Auteur/autrice : CH91

 

La voie transtemporelle par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de La voie transtemporelle

Titre : La voie transtemporelle (Tome 2 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir

Première page de La voie transtemporelle

« Le vaisseau bioposi immatriculé BOX-23114 se rapprochait du Système Solaire à un dixième environ de la vitesse de la lumière. Ou, pour être plus précis : il se rapprochait de l’emplacement qu’occupait encore l’année précédente le Système Solaire dans l’Univers.
Désormais, il n’existait plus de Système Solaire.
Tout au moins dans l’espace normal et le temps présent.
Le BOX-23114 était un navire géant doté de protubérances extravagantes. Les six cerveaux vivants qui le pilotaient, et surtout son commandant-robot, n’ignoraient rien de la situation du Système de Sol, de la Terre et du Stellarque car ils étaient les alliés les plus proches de Perry Rhodan et de ses Terraniens. Pour ces créatures mi-organiques, mi-mécaniques, diriger ce monstre spatial à travers le sas temporel jusqu’à cinq minutes dans le futur, donc vers l’Empire Solaire dans sa retraite, ne posait aucun problème de navigation.
Le BOX-23114 appartenait à la flotte bioposie de ravitaillement en équipements et en vivres, qui fournissait toutes sortes de marchandises et de matières premières à l’empire stellaire des Terraniens, totalement isolé. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « La voie transtemporelle. »

L’humanité au crépuscule par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de L’humanité au crépuscule

Titre : L’humanité au crépuscule (Tome 1 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Archaimbault, M. Vannereux, J.M Gasser
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’humanité au crépuscule

« En 3430 après Jésus-Christ, 993 ans après la victoire sur la menace des Uni-Conditionnés et des Gardiens Fréquentiels, l’humanité extra-solaire s’est révoltée contre la Terre, la planète-mère.

Cinq siècles plus tôt, les « vieux colons » terraniens, les émigrés de la première heure partis entre 2000 et 2300, s’étaient déjà regroupés en états autarciques dont les velléités d’indépendance ne pouvaient plus être jugulées par le seul appel à la raison.

Perry Rhodan, Stellarque et chef suprême du gouvernement de l’Empire Solaire, s’était alors vu confronté à un choix crucial : soit réprimer par la force des armes les aspirations de ces nouveaux peuples à la liberté, soit obéir à la loi de la compréhension et de la tolérance.

Le Parlement Solaire, avec à sa tête le Stellarque élu au suffrage universel et disposant des pleins pouvoirs conférés par les instances d’État, avait pris la décision de faire droit aux exigences de ces nouvelles nations en leur accordant la souveraineté légitime ainsi que l’indépendance politique, économique et militaire. Par ce biais, un conflit à l’échelle galactique avait pu être évité. Mais les prémices de la crise future étaient déjà perceptibles. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « L’humanité au crépuscule – Perry Rhodan. »

Alice au pays des merveilles par Lewis Carroll (traduction : J. Papy)

Fiche de Alice aux pays des merveilles

Titre : Alice aux pays des merveilles
Auteur : Lewis Carroll
Date de parution : 1869
Traduction : J. Papy
Editeur : Gallimard

Première page de Alice aux pays des merveilles

« Alice commençait à se sentir très lasse de rester assise à côté de sa sœur, sur le talus, et de n’avoir rien à faire : une fois ou deux, elle avait jeté un coup d’œil sur le livre que lisait sa sœur ; mais il ne contenait ni images ni dialogues : « Et, pensait Alice, à quoi peut bien servir un livre où il n’y a ni images ni dialogues ? »
 
Elle se demandait (dans la mesure où elle était capable de réfléchir, car elle se sentait tout endormie et toute stupide à cause de la chaleur) si le plaisir de tresser une guirlande de pâquerettes valait la peine de se lever et d’aller cueillir les pâquerettes, lorsque, brusquement, un Lapin Blanc aux yeux roses passa en courant tout près d’elle. »

Extrait de : L. Carroll. « Alice Au Pays Des Merveilles. »

Alice au pays des merveilles par Lewis Carroll (traduction : A. Bay)

Fiche de Alice aux pays des merveilles

Titre : Alice aux pays des merveilles
Auteur : Lewis Carroll
Date de parution : 1869
Traduction : A. Bay
Editeur : Le livre de poche

Première page de Alice aux pays des merveilles

« Alice commençait à se sentir très lasse de rester assise à côté de sa sœur, sur le talus, et de n’avoir rien à faire : une fois ou deux, elle avait jeté un coup d’œil sur le livre que lisait sa sœur ; mais il ne contenait ni images ni dialogues : « Et, pensait Alice, à quoi peut bien servir un livre où il n’y a ni images ni dialogues ? »

Elle se demandait (dans la mesure où elle était capable de réfléchir, car elle se sentait tout endormie et toute stupide à cause de la chaleur) si le plaisir de tresser une guirlande de pâquerettes valait la peine de se lever et d’aller cueillir les pâquerettes, lorsque, brusquement, un Lapin Blanc aux yeux roses passa en courant tout près d’elle. »

Extrait de : L. Carroll. « Alice au pays des Merveilles. »

Alice au pays des merveilles par Lewis Carroll (traduction : H. Parisot)

Fiche de Alice aux pays des merveilles

Titre : Alice aux pays des merveilles
Auteur : Lewis Carroll
Date de parution : 1869
Traduction : H. Parisot
Editeur : Flammarion

Première page de Alice aux pays des merveilles

« Assise à côté de sa sœur sur le talus, Alice commençait à être fatiguée de n’avoir rien à faire. Une fois ou deux, elle avait jeté un coup d’œil sur le livre que lisait sa sœur ; mais il n’y avait dans ce livre ni images ni dialogues : « Et, pensait Alice, à quoi peut bien servir un livre sans images ni dialogues ? »
Elle était donc en train de se demander (dans la mesure du possible, car la chaleur qui régnait ce jour-là lui engourdissait quelque peu l’esprit) si le plaisir de tresser une guirlande de pâquerettes valait la peine de se lever pour aller cueillir les pâquerettes, quand soudain un Lapin Blanc aux yeux roses vint à passer auprès d’elle en courant.
Il n’y avait là rien de particulièrement remarquable ; et Alice ne trouva pas non plus très extraordinaire d’entendre le Lapin dire entre ses dents : « Oh, là là ! Oh, là là ! Je vais être en retard ! » (Lorsqu’elle y repensa par la suite, elle admit qu’elle eût dû s’en étonner, mais, sur le moment, cela lui parut tout naturel) ; pourtant, quant le Lapin s’avisa de tirer de son gousset une montre, de consulter cette montre, puis de se remettre à courir de plus belle, Alice se dressa d’un bond, car l’idée lui était tout à coup venue qu’elle n’avait jamais vu de lapin pourvu d’un gousset, ou d’une montre à tirer de celui-ci. »

Extrait de : L. Carroll. « Alice au pays des merveilles. »

Alice aux pays des merveilles par Lewis Carroll (traduction : M. Le Dain)

Fiche de Alice aux pays des merveilles

Titre : Alice aux pays des merveilles
Auteur : Lewis Carroll
Date de parution : 1869
Traduction : M. Le Dain
Editeur : Bragelonne

Première page de Alice aux pays des merveilles

« Alice commençait vraiment à s’ennuyer sur la berge, à force de ne rien faire. Elle avait bien jeté un coup d’œil ou deux dans le livre que lisait sa sœur, assise à côté d’elle, mais celui-ci ne comportait ni image ni dialogue. Et à quoi bon un livre, songeait Alice, sans image ni dialogue ?
Aussi tentait-elle d’évaluer en son for intérieur (du mieux qu’elle pouvait, tant la chaleur assommante lui engourdissait le corps et l’esprit) si la fabrication d’une couronne de fleurs valait la peine de se lever pour cueillir quelques pâquerettes, quand soudain un Lapin Blanc aux yeux roses passa en trombe devant elle.
Il n’y avait là rien de franchement remarquable ; de même qu’Alice ne trouva pas franchement incongrue la manière dont le Lapin se répétait à lui-même : « Bon sang de bonsoir ! Je vais être en retard ! » (En revenant par la suite sur cet événement, il lui apparut qu’elle aurait probablement dû s’en étonner, mais cela lui semblait tout naturel sur le moment.) Toutefois, quand le Lapin tira de son gilet une montre à gousset et la consulta avant de redoubler son allure, Alice se leva d’un bond, prenant conscience en un éclair qu’elle n’avait jusqu’alors jamais vu de lapin équipé d’un gilet ou d’une montre à gousset. »

Extrait de : L. Carroll. « Alice au pays des merveilles. »

Alice au pays des merveilles par Lewis Carroll (version manga)

Fiche de Alice aux pays des merveilles

Titre : Alice aux pays des merveilles
Auteur : Lewis Carroll
Date de parution : 1869
Traduction :
Editeur : Le courrier du livre

Première page de Alice aux pays des merveilles

Profils du futur par Arthur C. Clarke

Fiche de Profils du futur

Titre : Profils du futur
Auteur : Arthur C. Clarke
Date de parution : 1964
Traduction : G. Dormann
Editeur : Gateway

Première page de Profils du futur

« Il est impossible de prédire l’avenir, et toutes les tentatives de le faire de manière détaillée apparaissent ridicules en l’espace de quelques années. Ce livre a un objectif plus réaliste et en même temps plus ambitieux. Il ne cherche pas à décrire l’avenir, mais à définir les limites à l’intérieur desquelles les futurs possibles doivent se situer. Si nous considérons les âges qui s’étendent devant nous comme un pays non cartographié et non exploré, ce que j’essaie de faire, c’est d’arpenter ses frontières et d’avoir une idée de son étendue. La géographie détaillée de l’intérieur doit rester inconnue – jusqu’à ce que nous l’atteignions. 

À quelques exceptions près, je me limite à un seul aspect de l’avenir – sa technologie, et non la société qui sera fondée sur elle. Cette limitation n’est pas aussi importante qu’il n’y paraît, car la science dominera l’avenir encore plus qu’elle ne domine le présent. En outre, c’est seulement dans ce domaine que la prédiction est possible ; il existe des lois générales régissant l’extrapolation scientifique, ce qui n’est pas le cas (selon Marx) dans le domaine de la politique ou de l’économie.

Je crois aussi – et j’espère – que la politique et l’économie cesseront d’être aussi importantes à l’avenir qu’elles l’ont été dans le passé ; le temps viendra où la plupart de nos controverses actuelles sur ces questions sembleront aussi triviales, ou aussi dénuées de sens, que les débats théologiques dans lesquels les esprits les plus vifs du Moyen-Âge dissipaient leur énergie. La politique et l’économie s’intéressent au pouvoir et à la richesse, et ni l’un ni l’autre ne devrait être la préoccupation première, et encore moins exclusive, d’hommes adultes. »

Extrait de : A.C Clarke. « Profils du futur. »

2001 l’odyssée de l’espace par Arthur C. Clarke

Fiche de 2001 l’odyssée de l’espace

Titre : 2001 l’odyssée de l’espace (Tome 1 sur 4 – L’odyssée de l’espace)
Auteur : Arthur C. Clarke
Date de parution : 1968
Traduction : G. Goullet
Editeur : Robert Laffont

Première page de 2001 l’odyssée de l’espace

« La sécheresse durait depuis dix millions d’années et le règne des terribles lézards avait pris fin depuis longtemps. À cet endroit de l’équateur, dans le continent qui prendrait un jour le nom d’Afrique, la lutte pour l’existence avait atteint un nouveau paroxysme de cruauté sans qu’aucun vainqueur ne se dessine encore. Dans ce paysage stérile et desséché, seuls les petits, les rapides ou les féroces pouvaient se développer, ou ne serait-ce qu’espérer survivre.

Les hommes-singes du veldt n’étant rien de tout cela, ils ne se développaient pas ; ils avaient même bien avancé sur la voie de l’extinction. Une cinquantaine d’entre eux occupait une série de cavernes au flanc d’une modeste vallée aride, divisée par une indolente petite rivière qu’alimentait la fonte des neiges de montagnes s’élevant trois cents kilomètres plus au nord. Elle s’asséchait parfois complètement, périodes de misère contraignant la tribu à vivre à l’ombre de la soif.

La tribu n’était jamais rassasiée, et mourait désormais de faim. Lorsque l’aube pâle glissa ses premières lueurs à l’intérieur de la caverne, Guette-Lune s’aperçut que son père était mort durant la nuit. S’il ignorait que l’Ancien était son père, pareille relation ne pouvant même lui effleurer l’entendement, il ressentit en regardant le corps émacié un vague trouble, l’ancêtre de la tristesse.

Les deux bébés pleurnichaient déjà de faim, mais se turent lorsque Guette-Lune leur montra les dents en grondant. Une des mères lui retourna son grognement mauvais pour défendre l’enfant qu’elle ne pouvait nourrir correctement, sans que Guette-Lune ait même la force de gifler la présomptueuse. »

Extrait de : A.C Clarke. « 2001 : L’Odyssée de l’espace – nouvelle traduction. »

A la lumière des étoiles par Hal Clement

Fiche de A la lumière des étoiles

Titre : A la lumière des étoiles (Tome 3 sur 3 – Mesklin)
Auteur : Hal Clement
Date de parution : 1971
Traduction :
Editeur :

Première page de A la lumière des étoiles

« Beetchermarlf sentit les vibrations s’estomper lorsque son véhicule s’arrêta, mais il regarda instinctivement dehors avant de lâcher la barre du Kwembly. Peine perdue, bien sûr. Le soleil, ou plutôt le corps qu’il essayait d’imaginer comme tel, s’était couché près de vingt heures auparavant. Le ciel était encore trop brillant pour distinguer les étoiles, mais pas assez pour révéler les détails du champ de neige poussiéreux et presque sans relief qui l’entourait. Derrière lui, seule direction qu’il ne pouvait voir depuis le centre de la passerelle, la traînée du Kwembly aurait pu fournir un repère visuel ; mais de son poste à la barre, il n’avait aucune idée de sa vitesse.
Le capitaine, allongé sur sa plateforme au-dessus et derrière le timonier, interpréta correctement la tête levée de ce dernier. S’il était amusé, il le dissimula. Avec près de deux vies humaines passées sur les océans imprévisibles de Mesklin, il n’avait jamais appris à aimer l’incertitude, simplement à vivre avec. Commander un “vaisseau” qu’il ne comprenait pas parfaitement, naviguer sur terre plutôt que sur mer et savoir que sa planète natale était à plus de trois parsecs ne contribuait en rien à renforcer sa confiance en lui, et il comprenait pleinement le manque de confiance du jeune homme. »

Extrait de : H. Clement. « À la lumière des étoiles – Mesklin. »