Auteur/autrice : CH91

 

Les sphères de cristal par David Brin

Fiche de Les sphères de cristal

Titre : Les sphères de cristal
Auteur : David Brin
Date de parution : 2003
Traduction : L. Le Maire
Editeur : Imaginaires sans frontières

Sommaire de Les sphères de cristal :

  • Les sphères de cristal
  • Chhuut…
  • Ces yeux-là
  • Que dire à un OVNI
  • Thor contre Captain America
  • Feu rouge
  • L’épidémie de générosité
  • Troisième et sixième sens
  • Les Dipneustes
  • Les Pierres de pondération

Première page de Les sphères de cristal

« J’ai vraiment eu de la veine qu’on m’ait sorti d’hibernation à cette époque – l’année même où la sonde interstellaire 992573-aa4 a rapporté la découverte d’une bonne étoile dont la sphère de cristal était brisée. Seuls douze astros étaient réanimés à ce moment-là, et je faisais partie du nombre, alors naturellement je devais participer à l’aventure.
Au départ, je n’en savais rien. Quand la vieille guimbarde est arrivée, j’escaladais les flancs du plateau sicilien, dans la grande vallée qu’était devenue la mer Méditerranée de mes souvenirs à la suite d’une récente période glaciaire. Avec cinq autres Dormeurs fraîchement réveillés, j’étais venu camper et randonner dans cette merveille le temps de nous acclimater à l’époque.
Nous formions un mélange hétéroclite de gens issus de diverses époques, même si j’étais le plus âgé de tous. Nous avions juste fini de visiter les ruines de l’Atlantide, naguère immergées, et avancions sur un sentier forestier, éclairés par la lueur vespérale de la ville bâtie au-dessus de nos têtes. La ceinture étincelante et flexisolide d’habitindustrie qui ceignait notre planète s’était agrandie lors de mes derniers siècles d’hibernation. Sous les latitudes moyennes, la nuit était désormais bien claire. Plus près de l’équateur, on la distinguait peu du jour, tant le ruban lumineux rayonnait dans le ciel. »

Extrait de : D. Brin. « Les Sphères de cristal. »

La menace fantôme par Terry Brooks

Fiche de La menace fantôme – Episode 1

Titre : La menace fantôme (Star Wars – Episode 1)
Auteur : Terry Brooks
Traduction : T. Arson, J.-M. Toussaint, J.-C. Mallé
Date de parution : 1999
Editeur : Delcourt

Première page de La menace fantôme – Episode 1

« Les soleils jumeaux brillaient de mille feux dans un ciel au bleu sans nuages, déversant sur les étendues désertiques de la planète une lumière d’un blanc étincelant. À perte de vue, le sable réfléchissait le reflet aveuglant des deux astres diurnes. Des vagues de chaleur étouffante montaient en colonnes entre les crevasses de massives falaises et les affleurements géologiques qui constituaient les seuls reliefs du paysage alentour. Aussi acérés que des crocs, les monolithes semblaient monter la garde au-dessus de cet enfer bouillonnant.
Quand les Podracers fusèrent à travers les formations rocheuses, leurs moteurs hurlant comme des fauves déments et affamés, la lumière et la chaleur se mirent à vaciller. Même les montagnes parurent trembler.
Anakin Skywalker se pencha à l’intérieur du virage. Cette portion du premier tour de circuit passait sous une grande arche de pierre qui marquait l’entrée du Canyon des Voleurs. Il poussa en douceur la commande d’accélération des propulseurs. Les fusées triangulaires crachèrent avec plus de puissance encore, la gauche de façon un peu plus intense que la droite, forçant le Pod à l’oblique. Anakin déporta son poids vers la gauche afin de négocier le virage avec plus de facilité. »

Extrait de : T. Brooks. « Star Wars Épisode 1 La Menace fantôme. »

Les asticots ne sont pas des anges par Fredric Brown

Fiche de Les asticots ne sont pas des anges

Titre : Les asticots ne sont pas des anges
Auteur : Fredric Brown
Date de parution : 1994
Traduction : G. de Chergé
Editeur : Fleuve noir

Sommaire de Les asticots ne sont pas des anges :

  • Sang pour sang
  • La mort est un lapin blanc
  • Les asticots ne sont pas des anges
  • Meurtres en miniature
  • SOS Fantôme
  • Le Switcheroo

Première page de Sang pour sang

« Je m’éveillai dans l’obscurité totale, encore empêtré dans un rêve ridicule, incapable de savoir ce qui m’avait réveillé ni même qui j’étais. Puis, tout me revint : c’était mon petit réveil intérieur qui s’était déclenché. Je l’avais réglé en vue d’un rendez-vous. Je savais même qui j’étais et où je me trouvais.

Je m’appelais Willy Griff, je venais de faire une sieste dans ma chambre située en sous-sol. La chambre faisait partie de la pension de Mme Whelan – pension plus connue sous le nom de Zoo en raison des étranges individus qu’elle abritait. Et le Zoo, lui, se trouvait à Hollywood, la mecque des acteurs, des types dans mon genre. Non, pas dans mon genre, car je ne ressemble à personne. Je ne suis peut-être pas le meilleur, mais je suis unique.

Je pensai : que la lumière soit – et allumai aussitôt. Le réveil sur ma table de nuit indiquait huit heures. Je devais me lever pour aller retrouver Lennie, mon agent, à neuf heures au Wilshire Derby. Ça pouvait être important. Lennie m’avait dit qu’il essaierait d’amener avec lui un producteur de télévision, un type qui allait tourner une nouvelle série policière pour la Warner. »

Extrait de : F. Brown. « Les asticots ne sont pas des anges. »

Tuer pour passer le temps par Fredric Brown

Fiche de Tuer pour passer le temps

Titre : Tuer pour passer le temps
Auteur : Fredric Brown
Date de parution : 1938
Traduction : P. Legentil
Editeur : NEO

Première page de Tuer pour passer le temps

« Il n’y a pas beaucoup de rues en Amérique où l’on puisse se promener masqué sans trop attirer l’attention. Broadway, qui coupe New York en diagonale, est cependant du nombre. Dans ce royaume du bizarre, l’extraordinaire arrive à passer inaperçu.
L’homme masqué était descendu d’une auto qu’il avait arrêtée à l’angle de Broadway et de la Cinquante-huitième rue. Beaucoup de gens avaient dû le voir sortir de sa voiture, mais c’était sans la moindre importance. Même si la police était parvenue, par la suite, à suivre sa piste jusque-là, c’eut été sans la moindre importance. L’auto était volée, et la police ne pouvait matériellement être avisée du vol que dans la soirée.
L’éblouissant costume rouge que portait l’homme masqué aurait passé tout à fait inaperçu en décembre. Mais sous le soleil de plomb d’une matinée d’août, il attirait de-ci de-là des regards vaguement intrigués. Quelques passants allèrent même jusqu’à tourner la tête et à se demander pourquoi l’homme ne portait pas quelque placard publicitaire dans le dos. Car il ne pouvait évidemment s’agir que d’une vente réclame ou d’une formule publicitaire inédite pour un produit quelconque. À moins d’être cérébralement dérangé, personne ne se serait exhibé, en plein mois d’août, vêtu d’un étouffant costume de Père Noël, sans avoir quelque chose à vendre aux badauds. »

Extrait de : F. Brown. « Tuer pour passer le temps. »

Le voyageur en noir par John Brunner

Fiche de Le voyageur en noir

Titre : Le voyageur en noir
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1987
Traduction : P. Moran
Editeur : Mnémos

Sommaire de Le voyageur en noir

  • La marque du chaos
  • Abattre la porte des enfers
  • Le pari qu’on perd en gagnant
  • Ces choses qui sont des dieux
  • Un redoutable empire

Première page de La marque du chaos

« Il avait porté quantité de noms, mais sa nature restait unique. Et cette unicité le contraignait à respecter certaines lois qui ne s’appliquaient pas au commun des mortels. En contrepartie, il était affranchi de nombre d’obligations beaucoup plus habituelles.

L’un et l’autre systèmes se valaient cependant en rigidité ; il n’était nulle possibilité pour lui, aux changements de saison, de relâcher sa surveillance sur la partie du Tout placée sous sa responsabilité.

Quatre planètes étaient entrées en conjonction, la veille ; il importait donc de se préparer à un voyage semblable à et différent de tous ceux qu’il avait accomplis précédemment, car il avait été ordonné qu’à cette époque, sauf en cas de force majeure, il parcoure les chemins de l’ordinaire. Et, avec une relative bonne volonté – il n’était pas dans sa nature de se rebeller contre la contingence –, il allait faire en sorte de se trouver partout où sa présence se révélait nécessaire, pour finir sa route en un lieu proche de son point de départ. »

Extrait de : J. Brunner. « Le voyageur en noir. »

Faute de temps par John Brunner

Fiche de Faute de temps

Titre : Faute de temps
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1963
Traduction : G.W Barlow
Editeur : Le passager clandestin

Première page de Faute de temps

« C’était forcément un rêve ! Forcément ! Max Harrow se le répétait avec de faibles gémissements, sachant que, jusqu’alors, prendre cons-cience qu’il rêvait lui avait toujours permis de se libérer, en se réveillant.
Mais cette fois il ne pouvait pas s’échapper. Il lui semblait être écartelé entre deux réalités, tels des chevaux tirant frénétiquement dans des directions opposées. La moitié de lui-même se rappelait nettement être allée se coucher, s’être endormie ; l’autre moitié, maintenant la plus forte, percevait des choses bien éloignées du monde familier.
Cet endroit… Il y avait des gens ici, une vingtaine peut-être, devinés plutôt qu’aperçus dans l’ombre fuligineuse. Il y avait une atmosphère froide et humide à laquelle se mêlaient un relent de sueur et l’âcreté de la fumée. Il y avait un feu qui brûlait, sans cheminée pour évacuer la fumée. Il y avait des lampes qui jetaient de vacillantes lueurs jaunes. Les gens étaient vêtus de fourrures en loques, ils étaient sales, affamés, désespérés. »

Extrait de : J. Brunner. « Faute de temps. »

Les ludions du temps par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les ludions du temps

Titre : Les ludions du temps (Tome 12 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les ludions du temps

« L’âge de chaque civilisation détermine les limites de son horizon. Plus une culture est ancienne, plus elle s’est développée de façon continue – ce qui fut le cas ici – et plus ces limites se sont étendues.
Durant la quatre mille cent cinquantième année de la civilisation planétaire considérée, la limite se montait à quatre cent mille unités de distance, cette unité valant un quarante millième du périmètre équatorial de la planète-mère de ce peuple.
Mille cinq cents révolutions circumsolaires plus tard, la limite, telle la paroi extérieure d’un ballon qui se gonfle, s’étendait à un milliard quatre cent millions d’unités – ce qui correspondait à l’orbite de la planète la plus extérieure de ce système stellaire. On commença à identifier les premières corrélations ayant trait à la nature du cosmos, et la pensée purement abstraite s’approcha des problèmes réels. Dans la recherche et la spéculation, on se mouvait encore au sein du monde visible, du macrocosme optiquement perceptible.
Un quart de siècle plus tard déjà, entrés en sécession vis-à-vis du pouvoir central, les puissants réfractaires de cette race parvenaient jusqu’aux plus proches des étoiles qui entouraient le système-patrie. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Les Ludions du Temps – Perry Rhodan. »

Enigmes du passé par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Enigmes du passé

Titre : Enigmes du passé (Tome 11 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M. Vannereux
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir

Première page de Enigmes du passé

« Le lieutenant Cliff Nordberg était ravi que le commandant du Tibeta lui ait accordé sa journée. Depuis plusieurs jours, le croiseur lourd, stationné au plus profond de l’espace à dix mille années-lumière de la Terre, attendait que l’état-major de l’Astromarine Solaire lui communique de nouvelles instructions.
Le colonel Pferlinger avait affiché un certain étonnement quand l’officier s’était présenté à lui.
— Vous désirez, lieutenant ?
L’embarras de Cliff pouvait se constater à des années- lumière.
— Monsieur, je vous demande pardon… J’ai quarante ans aujourd’hui.
— Bien, bien, avait répondu affablement son supérieur en hochant la tête. Continuez comme ça, et vous en aurez bientôt quatre-vingts, puis cent vingt. C’est pour ça que vous êtes venu me voir ? Vous savez que nous sommes en position d’attente et que des consignes importantes peuvent nous parvenir à tout moment.
— Oui, je le sais, Monsieur. Néanmoins je voulais vous présenter une requête. C’est mon anniversaire et je désirais inviter des amis pour le fêter au mess. Avec beaucoup de monde, naturellement. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Enigmes du Passé – Perry Rhodan. »

La catalyse de l’instable par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de La catalyse de l’instable

Titre : La catalyse de l’instable (Tome 10 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir

Première page de La catalyse de l’instable

« La jeune fille souriait.
— Quelle charmante soirée ! Plus charmante que jamais ! s’exclama l’homme sur un ton sarcastique.
— En ta compagnie, n’importe quelle soirée, même pluvieuse, est inoubliable, répliqua la beauté juvénile assise en face de lui.
Le vent soufflait de l’ouest, charriant la pluie avec lui. Les gouttes d’eau ruisselaient en fines rigoles sur les fenêtres à double vitrage. Le revêtement spécial dont elles étaient recouvertes avait la propriété d’absorber la buée pour rendre au plastoverre clarté et pureté après chaque ondée et permettre aux lumières de Trade City de briller à nouveau de tous leurs feux.
Joaquin Manuel Cascal, Patriarche d’un clan très spécial de Prospecteurs Cosmiques, propriétaire du Baraka et colonel de l’Astromarine Solaire, étendit ses longues jambes pour être plus à l’aise. Il portait de légères bottes de ville en cuir précieux et un pantalon coupé à la dernière mode de la capitale. En effet, pour tout ce qui concernait son habillement, il dépensait son argent sans compter. Il avait une prédilection pour le style tape-à-l’œil, ce qui l’aidait à jouer son rôle avec brio.
— Tu as l’air parfaitement en forme ! constata Caresca après l’avoir contemplé d’un regard insistant. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « La Catalyse de l’Instable – Perry Rhodan. »

Face au supermutant par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Face au supermutant

Titre : Face au supermutant (Tome 9 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : C. Lamy
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir

Première page de Face au supermutant

« Allongé sur son rembourrage multicolore moelleux comme du duvet, le monstre, les yeux fermés, s’étira de plaisir en brandissant les poings tandis que sa petite bouche suçait avec volupté une tétine couleur chair. La combinaison dorée enveloppant son corps chétif se soulevait au rythme de sa respiration.
Il était bien au chaud au centre de cet écrin à la fois humide, agréable et douillet ; en sécurité tout comme l’était le fœtus dans le ventre de sa mère.
Mais lui n’était plus un enfant ; il avait déjà quitté le giron maternel depuis cinq cent vingt-quatre ans. Un éventuel observateur aurait peut-être deviné la raison de cet âge avancé en remarquant la forme ovoïde qui dessinait un renflement à hauteur du nombril, sous le vêtement doré. Des vibrations invisibles et inaudibles s’échappaient de l’objet : celles d’un activateur cellulaire.
Les succions cessèrent brusquement. Le monstre était rassasié. Il cracha l’embout buccal qui se rétracta aussitôt dans le logement du système d’alimentation, et il ouvrit les yeux. Démesurés, larges de huit centimètres, vert clair, hallucinés, inquiétants… et pourtant humains. Des yeux bien trop grands pour le minuscule visage impubère, mais à la mesure de l’énorme crâne à la peau cuivrée sous laquelle se dessinait un réseau de veines bleuâtres et saillantes. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Face au Supermutant – Perry Rhodan. »