Auteur/autrice : CH91

 

Coeur noir par Holly Black

Fiche de Coeur noir

Titre : Coeur noir (Tome 3 sur 3 – Les faucheurs)
Auteur : Holly Black
Traduction : J.D Brèque
Date de parution : 2012
Editeur : Fleuve noir

Première page de Coeur noir

« Assis à mes côtés, mon frère Barron aspire à l’aide d’une paille jaune les résidus puants de son thé au lait. Il a rabaissé au maximum le siège passager de ma Benz et posé les pieds sur le tableau de bord, dont il érafle le plastique à coups de talon. Avec ses cheveux gominés et ses lunettes à verres miroir, il est l’image même du truand branché.
En vérité, c’est un agent spécial en période de formation, qui bénéficie déjà d’un badge, d’un pass magnétique et de tout le toutim.
Et c’est aussi un truand, je le précise.
Je tapote le volant de mes doigts gantés en signe d’impatience et rajuste mes jumelles pour la millionième fois. Tout ce que je vois, c’est un immeuble condamné dans un quartier malfamé de Queens.
— Qu’est-ce qu’elle fout là-dedans ? je lâche. Ça fait quarante minutes qu’elle est arrivée. — Qu’est-ce que tu crois ? Elle ne fait rien de joli-joli. C’est son petit boulot d’après les cours. Elle remue la merde pour que les gants de Zacharov restent propres. »

Extrait de : H. Black. « Les Faucheurs – Coeur Noir. »

Gant rouge par Holly Black

Fiche de Gant rouge

Titre : Gant rouge (Tome 2 sur 3 – Les faucheurs)
Auteur : Holly Black
Traduction : J.D Brèque
Date de parution : 2011
Editeur : Fleuve noir

Première page de Gant rouge

« J’ignore s’il fait déjà jour quand la fille se lève et se prépare à partir.
Lorsqu’elle ouvre la porte de la chambre d’hôtel, la robe en maille argentée coulant sur ses cuisses scintille comme une guirlande de Noël.
Impossible de me rappeler son nom.
— Tu parleras de moi à ton père, au consulat ?
Une traînée de rouge à lèvres lui macule la joue.
Je devrais lui dire de se refaire une beauté, mais j’ai tellement de mépris pour moi-même qu’elle en prend sa part.
— Mais oui, je fais.
Mon père n’a jamais bossé dans un consulat. Jamais il n’a filé cent mille dollars à une jeune Américaine pour qu’elle fasse le tour de l’Europe. »

Extrait de : H. Black. « Gant Rouge – Les faucheurs. »

Chat blanc par Holly Black

Fiche de Chat blanc

Titre : Chat blanc (Tome 1 sur 3 – Les faucheurs)
Auteur : Holly Black
Traduction : J.P Pugi
Date de parution : 2010
Editeur : Fleuve noir

Première page de Chat blanc

« Je me réveille pieds nus, debout sur l’ardoise froide d un toit et pris de vertige dès que je baisse les yeux. L’air que j’inhale est glacial.
J’ai au-dessus de moi des étoiles et, au-dessous, l’effigie en bronze du colonel Wallingford m’apprend que je surplombe la cour de mon école du haut de Smythe Hall, le bâtiment qui abrite ma chambre.
Je ne me souviens pas d’être monté jusqu’ici. Je ne pourrais même pas dire par où il faut passer pour atteindre le toit, ce qui me pose problème étant donné que je dois redescendre, de préférence sans me rompre le cou.
Je titube et me concentre pour me stabiliser, garder une respiration superficielle, trouver une assise pour mes orteils sur les plaques de schiste sombre.
La nuit est paisible, une ambiance nocturne de bruissements feutrés qui pare d’un écho les moindres bruits de pas et les halètements. »

Extrait de : H. Black. « Chat blanc – Les faucheurs. »

Comment le Prince Cardan en est venu à détester les histoires par Holly Black

Fiche de Comment le Prince Cardan en est venu à détester les histoires

Titre : Comment le Prince Cardan en est venu à détester les histoires (Tome 3,5 sur 3 – Le peuple de l’air)
Auteur : Holly Black
Traduction : L. Damant-Jeandel
Date de parution : 2020
Editeur : Rageot

Première page de Comment le Prince Cardan en est venu à détester les histoires

La reine sans royaume par Holly Black

Fiche de La reine sans royaume

Titre : La reine sans royaume (Tome 3 sur 3 – Le peuple de l’air)
Auteur : Holly Black
Traduction : L. Damant-Jeandel
Date de parution : 2019
Editeur : Rageot

Première page de La reine sans royaume

« Baphen, l’astrologue royal, plissa les yeux devant la carte des étoiles. Il tenta de rester de marbre alors qu’il paraissait certain que le plus jeune prince de Domelfe allait tomber des bras de sa mère et heurter le sol.

Une semaine s’était écoulée depuis la naissance du prince Cardan, qui allait enfin être présenté au Grand Roi. Eldred avait vu ses cinq héritiers précédents, rouges et vagissants, à peine sortis du ventre maternel. Mais dame Asha avait interdit au Grand Roi de lui rendre visite tant qu’elle ne s’estimait pas suffisamment remise de ses couches.

Maigre, fripé et silencieux, le bébé fixait Eldred de ses yeux noirs. La queue qu’il avait en bas du dos fouettait l’air avec une telle vigueur que ses langes menaçaient de se défaire. Visiblement, dame Asha ne savait pas comment le tenir. Elle semblait espérer qu’on la soulage de ce fardeau, et le plus tôt serait le mieux.

– Parlez-nous de son avenir, exigea le Grand Roi. »

Extrait de : H. Black. « La reine sans royaume – Le peuple de l’air. »

Terry Brooks

Présentation de Terry Brooks :

Né le 8 janvier 1944 dans la paisible bourgade de Sterling, nichée au cœur de l’État de l’Illinois, Terence Dean Brooks — plus familièrement connu sous le nom de Terry Brooks — s’est imposé comme l’une des figures tutélaires de la littérature merveilleuse d’outre-Atlantique. S’inscrivant dans le sillage prestigieux des grands créateurs de mythes, il a su redonner à l’épopée fantastique et au roman d’évasion ses lettres de noblesse auprès d’un immense public.

Des prétoires aux contrées chimériques

Avant d’embrasser la carrière des lettres, le jeune Terence se destine à des occupations bien plus prosaïques. Ayant achevé ses humanités au sein du collège Hamilton, où il cultive un goût prononcé pour la littérature anglaise, il rejoint l’université de Washington et Lee afin d’y étudier le droit. Devenu homme de loi, il exerce la profession d’avocat durant plusieurs années. Toutefois, sous la toge du juriste bat le cœur d’un indécrottable rêveur ; fasciné par les grands romans d’aventures et, tout particulièrement, par l’œuvre magistrale de l’érudit oxonien J. R. R. Tolkien, il consacre le plus clair de ses heures d’oisiveté à l’élaboration de son propre univers romanesque.

Le triomphe retentissant de Shannara

C’est en l’an 1977 que le destin de cet homme de prétoire bascule de façon véritablement éclatante. Il confie aux presses éditoriales un volumineux manuscrit intitulé L’Épée de Shannara. Ce roman d’apprentissage, narrant les périls du jeune Shea Ohmsford face à un redoutable sorcier maléfique, rencontre un succès foudroyant. L’ouvrage s’inscrit d’ailleurs comme l’un des tout premiers romans d’imagination pure à s’imposer au palmarès des meilleures ventes du célèbre quotidien The New York Times. Par ce coup de maître, Terry Brooks prouve aux éditeurs du monde entier que l’engouement du public pour les quêtes féeriques n’était point une simple mode passagère, mais bien l’avènement d’un genre littéraire majeur et pérenne.

Un édifice romanesque foisonnant

Fort de cette consécration inespérée, l’écrivain délaisse définitivement le barreau pour se consacrer tout entier à sa plume. Il consolide peu à peu le mythe de Shannara par la publication de multiples volumes et cycles dérivés, ravissant un lectorat toujours plus captivé par la richesse de ses intrigues et la belle fluidité de sa prose.

Refusant de se laisser enfermer dans une unique province de l’imaginaire, il explore également d’autres horizons. Il lance ainsi le cycle de Landover (inauguré par l’excellent Royaume magique à vendre !), une fresque teintée de satire où un avocat désabusé fait l’acquisition d’un royaume merveilleux par le biais d’un catalogue de vente par correspondance.

Par son verbe évocateur et son imagination intarissable, Terry Brooks aura ainsi jeté un pont majestueux entre le conte populaire d’antan et le grand roman contemporain, s’affirmant comme un incontestable artisan de l’émerveillement.

Livres de Terry Brooks :

Royaume magique à vendre :

Shannara :

  • Préquelle :
  • Shannara :
  • L’héritage de Shannara :
  • Le voyage du Jerle Shannara :
  • Le haut druide de Shannara :

Star Wars :

Pour en savoir plus sur Terry Brooks :

La page Wikipédia sur T. Brooks
La page Noosfere sur T. Brooks
La page isfdb de T. Brooks

Les meilleurs livres de fantasy pour débuter (Guide 2026)

Vous souhaitez découvrir la fantasy mais vous ne savez pas par quel livre commencer ?

Entre les immenses sagas, les univers complexes et les milliers de romans disponibles, il est facile de se sentir perdu.

Bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire de lire les œuvres les plus longues pour tomber amoureux du genre. Certains romans sont particulièrement accessibles et permettent de découvrir progressivement la fantasy.

Voici notre sélection des meilleurs livres de fantasy pour débuter.


1. Le Hobbit — J. R. R. Tolkien

Impossible de ne pas commencer par ce grand classique.

Suivez Bilbo Sacquet dans une aventure pleine de dragons, de nains, de trolls et de trésors.

Contrairement au Seigneur des Anneaux, ce roman est relativement court et très accessible.

Pourquoi commencer par ce livre ?

  • une lecture fluide ;
  • un univers fascinant ;
  • le point d’entrée idéal vers la Terre du Milieu.

2. Harry Potter à l’école des sorciers — J. K. Rowling

Même si beaucoup l’ont découvert pendant leur enfance, Harry Potter reste une excellente introduction à la fantasy.

Le lecteur découvre le monde magique en même temps que Harry, ce qui rend l’univers particulièrement facile à comprendre.

On aime :

  • des personnages attachants ;
  • une progression naturelle ;
  • une saga qui grandit avec son lecteur.

3. L’Empire ultime (Fils-des-Brumes) — Brandon Sanderson

Si vous recherchez une fantasy moderne, Brandon Sanderson est une valeur sûre.

Dans un empire dirigé par un tyran immortel, une jeune voleuse découvre qu’elle possède un pouvoir extraordinaire.

Son système de magie est l’un des plus originaux jamais imaginés.

Pourquoi le lire ?

  • un rythme captivant ;
  • une intrigue pleine de surprises ;
  • une excellente porte d’entrée dans le Cosmere.

4. L’Apprenti Assassin — Robin Hobb

Robin Hobb privilégie les personnages aux grandes batailles.

On suit FitzChevalerie depuis son enfance jusqu’à son apprentissage auprès de l’assassin royal.

Peu d’auteurs savent créer des personnages aussi profonds.

À conseiller si vous aimez :

  • les héros complexes ;
  • les émotions ;
  • les histoires centrées sur les relations humaines.

5. Les Lions d’Al-Rassan — Guy Gavriel Kay

Vous préférez une fantasy proche de l’Histoire plutôt que les dragons ?

Ce roman s’inspire de l’Espagne médiévale et offre une aventure magnifique où les personnages occupent le premier plan.


6. Terremer — Ursula K. Le Guin

Ged est un jeune apprenti magicien qui devra apprendre que le véritable pouvoir demande avant tout de la sagesse.

Cette œuvre poétique est devenue un classique de la fantasy.

Pourquoi le lire ?

  • une écriture élégante ;
  • un univers intemporel ;
  • une réflexion sur la connaissance de soi.

7. L’Épée de Shannara — Terry Brooks

L’un des romans qui a popularisé la fantasy auprès du grand public après Tolkien.

Une aventure classique, idéale pour les lecteurs qui recherchent une quête épique.


8. Les Chroniques de Narnia — C. S. Lewis

Si vous cherchez une fantasy familiale et intemporelle, Narnia reste un excellent choix.

Chaque livre permet de découvrir un nouvel aspect de cet univers merveilleux.


9. La Belgariade — David Eddings

Une saga qui privilégie l’aventure, l’humour et les personnages attachants.

Son style simple la rend particulièrement agréable pour découvrir la fantasy.


10. Conan — Robert E. Howard

Vous aimez l’action ?

Les aventures de Conan sont composées de nouvelles relativement courtes.

On peut les lire dans presque n’importe quel ordre, ce qui en fait une excellente introduction à la fantasy héroïque.


Quel livre choisir selon vos goûts ?

Vous aimez les aventures accessibles

Vous aimez les personnages profonds

Vous aimez l’action

Vous cherchez une grande saga

Une fois ces œuvres découvertes, vous pourrez vous lancer dans des cycles plus ambitieux comme Le Seigneur des Anneaux, La Roue du Temps, Les Archives de Roshar ou Le Trône de Fer.


Les erreurs à éviter quand on débute en fantasy

Beaucoup de nouveaux lecteurs commencent directement par les plus longues sagas.

Même si elles sont excellentes, elles peuvent impressionner avec leurs centaines de personnages et leurs milliers de pages.

Pour découvrir le genre en douceur, privilégiez d’abord des romans indépendants ou des premiers tomes accessibles.

Vous pourrez ensuite explorer des œuvres plus ambitieuses en toute confiance.


Notre sélection pour commencer

Si vous ne devez lire que cinq livres pour découvrir la fantasy, nous vous conseillons :

  1. Le Hobbit
  2. Harry Potter à l’école des sorciers
  3. L’Empire ultime
  4. L’Apprenti Assassin
  5. Terremer

Ces cinq romans offrent un excellent aperçu de la diversité de la fantasy et donnent envie d’explorer des univers toujours plus riches.

Valcrétin par Régis Messac

Fiche de Valcrétin

Titre : Valcrétin
Auteur : Régis Messac
Date de parution : 1973
Editeur : Edition spéciale / J. C. Lattès

Sommaire de Valcrétin

  • Valcrétin
  • Musique arachnéenne

Première page de Valcrétin

« — Plus d’espaces inexplorés sur le globe ? Quelle plaisanterie !
Je me rappelle encore sur quel ton Corrabin lança cette phrase. Charles Corrabin, un ami de toujours ; un grand basque brun et efflanqué, aux longues jambes presque toujours gainées de houseaux de cuir, que j’avais amené chez mon maître, le professeur Baber. Je fais de la médecine en amateur, n’ayant rien de mieux à faire, et ça fait passer le temps d’aider le maître dans ses recherches. Et ça vous donne une petite auréole : « M. Le Bret, vous savez, le collaborateur du professeur Baber… » Quand on n’a pas quelque chose comme ça à son actif, on a trop l’air d’un imbécile. Les gens comme moi, du moins.
Nous étions sous la véranda vitrée de la villa du maître, au Vésinet ; on venait de prendre le café, la longueur et la vigueur d’octobre se répandaient autour de nous sur les massifs de lauriers et de seringas et dans la chaude couleur des feuilles de platane qui jonchaient les allées. »

Extrait de : R. Messac. « Valcrétin. »

Quinzinzinzili par Régis Messac

Fiche de Quinzinzinzili

Titre : Quinzinzinzili
Auteur : Régis Messac
Date de parution : 1935
Editeur : La fenêtre ouverte

Première page de Quinzinzinzili

« Moi, Gérard Dumaurier…
Ayant écrit ces mots, je doute de leur réalité. Je doute de la réalité de l’être qu’ils désignent : moi-même. Est-ce que j’existe ? Suis-je autre chose qu’un rêve, ou plutôt un cauchemar ? L’explication la plus raisonnable que je puisse trouver à mes pensées, c’est que je suis fou.
Oui, je suis sans doute un pauvre fou qui gribouille du papier dans un asile, inconscient de toutes les réalités du monde extérieur. Sans doute les docteurs lui laissent du papier et des plumes afin de pouvoir étudier ensuite ses griffonnages et en tirer la matière de savants traités de psychiatrie. S’il en est ainsi, tant mieux. J’aimerais cent mille fois mieux être un fou délirant au fond d’une cellule capitonnée, que de vivre – d’avoir vécu – les cauchemars délirants qui me semblent être mes souvenirs.
Souvenirs, effrayants souvenirs, puissiez-vous n’être que des songes. »

Extrait de : R. Messac. « Quinzinzinzili. »

La cité des asphyxiés par Régis Messac

Fiche de La cité des asphyxiés

Titre : La cité des asphyxiés
Auteur : Régis Messac
Date de parution : 1937
Editeur : Edition spéciale

Première page de La cité des asphyxiés

« Ceci n’est pas un traité sur la relativité. Et d’ailleurs je dois avouer que je n’y ai jamais rien compris. On pourrait s’y méprendre à cause de mon nom, et certaines gens pourront trouver étrange que la fille du professeur Sims, le plus illustre continuateur d’Einstein, manifeste une telle désinvolture à l’égard de ce qui fut au premier plan des préoccupations de son père, pendant toute la vie de ce dernier. Plus surprises encore, peut-être même indignées, seront les quelques personnes qui me savent fiancée à Rodolphe Carnage, le premier dans tout l’univers, je crois, à avoir tiré des théories d’Einstein et de Sims une application pratique. – Jusqu’à quel point on peut considérer comme justifié ce qualificatif de pratique, on le verra bientôt. – Mais je reviens à mes moutons. J’ai toujours eu horreur des faux-fuyants. Cet amour intransigeant de la vérité, de la vérité simple et nue, sous sa forme la plus dépouillée, la plus directe, si je puis dire, est sans doute un trait hérité de mon père. Mais alors que chez lui il a donné naissance à ce non-conformisme intellectuel qui est le propre de tous les grands inventeurs et découvreurs, chez moi, peut-être par le fait d’une mère et d’une grand-mère puritaines, il s’est transporté dans le domaine moral. Je suis d’une sincérité gênante pour moi et pour les autres, et, ce qui est encore plus gênant, j’exige de mes amis et de mes amies la même sincérité. Inutile de dire que mes exigences ne sont pas toujours satisfaites. »

Extrait de : R. Messac. « La cité des asphyxiés. »