Auteur/autrice : CH91
Sorciers par Jean-Marc Ligny

Fiche de Sorciers
Titre : Sorciers (Tome 2 sur 2 – Succubes)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir
Première page de Sorciers
« Devant la porte Sud de Mérontori, le Va rassemble l’immense foule des pèlerins, des fanatiques, des aventuriers, ceux qui n’ont rien à perdre ou tout à gagner. Chaque jour ce gigantesque campement s’étend davantage, empiète sur les bois et les champs alentours. Chaque jour, malgré une garde renforcée et des patrouilles omniprésentes, des heurts opposent autochtones et pèlerins – des heurts qui dégénèrent souvent en batailles, se concluent par des morts et de nombreux blessés. Chaque jour, prières et offrandes se succèdent sur le Tertre Sacré, édifié au milieu du camp. Chaque nuit vols et pillages fleurissent dans la cité.
Inquiet pour l’avenir, le Maître Protecteur ne cesse de répéter que le Va doit s’ébranler au plus vite, faute de quoi il ne répondra plus de la sécurité à Mérontori.
Le Concile du Temple Céleste siège sans discontinuer, grossi par de nouvelles personnalités venues de tout le pays pour participer au Va sacré. Parmi l’assemblée passionnée par ce voyage initiatique, quelqu’un ne dit mot et se replie sur lui-même : Faau Kou Lorkein.
Car cette certitude grandit en lui : Feïn n’est pas mort. »
Extrait de : J.M Ligny. « Succubes – Sorciers. »
Démons par Jean-Marc Ligny
Fiche de Démons
Titre : Démons (Tome 1 sur 2 – Succubes)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir
Première page de Démons
« — Alors, Feïn, que leur racontais-tu, aux oiseaux ?
— Pas les oiseaux, Phalène. Les corbeaux. C’est pas pareil. Tu les vois ? Ce sont eux qui m’ont raconté.
Feïn tend le bras vers le val touffu, en contrebas. Une dizaine de moutons paissent l’herbe tondue à ras par leurs gencives de rongeurs. Le soleil se couche derrière la colline en face, dont l’ombre se répand sur leur large dos. Leur laine se pare d’un bleu éclatant, mauvi par le crépuscule. Dans le ciel rougissant, des corbeaux tournoient leur ballet
hermétique au-dessus des moutons indifférents. La température, très douce pour la saison, incite à s’attarder dans l’herbe. Phalène en arrache un brin qu’elle plante entre ses dents, et lève sur Feïn assis près d’elle ses grands yeux
noisette couverts de fard, chargés d’amour.
— Qu’est-ce qu’ils t’ont dit ?
Feïn la dévisage. Elle ne rit pas en posant cette question, n’a même pas cet air-de-sourire que prennent les Autres en lui adressant la parole. Son visage hâlé, anguleux, entouré de boucles auburn aussi foisonnantes que la laine des moutons, exprime un intérêt dont Feïn connaît bien l’origine. »
Extrait de : J.M Ligny. « Succubes – Démons. »
La dame blanche par Jean-Marc Ligny et Patrick Cothias

Fiche de La dame blanche
Titre : La dame blanche (Tome 2 sur 2 – Monsieur Nemo et l’éternité)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 2005
Editeur : Fleuve noir
Première page de La dame blanche
« Percy Bysshe Shelley est fort ennuyé par la visite matinale de Filippo Buonarotti dans sa claire et calme villa de Pise. Il l’accueille courtoisement malgré tout, lui offre un cappuccino préparé avec art par son domestique Paolo Foggi, et s’arme de patience, enfoncé dans son sempiternel fauteuil de cuir, sa théière à portée de main. Mais il n’écoute que d’une oreille distraite le discours flamboyant du vieux révolutionnaire.
Ses pensées sont ailleurs, dans les arcanes des rimes spensériennes, et dans celles plus mystérieuses des âmes féminines : il songe à la belle Jane Williams, qui doit profiter de l’absence de son Edward parti en mer pour lui rendre une visite « d’amitié » (a-t-elle précisé) ; ainsi qu’à la non moins belle et ténébreuse Emilia Viviani, qu’il croyait cloîtrée dans un couvent et projetait d’enlever d’une façon très chevaleresque, avant de découvrir qu’elle était juste séquestrée par un mari trop jaloux ; également à Claire Clairmont, partie en octobre vivre à Florence parce qu’elle ne supportait plus (au bout de sept ans !) de partager Percy avec sa demi-sœur – alors que lui l’a bien partagée avec Byron… Et enfin à Mary son épouse, que le départ de Claire aurait dû rapprocher de lui, mais il n’en a rien été : elle traîne toujours comme un boulet le deuil du petit William… Par-dessus tout, Shelley réfléchit à son Epipsychidion, dédié à Emilia Viviani, qu’il doit achever à la lueur grise de la triste vérité. »
Extrait de : J.M Ligny et P. Cothias. « La dame blanche – Monsieur Nemo et l’éternité. »
L’aiglon à deux têtes par Jean-Marc Ligny et Patrick Cothias

Fiche de L’aiglon à deux têtes
Titre : L’aiglon à deux têtes (Tome 1 sur 2 – Monsieur Nemo et l’éternité)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 2005
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’aiglon à deux têtes
« Non. Il ne veut pas sortir.
De toutes parts, il est repoussé, compressé, comprimé. Mais il renâcle, s’accroche. Il a mal, il a peur.
« Dehors » rôdent des êtres dangereux, des présences hostiles. « Dehors », il ne sera plus protégé. Il en est absolument certain, comme il sait que c’est la fin, qu’il sera expulsé, que ses minuscules forces sont insuffisantes. Oh, il savait tant d’autres choses… Or, depuis que son rejet a commencé – les poussées, la douleur, la terreur… –, il a tout oublié. Un pan entier de sa conscience a disparu. Ou est apparu ? Car il a conscience d’avoir peur et de résister – de n’être plus que crainte et résistance. Pourquoi ? Oui : les entités là dehors, mauvaises et maléfiques… C’est tout ce qu’il connaît désormais, de même qu’il va jaillir malgré ses poings crispés, ses mouvements restreints, entravés. Qu’il va basculer dans un autre univers. Il ne veut pas y aller.
Alors il se cramponne, de ses petites forces dérisoires. Ça pulse vite et fort autour de lui, ça se tord et se contracte, ça le contraint. Il sent l’angoisse profonde de sa source de vie, sa terreur de souffrir et mourir, sa douleur qui cherche à entrer en lui – mais il lutte. Il capte ses cris rauques, sa voix aiguë, ses mots hachés qu’il ne peut comprendre. »
Extrait de : J.M Ligny et P. Cothias. « L’aiglon à deux têtes – Monsieur Nemo et l’éternité. »
Joseph Delaney

Présentation de Joseph Delaney :
Né le 25 juillet 1945 à Preston (Lancashire) et mort le 16 août 2022, Joseph Delaney est un écrivain anglais principalement connu pour ses œuvres de fantasy et de fantastique destinées à la jeunesse. Il a marqué des générations de lecteurs à travers le monde avec sa célèbre saga L’Épouvanteur (The Wardstone Chronicles).
De l’enseignement à la littérature
Avant de connaître le succès littéraire, Joseph Delaney mène une longue carrière dans l’enseignement. Après avoir exercé divers métiers, il devient professeur d’anglais, puis enseigne les études cinématographiques et médiatiques au Blackpool Sixth Form College.
Passionné depuis toujours par l’écriture, il profite de son temps libre pour rédiger des histoires. Ses débuts sont pourtant discrets : en 1997, il publie son premier roman, un thriller de science-fiction intitulé Mercer’s Whore, sous le pseudonyme de J. K. Haderack. L’ouvrage ne rencontre pas le succès escompté, mais Delaney persévère.
Le phénomène planétaire de L’Épouvanteur
La consécration arrive en 2004 avec la publication sous son vrai nom de L’Apprenti épouvanteur (The Spook’s Apprentice). Ce roman pose les bases d’un univers sombre et envoûtant, fortement inspiré par les légendes et les paysages de sa région natale, le Lancashire. On y suit les aventures du jeune Thomas Ward, septième fils d’un septième fils, placé en apprentissage auprès de John Gregory, un « épouvanteur » chargé de protéger la région contre les sorcières, gobelins et autres créatures des ténèbres.
La série s’impose rapidement comme un classique contemporain de la dark fantasy pour adolescents. Composée de treize tomes dans son arc principal, elle s’est vendue à des millions d’exemplaires à travers le monde et a été traduite dans plus de trente langues. L’univers s’est ensuite enrichi de plusieurs cycles dérivés, dont Chronique de la lame-étoile (The Starblade Chronicles) et Frère Wulf (Brother Wulf).
Adaptations et autres œuvres
Le succès de la saga attire l’attention d’Hollywood. En 2014, le premier tome est librement adapté au cinéma sous le titre Le Septième Fils (Seventh Son), réalisé par Sergueï Bodrov, avec un casting prestigieux réunissant notamment Jeff Bridges, Julianne Moore et Ben Barnes.
S’il a consacré l’essentiel de sa carrière à l’univers de Thomas Ward, Joseph Delaney s’est également illustré avec d’autres séries, à l’image de la trilogie Arena 13 (2015-2017), mêlant dystopie et combats de gladiateurs dans un monde futuriste, et du roman indépendant Aberrations (2018).
L’héritage d’un conteur
Joseph Delaney s’éteint le 16 août 2022 des suites d’une longue maladie, à l’âge de 77 ans. Il laisse derrière lui une œuvre colossale, saluée pour son atmosphère horrifique savamment dosée, son folklore foisonnant et ses personnages complexes. En initiant des millions de jeunes lecteurs aux frissons de la littérature fantastique, il s’est imposé comme l’un des auteurs britanniques incontournables du XXIᵉ siècle.
Livres de Joseph Delaney :
Aberrations :
- Le réveil des monstres (2018)
- L’avertissement de la sorcière (2019)
Arena 13 :
- Arena 13 (2015)
- La proie (2017)
- Le guerrier (2018)
Frère Wulf :
- L’enlèvement de l’épouvanteur (2020)
- Le fléau de Tulpan (2021)
- Le dernier épouvanteur (2022)
- L’avènement de l’obscur (2022)
L’épouvanteur :
- L’apprenti-épouvanteur (2004)
- La malédiction de l’épouvanteur (2005)
- Le secret de l’épouvanteur (2006)
- Le combat de l’épouvanteur (2007)
- L’erreur de l’épouvanteur (2008)
- Le sacrifice de l’épouvanteur (2009)
- Le cauchemar de l’épouvanteur (2010)
- Le destin de l’épouvanteur (2011)
- Grimalkin et l’épouvanteur (2011)
- Le sang de l’épouvanteur (2012)
- Le pacte de Sliter (2012)
- Alice et l’épouvanteur (2013)
- La revanche de l’épouvanteur (2013)
- Thomas Ward l’épouvanteur (2014)
- La résurrection de l’épouvanteur (2016)
- L’héritage de l’épouvanteur (2017)
Le cachot de la sorcière (2009)
Pour en savoir plus sur Joseph Delaney :
La page Wikipédia sur J. Delaney
La page Noosfere sur J. Delaney
La page isfdb de J. Delaney
Périls sur Mû par Philippe Randa

Fiche de Périls sur Mû
Titre : Périls sur Mû
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Périls sur Mû
« Je me suis ancré dans la baie de La Pérouse, entre le débordement de la zone des cavernes et le groupe de statues de Te Pito Kura. La visite de l’île de Pâques m’a impressionné, je dois l’admettre. Je n’ai pourtant pas l’âme d’un chercheur avide.
Pour le moment, je me laisse dorer au soleil sur le pont avant de mon bateau l’Astrée. Dix mètres de long, conçu pour quatre ou cinq passagers, je le conduis seul.
Je bâille et allume une Pall Mall lorsque j’entends un bruit de rames dans l’eau. Je me relève pour m’approcher du bastingage. Un homme est debout dans un canot. Un homme aux cheveux blancs encore bien fournis. Le torse bronzé, juste vêtu d’un impeccable pantalon de toile claire, il semble beaucoup plus jeune que ses cheveux ne le laissent supposer. Lorsqu’il arrive à ma hauteur, il me sourit :
— François de Sterle ?
— Oui.
— Mon nom est Telgen Marlek. Puis-je monter ?
— Vous avez une échelle d’accostage à l’arrière.
— Merci.
Il se rassied pour reprendre ses rames. »
Extrait de : Ph Randa. « Périls sur Mû. »
Mission sur Terre par Philippe Randa

Fiche de Mission sur Terre
Titre : Mission sur Terre
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Mission sur Terre
« Xagomène me désigne l’homme étendu sur une haute table vernie. Un homme d’une trentaine d’années, brun, un visage allongé au front large, le nez droit et les lèvres sensuelles. Il possédait en outre de larges épaules, une taille fine et des jambes longues.
— Vous m’avez choisi un spécimen remarquable.
— Dans la mesure où cet homme est considéré comme beau sur la planète où l’on va vous envoyer. Nous n’avons pas eu le temps de chercher des points de comparaisons. Les canons de la beauté ne sont pas les mêmes partout, mais un gringalet ne constitue pas un idéal dans une civilisation.
Xagomène est plus grand que moi d’une bonne tête et ses cheveux sont tout blancs. Un homme de science, appartenant à ce titre au Conseil Suprême de Miraxa, notre planète.
Un homme de science et en même temps un chef puisqu’il a été désigné pour diriger cette expédition d’un genre assez particulier. On l’a choisi à la place de chefs d’escadre renommés… À la fois un bien et un mal, car ses décisions sont sans appel.
Lorsqu’il prend une décision, il engage le Conseil Suprême tout entier, mais je n’ai rien à lui reprocher. Pourtant, j’appartiens à l’état-major du vaisseau, et à ce titre je suis continuellement en contact avec lui.
Je remarque :
— A propos de beauté, on ne peut jamais savoir. Je suis propulsé sur… »
Extrait de : Ph Randa. « Mission Sur Terre. »
Les écologistes de combat par Philippe Randa

Fiche de Les écologistes de combat
Titre : Les écologistes de combat
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les écologistes de combat
« Un vaisseau spatial de Meraxa est accidenté dans l’Espace… Le Commandant Harlam donne l’ordre à son équipage de s’éjecter dans des capsules de survie qui les déposent sur Terre dans les années 198…, avant de se désintégrer. Chacune a pris une direction différente et les Meraxiens sont séparés dans plusieurs pays.
Ce sont des humains, mais très différents des Terriens. Ils portent au sommet du front une antenne sous la forme d’un bourrelet corné, qui leur donne des pouvoirs télépathiques, et leurs mains sont palmées. Ils ne parviennent pas à se fondre dans la population et les Écologistes, en lutte contre l’utilisation de l’énergie atomique, les considèrent comme des mutants. En Amérique et dans la plupart des Pays Européens, ils sont impitoyablement traqués et lynchés. Une seule échappe Elida, mise secrètement en observation dans une clinique parisienne.
Ceux des pays de l’Est, par contre, sont prisonniers à Rostock : les autorités tentent de savoir à qui ils ont affaire.
Une expédition partie de Meraxa donne mission à Xagène de récupérer les survivants. Pour cela, on enlève un boxeur célèbre : Raymond Lebland. Xagène prend ses traits et, par imprégnation psychique, sa personnalité… Le boxeur, lui, est placé en hibernation dans l’Espace. »
Extrait de : Ph Randa. « Les Ecologistes du Combat. »
Le réveil des dieux par Philippe Randa

Fiche de Le réveil des dieux
Titre : Le réveil des dieux
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le réveil des dieux
« Un appel au visiophone intérieur. Le visage du commandant de bord apparaît. Un visage aux traits allongés et à l’expression sévère.
— Varan, je vous attends au poste de pilotage, vous aussi, Dralco !
L’amiral Amiot est grand, les cheveux taillés en brosse. Je n’ai jamais eu à me plaindre de lui, mais il est plutôt brutal dans ses rapports avec ses officiers.
Il garde le contact quelques instants comme pour m’observer, puis coupe la communication avec un sourire, me semble-t-il.
La guerre contre Carsen vient de finir à l’avantage de l’Empire. Je suis devenu colonel au combat, en entrant à la tête de mes troupes dans la ville d’Auri. On a bien voulu considérer cela comme un exploit. Cela m’a valu mon nouveau grade. Pas mal à vingt-cinq ans.
Sur le vaisseau, j’occupe le grade le plus élevé après l’amiral. S’il lui arrivait un accident, je commanderais immédiatement à sa place et cela malgré l’opposition de Dralco, le procureur civil exerçant les mêmes fonctions, sans être militaire. »
Extrait de : Ph Randa. « Le réveil des dieux. »
Le palais du Roi Phédon par Philippe Randa

Fiche de Le palais du Roi Phédon
Titre : Le palais du Roi Phédon
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le palais du Roi Phédon
« Tout à coup, le ciel s’emplit d’éclairs, ou plus exactement de fragments d’éclairs de différentes grosseurs d’où s’échappent d’autres éclairs plus grands, surgissant de toutes les directions. Ils sont d’une rapidité extraordinaire.
Tout est embrasé au-dessus de nos têtes et la Tribu prend peur car des hommes apparaissent aussi. Des hommes qui ne nous ressemblent pas et portent la mort dans leurs poings fermés.
Les hommes et les femmes de la Tribu fuient dans toutes les directions. Tous et toutes… sauf moi. Avec mes jambes amochées, je peux me traîner lamentablement, mais pas courir ; alors, j’avise un gros rocher et me réfugie derrière lui car fuir ne me servirait à rien… D’ailleurs, bizarrement, je n’éprouve aucun sentiment de panique… Je me cache pour échapper.
Autour de moi, l’enfer… Des jaillissements d’étincelles. Des éclairs tombant pour s’écraser, tordus, sur le sol, et des hommes vêtus de blanc en train de se massacrer dans tous les coins.
Une explosion d’une violence inouïe devant mon rocher. Je le sens trembler. »
Extrait de : Ph Randa. « Le palais du roi Phédon. »