Auteur/autrice : CH91
Face au supermutant par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Face au supermutant
Titre : Face au supermutant (Tome 9 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : C. Lamy
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de Face au supermutant
« Allongé sur son rembourrage multicolore moelleux comme du duvet, le monstre, les yeux fermés, s’étira de plaisir en brandissant les poings tandis que sa petite bouche suçait avec volupté une tétine couleur chair. La combinaison dorée enveloppant son corps chétif se soulevait au rythme de sa respiration.
Il était bien au chaud au centre de cet écrin à la fois humide, agréable et douillet ; en sécurité tout comme l’était le fœtus dans le ventre de sa mère.
Mais lui n’était plus un enfant ; il avait déjà quitté le giron maternel depuis cinq cent vingt-quatre ans. Un éventuel observateur aurait peut-être deviné la raison de cet âge avancé en remarquant la forme ovoïde qui dessinait un renflement à hauteur du nombril, sous le vêtement doré. Des vibrations invisibles et inaudibles s’échappaient de l’objet : celles d’un activateur cellulaire.
Les succions cessèrent brusquement. Le monstre était rassasié. Il cracha l’embout buccal qui se rétracta aussitôt dans le logement du système d’alimentation, et il ouvrit les yeux. Démesurés, larges de huit centimètres, vert clair, hallucinés, inquiétants… et pourtant humains. Des yeux bien trop grands pour le minuscule visage impubère, mais à la mesure de l’énorme crâne à la peau cuivrée sous laquelle se dessinait un réseau de veines bleuâtres et saillantes. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Face au Supermutant – Perry Rhodan. »
L’adieu aux Accalauries par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de L’adieu aux Accalauries
Titre : L’adieu aux Accalauries (Tome 8 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’adieu aux Accalauries
« Debout devant la fenêtre de sa chambre, au premier étage d’un petit hôtel, Galbraith Deighton, le chef de la Défense Solaire, fixait d’un regard stupéfait la rue relativement sombre à cette heure tardive. Juste en face de son perchoir, deux astronautes étaient occupés à maintenir en équilibre, au milieu de la chaussée, l’agent spécial Tillis Kilgore qui vacillait sur ses jambes, afin de l’empêcher de tomber. Comme le degré d’ivresse des deux secouristes était à peine inférieur à celui de leur ami, cette opération nécessitait de leur part la plus grande concentration, et ils ne manquaient pas de s’abreuver réciproquement d’encouragements sonores.
La colère de Deighton, provoquée par le comportement scandaleux de son agent, venait juste d’atteindre son point culminant lorsqu’un nouveau tapage retentit, cette fois-ci à l’extrémité de la chaussée. Le maréchal solaire plissa les yeux pour y voir plus clair et finit par distinguer un deuxième groupe d’ivrognes entourant un autre de ses hommes, Vip Poster. Celui-ci paraissait encore plus éméché que le premier. Il avait atteint ce stade d’ébriété où l’on souhaitait fraterniser avec le monde entier ; c’est du moins ce qu’il ressortait de ses protestations plutôt balbutiées que vraiment prononcées. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « L’adieu aux Accalauries. »
Le satellite anti-solaire par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Le satellite anti-solaire
Titre : Le satellite anti-solaire (Tome 7 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J. Gérard
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le satellite anti-solaire
« Le colonel Tepper Sockmann était un officier exemplaire de la Hotte Impériale d’Olympe, autrefois appelée Astromarine Solaire. Depuis quelque temps toutefois, il négligeait son apparence. Il se sentait relégué dans un bled, non pas en raison du caractère désertique de Krover, deuxième planète du système de Squirepankin, mais parce qu’il se voyait comme un chien à qui on .aurait ordonné de garder un os profondément enterré dans un quartier inhabité.
L’os en question était un dépôt souterrain de la Flotte, construit cent quatre-vingts ans plus tôt sur &over. Quant au quartier inhabité, c’était le système de l’étoile Squirepankin.
Dans ce trou perdu, avait pesté le colonel deux jours plus tôt, il ne s’est jamais rien passé, il ne se passe rien, et il ne se passera rien non plus dans les mille ans à venir !
Mais Tepper Sockmann était humain, et « l’erreur est humaine », disait une ancienne maxime…
Derrière l’officier supérieur, le sas étanche de la coupole d’accès camouflée se referma avec un chuintement. Sur l’horizon, le disque de braise rouge du soleil se levait, à peine déformé par l’atmosphère ténue de la planète. Une faible brise soufflait avec indifférence sur le paysage désert en soulevant de petits tourbillons de sable. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Le satellite anti-solaire – Perry Rhodan. »
Frère Elthor par Pierre Bordage

Fiche de Frère Elthor
Titre : Frère Elthor (Tome 5 sur 5 – La fraternité du Panca)
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2012
Editeur : L’Atalante
Première page de Frère Elthor
« COMMENT tu t’appelles, mon gars ? »
Le nom d’Elthor s’échappa spontanément des lèvres de Bent. Une moue de réprobation déforma les lèvres rainurées de son vis-à-vis.
« Elthor ? Drôle de cadeau qu’ils t’ont fait, tes parents ! Elthor est le jumeau maléfique d’Elkar. Un vrai salopard ! Personne ne s’aviserait de porter son nom par ici. »
Bent essuya d’un revers de main la sueur qui perlait à son front. La chaleur du cakra lui irradiait tout le flanc gauche. Pourtant, avec la grisaille du ciel et le vent froid soufflant du nord, la température extérieure n’excédait pas les cinq degrés Celsius.
« Je plaisantais, reprit-il avec un sourire. Mon vrai nom est Bent. »
L’autre le considéra quelques secondes avec sévérité avant de marmonner entre ses dents :
« Faut pas plaisanter sur certaines choses, mon gars… »
Extrait de : P. Bordage. « Frère Elthor – La fraternité du Panca. »
Soeur Onden par Pierre Bordage

Fiche de Soeur Onden
Titre : Soeur Onden (Tome 4 sur 5 – La fraternité du Panca)
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2011
Editeur : L’Atalante
Première page de Soeur Onden
« QUELQUES MOIS selon les créatures d’Onden…
Dans quelques mois, l’immense nuée dont Klarel avait perçu la puissance destructrice déferlerait sur la Voie lactée et détruirait toute forme de vie dans les systèmes habités.
La jeune femme séjournait depuis quelques jours chez les parents de Lamir, le soldat de l’armée gouvernementale d’Albad. Leur appartement se nichait dans le cœur du Xatar, l’endroit considéré comme le plus dangereux de Simer, la capitale planétaire. Les arvets, les habitants du quartier, allaient désormais tête nue, convaincus que la rencontre de l’être des prophéties et des nifleuses avait rétabli la paix et rendu superflues les précautions vestimentaires.
« La paix est factice, soupira Lamir. Les quartiers s’enflammeront au premier coup de vent, comme les braises sous la cendre.
— Le guerrier fabuleux des prophéties est venu et a craché ses boules de feu sur les ennemis, protesta sa mère. »
Extrait de : P. Bordage. « Sœur Onden – La fraternité du Panca. »
Frère Kalkin par Pierre Bordage

Fiche de Frère Kalkin
Titre : Frère Kalkin (Tome 3 sur 5 – La fraternité du Panca)
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2010
Editeur : L’Atalante
Première page de Frère Kalkin
« LA LUMIÈRE RASANTE de Tau du Kolpter teintait de mauve les façades blanches et les statues de la
fontaine. Silf s’assit sur le banc de pierre et observa les trois zeptres de pierre alignés face à lui. De la gueule béante des animaux des mythologies faouki s’écoulaient de maigres filets d’eau jaunâtre qui leur donnaient l’air de monstres écumants. La vie avait repris son cours ordinaire dans les rues tortueuses du cœur historique de San Telj. De petits groupes d’anciens rassemblés sous les porches commentaient les dernières nouvelles du front : on parlait d’un armistice entre Faouk et Zidée, les deux planètes jumelles du Kolpter, et du retour prochain des soldats massés à l’orée de la forêt des arbres à son.
Après avoir contacté Silf dans le massif du Mantouk, la Fraternité du Panca ne s’était plus manifestée. Elle lui avait ordonné de reconstituer la chaîne quinte, de partir à la recherche du deuxième frère, mais elle ne lui avait pas fourni les précisions qu’il attendait. Il ne comprenait pas ce silence : Chaque année, chaque instant volés au temps augmenteront les chances de réussite de la chaîne quinte, avait affirmé la Fraternité. »
Extrait de : P. Bordage. « Frère Kalkin – La fraternité du Panca. »
Soeur Ynolde par Pierre Bordage

Fiche de Soeur Ynolde
Titre : Soeur Ynolde (Tome 2 sur 5 – La fraternité du Panca)
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2008
Editeur : L’Atalante
Première page de Soeur Ynolde
« LE MARCHAND plaça sa main ouverte sous le menton d’Ynolde. Une capsule translucide d’un centimètre de longueur et de cinq millimètres de largeur reposait au creux de sa paume.
« C’est vraiment celui-ci qui vous intéresse, madame ? » Ynolde se contempla dans le miroir circulaire posé sur le comptoir : elle y vit le visage d’une vieille femme ridée repoussante. Le leurre ne déformait pas seulement ses traits, mais également le son de sa voix, son odeur, et, si quelqu’un l’effleurait par mégarde, il aurait l’impression de toucher une peau crevassée, des veines saillantes et dures.
« Une belle femme comme vous ! ajouta le marchand avec un sourire enjôleur en refermant sa main et en repliant son bras. En général, quand les femmes m’achètent un masque, c’est pour s’embellir, pour séduire l’homme de leurs pensées. Évidemment, comme les princesses des contes, elles doivent se sauver avant que la batterie ne soit complètement déchargée. Un modèle comme celui-ci vous garantit une autonomie de trois semaines. »
Extrait de : P. Bordage. « Sœur Ynolde – La fraternité du Panca. »
Frère Ewen par Pierre Bordage

Fiche de Frère Ewen
Titre : Frère Ewen (Tome 1 sur 5 – La fraternité du Panca)
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2007
Editeur : L’Atalante
Première page de Frère Ewen
« La Fraternité pancatvique : le voile n’a jamais été levé sur cette organisation qui aurait, selon certains historiens, exercé une influence considérable sur l’histoire récente de la Voie lactée. On ne sait pratiquement rien des frères du Panca, d’autant plus difficiles à cerner que disséminés sur les mondes habités et parfaitement intégrés aux populations. On dit d’eux qu’ils communiquaient d’un bout à l’autre de la Galaxie en utilisant les « fréquences universelles » dont l’existence n’a jamais été démontrée. Deux insignes pour reconnaître un frère du Panca : son arme, le cakra, un disque métallique lançant de terribles cercles de feu, et l’implant vital, une mémoire artificielle insérée dans le cortex qui pouvait, en cas de nécessité, être retirée et transférée dans le corps d’un autre frère. L’implant vital est à relier à la légende de la chaîne quinte, dite aussi pancatvique : l’association des âmnas (principes vitaux) de cinq frères dans le corps d’un seul, une procédure exceptionnelle destinée à contrer une menace planant sur les espèces vivantes. D’aucuns soutiennent que les frères continuent d’œuvrer en toute discrétion sur les planètes habitées de la Voie lactée, mais nos enquêtes, effectuées avec le plus grand sérieux, n’ont jamais réussi à prouver l’existence passée ou présente de la Fraternité. Il nous faudra donc conclure ici que le Panca est selon toute probabilité issu du creuset fécond des
mythologies humaines de la Dissémination. »
Extrait de : P. Bordage. « Frère Ewen – La fraternité du Panca. »
1794 par Pierre Bordage

Fiche de 1794
Titre : 1794 (Tome 3 sur 3 – L’enjomineur)
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2006
Editeur : L’Atalante
Première page de 1794
« Armande se contempla avec effroi dans le miroir grossissant posé sur sa table à fard : les rides s’étaient creusées aux coins de ses yeux, des fils blancs s’étaient piqués dans sa chevelure dorée, sa peau avait perdu de son éclat, ses traits s’étaient affaissés…
La vieillesse s’invitait chez elle bien avant l’heure. Les hommes étaient d’ailleurs de moins en moins nombreux à se presser dans sa loge à la fin des représentations. Ils préféraient la chair fraîche et ferme des deux jeunes comédiennes recrutées au cours de l’été par Gaillard, l’administrateur du théâtre, d’autant que les petites catins ne rechignaient pas à se présenter sur scène largement dévêtues ou drapées dans des voiles transparents – le théâtre patriotique avait beau se réclamer de la vertu révolutionnaire, il n’hésitait pas à flatter les bas instincts des spectateurs, bourgeois massés dans les loges, sans-culottes et Beaux agglutinés au parterre. Il arrivait parfois que plusieurs de ces femmes qu’on appelait les tricoteuses montent sur scène et flanquent une fessée mémorable à une grâce dont le seul tort était d’accaparer l’attention de leurs maris. »
Extrait de : P. Bordage. « L’enjomineur – 1794. »