Auteur/autrice : CH91
Le linceul de l’éternité par Terry Goodkind

Fiche de Le linceul de l’éternité
Titre : Le linceul de l’éternité (Tome 2 sur 4 – Les chroniques de Nicci)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2017
Editeur : Bragelonne
Première page de Le linceul de l’éternité
« Au soleil, la chair humaine à demi putréfiée avait par endroits des reflets mauves répugnants. Dans leurs orbites, les yeux fondus évoquaient une immonde gelée. À cause des joues fendues jusqu’aux articulations de la mâchoire, une mutilation rituelle, la bouche béait anormalement.
Au début, Nicci n’avait pas senti la puanteur dans l’air frais de la montagne. Tirant sur sa robe noire de voyage, elle recula un peu et continua à étudier les quatre têtes plantées sur des piques-deux de chaque côté de la voie.
— Le sort de préservation faiblit, dit la magicienne, placide. (Si répugnants fussent-ils, les spectacles morbides ne l’impressionnaient pas.) J’ignore depuis quand ces têtes servent d’avertissements, mais elles n’en ont plus pour longtemps. Et l’odeur attirera davantage d’oiseaux et d’insectes.
Quand elle se tourna vers ses compagnons, la brise fit voleter les cheveux blonds de Nicci.
Une main sur le pommeau ouvragé de son épée, Nathan Rahl avança pour mieux voir les têtes. Naguère prophète et sorcier, le (très) vieil homme avait perdu son don après que Richard eut scellé le voile du royaume des morts et provoqué le changement stellaire. Ce bouleversement radical de l’univers avait éradiqué les prophéties et bouleversé les règles de la magie – avec des conséquences dont l’étendue restait encore à découvrir.
— Vivants, dit Nathan, les Norukai ne sont déjà pas mon genre… (Du pouce et de l’index, il pinça son menton rasé de frais.) On ne peut pas dire que la mort les arrange… »
Extrait de : T. Goodkind. « Le linceul de l’Éternité – Les chroniques de Nicci. »
La maîtresse de la mort par Terry Goodkind

Fiche de La maîtresse de la mort
Titre : La maîtresse de la mort (Tome 1 sur 4 – Les chroniques de Nicci)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2017
Editeur : Bragelonne
Première page de La maîtresse de la mort
« Un autre crâne craqua sous la semelle de Nicci, mais elle avança quand même. Dans cette forêt dense, impossible d’éviter les ossements qui jonchaient le sol et les branches recourbées comme des serres que sa tête frôlait sans cesse. Des obstacles qui l’auraient déjà gênée en plein jour… Au cœur de la nuit, dans les Terres Noires, ce chemin était un cauchemar.
Quand elle avait une mission à accomplir, Nicci ne se laissait pas arrêter par l’impossible.
Des restes humains couverts de mousse tapissaient le sol de la forêt. À la lueur des rayons de lune qui filtraient de la frondaison, des os jaunis brillaient faiblement. Quand elle enjamba un tronc de chêne pourri qui lui barrait la voie, le talon de la jeune femme réduisit en miettes un nouveau crâne, délogeant les dents d’une mâchoire friable comme de la craie. On eût dit que le très ancien défunt voulait la mordre pour imiter les demi-humains anthropophages qui avaient récemment déferlé sur les Terres Noires.
Longtemps surnommée la Maîtresse de la Mort – certains la connaissaient encore sous ce nom –, Nicci n’avait pas peur des crânes. »
Extrait de : T. Goodkind. « La Maîtresse de la Mort – Les chroniques de Nicci. »
Habite-t-on réellement quelque part ? par Philippe Curval

Fiche de Habite-t-on réellement quelque part ?
Titre : Habite-t-on réellement quelque part ?
Auteur : Philippe Curval
Date de parution : 1989
Editeur : Denoël
Sommaire de Habite-t-on réellement quelque part ?
- Objets de femme, avez-vous donc un nez ?
- Un voyage objectif
- Les dormeurs Duval
- Habite-t-on réellement quelque part ?
- Alertez les bébés !
- Pourquoi finir le siècle ?
- La faim justifie les moyens
- Trop d’indiens sur les pistes
- Sommes-nous mortels ? suite et fin
- Walkyrie vendredi dimanche Walhalla
- Photomatons
- Le manuscrit trouvé dans un logiciel
Première page de Objets de femme, avez-vous donc un nez ?
« De profil, la cafetière n’avait pas l’air dans son assiette. Je le vis tout de suite à sa couleur, à l’aspect mou de son bec verseur, au délabré de ses accessoires. « Elle broie du noir », pensais-je, mais j’évitai de le dire à Madame qui venait de m’appeler en consultation pour un autre, bien plus grave, sujet d’inquiétude.
Sans plus attendre, je glissai la main dans le tiroir de visite du lave-vaisselle et j’atteignis son robinet. En le palpant, je compris qu’il souffrait d’une légère occlusion calcaire. Je poursuivis mes investigations pour découvrir, à son excès de vibrations, que le bloc servo-pompe était à moitié mort et que les cristaux semi-conducteurs de son cerveau séquentiel avaient en grande partie perdu de leur résonance spécifique.
J’interrogeai Madame pour connaître depuis quand la machine brisait les verres. Elle me répondit que ce défaut datait de quelques jours à peine, qu’elle s’en était aperçue lorsque son grand service d’apparat avait été détérioré, des Prisunic anciens, comme aucun antiquaire n’en vendait plus. »
Extrait de : P. Curval. « Habite-t-on réellement quelque part ?. »
La sorcière de Prague par Francis Marion Crawford

Fiche de La sorcière de Prague
Titre : La sorcière de Prague
Auteur : Francis Marion Crawford
Date de parution : 1891
Traduction : B. Derosne
Editeur : Néo
Première page de La sorcière de Prague
« Une foule immense emplissait l’église ; ici, s’entassant dans les vieux bancs noircis ; là, debout, se serrant dans la nef et les bas-côtés, pressée coude à coude, jusque dans les deux chapelles, à droite et à gauche de l’abside ; foule d’hommes et de femmes pâles, aux regards tristes, et sur les visages desquels était écrite l’histoire de leur nation. Les énormes fûts des colonnes et les pilastres de l’édifice gothique s’élevaient, comme les troncs d’arbres géants d’une forêt primitive émergent du milieu des sombres broussailles, étendant et réunissant leurs rameaux de pierre tout en haut dans l’ombre de la voûte. Des fenêtres en ogive de la nef, une lumière incertaine descendait, éclairant l’ombre à mi-hauteur, et semblait flotter sur l’obscurité d’en bas comme de l’huile sur l’eau d’un puits. Au-dessus de l’entrée occidentale, le grand orgue se dressait, fantastique, avec ses tuyaux géants et ses lourds ornements dorés ternis par la patine du temps, semblable à une colossale couronne royale depuis longtemps oubliée dans le garde-meuble de l’univers, sous la poussière des siècles. À l’Orient, devant la grille du chœur, des torches de cire, si grosses qu’un homme n’aurait pu en embrasser une de ses deux mains, étaient rangées à intervalles irréguliers, celles-ci hautes, celles-là plus basses, projetant vers le ciel de longues flammes d’or. Chacune d’elles était entourée de lourdes couronnes funéraires et portait, au-dessous de ces couronnes, une plaque où étaient inscrits, en idiome bohémien, les noms, titres et qualités de celui ou de celle en mémoire de qui on les avait allumées. Des lampes, et des cierges sans nombre, placés devant les autels latéraux et, au pied des piliers, sous les châsses bizarres surmontées d’un dais, luttaient vainement contre l’obscurité, ne répandant que de pâles rayons jaunâtres sur les visages blêmes les plus rapprochés de leur zone de vague clarté. »
Extrait de : F.M Crawford. « La Sorcière de Prague. »
Petits dieux en étain par Glen Cook

Fiche de Petits dieux en étain
Titre : Petits dieux en étain (Tome 8 sur 8 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1995
Traduction :
Editeur :
Première page de Petits dieux en étain
« J’ai salué le matin de la seule façon qui me semblait logique. J’ai grogné. Et j’ai recommencé en me dégageant des draps. Des milliers de fous furieux semaient le chaos dans la rue. J’ai murmuré de terribles menaces, puis j’ai posé mes pieds à côté de mon lit. Mes menaces n’ont pas ramené le calme.
Une douleur fulgurante me traversait de la tempe droite jusqu’à la gauche, rebondissant et résonnant dans mon crâne. J’avais dû bien m’amuser. Je me suis dit : Il faut que tu arrêtes de boire cette bière bon marché.
Un type agitait la mâchoire en parlant beaucoup trop fort. Je lui mettrai bien la main sur la gueule pour qu’il se taise. J’ai entrouvert un rideau pour jeter un coup d’œil. J’avais cette idée, un peu folle au réveil, qu’en regardant, je pourrais peut-être comprendre tout ce vacarme.
Un rayon de soleil m’a frappé en plein visage. J’aurais voulu être KO. Aïe ! Un mauvais présage, c’est certain. Ces journées ensoleillées sont toujours trompeuses. Tous ceux que je croisais étaient comme le temps : chauds et ensoleillés. Argh ! J’aurais préféré un ciel bas et couvert, une bruine légère et peut-être un vent glacial du sud. »
Extrait de : G. Cook. « Petits dieux en étain – Garrett, détective privé. »
Les nouveaux gardiens par Fabrice Colin

Fiche de Les nouveaux gardiens
Titre : Les nouveaux gardiens (Tome 4 sur 4 – Nécropolis)
Auteur : Fabrice Colin
Date de parution : 2022
Editeur : Nathan
Première page de Les nouveaux gardiens
« Lee-Ann ne s’était jamais sentie aussi impuissante. Son ravisseur avait serré les mailles de son filet aussi fort que possible et les cordages mordaient sa peau, comprimant ses mollets et ses poignets, cisaillant même sa trachée, au point qu’elle peinait à respirer. Se débattre était inutile. Renversée, brinquebalée, la jeune fille se contentait de serrer les dents. On l’avait fait tomber au bas de sa monture, on lui avait retiré son coutelas, et son assaillant l’avait jetée sur son dos tel un vulgaire paquetage. Elle sentait son odeur : un âcre relent de varech et de pourriture. Il courait, dévalait les marches, haletant, sans le moindre égard. Où l’emmenait-il ? Fuyait-il une menace ?
Il se passait quelque chose, à Erleth, Lee-Ann ne savait pas quoi mais elle percevait l’empressement de la créature – son affolement. Trois ou quatre congénères l’accompagnaient, la jeune fille le devinait au martèlement de leurs pas. Elle entendait leurs grognements, leur respiration lourde, aussi.
Les Abyssaux ! Ces êtres des rivages et des criques, craints, révérés par les habitants d’Erleth. Elle revoyait la figure de son ravisseur, ses ouïes frémissantes, ses énormes yeux globuleux. Des mains comme des enclumes. »
Extrait de : F. Colin. « Nécropolis – Les nouveaux gardiens. »
Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 4 par Glen Cook

Fiche de Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 4
Titre : Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 4
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 2016
Traduction : F. Reichert
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 4
- L’eau dort
- Soldats de pierre
Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 3 par Glen Cook

Fiche de Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 3
Titre : Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 3
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 2016
Traduction : A. Robert, F. Reichert
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 3
- Saisons funestes
- Elle est les ténèbres
Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 2 par Glen Cook

Fiche de Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 2
Titre : Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 2
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 2015
Traduction : A. Robert
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 2
- Jeux d’ombres
- Rêves d’acier
- La pointe d’argent
Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 1 par Glen Cook

Fiche de Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 1
Titre : Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 1
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 2015
Traduction : P. Couton, A. Robert
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Les annales de la Compagnie Noire – l’intégrale 1
- La compagnie noire
- Le château noir
- La rose blanche