle toile d’araignée. Kelly McLeod la fixa avec horreur. L’impensable venait d’arriver : l’un des principaux dômes de la station lunaire avait craqué.
La mort devrait produire un son, se dit-elle. Même dans le vide du cosmos – une note musicale pour annoncer la fin.
À la place, une alarme stridente transperça l’air. Le claquement sec de la fermeture des portes de sécurité ajouta un sinistre contrepoint à son cri plaintif. Kelly rentra ses cheveux noirs sous le col de sa combinaison pressurisée orange, boucla son casque et s’engagea dans le corridor central.
Trop tard, songea-t-elle. J’arrive probablement trop tard.
Elle avançait aussi vite que l’encombrante combinaison le lui permettait. Ses cheveux trempés de sueur collaient à son front et à sa nuque. »
Extrait de : K. Haber. « Les Mutants – Super-mutant. »
La saison des mutants par Robert Silverberg et Karen Haber
Fiche de La saison des mutants
Titre : La saison des mutants (Tome 1 sur 4 – Les mutants)
Auteur : Robert Silverberg et Karen Haber
Date de parution : 1989
Traduction : P. K. Rey
Editeur : J’ai lu
Première page de La saison des mutants
« L’hiver est vraiment la saison des mutants. Telle était la réflexion que se faisait Michael Ryton en claquant derrière lui la porte du cabanon. C’était en effet au plus froid de l’année qu’ils effectuaient leur rassemblement. Curieusement, cette période semblait appropriée. Surtout cette année-là.
Le vent de décembre soulevait le sable qui cinglait le visage du jeune homme aux joues rougies par le froid, et dégageait de son front ses fines mèches blondes qui flottaient comme un pavillon clair dans le jour finissant. Derrière ses verres teintés, ses yeux larmoyaient.
— Mike, ah, tu es là !
La brune Mélanie, sa sœur, emmitouflée jusqu’aux yeux dans le cache-col violet que leur mère avait tricoté lors du rassemblement de l’année dernière, sortit du cabanon et faillit s’étaler par terre. Elle ne pouvait faire trois pas sans trébucher.
— Il est quatre heures, dit-elle. Tu es en retard pour la réunion. On n’attend que toi pour commencer la communion. »
Extrait de : R. Silverberg et K. Haber. « Les mutants – La saison des mutants. »
Il est parmi nous par N. Spinrad
Fiche d’Il est parmi nous
Titre : Il est parmi nous
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 2009
Traduction : S. Denis, R. C. Wagner
Editeur : J’ai lu
Première page d’Il est parmi nous
« — Amuse-toi bien à sauver l’Univers, Dex ! fit sèchement Ellie. Et tente de ne pas descendre trop de bière !
— Tu es vraiment obligée de me gâcher le plaisir ? marmonna Dexter Lampkin avec aigreur.
Elle lui déposa un bécot sur la joue.
— C’est juste que je préférerais que tu n’enroules pas ta foutue Alfa autour d’un arbre, est-ce trop demander ? dit Ellie. On fait la paix ?
— On fait la paix, grogna Dexter avant de refermer la porte derrière lui.
Ça faisait bien trois ans qu’il se rendait à ces machins du premier mercredi du mois. Une douzaine de fans de son roman depuis longtemps épuisé, auto-proclamés « Transformationalistes », se réunissaient pour boire de la bière et faire tourner un joint avec des airs de conspirateurs, en se persuadant qu’ils finiraient par sauver le monde. »
Extrait de : N. Spinrad. « Il est parmi nous. »
Bleue comme une orange par N. Spinrad
Fiche de Bleue comme une orange
Titre : Bleue comme une orange
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 1999
Traduction : R. C. Wagner
Editeur : J’ai lu
Première page de Bleue comme une orange
« À Panem et Circenses », dit Mervin Appelbaum à Monique Calhoun.
Et il porta un toast avec un dernier verre de Champagne de prix, tandis que le vol RightStuff en provenance de Tripoli quittait sa trajectoire d’attente pour traverser la couverture nuageuse et effectuer son approche finale de l’aéroport international de Newark.
« Aux Jardins d’Allah », répondit-elle avec un semblant de sourire tout en levant un semblant de verre.
Son client ignorait que l’étiquette apposée par elle sur le projet constituait une référence sarcastique à un motel miteux d’Hollywood où de célèbres lions littéraires du XXe siècle comme Fitzgerald et Faulkner avaient pondu non sans peine des scénarios de films pour les usines à rêves capitalistes en anesthésiant leur conscience dans un océan d’alcool.
Ce sont les gens comme vous qui rendent ce boulot écœurant, Mervin, se retint-elle d’ajouter. »
Extrait de : N. Spinrad. « Bleue comme une orange. »