Étiquette : Le bateleur

 

Parasol 27 par Alain Billy

Fiche de Parasol 27

Titre : Parasol 27 (Tome 2 sur 2 – Le bateleur)
Auteur : Alain Bully
Date de parution : 1994
Editeur : Fleuve noir

Première page de Parasol 27

« Hortengul Alam Delapan évita avec un soin maniaque une pierre de la grosseur d’un œuf que ses jardiniers, pourtant méticuleux, avaient oubliée sur le chemin. Après avoir grogné, il se dirigea vers le gros arbre qui parachevait l’éminence artificielle à l’extrémité du jardin suspendu au-dessus des rizières.

Quand « l’ivresse de la Création Poétique » l’étreignait, le Président-Gouverneur errait seul sur ses terres et gagnait l’ombre du somptueux banian au pied duquel avait été érigé l’abri d’où l’on surplombait l’impressionnante vallée de Rantépao, au cœur du pays Toraja : une serre de verre et de métal, couverte de fleurs rouges et blanches.

Les cheveux vert pomme d’Hortengul dressaient leurs pointes lumineuses au-dessus du col relevé de son ample vêture. Cette couleur signifiait qu’il ne voulait parler à personne d’autre qu’à lui-même, car il avait, à ce moment, « l’âme végétale ».  »

Extrait de : A. Billy. « Parasol 27 – Le bateleur.  »

Le peintre des orages par Alain Billy

Fiche de Le peintre des orages

Titre : Le peintre des orages (Tome 1 sur 2 – Le bateleur)
Auteur : Alain Bully
Date de parution : 1993
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le peintre des orages

« Avec sa chevelure blond-blanc, des yeux lavande striés comme ceux des poupées en celluloïd, une carcasse de footballeur américain, Le Bateleur allait passer aussi inaperçu en Indonésie qu’une orange dans un plat de lentilles. Mais la mission était la mission ; personne ne songeait à discuter les ordres du « Vieux ».
Quand il posa le pied sur la terre de Java, il se demanda si l’avion qui l’avait amené jusque-là ne s’était pas posé au fond d’un aquarium, tant l’air était saturé d’humidité, aussi songea-t-il d’abord à respirer normalement, entreprise qui nécessitait un effort particulier. Cet handicap surmonté, il s’installa à l’hôtel Santika, à Bandung, puis se rendit tranquillement sur les lieux du rendez-vous, un Centre culturel français dont on fêtait l’inauguration.
Le Bateleur se glissa dans la foule qui se pressait devant le bâtiment rénové, jaugea du regard le beau monde et le modeste mélangés, mais fut vite captivé par les danseuses soudanaises qui animaient d’éloquente manière leurs fesses rebondies. »

Extrait de : A. Billy. « Le peintre des orages – Le bateleur. »