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Des fleurs pour Algernon par D. Keyes

Fiche de Des fleurs pour Algernon

Titre : Des fleurs pour Algernon
Auteur : D. Keyes
Date de parution : 1972
Traduction : G. H. Gallet
Editeur : J’ai lu

Première page de Des fleurs pour Algernon

« Conte randn N° 1

3 mars. Le Dr Strauss dit que je devrez écrire tout ce que je panse et que je me rapèle et tout ce qui marive à partir de mintenan. Je sait pas pourquoi mais il dit que ces un portan pour qu’ils voie si ils peuve mutilisé. J’espaire qu’ils mutiliserons pas que Miss Kinnian dit qu’ils peuve peut être me rendre un télijan. Je m’apèle Charlie Gordon et je travail à la boulangerie Donner. Mr Donner me donne 11 dolar par semène et du pain ou des gâteau si j’en veut. J’ai 32 ans et mon aniversère est le mois prochin. J’ai dit au Dr Strauss et au proféseur Nemur que je sait pas bien écrire mes il dit que sa fait rien il dit que je dois écrire corne je parle et come j’écrit les composisions dans la clase de Miss Kinnian au cour d’adultes atardé du Colege Bikman où je vait 3 fois par semène a mes heure de liberté. Le Dr Strauss dit d’écrire bocou tou ce que je panse et tou ce qui m’arive mes je peux pas pansé plus pasque j’ait plus rien a écrire et je vais marété pour ojourdui.
Charlie Gordon. »

Extrait de : D. Keyes. « Des fleurs pour Algernon. »

Les monstres de Gor par J. Norman

Fiche de Les monstres de Gor

Titre : Les monstres de Gor (Tome 12 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1979
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de Les monstres de Gor

« LE SLEEN

« IL n’y a pas d’indice, » avait dit Samos.
J’étais allongé sur la grande couche. Je fixais le plafond de la chambre. La faible lumière d’une lampe ajourée vacillait. Les fourrures étaient profondes et douces. Mes armes étaient posées un peu plus loin. Une esclave, endormie, était enchaînée à mes pieds.
Il n’y avait pas d’indice.
« Il peut être n’importe où, » avait dit Samos. Il avait haussé les épaules. « Nous savons seulement qu’il est parmi nous. »
Nous ne savons pas grand-chose d’une espèce animale nommée : Kur. Toutefois nous savons que ses représentants sont sanguinaires, qu’ils se nourrissent de chair humaine et qu’ils aiment la gloire.  »

Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les monstres de Gor. »

Les nomades de Gor par J. Norman

Fiche de Les nomades de Gor

Titre : Les nomades de Gor (Tome 4 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1969
Traduction : B. Martin
Editeur : J’ai lu

Première page de Les nomades de Gor

« LES PLAINES DE TURIA

Courez ! cria la femme. Sauvez-vous donc !

Je vis un instant ses yeux emplis de frayeur au-dessus de son voile, puis elle fila rapidement devant moi.

C’était une paysanne aux pieds nus, et son vêtement n’était guère que toile à sac. Elle portait un panier d’osier contenant des vulos, des pigeons domestiques élevés pour leur chair et leurs oeufs.

Son homme, une pioche au bout du bras, n’était pas loin derrière elle. Il avait sur l’épaule un gros sac, sans doute bourré de tout ce qu’il avait pu sauver de sa hutte.

Il m’évita en décrivant un vaste crochet. »

Extrait de: J. Norman. « Cycle de Gor – Les Nomades de Gor. »

Les prêtres-rois de Gor par J. Norman

Fiche de Les prêtres-rois de Gor

Titre : Les prêtres-rois de Gor (Tome 3 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1968
Traduction : B. Martin
Editeur : J’ai lu

Première page de Les prêtres-rois de Gor

« LA FOIRE D’EN’KARA

Moi, Tarl Cabot, originaire de la Terre, je suis un homme que connaissent les Prêtres-Rois de Gor.

C’est vers la fin du mois d’En’Kara de l’année 11 117 de la fondation de la Cité d’Ar que j’arrivai au Palais des PrêtresRois, dans les Monts Sardar, sur la planète Gor, l’Anti-Terre. J’étais parvenu quatre jours auparavant, à dos de tarn, au pied de la gigantesque palissade noire qui enclôt les terrifiantes Sardar, ces sombres montagnes couronnées de glace, consacrées aux Prêtres-Rois, interdites aux hommes, aux mortels, à toute créature de chair et de sang.

Je dessellai et libérai mon tarn, gigantesque monture semblable à un faucon; car il ne pourrait pas m’accompagner dans les Sardar. Il avait une fois tenté de me faire franchir la palissade en direction des Monts, mais jamais plus je ne me risquerais à un tel vol. L’oiseau avait été pris dans le réseau invisible protégeant les Prêtres-Rois, réseau d’où »

Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les Prêtres-Rois de Gor. »

Le banni de Gor par J. Norman

Fiche de Le banni de Gor

Titre : Le banni de Gor (Tome 2 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1967
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : J’ai lu

Première page de Le banni de Gor

« UN MOT SUR LE MANUSCRIT

Mon bon ami Harrison Smith, jeune avocat de son état, m’a récemment fait passer un second manuscrit, censé provenir du fameux Tarl Cabot. C’est à sa demande que je soumets ce second document, comme je l’avais fait pour le premier, à l’attention d’un éditeur. Cependant, et à cause des nombreuses critiques et demandes engendrées par le premier manuscrit, Le Tarnier de Gor – certaines personnes prétendant être en possession de documents confirmant l’existence de l’Antichton, d’autres revendiquant la paternité du manuscrit -, j’ai cette fois eu le dessus sur Smith en obtenant de lui qu’il écrive quelques lignes en guise de préface à ce deuxième témoignage, précisant clairement son rôle dans toute cette histoire et nous en disant un peu plus sur ce Tarl Cabot, que je n’ai jamais eu le privilège de rencontrer en personne. »

Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Le banni de Gor. »

Le tarnier de Gor par J. Norman

Fiche de Le tarnier de Gor

Titre : Le tarnier de Gor (Tome 1 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1966
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : J’ai lu

Première page de Le tarnier de Gor

« UNE POIGNÉE DE TERRE

Je m’appelle Tarl Cabot. Mon nom de famille passe pour venir du patronyme italien Caboto, raccourci au xve siècle. Cependant, que je sache, je n’ai aucun lien avec l’explorateur vénitien qui porta la bannière de Henry VII dans le Nouveau Monde. Cette parenté semble improbable pour bon nombre de raisons, parmi lesquelles le fait que les gens de ma famille étaient de simples commerçants de Bristol, au teint clair et couronnés d’un flamboiement de cheveux du roux le plus agressif. Néanmoins, ces coïncidences -même si elles ne sont que géographiques – ont laissé leur marque dans les traditions familiales : notre petite revanche sur les registres et l’arithmétique d’une existence mesurée en pièces de draps vendues. J’aime à penser qu’il y avait peut-être un Cabot à Bristol, un des nôtres, pour regarder notre homonyme italien lever l’ancre à l’aube du 2 mai 1497. »

Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Le tarnier de Gor. »

Le monde inverti par C. Priest

Fiche de Le monde inverti

Titre : Le monde inverti
Auteur : C. Priest
Date de parution : 1974
Traduction : B. Martin
Editeur : J’ai lu

Première page de Le monde inverti

« Elisabeth Khan sortit du dispensaire et referma la porte à clé. Elle remonta la rue du village jusqu’à la place, devant l’église, où les gens s’assemblaient. Tout au long du jour, un sentiment d’attente joyeuse avait flotté dans l’air à mesure qu’on amassait les matériaux du feu de joie et maintenant les enfants excités couraient dans les rues, guettant l’instant de l’embrasement.
Elisabeth se rendit d’abord à l’église, mais elle n’y trouva nulle trace du père Dos Santos.
Quelques minutes après la tombée de la nuit, un des hommes mit le feu au petit bois sec, tout à fait au-dessous du tas. Une flamme claire s’éleva aussitôt. Les enfants se mirent à sauter et danser, poussant des exclamations tandis que les branches craquaient et crachaient des étincelles.
Hommes et femmes, assis ou couchés près du feu, se repassaient des fiasques de vin du pays, sombre et corsé. Deux hommes assis un peu à l’écart des autres grattaient nonchalamment des guitares. Les accords paisibles qu’ils égrenaient n’appelaient pas à la danse ; ils n’étaient destinés qu’au pur plaisir de l’oreille. »

Extrait de : C. Priest. « Le monde inverti. »

La machine à explorer l’espace par C. Priest

Fiche de La machine à explorer l’espace

Titre : La machine à explorer l’espace
Auteur : C. Priest
Date de parution : 1976
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Première page de La machine à explorer l’espace

« Une voyageuse de commerce

Au mois d’avril 1893, mes affaires m’amenèrent à demeurer quelque temps à l’hôtel de Devonshire Arms à Skipton, dans le Yorkshire. J’avais alors vingt-trois ans et je débutais assez modestement dans la carrière de représentant de commerce, pour la société Josiah Westerman and Sons, Fournisseurs de Maroquinerie et de nouveautés. Il ne sera guère question de mon emploi dans ce récit car, même alors, ce n’était pas ma principale préoccupation, mais il contribua, d’une façon bien peu glorieuse, à précipiter le cours des événements qui sont le sujet de cette histoire.
Le Devonshire était un hôtel de voyageurs en brique grise, aux corridors mal éclairés et pleins de courants d’air, aux sombres boiseries et aux peintures écaillées. La seule pièce agréable était le salon,  »

Extrait de : C. Priest. « La machine à explorer l’espace. »

Le vagabond par F. Leiber

Fiche de Le vagabond

Titre : Le vagabond
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1964
Traduction : J. Brecard
Editeur : J’ai lu

Première page de Le vagabond

« Certaines histoires de terreur, certains contes fantastiques s’ouvrent sur l’apparition d’un visage blanc à une vitre biseautée, dans la pâle clarté d’un rayon de lune ; ou encore sur un vieux parchemin couvert de pattes d’araignées ; à moins que ce ne soit sur le hurlement d’un chien que l’écho répercute sur une lande sauvage. L’histoire que nous allons conter, elle, a eu pour point de départ une éclipse de lune, ainsi que quatre photographies astronomiques toutes fraîches, qui montraient chacune des champs d’étoiles et un objet planétaire. Seulement… quelque chose était arrivé aux étoiles.
Le plus vieux des quatre clichés n’avait été développé que sept jours avant la date prévue de l’éclipse. Trois d’entre eux provenaient d’observatoires très éloignés les uns des autres ; quant au quatrième, il émanait d’un satellite doté d’un télescope. Ces runes du firmament étaient le produit le plus typique de la science pure, l’antithèse même de  »

Extrait de : F. Leiber. « Le Vagabond. »

A l’aube des ténèbres par F. Leiber

Fiche d’A l’aube des ténèbres

Titre : A l’aube des ténèbres
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1943
Traduction : J. Hérisson
Editeur : J’ai lu

Première page d’A l’aube des ténèbres

« Frère Jarles, prêtre de Premier Cercle Extérieur, novice dans la Hiérarchie, ravala la fureur qui l’étouffait et s’efforça de se composer un masque, non seulement pour la masse des fidèles – chose que l’on enseignait à tous les membres de la Hiérarchie – mais aussi pour les autres prêtres.
Un prêtre qui haïssait la Hiérarchie autant que lui, au cours de ses terrifiants accès de rage, devait avoir perdu l’esprit.
Mais les prêtres ne pouvaient pas perdre l’esprit, pas sans que la Hiérarchie le sût, en tout cas, comme elle savait tout le reste.
Un inadapté, alors ? Mais sa tâche était assignée à un prêtre avec une précision et une lucidité infaillibles ; les moindres aspects de sa personnalité, mesurés avec la minutie d’un sondage atomique. Un prêtre ne pouvait pas haïr son métier. »

Extrait de : F. Leiber. « A l’aube des ténèbres. »