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Le réveil du dieu de pierre par P. J. Farmer

Fiche de Le réveil du dieu de pierre
Titre : Le réveil du dieu de pierre
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1970
Traduction : M. Lodigiani
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le réveil du dieu de pierre
« Il s’éveilla… Aucune idée de l’endroit où il se trouvait !…
À une quinzaine de mètres crépitait un rideau de flammes. La fumée, l’odeur de bois brûlé lui emplissaient les narines et ses yeux se noyèrent de larmes. Quelque part, on échangeait des cris, des hurlements de douleur et de rage.
À l’instant précis où ses yeux s’étaient rouverts, il avait entrevu un morceau de plastique tomber de sous ses bras tendus droits devant lui.
Il sentit un choc léger sur ses genoux et quelque chose glissa le long de ses jambes avant d’atterrir sur le disque de pierre où il était juché.
Il était assis dans un fauteuil… le fauteuil de son bureau ! Le siège reposait sur un énorme trône taillé dans le granit et planté au centre d’une plate-forme ronde en pierre également. La roche portait de larges taches brun-rougeâtre. L’objet qui venait de tomber, c’était une partie du pupitre sur lequel il se penchait précisément au moment de… sa mort ? »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le réveil du dieu de pierre. »
Le privé du cosmos par P. J. Farmer (Kilgore Trout)

Fiche de Le privé du cosmos
Titre : Le privé du cosmos
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1974
Traduction : I. Tate
Editeur : Jean-Claude Lattès
Première page de Le privé du cosmos
« L’univers, voyageur…
Cite-moi une chose, une seule, qui soit aussi vaste. Non, ne cherche pas. Parcours-le en tous sens. À chaque escale, dans chaque port que tu toucheras, la légende de Simon Wagstaff, le Pèlerin de l’Espace, sera au rendez-vous.
Même sur les sols lointains qu’il n’a jamais foulés, on célèbre sa mémoire, et, dans l’ombre des tavernes, on fredonne sa ballade. Tradition et folklore ont enflé ce mythe aux dimensions des dix milliards de mondes habitables. Au dernier recensement, les feuilletons télévisés colportaient ses aventures dans les chaumières d’un million de planètes, et peut-être davantage… »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le privé du cosmos. »
Le masque vide par P. J. Farmer

Fiche de Le masque vide
Titre : Le masque vide
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1981
Traduction : D. Haas
Editeur : Presses Pocket
Première page de Le masque vide
« Le Bolg les tue tous, sauf un ! »
C’était à peine un murmure ; un souffle, un chuintement. Une ombre sous-marine dotée d’une voix aurait pu avoir ce timbre.
Puis la voix se mit à tonitruer, telle celle d’un géant hurlant dans le ciel, ou comme une fusée qui aurait détoné à son oreille. Une fusée qui l’aurait propulsé loin, très loin dans la grisaille. Il était précipité dans les profondeurs d’un puits dont les parois miroitantes fuyaient obliquement, loin de lui, sans pour autant disparaître à sa vue.
Ramstan n’avait jamais connu pareille épouvante.
Il s’abîmait dans une lumière crépusculaire, bousculant au passage deux géants nus, deux corps masculins mais asexués, pendus la tête en bas à des chaînes fixées à leurs chevilles par des bracelets. Harut et Marut ? Les anges déchus, ainsi condamnés au supplice éternel pour n’avoir pas eu pitié des enfants d’Adam et Ève ? »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le masque vide. »
Le livre d’or par P. J. Farmer

Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science-fiction
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1980
Traduction : R. Lathière, P. Billon, A. Rosenblum, J.-P. Pugi, B. Martin, J. Chambon
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Totem et tabou
- L’homme des allées
- Prométhée
- L’ombre de l’espace
- Du fond de la chauffe
- La voix du sonar dans mon appendice vermiforme
- Chassé-croisé dans le monde du mardi
- Papa travaille …
- Après la chute de King Kong
- Fragments sauvés des ruines de mon esprit
Première page de Totem et tabou
« Ce jour-là, Minou Phelynn en vint à l’ultimatum. « Tu as le choix, Jay, » dit-elle à son fiancé. « Ce sera l’alcool ou moi. »
Jay Martiney comprit tout de suite qu’elle parlait sérieusement. Il n’y avait qu’à voir l’expression durcie de son visage triangulaire et l’éclat de ses yeux verts fendus en amandes. Il tenta pourtant une dernière justification. « Voyons, ma chatte, je ne suis tout de même pas un alcoolique ! Un buveur poids léger, tout au plus. Poids moyen, si tu veux. »
Minou eut un rictus ironique qui découvrit de petites dents très pointues et deux canines extraordinairement longues. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le livre d’or de la science-fiction. »
Le fleuve de l’éternité par P. J. Farmer

Fiche de Le fleuve de l’éternité
Titre : Le fleuve de l’éternité (l’intégrale)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1971
Traduction :
Editeur : Robert Laffont
Sommaire de Le fleuve de l’éternité
- Le monde du fleuve
- Le bateau fabuleux
Première page de Le monde du fleuve
« Sa femme l’avait tenu dans ses bras comme si cela pouvait empêcher la mort d’approcher. Il s’était écrié : « Mon Dieu, c’est la fin ! »
La porte de la chambre s’était entrouverte. Il avait vu à l’extérieur un dromadaire géant, noir, et entendu le tintement des grelots que le vent brûlant du désert agitait contre le harnais. Un énorme visage noir surmonté d’un turban était apparu dans l’encadrement de la porte. L’eunuque avait franchi le seuil, un gigantesque cimeterre à la main, en se déplaçant comme sur un nuage. La Mort, qui détruit les plaisirs et extermine les sociétés, était enfin venue le prendre.
Vide et obscurité. Il ne savait même pas que son cœur avait cessé de battre pour l’éternité. Ténèbres et néant. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le fleuve de l’éternité. »
De l’autre côté du miroir par Lewis Carroll
Fiche de De l’autre côté du miroir
Titre : De l’autre côté du miroir
Auteur : Lewis Carroll
Date de parution : 1872
Traduction :
Editeur : Feedbooks
Première page de De l’autre côté du miroir
« Ce qu’il y a de sûr, c’est que la petite chatte blanche n’y fut pour rien : c’est la petite chatte noire qui fut la cause de tout. En effet, il y avait un bon quart d’heure que la chatte blanche se laissait laver la figure par la vieille chatte (et, somme toute, elle supportait cela assez bien) ; de sorte que, voyez-vous, il lui aurait été absolument impossible de tremper dans cette méchante affaire.
Voici comment Dinah s’y prenait pour laver la figure de ses enfants : d’abord, elle maintenait la pauvre bête en lui appuyant une patte sur l’oreille, puis, de l’autre patte, elle lui frottait toute la figure à rebrousse-poil en commençant par le bout du nez. »
Extrait de : Lewis Carroll. « De l’autre côté du miroir. »
Alice aux pays des merveilles par Lewis Carroll

Fiche de Alice aux pays des merveilles
Titre : Alice aux pays des merveilles
Auteur : Lewis Carroll
Date de parution : 1869
Traduction : H. Bué
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de Alice aux pays des merveilles
« ALICE, assise auprès de sa sœur sur le gazon, commençait à s’ennuyer de rester là à ne rien faire ; une ou deux fois elle avait jeté les yeux sur le livre que lisait sa sœur ; mais quoi ! pas d’images, pas de dialogues ! « La belle avance, » pensait Alice, « qu’un livre sans images, sans causeries ! »
Elle s’était mise à réfléchir, (tant bien que mal, car la chaleur du jour l’endormait et la rendait lourde,) se demandant si le plaisir de faire une couronne de marguerites valait bien la peine de se lever et de cueillir les fleurs, quand tout à coup un lapin blanc aux yeux roses passa près d’elle. »
Extrait de : Lewis Carroll. « Alice au pays des merveilles. »
Survol par K. Roberts

Fiche de Survol
Titre : Survol
Auteur : Keith Roberts
Date de parution : 1985
Traduction : G. Abadia
Editeur : Robert Laffont
Première page de Survol
« L’équipage de sol avait presque achevé sa litanie. Les hommes attendaient l’un derrière l’autre, la tête inclinée en avant, profilant leurs silhouettes sur les dernières lueurs estompées du couchant. En contrebas de l’endroit où je me tenais, le Véhicule de Lancement frémissait doucement tandis que l’eau bruissante ruisselait autour d’un rivet de chaudière rouillé. Une rafale d’air chaud monta vers le portique, apportant des effluves de vapeur et d’huile qui se mélangèrent aux odeurs omniprésentes des enduits. À côté de moi, le Captain Servant renifla, apparemment en signe d’impatience. Puis il remua les pieds sur le sol et enfonça un peu plus sa tête taurine dans ses épaules. Je regardai autour de moi dans le hangar de plus en plus sombre, enregistrant mentalement la scène familière. Les rouleaux de câbles, debout sur leurs chariots, les lames luisantes des systèmes d’ancrage, le train de levage complexe s’étirant brasse après brasse. »
Extrait de : K. Roberts. « Survol. »
Pavane par K. Roberts

Fiche de Pavane
Titre : Pavane
Auteur : Keith Roberts
Date de parution : 1968
Traduction : F. Straschitz
Editeur : Le livre de poche
Première page de Pavane
« Par une chaude soirée de l’an 1588, dans le palais royal de Greenwich, aux portes de Londres, une femme se mourait ; dans sa poitrine, dans son abdomen, les balles d’un assassin. Son visage était ridé, ses dents noircies, et la mort ne lui prêtait nulle dignité. Elizabeth Ire, la Grande Elizabeth, reine d’Angleterre, n’était plus.
La rage des Anglais ne connut pas de bornes. Un seul mot, un murmure, suffisait ; un jeune benêt, mis en pièces par la foule, appelait sur lui la bénédiction du Pape… Les catholiques anglais, saignés à blanc par les amendes, portant toujours le deuil de la reine d’Écosse, n’ayant pas oublié le sanglant Soulèvement du Nord, durent faire face à de nouveaux pogroms. À contrecœur, pour assurer leur survie, ils prirent les armes contre leurs compatriotes, tandis que l’incendie allumé par les massacres de Walsingham s’étendait à tout le pays, mêlant à la lumière des feux d’alarme les sombres flammes des autodafés. »
Extrait de : K. Roberts. « Pavane. »
Molly zéro par K. Roberts

Fiche de Molly zéro
Titre : Molly zéro
Auteur : Keith Roberts
Date de parution : 1980
Traduction : M. Lebailly
Editeur : Calmann-Levy
Première page de Molly zéro
« Tu frissonnes, enveloppée dans ton manteau. C’est un beau manteau ; flambant neuf, un macfarlane vert olive ; bien sanglé à la taille, le col relevé, très militaire. Il te donne fière allure, mais, ne t’empêche pas de trembler. Tu enfonces plus profondément les mains dans tes poches et tu remontes les épaules. Tu te dis qu’il n’y a pas de raison de te tracasser, ce n’est qu’un Décentrement ; quelque chose qui arrive à tout le monde. Mais cela ne t’aide pas beaucoup. Toi, tu es Molly Zéro, et tu es morte de peur.
Les bruits semblent résonner sous le toit voûté ; le grondement des locomotives diesels, les voix criant des ordres, sans relâche. Et à travers tout cela, une stridence grêle ; produite par des centaines et des centaines de gosses. Tu regardes fixement le macadam à tes pieds. »
Extrait de : K. Roberts. « Molly Zero. »