Étiquette : Le livre de poche
A travers la mer des soleils par G. Benford
Fiche d’A travers la mer des soleils
Titre : A travers la mer des soleils (Tome 2 sur 5 – Le Centre galactique)
Auteur : G. Benford
Date de parution : 1984
Traduction : W. O. Desmond, G. Goullet
Editeur : Le livre de poche
Première page d’A travers la mer des soleils
« Les réacteurs se déchaînent, poussent le vaisseau à la limite même de la vitesse de la lumière. Ses gorges magnétiques rident l’immaculé du champ dipolaire.
— flèche qui déchire le noir –
— vapeurs d’échappement blanc bleuté de l’hydrogène sifflant –
— astéroïde grisâtre monté sur un chalumeau hurlant –
Il aspire les poussières interstellaires. Mitonne un cocktail d’isotopes. Et recrache derrière lui, jet d’ultraviolets qui se perd dans les abysses.
À l’intérieur, Nigel Walmsley dégustait des huîtres.
Le dernier vin, pensa-t-il, morose, les yeux fixés sur le fond du verre. C’était exact. Personne n’avait apporté plus d’une bouteille avec lui, et les réserves s’étaient épuisées au cours des deux dernières années. »
Extrait de : G. Benford. « Le Centre galactique – A travers la mer des soleils. »
Le navire des glaces par M. J. Moorcock
Fiche de Le navire des glaces
Titre : Le navire des glaces
Auteur : M. J. Moorcock
Date de parution : 1969
Traduction : J. Guiod, J.-F. Amsel
Editeur : Le livre de poche
Première page de Le navire des glaces
« Konrad Arflane
Quand Konrad Arflane se retrouva sans navire des glaces sous son commandement, il quitta la cité-crevasse de Brershill et partit à ski vers le grand plateau glaciaire ; il s’en allait afin de décider s’il devait vivre ou mourir.
Pour ne s’autoriser aucun compromis, il emporta une petite quantité de vivres et d’équipement, calculant que, s’il n’avait pas fait son choix dans les huit jours, il mourrait de toute façon de faim et de froid.
Il considérait avoir de bonnes raisons d’agir ainsi. Bien qu’il n’eût que trente-cinq ans et qu’il fût l’un des capitaines les plus célèbres de tout le plateau, il avait peu de chances d’obtenir un nouveau poste de commandement à Brershill et il se refusait à envisager de servir un autre patron en tant que premier ou second officier, même s’il en avait la possibilité. Moins de quinze ans auparavant, Brershill possédait une flotte de plus de cinquante navires. Elle se réduisait à présent à vingt-trois. Et, bien qu’il ne fût pas morbide, Arflane avait décidé qu’il n’y avait qu’une seule alternative à un commandement dans une cité étrangère : la mort. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Le navire des glaces. »
Nova par S. R. Delany
Fiche de Nova
Titre : Nova
Auteur : S. R. Delany
Date de parution : 1968
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Le livre de poche
Première page de Nova
« — Eh, la Souris, joue-nous quelque chose ! lança l’un des mécaniques installés au bar.
— T’as donc pas encore signé pour une traversée ? fit l’autre, gouailleur. Ta douille vertébrale va rouiller. Allez ! passe-nous un morceau !
La Souris cessa de promener son doigt sur le bord de son verre. Résolu à dire « non », il amorça un « oui ». Et fronça les sourcils.
Les mécaniques froncèrent aussi les leurs.
C’était un vieil homme.
Un homme vigoureux.
Comme la Souris empoignait le rebord de la table, le gueux s’avança en chaloupant. Sa hanche fit résonner le comptoir. Ses orteils allongés heurtèrent un pied de chaise : la chaise oscilla sur les dalles.
Vieux. Vigoureux. Troisième détail que remarqua la Souris : aveugle. »
Extrait de : S. R. Delany. « Nova. »
La ballade de Bêta – 2 par S. R. Delany
Fiche de La ballade de Bêta – 2
Titre : La ballade de Bêta – 2
Titre : Empire star
Auteur : S. R. Delany
Date de parution : 1965
Traduction : E. Chedaille
Editeur : Le livre de poche
Sommaire de La ballade de beta – 2
- La ballade de Beta – 2
- Empire star
Première page de La ballade de Beta – 2
« LA réponse est TOUT SIMPLEMENT : parce qu’ils sont là ! »
Une lumière laiteuse provenant de la structure hélicoïdale venait jouer sur le visage anguleux du professeur.
« Mais… commença Joneny.
— Il n’y a pas de mais, interrompit le professeur. (Ils étaient seuls dans son bureau.) Ce n’est pas aussi simple que cela, vous savez. À une certaine époque, ils ont été nombreux et ont accompli quelque chose qui n’avait jamais été fait auparavant, qui ne sera jamais refait ; de plus, ils n’ont pas entièrement disparu. C’est pourquoi vous devez leur consacrer une étude.
— Mais ce n’est pas ce que j’ai demandé, persista Joneny. Je voudrais être exempté d’un travail de recherche sur cette unité. Je suis prêt à voir toutes les questions d’examen sur le Peuple Astral ; mais, comme je suis en dernière année, je demande à sau- »
Extrait de : S. R. Delany. « La ballade de Bêta 2. »
Première page d’Empire star
« REPRÉSENTEZ-VOUS :
une tresse de cheveux blonds jusqu’à la ceinture ;
un corps mince et hâlé qui ressemblait, disait-on, à celui d’un chat lorsqu’il sommeillait, pelotonné à la lueur du feu de veille, pendant le Cycle Nouveau ;
un ocarina ;
une paire de bottes noires et une paire de gants noirs qui lui permettaient de grimper aux murs et de marcher aux plafonds ;
des yeux gris trop grands pour ce petit visage lunaire ;
des griffes d’airain à la patte gauche grâce auxquelles il avait tué, à ce jour, trois qépards sauvages qui s’étaient faufilés par une brèche de la clôture électrifiée pendant son tour de garde du Cycle Nouveau (il avait également tué un autre garçon, Billy James, au cours d’une bagarre amicale qui avait dégénéré à cause d’un coup porté trop brutalement ; »
Extrait de : S. R. Delany. « Empire Star. »
A l’est de la vie par B. W. Aldiss
Fiche d’A l’est de la vie
Titre : A l’est de la vie
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1994
Traduction : S. Quadruppani
Editeur : Le livre de poche
Première page d’A l’est de la vie
« DES AMIS EN DES LIEUX DÉROBÉS
Il paraissait approprié d’apporter des fleurs. Un geste s’imposait. Une infirmière les reçut des mains de Burnell et les plaça dans un vase de verre. Burnell alla s’asseoir au chevet de son ami.
Peter Remenyi était toujours dans le coma. Appuyé sur ses oreillers, peau bronzée, mâchoire ferme, il semblait respirer la santé. Il gisait ainsi depuis deux semaines, nourri sous perfusion, complètement inconscient du monde extérieur. Les fleurs de la veille s’affaissaient sur une table de nuit.
Burnell s’était tiré de l’accident de voiture avec, en tout et pour tout, un bras meurtri. Chaque jour, il venait à l’hôpital. Il avait entrepris de faire la lecture »
Extrait de : B. W. Aldiss. « A l’est de la vie. »
L’hiver d’Helliconia par B. W. Aldiss
Fiche de L’hiver d’Helliconia
Titre : L’hiver d’Helliconia (Tome 3 sur 3 – Helliconia)
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1985
Traduction : J. Chambon, H. Collon
Editeur : Le livre de poche
Première page de L’hiver d’Helliconia
« PRÉLUDE
Luterin était guéri. Délivré de la mystérieuse maladie. De nouveau en mesure de sortir. La couche près de la fenêtre, l’immobilité, les visites quotidiennes du maître d’école grisonnant – c’en était fini. Il pouvait emplir ses poumons de l’air vif qui régnait au-dehors.
Un vent froid soufflait du Mont Shivenink, assez violent pour écorcer la face nord des arbres.
La bise l’enhardit. Elle lui faisait monter le sang aux joues, obligeait ses membres à accompagner le mouvement de l’animal qui le transportait à travers les terres de son père. Poussant un cri, il lança le hoxney au galop. Loin de la prison du manoir et du glas de sa cloche, le long de la large route traversant les champs que l’on continuait d’appeler la Vigne. Le mouvement, l’air, le tumulte du sang dans ses artères l’enivraient.
Autour de lui s’étendait le fief de son père, un domaine qui triomphait de la latitude, un petit monde réunissant lande, montagne, vallée, torrent, brume, neige, forêt, cascade – mais il se gardait de penser à la cascade. Il y avait là du gibier à foison, qui surgissait un peu partout alors même que son »
Extrait de : B. W. Aldiss. « Helliconia – L’hiver d’Helliconia. »
Les dramaturges de Yan par J. Brunner
Fiche de Les dramaturges de Yan
Titre : Les dramartuges de Yan
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1971
Traduction : C. Gilbert
Editeur : Le livre de poche
Première page de Les dramaturges de Yan
« Tel un arc d’argent l’Anneau de Yan s’incurvait dans le ciel nocturne, lançant comme des fléchettes de feu ses météores dans la haute atmosphère. Le Dr Yigael Lem était fatigué mais sa tension nerveuse était telle qu’il se sentait encore incapable de dormir – et il ne voulait pas, sauf en cas d’absolue nécessité, faire appel à son inducteur de sommeil. Il se débarrassa de ses vêtements de Terrien un peu trop stricts et enfila une robe yannienne en fil d’arachne, chaussa des sandales de roseau, et sortit sur sa véranda pour contempler ce spectacle qui d’habitude calmait ses pensées. Madame de Pompadour, la joufflonde domestique qui l’avait accompagné dans sept systèmes, avait cru qu’il se retirerait et s’était en conséquence installée dans le dormitoire pour l’attendre. Quand elle s’aperçut qu’il était ailleurs, elle proféra une petite plainte mais finit par rassembler l’énergie nécessaire pour venir le »
Extrait de : J. Brunner. « Les dramaturges de Yan. »
La ville est un échiquier par J. Brunner
Fiche de La ville est un échiquier
Titre : La ville est un échiquier
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1965
Traduction : R. Baldy
Editeur : Le livre de poche
Première page de La ville est un échiquier
« À bord de l’appareil en provenance de Floride, j’engageai la conversation avec mon voisin – pour être plus exact, c’est lui qui, le premier m’adressa la parole. L’homme en question était un Juif européen âgé d’une bonne cinquantaine d’années, dont la famille avait été chassée par l’arrivée des Nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Il était néanmoins très fier de son accent européen et il en fit état à une douzaine de reprises, pour le moins. « Vous aviez remarqué mon accent, bien entendu… » Je ne cherchai pas à obtenir de plus amples précisions sur ses origines.
Cela faisait quatre ans qu’il n’était pas rentré « chez lui ». Il m’apparut qu’il avait beaucoup plus vécu aux États-Unis qu’à Aguazul, mais qu’incontestablement il était très fortement attaché à son pays »
Extrait de : J. Brunner. « La ville est un échiquier. »
A l’ouest du temps par J. Brunner
Fiche d’A l’ouest du temps
Titre : A l’ouest du temps
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1967
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche
Première page d’A l’ouest du temps
« Pendant un long moment, après avoir ouvert la porte du salon, Paul Fidler se trouva littéralement saisi de frayeur.
O Pas la bonne porte ? La bonne porte mais pas la bonne chambre !
Sa main, machinalement, avait cherché le bouton de sonnerie mural à vingt centimètres du montant de la porte, et avait rencontré des livres sur un rayon. Surpris, il avait regardé au lieu de se laisser guider par sa connaissance des lieux, et constaté que la grande table avait changé de place, que les fauteuils étaient disposés autrement et que le mobilier en général ne se trouvait plus au même endroit.
O Encore une lubie de Mrs Gowler ?
C’était une veuve de cinquante ans, sans enfants, pour qui l’hôpital de Chent était devenu une sorte de seconde famille démesurée. Elle y résidait depuis une dizaine d’années, tantôt comme patiente, tantôt comme femme de charge, n’ayant aucun autre »
Extrait de : J. Brunner. « À l’ouest du temps. »
Sur l’onde de choc par J. Brunner
Fiche de Sur l’onde de choc
Titre : Sur l’onde de choc (Tome 4 sur 4 – La tétralogie noire)
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1975
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche
Première page de Sur l’onde de choc
« PENSÉE POUR AUJOURD’HUI
Ôtez-leur long comme l’ongle, ils vous mettront l’enfer en chair.
MODE DE RECOUVREMENT DES DONNÉES
L’homme assis au creux du fauteuil en acier massif était aussi nu que les murs blancs de la pièce. On lui avait rasé entièrement la tête et le corps. Il ne lui restait plus que les cils. Des languettes adhésives maintenaient des capteurs en position à une douzaine d’endroits de son crâne, sur ses tempes au coin des yeux, aux commissures de ses lèvres, sur sa gorge, à l’endroit du cœur et du plexus solaire ainsi qu’à l’emplacement de chaque ganglion majeur en descendant jusqu’aux chevilles.
De chacun des capteurs partait un fil arachnéen qui aboutissait au seul objet de la pièce – hormis le »
Extrait de : J. Brunner. « La tétralogie noire – Sur l’onde de choc. »