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Les orgues de Satan par Jimmy Guieu

Fiche de Les orgues de Satan

Titre : Les orgues de Satan (Tome 7 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1971
Editeur : Plon

Première page de Les orgues de Satan

« Le chef de cabinet du gouverneur de Thoran apposa, au bas de la feuille plastifiée, le sceau officiel à filigrane magnétique et remit le document à ses visiteurs.
— Voici, Messieurs, tout est parfaitement en règle. Cette autorisation de prospection assortie d’une option préférentielle est valable pour deux années. Vous devrez donc, avant le premier juin 2382 sous peine de perdre vos droits d’antériorité, signer le contrat d’adjudication et d’exploitation ou signifier à monsieur le Gouverneur votre décision de laisser la place à d’autres… concurrents.
Ronny Blade, sanglé dans un justaucorps grenat, mit le document dans la poche pectorale de sa courte jaquette orange et sourit en désignant son vieil ami et associé.
— William Baker et moi-même ne manquerons pas de respecter les délais qui nous sont impartis, monsieur le Chef de cabinet. Au reste, délégués de la Commission d’Expansion du Commerce Interstellaire, nous sommes trop au courant des règlements édifiés par cette même institution pour les négliger.
Le haut fonctionnaire eut une expression vaguement amusée. »

Extrait de : J. Guieu. « Les Orgues de Satan – Blade et Baker. »

Traquenard sur Kenndor par Jimmy Guieu

Fiche de Traquenard sur Kenndor

Titre : Traquenard sur Kenndor (Tome 6 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1969
Editeur : Plon

Première page de Traquenard sur Kenndor

« Le building du ministère des Affaires interstellaires, à New York, dressait sa haute façade de verre et d’acier chromé au cœur d’Ozone Park, entre les districts de Brooklyn et du Queens.
Par la baie vitrée du salon d’attente, Ronny Blade et William Baker pouvaient admirer la Jamaica Bay et l’impressionnante perspective de l’astroport qui, depuis plusieurs siècles déjà, avait remplacé le J F Kennedy International Airport. La Baker-Blade Import Export Co (plus communément appelée de son diminutif : B and B Co) dont ils étaient les fondateurs, couvrait de ses comptoirs une grande partie de l’Empire terrien interstellaire et passait des marchés à l’échelle de la confédération galactique.
Jeunes encore mais businessmen avisés, Blade et Baker, en moins d’une décennie, avaient su organiser ce gigantesque réseau commercial à travers l’Empire ; cela, il est vrai, au prix de multiples aventures souvent fort dramatiques. »

Extrait de : J. Guieu. « Traquenard sur Kenndor – Blade et Baker. »

Joklun-N’Ghar la Maudite par Jimmy Guieu

Fiche de Joklun-N’Ghar la Maudite

Titre : Joklun-N’Ghar la Maudite (Tome 5 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1968
Editeur : Plon

Première page de Joklun-N’Ghar la Maudite

« Installé devant son pupitre de commandes bardé de cadrans et constellé de voyants multicolores, Red Owens, patron du puissant astronef commercial Le Maraudeur, bougonnait ferme ; il rivait un oeil mécontent sur l’écran rectangulaire qui montrait les sommaires installations de l’unique astroport de Nylghur.
Nylghur, pompeusement baptisée la capitale planétaire de Joklun-N’Ghar… Et pour cause, ladite planète récemment ouverte à l’exploitation ne possédant aucune autre agglomération !
— Foutu caillou ! grommela Red en se tournant vers ses associés, Ronny Blade et William Baker. Voilà une heure que nous traînons sur cette orbite d’attente. Si la tour de contrôle ne se décide pas à nous donner le feu vert pour atterrir, je passerai outre !
— Nous ne sommes pas tellement pressés, Red, patientez encore un moment, conseilla Blade. Les opérateurs de la tour sont peut-être allés prendre un pot !
— Ouais ! Ce n’est pas parce que ce trou ne reçoit encore aucun vaisseau de ligne que les culs-terreux du coin doivent laisser poireauter les rares bâtiments annonçant leur visite ! »

Extrait de : J. Guieu. « Joklun-n’ ghar la maudite – Blade et Baker. »

Les destructeurs par Jimmy Guieu

Fiche de Les destructeurs

Titre : Les destructeurs (Tome 4 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1963
Editeur : Vaugirard

Première page de Les destructeurs

« Les pistes balisées de l’astroport civil de New York dessinaient dans la nuit d’étranges motifs géométriques, barrés au nord par le double sillon lumineux — écarlate — du cosmodrome militaire des forces spatiales.
Deux aérobus intercontinentaux se croisèrent à distance ; l’un venait de décoller et l’autre, perdant de l’altitude, obéissait pour atterrir aux consignes de la tour de contrôle dont la coupole luminescente la faisait ressembler à un champignon fabuleux.
Dans la fraîcheur de cette nuit de mai 2377, tout au bout de la piste n° 5, se dressait l’ogive d’un cargo — le Maraudeur II — bâtiment de commerce conçu pour les lointaines randonnées interstellaires et propriété d’un certain Red Owens. Présentement, ce dernier dormait du sommeil du juste, dans son appartement de Jersey City et ne se doutait guère du singulier remue-ménage qui se déroulait autour de son vaisseau.
Hérissé de projecteurs, un portique-grue avait été amené proche du Maraudeur et sa flèche, ses treuils et ses palans achevaient de débarquer une partie de la cargaison entreposée dans ses soutes. »

Extrait de : J. Guieu. « Les Destructeurs – Blade et Baker. »

Les forbans de l’espace par Jimmy Guieu

Fiche de Les forbans de l’espace

Titre : Les forbans de l’espace (Tome 3 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1963
Editeur : Vaugirard

Première page de Les forbans de l’espace

« Trois ou quatre passagers seulement s’attardaient encore au bar des premières, à bord du Bourlingueur. Récemment mis en service sur la ligne Terre-Bêta Centauri, le luxueux astronef, dans une demi-heure, allait aborder l’atmosphère de Kendalhoa, cinquième planète du système « Agénien ». La plupart des voyageurs avaient donc regagné leurs cabines afin de boucler leur dernière valise.
Juchés sur les hauts tabourets du bar américain, Ronny Blade et William Baker fumaient paisiblement une cigarette en dégustant un Pernod Tonic additionné de R’ Toox, léger euphorisant très « in » d’un bout à l’autre de l’Empire.
Propriétaires de la Baker-Blade Import-Export Company et, de surcroît, administrateurs du Comité d’expansion du commerce extérieur, les deux hommes d’affaires avaient bien trop l’habitude des randonnées spatiales pour se laisser gagner par la fièvre qui, régulièrement, s’emparait des passagers au moment de toucher un monde lointain. Fin prêts depuis la matinée, leurs bagages, confiés aux soins du service spécialisé, seraient débarqués et transportés au Kosmos-Palace de Kendalhoa où leurs chambres étaient retenues. »

Extrait de : J. Guieu. « Les Forbans de l’espace – Blade et Baker. »

Le secret des Tshengz par Jimmy Guieu

Fiche de Le secret des Tshengz

Titre : Le secret des Tshengz (Tome 2 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1962
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le secret des Tshengz

« Installé devant l’écran du télévisionneur de bord, le commandant Philip Rankins aboya un ordre dans l’intercom. Le gigantesque astronef de la CES — commission d’exploration
spatiale — ralentit encore sa course orbitale dans les basses couches de l’atmosphère pour décrire une nouvelle trajectoire circumplanétaire, au-dessous du plafond nuageux.
L’officier avança le menton vers un écran voisin où s’inscrivait l’image de l’astronavigateur:
— Réglez le computeur électronique sur le secteur quatre du plan de vol de la première mission et connectez le vérificateur topo-analytique. Au pifomètre, nous ne devons pas être loin du point B. Quand l’astronef stoppera, point fixe à cinq mille pieds. Terminé.
D’une chiquenaude sur le contacteur, le commandant Rankins interrompit le circuit et alla se camper tout contre l’énorme hublot convexe du poste d’observation. Sa courte jaquette d’uniforme gris acier, aux épaulettes brodées d’or à son grade, était cintrée à la taille par un large ceinturon dont la boucle volumineuse abritait un mini-émetteur-récepteur relié à un micro-bracelet. »

Extrait de : J. Guieu. « Blade et Baker – 02 – Le Secret des Tshengz. »

Piège dans l’espace par Jimmy Guieu

Fiche de Piège dans l’espace

Titre : Piège dans l’espace (Tome 1 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1959
Editeur : Fleuve noir

Première page de Piège dans l’espace

« Considérées jusqu’au XXe siècle comme un territoire de désolation, les étendues désertiques du Nouveau-Mexique avaient bien changé depuis l’avènement de l’Ere Astronautique. A White Sands, les immenses bâtiments de surface de la spatiogare formaient une véritable cité entourée de verdure, de parcs et de piscines où des corps bronzés se baignaient ou dansaient sous un soleil torride. Ses rayons, il est vrai, étaient soigneusement filtrés par le formidable dôme en plexiglas polarisant bleuté qui coiffait l’astroport.
Epousant les deux mille mètres de courbure du globe protecteur, un monumental panneau publicitaire proclamait en lettres flamboyantes animées de pulsations :

Agence Kosmos.
Office Interstellaire du Tourisme.
Voyages surprises.
Départs mensuels à destination de :
Véga, Sirius, Wolf 359 et Altaïr.
Circuits touristiques-surprises réguliers
à destination de Canopus
via Mars et Ganymède.
Escale au Kosmos-Palace Transmartien.
 »

Extrait de : J. Guieu. « Blade et Baker – 01 – Piège dans l’espace. »

Le premier octobre il sera trop tard par Fred Hoyle

Fiche de Le premier octobre il sera trop tard

Titre : Le premier octobre il sera trop tard
Auteur : Fred Hoyle
Date de parution : 1966
Traduction : C. de Richemont
Editeur : Néo

Première page de Le premier octobre il sera trop tard

« On m’avait demandé de composer une œuvre pour le Festival de Musique contemporaine de Cologne en 1966. Je décidai de composer une suite de variations sérielles et choisis cette forme sérielle d’une part en tant qu’exercice technique, et d’autre part parce que j’avais envie de terminer chacune des variations par le cri d’un animal domestique.
La composition des trois premières variations fut assez facile, mais je butai sur la quatrième. J’avais sans doute besoin d’un changement d’air pour me sortir de cette ornière. Ma décision de partir pour la Cornouaille et d’y passer huit jours marqua le début insignifiant d’une suite d’événements extraordinaires. À cet instant précis je franchis en quelque sorte une invisible frontière séparant deux univers totalement différents.
Allongé au sommet d’une falaise baignée de soleil, je m’efforçais de trouver un moyen de reproduire fidèlement le hennissement d’un cheval. Je dus m’assoupir et dormir dix minutes environ. Je me réveillai soudain, tiré de ma torpeur par une harmonie déchaînée qui me martelait la tête – une mélodie unique dans une vie de musicien. »

Extrait de : F. Hoyle. « Le premier octobre, il sera trop tard. »

Les aventures d’Allan Quatermain par H. Rider Haggard

Fiche de Les aventures d’Allan Quatermain

Titre : Les aventures d’Allan Quatermain – l’intégrale
Auteur : H. Rider Haggard
Date de parution : 2014
Traduction : R. Castel, R. Lécuyer, J. Finné
Editeur : Omnibus

Sommaire de Les aventures d’Allan Quatermain

  • L’épouse d’Allan
  • Les mines du roi Salomon
  • Allan Quatermain

Première page de L’épouse d’Allan

« Peut-être se souviendra-t-on que dans les dernières pages de son journal, écrites juste avant sa mort, Allan Quatermain fait allusion à son épouse morte depuis longtemps, affirmant qu’il a amplement parlé d’elle ailleurs.

Quand on eut connaissance de sa mort ses papiers me furent remis, à moi, son exécuteur littéraire. Parmi ceux-ci je trouvai deux manuscrits ; celui qui suit est l’un d’eux. L’autre est simplement le récit d’événements auxquels Mr Quatermain ne fut pas personnellement mêlé, un roman zoulou dont l’histoire lui fut contée par le héros bien des années après que se fut produite la tragédie. Mais pour l’heure nous n’avons rien à faire de celui-ci. 

J’ai souvent songé (ainsi commence le manuscrit de Mr Quatermain) à consigner sur le papier les événements en rapport avec mon mariage, et la perte de ma très chère épouse. Bien des années ont maintenant passé depuis cet événement et le temps a dans une certaine mesure atténué l’ancienne douleur ; le ciel sait pourtant qu’elle est encore assez vive. En deux ou trois occasions j’ai même commencé ce récit. Une première fois je l’ai abandonné parce que le mettre par écrit m’accablait au-delà du supportable, une deuxième parce que je fus brusquement obligé de m’absenter pour un voyage, et la troisième parce qu’un boy cafre trouva mon manuscrit à sa convenance pour allumer le feu à la cuisine. »

Extrait de : H.R Haggard. « Les aventures d’Allan Quatermain. »

Aycha et Allan par H. Rider Haggard

Fiche de Aycha et Allan

Titre : Aycha et Allan (Tome 7 sur 14 – Allan Quatermain) (Tome 3 sur 4 – Elle)
Auteur : H. Rider Haggard
Date de parution : 1919
Traduction : J. Finné
Editeur :

Première page de Aycha et Allan

« Mon ami, qui entrerez en possession, un jour, je l’espère, de tous mes manuscrits, je dois vous donner quelques précisions sur l’un de ceux-ci.

Voilà longtemps que j’ai jeté sur le papier, sous forme de notes, les événements que je veux à présent reprendre avec davantage de précision. Ces notes, je les avais gribouillées pour ma propre satisfaction. Vous aurez sans doute constaté combien le souvenir nous fait défaut, à mesure que nous avançons en âge. Nous pouvons rassembler, avec une exactitude presque douloureuse, ce que nous avons subi et vu au cours de notre jeunesse, mais les événements qui ont affecté le milieu de notre vie nous glissent de la mémoire comme de l’eau entre les doigts, ou bien ils fondent comme un paysage de vallée que submerge un brouillard aveugle. Loin, très loin, le soleil paraît toujours luire sur les plaines et les collines de notre adolescence et des premières années de notre âge adulte ; il luit toujours pendant les heures éphémères de la vieillesse, cette dernière proéminence rocheuse sur laquelle nous attendons – mais la vallée qui sépare ces deux sommets reste noyée dans le brouillard. Oh oui ! Même les pics qui symboliseraient les événements les plus marquants de cette période de notre vie, même les pics se perdent parfois dans la brume unificatrice. »

Extrait de : H.R Haggard. « Aycha et Allan. »