Auteur/autrice : CH91
L’ile d’épouvante par Jean de La Hire

Fiche de L’ile d’épouvante
Titre : L’ile d’épouvante (Tome .. sur .. – Nyctalope)
Auteur : Jean de La Hire
Date de parution : 1930
Editeur : Editions d’Hauteville
Première page de L’ile d’épouvante
« Quels drames, avant cette entrevue mystérieuse, projetée par une femme extraordinaire résolue à s’allier à l’homme le plus étonnant que l’Humanité ait jamais connu !…
D’abord, ce fut la nuit où Saint-Clair le Nyctalope découvrit que sa femme Sylvie et leur fils Pierre, mis en catalepsie au moyen d’un merveilleux appareil, et en compagnie d’un certain Mézarek, savant redoutable, étaient endormis de telle sorte qu’ils ne se réveilleraient qu’en l’an 2125 !
Puis ce fut la nuit où, par le même procédé scientifique, Saint-Clair et son ami Gnô Mitang, et leurs gardes du corps Vitto et Soca s’endormirent pour ne se réveiller, eux aussi, que cent soixante-douze années plus tard !…
Les années passent, passent. Et c’est le réveil. Et, au réveil, c’est :
D’un côté, le Nyctalope et ses amis, grâce à la multiplication et à l’emploi de leur fortune pendant leur sommeil, sont automatiquement devenus les maîtres de L’Universelle, puissante agence d’informations, de propagande, régnant sur tout l’hémisphère sud de la Terre. »
Extrait de : J. de La Hire. « L’île d’épouvante – Nyctalope. »
Belzébuth par Jean de La Hire

Fiche de Belzébuth
Titre : Belzébuth (Tome .. sur .. – Nyctalope)
Auteur : Jean de La Hire
Date de parution : 1930
Editeur : Editions d’Hauteville
Première page de Belzébuth
« — C’est curieux ! fit Saint-Clair en entrant dans sa chambre. Pourquoi diable suis-je oppressé, agacé, inquiet ?… Et cela précisément à la fin d’une journée si joliment printanière, si gaie… Rarement, j’ai eu, comme aujourd’hui, la pleine conscience du bonheur où nous vivons, ma femme, mon fils et moi… Et voilà que, cet heureux jour terminé, je suis mal à l’aise, tourmenté, inquiet… angoissé même. Pourquoi ?
Ainsi soliloquant, Saint-Clair s’était arrêté au milieu de la chambre. Contrevents fermés, la nuit était complète. Mais Léo Saint-Clair était le « Nyctalope » : comme les yeux de certains animaux, ses yeux avaient la faculté rare d’y voir la nuit presque autant que le jour.
Dans le château de Blingy, à Versailles, qu’ils habitaient depuis leur mariage, c’est-à-dire depuis douze ans, Léo et Sylvie Saint-Clair avaient divisé le premier étage en deux petits appartements de trois pièces entre lesquels s’allongeait une galerie toute vitrée d’un côté, et donnant de l’autre côté sur les deux chambres de leur fils Pierre et de sa gouvernante, Mlle Bron.
Celte galerie, avant d’aboutir à l’appartement du Nyctalope, traversait de part en part une vieille tour féodale. »
Extrait de : J. de La Hire. « Belzebuth – Nyctalope. »
Le mystère de l’Everest par Jean de La Hire

Fiche de Le mystère de l’Everest
Titre : Le mystère de l’Everest (Tome .. sur .. – Nyctalope)
Auteur : Jean de La Hire
Date de parution : 1925
Editeur : Editions André Jaeger
Première page de Le mystère de l’Everest
« Jean Ciserat secoua sa cigarette au-dessus du cendrier et dit en riant :
— Qu’est-ce que c’est, ce capitaine Néel, dont je vois pour la première fois le portrait sur ce meuble ? Il a une belle écriture et la dédicace est assez mystérieuse.
Et il la lut, la dédicace, avec une sorte d’emphase comique :
« À Léo Saint-Clair, en lui souhaitant de voir clair dans les ténèbres de l’Everest, point culminant du massif de l’Himalaya. »
— Comme tu es ignorant ! s’écria Saint-Clair en se renversant dans le fauteuil où il était confortablement assis. Mais, mon cher, tu n’as donc rien lu au sujet des expéditions anglaises pour l’ascension du mont Everest ?
— Ma foi ! fit Ciserat en haussant les épaules, j’ai lu ce que tout le monde a lu : des articles de journaux, des études dans des revues, des résumés de comptes rendus scientifiques…
— Et tu n’as vu nulle part le nom du capitaine Néel ?
— Non ! ou du moins je n’y ai pas prêté une attention qui le situât dans ma mémoire. »
Extrait de : J. de La Hire. « Le mystère de l’Everest – Nyctalope. »
Les amazones par Jean de La Hire

Fiche de Les amazones
Titre : Les amazones (Tome 2 sur 3 – Amazones)
Auteur : Jean de La Hire
Date de parution : 1930
Editeur : Editions d’Hauteville
Première page de Les amazones
« Lat. N. 1 à 4°. Long. O. 17 à 21°. »
Que de chemin parcouru déjà depuis ce jour encore si proche où Noël Matiffou avait tracé les bases de l’audacieuse expédition !
Que de drames et d’angoisses motivant la farouche détermination, l’irrévocable décision !
D’abord ce fut la disparition de Jean Le Boucau, beau et intelligent jeune homme de seize ans. Disparition aussi mystérieuse que l’avaient été, peu auparavant, celles d’autres jeunes gens, de divers pays d’Europe, et aussi énigmatiques que le furent, malgré les surveillances, les vingt autres qui suivirent.
La trahison de Zaraz alors que Matiffou, Mordec, Palmital et Kriegman se préparaient à explorer le Pays Inconnu… La fuite de Carnuru… l’enlèvement d’Hélène Dancourt par les Xapiz…
Puis soudain, étrangement, ç’avait été la rencontre avec les Amazones et, quelques heures plus tard, en pleine nuit, Laurent Mordec serrait ses jeunes frères sur sa poitrine.
Et là maintenant, dans le Pays Inconnu… »
Extrait de : J. de La Hire. « Les amazones – Amazones. »
Le pays inconnu par Jean de La Hire

Fiche de Le pays inconnu
Titre : Le pays inconnu (Tome 1 sur 3 – Amazones)
Auteur : Jean de La Hire
Date de parution : 1955
Editeur : Editions d’Hauteville
Première page de Le pays inconnu
« Dans son bureau du quai des Orfèvres, M. Tigrot, chef de la Sûreté, dépouillait son courrier avec M. Dablion, son secrétaire, lorsque crépita la sonnerie du téléphone.
L’appareil en main, M. Tigrot bougonna doucement :
— Allô ! allô !…
Et presque aussitôt :
— Oui, j’écoute !
Debout, le secrétaire regardait son patron.
Et soudain, il vit la physionomie de M. Tigrot se transformer, ses gros sourcils se froncer jusqu’à se rejoindre, ses lèvres rasées dessiner la moue boudeuse des circonstances graves.
Pendant une bonne minute, M. Tigrot écouta sans émettre d’autres paroles qu’un « oui, oui » machinal ; et puis, de sa tranquille voix ferme qui se tenait toujours dans les tons bas, sauf en de rares moments de grosse colère, il répondit :
— Mais oui, monsieur, oui, vous pouvez venir tout de suite… J’ai d’ailleurs à vous dire des choses qui vous surprendront… Non, non, pas sur votre cas… Excusez-moi si je ne prolonge pas cet entretien téléphonique… Je vous attends… À tout à l’heure, monsieur ! »
Extrait de : J. de La Hire. « Le pays inconnu – Amazones. »
Hugh Howey

Présentation de Hugh Howey :
Hugh Howey, qui vit le jour en l’an 1975 dans la cité de Charlotte, en Caroline du Nord, s’est imposé outre-Atlantique comme l’une des figures de proue du roman d’anticipation de notre époque. Avant de manier la plume avec l’aisance que nous lui connaissons, cet esprit libre et aventureux fit l’apprentissage de la vie en exerçant mille métiers pittoresques. Tour à tour couvreur, artisan du son, commis de librairie et même capitaine de navire, il arpenta les mers du globe, nourrissant son imaginaire au gré des embruns, bien loin du tumulte des grandes métropoles.
C’est il y a un peu plus d’une décennie qu’il livra au public son grand œuvre, la magistrale saga connue sous le nom de « Silo ». D’un naturel frondeur, Hugh Howey fit le choix singulier de contourner les vénérables institutions éditoriales, préférant confier directement ses écrits à l’appréciation des lecteurs par le truchement des réseaux informatiques et de l’édition électronique. Ce mode de diffusion, d’une modernité confondante, suscita un engouement d’une telle ferveur que les presses du monde entier s’empressèrent bientôt d’acquérir les droits pour graver son récit sur le papier.
Dans cette fresque d’une noirceur insondable, l’écrivain brosse le portrait saisissant d’une humanité au bord du gouffre, recluse dans les profondeurs de la terre au sein d’un gigantesque cylindre d’acier et de béton, fuyant une surface devenue mortelle. Avec une redoutable acuité psychologique, il y dépeint une microsociété régie par des lois d’airain, étouffée par le mensonge d’État et la suspicion. Par cette allégorie de l’enfermement, il s’inscrit dans la grande tradition des fables dystopiques, tenant son lecteur en haleine par un suspense implacable et un art consommé du rebondissement.
Loin de s’endormir sur les lauriers de ce succès triomphal, cet habile prosateur a continué d’explorer avec bonheur d’autres rivages de l’imaginaire conjectural. Le remarquable ouvrage « Outresable » nous plonge ainsi dans une contrée aride où de courageux ferrailleurs s’enfoncent dans des dunes mouvantes à la recherche d’antiques vestiges, tandis que le huis clos « Phare 23 » ressuscite, dans le froid intersidéral, les vertigineux tourments de l’isolement.
Par son talent de conteur populaire, au sens le plus noble du terme, et son sens aigu de la dramaturgie, Hugh Howey confirme avec éclat la vigueur des lettres américaines. Il s’affirme aujourd’hui comme un artisan méticuleux du roman d’évasion, capable de sonder les grands questionnements de la condition humaine.
Livres de Hugh Howey :
Outresable :
- Outresable (2014)
- Outredune (2022)
Silo :
- Silo (2012)
- Silo origines (2013)
- Silo générations (2013)
Phare 23 (2015)
Une colonie (2019)
Pour en savoir plus sur Hugh Howey :
La page Wikipédia sur H. Howey
La page Noosfere sur H. Howey
La page isfdb de H. Howey
Dmitry Glukhovsky

Présentation de Dmitry Glukhovsky :
Dmitri Gloukhovski, qui vit le jour au mois de juin de l’an 1979 dans la majestueuse capitale moscovite, s’est hissé au premier rang des maîtres contemporains de l’anticipation et du roman conjectural. Signalons d’emblée à nos lecteurs, soucieux du bon usage, que si les gazettes internationales emploient volontiers la transcription anglo-saxonne « Dmitry Glukhovsky », nos presses parisiennes ont fort sagement opté pour la graphie « Dmitri Gloukhovski », se pliant ainsi aux justes règles de la phonétique française pour rendre fidèlement les inflexions de l’alphabet cyrillique.
Avant de s’adonner tout entier aux joies de la fiction, ce fin lettré, qui maîtrise une abondance de langues étrangères, parcourut le vaste monde en qualité de grand reporter. Pourtant, c’est par la puissance de son imagination qu’il allait durablement marquer notre paysage littéraire. Dès l’aube de sa carrière, il eut l’ingénieuse idée de soumettre ses premiers textes au jugement de ses lecteurs par le truchement des réseaux informatiques, une démarche d’une modernité confondante qui aboutit, en 2005, à la publication sur papier de son œuvre maîtresse : « Métro 2033 ».
Dans cette fresque magistrale et crépusculaire, le romancier nous dépeint une humanité réduite à se terrer dans les entrailles du métropolitain de Moscou, fuyant la surface d’une Terre ravagée par un cataclysme nucléaire. Chaque station y devient une cité-état, avec ses croyances, ses marchands et ses périls. Loin du simple récit d’épouvante, Dmitri Gloukhovski y bâtit une véritable épopée souterraine, explorant avec une grande acuité psychologique les espoirs et les angoisses de la condition humaine. Ce coup de maître, salué par un succès de librairie retentissant, engendra deux suites fort prisées, « Métro 2034 » et « Métro 2035 », qui parachevèrent la réputation de leur auteur.
Loin de se laisser enfermer dans les sombres tunnels de cette seule saga, l’écrivain s’est également illustré par d’autres ouvrages d’une grande vigueur romanesque. Avec « Crépuscule » (paru originellement sous le titre « Sumerki »), il livre un suspense teinté de mysticisme autour de la traduction d’un antique grimoire maya. Plus récemment, sa plume incisive nous a offert « Futu.re », un vertigineux roman d’avertissement dans lequel il imagine une société européenne condamnée à la surpopulation pour avoir vaincu la mort ; une fable d’une sombre poésie qui n’est pas sans rappeler les grandes heures du roman dystopique.
Se tenant à bonne distance du tumulte des affaires publiques et de la chronique politique de son temps, pour ne laisser s’exprimer que la pure sève de son art, Dmitri Gloukhovski prouve que la littérature slave conserve cette formidable capacité à sonder les abîmes de l’âme. Il s’affirme aujourd’hui comme un digne héritier des grands visionnaires de l’anticipation, offrant au public des œuvres d’une profondeur et d’une ingéniosité peu communes.
Livres de Dmitry Glukhovsky :
Métro :
- Métro 2033 (2007)
- Métro 2034 (2009)
- Métro 2035 (2015)
Futu.Re (2013)
L’avant-poste (2022)
Nouvelles de la mère patrie (2010)
Sumerki (2009)
Texto (2017)
Pour en savoir plus sur Dmitry Glukhovsky :
La page Wikipédia sur D. Glukhovsky
La page Noosfere sur D. Glukhovsky
La page isfdb de D. Glukhovsky
Max Brooks

Présentation de Max Brooks :
Max Brooks, qui vit le jour au mois de mai de l’an 1972 dans la trépidante cité de New York, s’est imposé outre-Atlantique comme l’une des plumes les plus singulières de la littérature d’anticipation et d’épouvante contemporaine. Fils de l’illustre cinéaste comique Mel Brooks et de la merveilleuse tragédienne Anne Bancroft, il eut le bon goût de ne point se reposer sur les lauriers de ce prestigieux héritage familial, préférant se forger une réputation littéraire par la seule force de son imagination.
C’est au tournant de notre siècle que ce romancier capta pour la première fois l’attention du grand public avec un ouvrage d’une audace pour le moins étonnante : le « Guide de survie en territoire zombie ». Sous les apparences d’un manuel d’instruction rédigé avec la plus stricte rigueur militaire, Max Brooks y dispense ses préceptes pour échapper à une hypothétique invasion de morts-vivants. Cette ingénieuse facétie littéraire, traitée avec un sérieux imperturbable, conquit d’emblée les lecteurs avides de fictions apocalyptiques.
Toutefois, sa véritable consécration dans le domaine des lettres conjecturales survint quelques années plus tard avec la parution de sa magistrale fresque, « World War Z ». Délaissant le roman d’action traditionnel, l’auteur choisit d’y adopter la forme d’un minutieux recueil de témoignages, recueillis aux quatre coins du globe au lendemain d’une terrible pandémie mondiale. Loin de se contenter de procurer au lecteur un vain frisson, Max Brooks se livre, par le truchement de cette allégorie morbide, à une brillante analyse géopolitique. Il y fustige la lenteur des diplomaties, la vanité de nos gouvernants et les failles de nos sociétés modernes avec la lucidité d’un authentique moraliste. Ce triomphe de librairie ne manqua d’ailleurs pas d’attirer l’attention de l’industrie du cinématographe, qui en tira une retentissante adaptation.
Ne se reposant jamais sur ses acquis, ce fin lettré a récemment exploré de nouveaux horizons de l’angoisse avec des récits tels que « Dévolution », où il convoque le mythe sauvage du Sasquatch dans un effrayant huis clos montagnard. Observateur impitoyable des grandes peurs de notre civilisation, Max Brooks prouve, par la précision quasi documentaire de sa prose et la force de ses visions, qu’il appartient de plein droit à la grande lignée des maîtres du suspense et du roman d’avertissement.
Livres de Max Brooks :
Minecraft :
- L’île perdue (2017)
Intégrales :
- Z (2013)
Dévolution (2020)
Guide de survie en territoire zombie (2003)
World War Z (2006)
Pour en savoir plus sur Max Brooks :
La page Wikipédia sur M. Brooks
La page Noosfere sur M. Brooks
La page isfdb de M. Brooks
Peter Heller

Présentation de Peter Heller :
Peter Heller, qui vit le jour au mois de février de l’an 1959 dans la trépidante métropole new-yorkaise, s’est imposé outre-Atlantique comme l’une des voix les plus vigoureuses de la littérature des grands espaces et du récit d’aventure contemporain. Avant de s’illustrer dans le roman, ce fin lettré, diplômé du prestigieux collège de Dartmouth et de l’atelier d’écriture de l’Iowa, s’est d’abord taillé une solide réputation en tant que grand reporter. Épousant la condition d’écrivain-voyageur avec une intrépidité qui n’est pas sans rappeler les figures tutélaires de notre époque, il a parcouru le globe pour livrer d’édifiantes chroniques à des revues consacrées à la nature et aux expéditions lointaines.
C’est fort de cette rude expérience des solitudes sauvages qu’il offrit aux presses de nos éditeurs ses premières œuvres de fiction. Il conquit d’emblée les faveurs du public et de la critique avec son magistral coup d’essai, « La Constellation du Chien ». Dans cette vaste fresque conjecturale d’une redoutable mélancolie, Peter Heller dépeint un monde ravagé par un fléau inexorable, où l’homme, réduit à sa plus stricte condition de survivant, cherche un sens à son existence parmi les ruines de la civilisation. Le succès retentissant de cette œuvre lui ouvrit tout grand les portes de la renommée.
Loin de se cantonner à la seule anticipation, ce remarquable artisan de la plume a par la suite exploré les tourments de l’âme humaine au cœur d’une nature indomptée. Avec des ouvrages tels que « Peindre, pêcher et laisser mourir » ou encore « La Rivière », il marie avec une habileté peu commune la tension poignante du roman à suspense aux délices contemplatifs de la pêche à la mouche et de la création artistique.
Aujourd’hui traduit dans notre belle langue pour le plus grand bonheur des amateurs d’évasion, ce romancier américain prouve avec éclat que la littérature du Nouveau Monde conserve une singulière vitalité. Par sa prose élégante, souvent nimbée de poésie, et son regard lucide sur la fragilité de notre condition terrestre, Peter Heller mérite d’être salué comme un digne héritier de la grande tradition du roman d’apprentissage et d’aventures.
Livres de Peter Heller :
Céline (2017)
La constellation du chien (2012)
La pommeraie (2019)
La rivière (2019)
Le guide (2021)
Peindre, pêcher & laisser mourir (2014)
Pour en savoir plus sur Peter Heller :
La page Wikipédia sur P. Heller
La page Noosfere sur P. Heller
La page isfdb de P. Heller
Wazházhe par Hervé Jubert et Benoît Séverac

Fiche de Wazházhe
Titre : Wazházhe
Auteur : Hervé Jubert et Benoît Séverac
Date de parution : 2018
Editeur : Le passage
Première page de Wazházhe
« Debout dans un nuage de sang et de douleur. Agrippé à la table, mais debout. Le tisonnier s’abat sur ses jambes, ses côtes, ses bras. Les trois hommes qui le frappent, le père et ses fils, grognent. De fatigue et de frustration. Tout autre que cet Indien serait déjà à terre, attendant le coup de grâce.
Mais E Stah Sop Pe reste debout.
Son regard embrasse le décor sordide qui va recueillir son dernier souffle. Une cuisine sale, au sol de terre battue, éclairée par deux lampes tempête. Des braises dans la cheminée. La bouteille d’eau de feu qu’il partageait avec ses tueurs, ainsi que les quatre verres, ont roulé sous le banc.
Ses forces le quittent. Ils sont trop nombreux. Il sait qu’il va mourir.
Le vieux prend le tisonnier des mains de son cadet – soûl, en sueur, nauséeux – et s’apprête à l’abattre sur l’Indien qui, plus rapide, l’arrache à son bourreau. E Stah Sop Pe le brandit au-dessus de sa tête rasée et tatouée de motifs guerriers. Il se redresse comme un ours des montagnes et domine le vieux, recroquevillé. Il lui dit dans sa langue :
– E Stah Sop Pe et ses compagnons ont traversé la Grande Eau Salée. Ils ont rencontré le chef de ta tribu. Ils lui ont transmis la requête du peuple Wazházhe, celui que vous appelez les Osages. »
Extrait de : H. Jubert + B. Séverac. « Wazházhe. »