Auteur/autrice : CH91

 

Les gardiens des souvenirs par Robin Hobb

Fiche de Les gardiens des souvenirs

Titre : Les gardiens des souvenirs (Tome 5 sur 8 – Les cités des anciens)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2010
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion

Première page de Les gardiens des souvenirs

« ELLE VOLAIT AVEC AISANCE sur les courants aériens, les pattes repliées contre le corps, les ailes déployées. Sur les dunes du désert qui défilaient sous elle, son ombre ondoyante faisait d’elle une créature serpentine avec des ailes de chauve-souris et une longue queue dotée d’ailerons. Un ronronnement de plaisir faisait vibrer dans les graves la gorge de la dragonne. Ils avaient chassé à l’aube, et ils avaient bien chassé ; ils avaient tué séparément, comme toujours, et passé la matinée à festoyer puis à dormir. À présent, maculés de sang et d’abats, les deux dragons poursuivaient un autre but.En avant d’elle, un peu en contrebas, la masse noire de Glasfeu scintillait. Sa longue silhouette se tordait lorsqu’il s’inclinait pour prendre le vent ; plus grand que Tintaglia, il avait le poitrail plus large et plus massif qu’elle ; ses écailles semblables à des plumes jetaient des éclats bleus, mais le noir profond était sa couleur dominante. Son interminable enfermement dans la glace avait laissé son organisme affaibli, et il lui faudrait des années pour s’en remettre ; ses ailes montraient encore des déchirures dans les membranes entre les nervures ; les blessures mineures avaient disparu depuis longtemps, mais ces entailles guériraient lentement, et leurs cicatrices en ressaut resteraient toujours visibles. »

Extrait de : R. Hobb. « La cité des anciens – Les gardiens des souvenirs. »

La décrue par Robin Hobb

Fiche de La décrue

Titre : La décrue (Tome 4 sur 8 – Les cités des anciens)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2010
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion

Première page de La décrue

« RELPDA DÉCHIQUETAIT LA CARCASSE sans se plaindre de sa puanteur, et Sédric regrettait de ne pouvoir partager son équanimité. Elle demeurait désormais à la périphérie de son esprit et de ses pensées, et l’odeur et le goût de la viande putréfiée flottaient comme des souvenirs spectraux dans sa bouche. Il les repoussa en s’efforçant de ne pas les laisser souiller les fruits que Carson avait récoltés.

Le chasseur était revenu comme il l’avait promis. Comme Relpda renâclait à se replonger dans l’eau, les deux hommes avaient manœuvré la dépouille flottante pour la rapprocher du radeau où se tenait la dragonne ; l’élan était couvert de boue, et les nécrophages avaient commencé à l’attaquer, mais Relpda s’en moquait : depuis qu’on le lui avait livré à domicile, elle avait pour seul but de se remplir l’estomac.

Les arbres à l’écorce lisse qui avaient résisté aux tentatives d’escalade de Sédric avaient cédé à Carson, leste malgré sa corpulence, et qui n’avait pas eu l’air d’avoir plus de mal à grimper qu’une araignée à parcourir un mur. »

Extrait de : R. Hobb. « La Decrue – Les cités des anciens. »

La fureur du fleuve par Robin Hobb

Fiche de La fureur du fleuve

Titre : La fureur du fleuve (Tome 3 sur 8 – Les cités des anciens)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2010
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion

Première page de La fureur du fleuve

« LES HUMAINS ÉTAIENT AGITÉS ; Sintara percevait leurs pensées qui allaient et venaient, piquantes, aussi agaçantes qu’un essaim d’insectes. La dragonne s’étonnait qu’ils eussent réussi à survivre alors qu’ils étaient incapables de garder leurs émotions pour eux ; l’ironie de la situation voulait que, projetant à tous les vents les fantaisies qui leur passaient par l’esprit, ils n’avaient pas l’intellect assez fort pour sentir ce que pensaient leurs semblables. Ils traversaient leur brève existence à pas chancelants, sans comprendre leurs voisins ni aucune des créatures qui les entouraient. Elle était restée abasourdie le jour où elle avait découvert que, pour communiquer, ils devaient émettre des bruits avec la bouche puis deviner ce que l’interlocuteur voulait dire par les bruits qu’il faisait en réponse. Ils appelaient cela « parler ».

L’espace d’un instant, elle cessa de bloquer leur feu roulant de couinements et s’efforça de comprendre ce qui mettait les gardiens en effervescence. Comme d’habitude, leurs inquiétudes ne présentaient nulle cohérence ; plusieurs soigneurs s’alarmaient pour la dragonne cuivrée qui était tombée malade, alors qu’ils n’y pouvaient pas grand-chose ; pourquoi s’empressaient-ils autour d’elle au lieu de vaquer à leurs services auprès des autres dragons ? »

Extrait de : R. Hobb. « La fureur du fleuve – Les cités des anciens. »

Les eaux acides par Robin Hobb

Fiche de Les eaux acides

Titre : Les eaux acides (Tome 2 sur 8 – Les cités des anciens)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2010
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion

Première page de Les eaux acides

« ACCOUDÉ AU BASTINGAGE, Leftrin se redressa pour regarder sur le quai la procession qui se dirigeait vers le Mataf. Était-ce l’envoi de Trell ? Il se gratta la barbe et secoua la tête. Deux portefaix poussaient des brouettes chargées de coffres pesants, deux autres les suivaient avec un objet de la taille d’une armoire, et derrière eux venait un homme vêtu de façon plus appropriée pour un thé à Terrilville que pour un périple en gabare sur le fleuve du désert des Pluies : il portait une longue veste bleu marine par-dessus un pantalon gris tourterelle, des bottes noires, et il allait nu-tête. Il avait l’air en bonne forme, à la manière d’un homme qui jouit d’une solide constitution mais n’a jamais acquis la carrure d’un métier particulier ; seule une canne lui encombrait les mains. « Celui-là, il n’a pas travaillé un seul jour dans toute sa vie », se dit Leftrin.

La femme à son bras paraissait au moins avoir cherché à s’habiller de manière pratique : un chapeau à bord protégeait son visage, et Leftrin supposa que la résille qui y était attachée servait à la défendre contre les insectes. »

Extrait de : R. Hobb. « Les Eaux Acides – Les cités des anciens. »

Dragons et serpents par Robin Hobb

Fiche de Dragons et serpents

Titre : Dragons et serpents (Tome 1 sur 8 – Les cités des anciens)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2010
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion

Première page de Dragons et serpents

« Ils venaient de très loin, mais, maintenant qu’ils arrivaient, les années de voyage s’effaçaient déjà de son esprit, remplacées par l’urgence du présent. Sisarqua ouvrit la gueule et tordit le cou ; le serpent de mer avait peine à rassembler ses pensées. Il y avait des années qu’elle n’avait pas complètement quitté l’élément liquide, et elle n’avait pas senti la terre sèche sous son corps depuis son éclosion sur l’île des Autres. Elle était bien loin aujourd’hui du sable brûlant et des eaux chaudes de l’île ; l’hiver tombait sur les épaisses forêts qui bordaient le fleuve, et la berge boueuse sous ses anneaux était dure et abrasive ; dans l’air froid, ses branchies séchaient trop vite. Elle n’y pouvait rien, hormis travailler plus rapidement. Elle enfonça la gueule dans l’énorme rigole et la ressortit pleine d’un mélange d’argile veinée d’argent et d’eau. Elle rejeta sa grande tête en arrière et avala la bouchée crissante, froide et bizarrement délicieuse. Une autre goulée, une autre déglutition, une autre et une autre. »

Extrait de : R. Hobb. « Dragons et serpents – Les cités des anciens. »

Prisonnier du plasma par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Prisonnier du plasma

Titre : Prisonnier du plasma (Tome 24 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Prisonnier du plasma

« Cent ans plus tôt, la chose aurait paru inconcevable, démente mais maintenant, en octobre 2113, on pouvait d’un seul pas franchir la distance séparant Arkonis du Système Solaire, soit plus de 30 000 années-lumière.

Un seul pas et la Voie lactée était pratiquement traversée.

Naturellement, ce n’était possible que là où se trouvait un transmetteur de matière. Dans le cas présent, Rhodan et son compagnon avaient sauté – ou plus exactement marché d’Arkonis III à Mars. Les Arkonides, maintenant alliés aux Terriens, avaient installé sur les deux planètes, des stations de transmetteurs. Le Theodoric, nef amirale de Perry Rhodan, était resté sur Arkonis III pour y être armé en vue de la prochaine mission.

Dans le vaste hall d’enregistrement de Port-Mars, Reginald Bull qui accompagnait
Rhodan résuma :

— Tout comme autrefois sur la Terre. Un vol de Londres à Paris était plus court que le trajet de l’aéroport à l’hôtel. De nos jours on a plus vite fait de traverser la moitié de la Galaxie que d’aller de Mars à la Terre. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Prisonnier du plasma. »

Opération surprise par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Opération surprise

Titre : Opération surprise (Tome 23 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Opération surprise

« Le chronographe du Theodoric marquait le 2 août 2113. Il était 16 h 51, temps standard. Deux heures plus tôt, Perry Rhodan était passé à bord de la nef composite bioposi avec Kule-Tats, le biologiste arra, et le roboticien Van Moders.
Huit heures plus tôt, la bataille entre les flottes alliées et les astronefs des robots avait cessé, provisoirement.

Toutes les nefs composites qui avaient pénétré dans l’amas stellaire, galacto-périphérique, M-13 avaient à la même seconde non seulement cessé de tirer mais s’étaient aussi immobilisées. Depuis cette minute historique, elles se trouvaient éparpillées entre les étoiles d’Arkonis mais étaient protégées par leurs champs de relativité réglés sur le temps présent. Seule la nef composite où se trouvait Rhodan ne disposait plus de son champ protecteur qui permettait un décalage temporel dans le futur allant jusqu’à dix heures. En ouvrant le grand sas, le téléporteur Tako Kakuta avait ainsi déconnecté l’écran protecteur. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Operation surprise. »

Médiation protoplasmique par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Médiation protoplasmiques

Titre : Médiation protoplasmique (Tome 22 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de Médiation protoplasmique

« La masse brun grisâtre banda ses muscles, gonfla son corps informe et flotta lentement vers la surface du liquide nutritif.
— Là-haut il se passe quelque chose, dit-elle.
Quelqu’un qu’elle ne pouvait voir, car elle ne possédait pas d’yeux, lui répondit:
— Oui, un chaos assez considérable.
Mais la masse guettait d’autres réactions; en vain.
— Ah ! pensa-t-elle, ils en ont encore sorti un.
— Oui. Ils sont allés le chercher pendant qu’il dormait. J’ai entendu ses cris de peur.
— Un jour, nous connaîtrons tous le même sort. Mais… de quoi peut-il donc s’agir là-haut?
— Si je fouille le contenu de mon conscient, j’arrive à la conclusion que les Terriens sont mêlés à cela.
— Oui, c’est exact. Partout où l’ordre des choses est dérangé, il y a des Terriens derrière.
Ses muscles se relâchèrent. Elle retomba au fond du récipient. Terriens ou pas, elle ne pouvait de toute façon rien y changer. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Mediation protoplasmique. »

Les astres noirs par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les astres noirs

Titre : Les astres noirs (Tome 21 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1964
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les astres noirs

« Harlek se tenait devant la douche de la cabine. Un terrible rugissement m’avait éveillé. Irrité, je regardai le nouveau serviteur que Perry Rhodan m’avait affecté pour remplacer un robot peu fidèle.
Rhodan pensait qu’il ne viendrait jamais à l’idée d’un garçon aussi inoffensif que Harlek de me faire du tort. Perry avait par là exprimé l’essentiel ; mais il avait passé sous silence les particularités spécifiques de Harlek.
Je me tournai sur le côté et décidai de dormir encore une heure au moins. L’activité sur le satellite terrien de détection Maso-VI était épuisante, surtout pour un empereur arkonide.
Un grondement de tonnerre retentit. Je sursautai en maugréant. Harlek avait sorti sa langue à ressort, longue de quarante centimètres, et la tenait sous l’eau bouillante de la douche tout en criant de sa voix de basse.
— Arrête ! hurlai-je pour couvrir le vrombissement. Harlek… arrête !
Le Zitroosien rentra sa langue. La nature l’avait conçue pour la capture d’insectes et autres animaux. Je ne comprenais donc pas pourquoi Harlek plongeait cet organe sensible dans l’eau bouillante de préférence. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Les Astres Noirs. »

La bataille de Panotol par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de La bataille de Panotol

Titre : La bataille de Panotol (Tome 20 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de La bataille de Panotol

« Par ses recherches, le roboticien Van Moders avait acquis une bonne réputation dans les milieux spécialisés. Malgré son jeune âge, vingt-deux ans seulement, il comptait parmi les scientifiques de pointe dans le domaine de la robotique. Des collègues envieux racontaient qu’il avait trop d’imagination. Les autres regrettaient de ne pas en avoir autant. L’étendue de ses connaissances et capacités ne faisait aucun doute.
Moders avait attiré l’attention du Stellarque Perry Rhodan: au cours de ses recherches sur le plasma nerveux des bioposis, il avait bâti une théorie audacieuse selon laquelle la matière biologique dont les bioposis étaient dotés leur permettait d’apprendre. On savait que ce produit artificiel aux fonctions biologiques déclenchait des sentiments et donnait aux bioposis un faux monde affectif, et l’on supposait qu’il fallait chercher dans le plasma nerveux la raison pour laquelle les biorobots positoniques s’attaquaient à toute vie organique. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – la bataille de Panotol. »