Auteur/autrice : CH91
Afterworlds par Scott Westerfeld

Fiche de Afterworlds
Titre : Afterworlds
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2015
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket
Première page de Afterworlds
« L’E-MAIL LE PLUS IMPORTANT QUE DARCY PATEL AIT JAMAIS RÉDIGÉ tenait en trois paragraphes.
Le premier concernait Darcy elle-même. Sans parler de détails, comme ses cheveux teints en bleu-noir ou la boucle en or dans sa narine gauche, il commençait par un sombre secret que ses parents ne lui avaient jamais transmis. À l’époque où la mère de Darcy n’avait que onze ans, sa meilleure amie avait été assassinée par un inconnu. Cette découverte, faite à l’occasion d’une banale recherche sur le web, avait choqué Darcy, tout en clarifiant certaines choses à propos de sa mèremère. Elle l’avait aussi inspirée pour écrire.
Le deuxième paragraphe de son e-mail concernait le roman que Darcy venait d’achever. Il ne précisait pas, bien sûr, qu’elle avait écrit les soixante mille mots d’Afterworlds en trente jours seulement. L’agence littéraire Underbridge n’avait pas besoin de le savoir. »
Extrait de : S Westerfeld. « Afterworlds. »
Extras par Scott Westerfeld

Fiche de Extras
Titre : Extras (tome 4 sur 5 – Uglies)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2007
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket
Première page de Extras
« Vous dites que vous avez besoin de nous. Sans doute est-ce vrai, mais pas pour vous venir en aide. Vous êtes suffisamment nombreux, avec ces millions de nouveaux esprits intenses sur le point de vous rejoindre, avec l’ensemble des villes qui se réveillent enfin.
Vous tous êtes capables de changer le monde, sans nous.
Désormais, David et moi serons là, prêts à croiser votre route.
Car, vous savez, la liberté a le pouvoir de détruire certaines choses. »
Tally Youngblood »
Extrait de : S. Westerfeld. « Extras – Uglies. »
Specials par Scott Westerfeld

Fiche de Specials
Titre : Specials (tome 3 sur 5 – Uglies)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2006
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket
Première page de Specials
« Les six planches magnétiques filaient à travers les arbres avec la grâce et la vivacité de cartes à jouer lancées en l’air, planchistes riaient, genoux ployés, bras écartés, baissant la tête pour esquiver les branches alourdies par la neige. Une pluie cris-talline scintillait dans leur sillage, minuscules stalactites de glace arrachées aux aiguilles de pin qui s’embrasaient sous la lune.
Tally percevait tout avec une clarté glaciale : le vent froid mordant sur ses mains nues, les fluctuations de gravité qui plaquaient les semelles contre la planche. Elle respirait la forte odeur des essences de pin lui coulaient sur la langue et dans la gorge, un sirop. »
Extrait de : S. Westerfeld. « Specials – Uglies. »
Pretties par Scott Westerfeld

Fiche de Pretties
Titre : Pretties (tome 2 sur 5 – Uglies)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2005
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket
Première page de Pretties
« Trouver comment s’habiller constituait toujours le grand défi de l’après-midi.
L’invitation à la résidence Valentino stipulait «semi-habillée». C’était le «semi» qui posait problème: ce simple mot ouvrait bien trop de possibilités. Tally allait devoir se creuser la cervelle.
— Semi-habillée, semi-habillée marmonna-t-elle en fouillant du regard sa penderie.
Ses habits se balançaient sur les cintres, tandis que le tambour roulait d’avant en arrière au gré de ses clignements de souris oculaire. Décidément, « semi » était un mot foireux.
— C’est un mot, ça, « semi » ?
Il sonnait curieusement dans sa bouche, encore pâteuse après les excès de la nuit précédente.
— La moitié d’un, répondit la chambre (qui devait se croire maligne).
— Très drôle, grommela Tally.
La pièce se mit à tanguer. Elle s’effondra sur son lit et fixa le plafond. Il était stupide de se torturer ainsi pour la moitié d’un mot.
— Arrête ça ! dit-elle. »
Extrait de : S. Westerfeld. « Pretties – Uglies. »
Uglies par Scott Westerfeld

Fiche de Uglies
Titre : Uglies (tome 1 sur 5 – Uglies)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2005
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket
Première page de Uglies
« En ce début d’été, le ciel avait une couleur de vomi de chat.
Bien sûr, se dit Tally, il faudrait gaver le chat de croquettes au saumon pendant un bout de temps avant d’obtenir ces teintes rosées.
Les nuages qui filaient dans le ciel offraient d’ailleurs un aspect poissonneux, comme s’ils étaient martelés d’écaillés par le vent de haute altitude. À mesure que la lumière baissait, des taches bleu foncé s’y étendaient tel un océan à l’envers, abyssal et froid.
Avant, un semblable coucher de soleil lui aurait paru beau. Mais plus rien n’était beau depuis que Péris avait viré Pretty. Perdre son meilleur ami, c’est nul, même quand ce n’est que pour trois mois et deux jours.
Tally Youngblood attendait l’obscurité.
Elle apercevait New Pretty Town par sa fenêtre ouverte. Les tours de fête étaient déjà illuminées, et des torches enflammées dessinaient des sentiers vacillants à travers les jardins de plaisir. »
Extrait de : S. Westerfeld. « Uglies. »
Le secret de l’Empire par Scott Westerfeld

Fiche de Le secret de l’Empire
Titre : Le secret de l’Empire (tome 2 sur 2 – Succession)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2003
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket
Première page de Le secret de l’Empire
« Deux mille ans plus tôt, pensait-on, la population disséminée de l’humanité dépassait les cent billions, dont plusieurs sous-types en plus des principales souches ethniques. Il s’agissait alors d’une approximation grossière, et étant donné l’étendue de la galaxie et l’inaccessibilité des voyages transluminiques, ce genre d’estimation est désormais irréalisable. Aucun recensement ne serait possible, en tout cas. Mais il est évident que l’humanité constitue un vaste sujet d’étude, même dans des affaires d’intérêt purement local.
L’Empire ressuscité, avec ses Quatre-vingts Mondes, ses billions d’habitants et sa position très intérieure – bordée de voisins tels que les Rix, les Feshtuns ou les Laxus – est suffisamment énorme pour ne pas sembler affecté par des agissements individuels. Les historiens parlent de pressions sociales comme de lois physiques, de forces « irrépressibles » du progrès, de destinée. »
Extrait de : S. Westerfeld. « Le secret de l’Empire – Succession. »
Les légions immortelles par Scott Westerfeld

Fiche de Les légions immortelles
Titre : Les légions immortelles (tome 1 sur 2 – Succession)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2003
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket
Première page de Les légions immortelles
« Les cinq petits appareils jaillirent de l’ombre avec la soudaineté de pièces de monnaie jetées au soleil. Les disques de leurs ailes rotatives miroitaient dans l’air comme des ondes de chaleur, traçant des arcs-en-ciel temporaires à travers le prisme de leurs mouvements. Le maître-pilote Jocim Marx nota avec plaisir la précision de la formation de son escadrille. Les vaisseaux-espions des autres pilotes dessinaient un carré parfait centré sur son propre appareil.
— On n’est pas jolis ? dit Marx.
— Surtout visibles, monsieur, rétorqua Hendrik.
Elle était pilote en second de l’escadrille, c’était son travail de s’inquiéter.
— Un peu de lumière ne nous tuera pas, assura Marx. Les Rix n’ont pas eu le temps de produire quoi que ce soit qui ait des yeux.
Il ne le disait pas pour le rappeler à Hendrik, laquelle le savait foutrement bien, mais pour rassurer leurs ailiers. Les trois autres pilotes étaient nerveux ; Marx le sentait à leur silence. Aucun d’eux n’avait jamais participé à une mission de cette importance. »
Extrait de : S. Westerfeld. « Les legions immortelles – Succession. »
A Apocalypse par Scott Westerfeld

Fiche de A Apocalypse
Titre : A Apocalypse (tome 2 sur 2 – Peeps)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2005
Traduction : G. Fournier
Editeur : Editions Milan
Première page de A Apocalypse
« On aurait dit que New York avait une fuite.
Minuit passé et il faisait toujours plus de trente-sept degrés. Une sorte de transpiration urbaine suintait des fissures du trottoir, avec des miroitements arc-en-ciel huileux à la lueur des réverbères. Les ordures empilées devant les restaurants d’Indian Row dégoulinaient de sauce au curry. Les sacs-poubelles empesteraient de manière abominable le lendemain matin mais, tandis que je passais devant ce soir-là, ils dégageaient encore des parfums de safran et de restes de riz.
Les gens suaient, eux aussi — le visage luisant, les cheveux frisottés, comme si tout le monde sortait de la douche. Les regards étaient vitreux et les téléphones portables pendouillaient au bout de leurs cordons en brillant doucement, crachotant de temps à autre des bribes de musique à la guimauve. »
Extrait de : S; Westerfeld. « A-Apocalypse – Peeps. »

