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Jason Valois par Orson Scott Card

Fiche de Jason Valois

Titre : Jason Valois (Tome 1 sur 2 – La geste Valois)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1989
Traduction : C. Faure-Geors
Editeur : L’Atalante

Première page de Jason Valois

« LA DOULEUR fit irruption par une journée de labeur en tous points semblable aux autres, et bientôt il n’y eut plus un seul village, plus une seule ville des mondes habités qui n’en ressentît les effets. C’était comme si une présence immémoriale et rassurante, qu’ils n’avaient pas vraiment remarquée jusque-là, les quittait brusquement. Personne ne sut d’abord qu’en penser, mais tous comprirent vite qu’un changement profond avait eu lieu au cœur même de l’univers. Nul ne vit s’embraser l’étoile du nom d’Argos ; il faudrait des années avant que les astronomes ne fissent le lien entre le Jour de la Douleur et la fin du monde Valois. Mais déjà le changement était consommé, les mondes démantelés, l’âge d’or terminé.
Dans le village de Lared, le changement survint alors qu’ils dormaient encore. Cette nuit-là aucune scène bucolique ne vint égayer leurs rêves, et Sala, la petite sœur de Lared, se réveilla en hurlant que grand-mère était morte : « Grand-mère est morte !  »

Extrait de : O.S Card. « Jason Valois – La geste Valois.  »

La cité de cristal par Orson Scott Card

Fiche de La cité de cristal

Titre : La cité de cristal (Tome 6 sur 6 – Les chroniques d’Alvin le Faiseur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2003
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante

Première page de La cité de cristal

« Alvin regardait le capitaine Howard accueillir à son bord un nouveau groupe de passagers, une famille prospère avec cinq enfants et trois esclaves.

« C’est le Nil d’Amérique, dit le capitaine. Mais Cléopâtre elle-même n’a jamais navigué avec autant de faste que vous autres allez connaître sur le Yazoo Queen. »

La famille va en profiter, se dit Alvin. Sans doute pas les esclaves. Quoi que, en tant que serviteurs, ils seraient mieux lotis que les deux douzaines de fugitifs enchaînés en plein soleil tout l’après-midi, sur le pont.

Alvin les avait à l’œil depuis qu’Arthur Stuart et lui étaient arrivés au port fluvial de Carthage City, vers onze heures. Arthur Stuart avait une envie folle de partir explorer la ville, et Alvin l’avait laissé faire. La ville qui se targuait d’être la Phénice du Nord avait beaucoup de choses à révéler à un garçon de l’âge d’Arthur. Oui, même à un garçon à moitié noir. Puisqu’elle se trouvait sur la rive nord de l’Hio, on le soupçonnerait d’être un fugitif. »

Extrait de : O.S Card. « La Cité de Cristal – Les chroniques d’Alvin le Faiseur. »

Flammes de vie par Orson Scott Card

Fiche de Flammes de vie

Titre : Flammes de vie (Tome 5 sur 6 – Les chroniques d’Alvin le Faiseur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1998
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante

Première page de Flammes de vie

« Arthur Stuart s’était immobilisé devant la vitrine du taxidermiste, captivé. Alvin Smith avait parcouru la moitié du pâté de maisons lorsqu’il s’aperçut que le petit métis ne le suivait plus. Le temps qu’il revienne, un grand Blanc questionnait le gamin.

« Où est ton maître, dis ? »

Arthur ne le regarda pas, les yeux rivés sur un oiseau empaillé dont l’attitude donnait l’impression qu’il allait se poser sur une branche.

« Réponds-moi, petit, sinon j’appelle l’agent…

— L’est avec moi », fit Alvin.

L’homme devint aussitôt aimable. « Ravi de l’apprendre, l’ami. On se dit qu’un drôle de cet âge, s’il était libre, ses parents lui auraient enseigné le respect quand un Blanc…

— J’crois qu’il s’intéresse seulement aux oiseaux dans la d’vanture. » Alvin posa une main légère sur l’épaule d’Arthur. « Qu’esse y a, Arthur Stuart ? »

Seul le son de la voix d’Alvin pouvait tirer Arthur de sa rêverie. « Comment il a vu ? »

Extrait de : O.S Card. « Les chroniques d’Alvin le Faiseur – Flammes de vie. »

Le compagnon par Orson Scott Card

Fiche de Le compagnon

Titre : Le compagnon (Tome 4 sur 6 – Les chroniques d’Alvin le Faiseur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1995
Traduction : P. Couton
Editeur : Gallimard

Première page de Le compagnon

« Je croyais avoir fini d’écrire sur Alvin Smith. Tout le monde me répétait que non, mais je connaissais bien pourquoi. Par rapport que tout le monde avait entendu Mot-pour-mot et sa manière de conter. Ses histoires à lui, quand il a fini, sont joliment ficelées en un beau paquet et le pourquoi des événements n’échappe à personne. Ce n’est pas qu’il mette les points sur les i, notez bien. Mais on a l’impression que tout s’explique tout seul.

Moi, je ne suis pas Mot-pour-mot, certains l’ont peut-être déjà deviné vu qu’on ne se ressemble guère, et je ne compte pas le devenir dans l’immédiat, ni même m’en inspirer, non par rapport que je le trouve déplaisant, indigne de ses émules, mais surtout par rapport que je ne vois pas les choses du même œil que lui. Les choses, je ne les comprends pas toujours. Elles arrivent, voilà tout, des fois on découvre un semblant de sens dans une calamité, et d’autres fois une journée de grand bonheur reste incompréhensible. Les pires pétrins où j’ai vu les gens se fourrer, c’était quand ils essayaient de suivre leur raison. »

Extrait de : O.S Card. « Le compagnon – Les chroniques d’Alvin le Faiseur. »

L’apprenti par Orson Scott Card

Fiche de L’apprenti

Titre : L’apprenti (Tome 3 sur 6 – Les chroniques d’Alvin le Faiseur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1989
Traduction : P. Couton
Editeur : Gallimard

Première page de L’apprenti

« L’histoire d’Alvin apprenti, je la commencerai là où se manifestèrent les premières anomalies. C’était très loin dans le Sud, chez un particulier qu’Alvin ne connaissait pas et qu’il ne connaîtrait jamais. Ce fut pourtant lui le responsable d’une chaîne d’événements qui allaient l’amener à commettre un meurtre, selon les termes de la loi, le jour même où il achevait son apprentissage et devenait véritablement un homme.

C’était en Appalachie, en 1811, avant que cet État ne signe le Traité des Esclaves en fuite et ne rejoigne les États-Unis. Près de la frontière qui le sépare des Colonies de la Couronne, dans une région où il ne se trouvait pas un homme blanc qui ne souhaitât posséder toute une ribambelle d’esclaves noirs pour lui abattre son travail.

L’esclavage, c’était une sorte d’alchimie pour ces Blancs-là, du moins le considéraient-ils ainsi. Ils cherchaient le moyen de transmuter chaque goutte de sueur d’homme noir en or et chaque gémissement de désespoir qui s’échappait de la gorge d’une femme noire en tintement clair et doux à l’oreille de la pièce d’argent tombant sur la table du changeur. On achetait et vendait des âmes dans ce pays-là. Pourtant aucun de ces gens ne comprenait ce qu’il leur en coûtait de posséder d’autres êtres humains. »

Extrait de : O.S Card. « L’apprenti – Les chroniques d’Alvin le Faiseur. »

Le prophète rouge par Orson Scott Card

Fiche de Le prophète rouge

Titre : Le prophète rouge (Tome 2 sur 6 – Les chroniques d’Alvin le Faiseur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1988
Traduction : P. Couton
Editeur : Gallimard

Première page de Le prophète rouge

« Il n’y avait pas beaucoup de bateaux plats à descendre l’Hio, par les temps qui couraient, pas avec des pionniers à bord en tout cas, pas avec des familles, des outils, des meubles, des graines et quelques cochons pour entreprendre un élevage. Il suffisait de deux ou trois flèches enflammées pour qu’une tribu de Rouges s’en aille bientôt vendre un chapelet de scalps à moitié carbonisés aux Français de Détroit.

Casse-pattes Palmer, lui, ignorait ce genre de désagréments. Les Rouges connaissaient tous son bateau plat, chargé d’une montagne de barils. Dans la plupart de ces barils clapotait du whisky, la seule musique, ou presque, qu’ils comprenaient, les Rouges. Mais au milieu de ce vaste empilement de futaille il s’en trouvait un où rien ne clapotait. Il était bourré de poudre à canon, et une mèche s’en échappait. »

Extrait de : O.S Card. « Le prophète rouge – Les chroniques d’Alvin le Faiseur. »

Le septième fils par Orson Scott Card

Fiche de Le septième fils

Titre : Le septième fils (Tome 1 sur 6 – Les chroniques d’Alvin le Faiseur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1987
Traduction : P. Couton
Editeur : Gallimard

Première page de Le septième fils

« La petite Peggy faisait très attention avec les œufs. Elle farfouillait dans la paille avec la main jusqu’à ce que ses doigts cognent contre un objet dur et lourd. Le caca de poule, elle s’en fichait pas mal. Après tout, quand des voyageurs avec des bébés logeaient à l’auberge, maman ne plissait jamais le nez devant leurs langes, et pourtant c’était quelquefois dégoûtant. Alors, du caca de poule, même humide, gluant et qui collait aux doigts, elle s’en fichait pas mal, la petite Peggy. Elle écartait la paille, refermait la main sur l’œuf et le sortait délicatement du pondoir. Et ce, perchée sur un tabouret branlant, dressée sur la pointe des pieds, le bras tendu très loin au-dessus de sa tête. Maman la trouvait trop jeune pour ramasser les œufs, mais la petite Peggy tenait à lui montrer qu’elle n’était pas si petite que ça.  »

Extrait de : O.S Card. « Le Septième Fils – Les chroniques d’Alvin le Faiseur.  »

Orson Scott Card

Présentation de Orson Scott Card :

Orson Scott Card, né le 24 août 1951 à Richland, dans l’État de Washington, est un écrivain américain prolifique dont l’œuvre a profondément marqué la science-fiction et la fantasy de la fin du XXe siècle. Connu pour sa capacité à sonder la psychologie humaine, il est le seul auteur à avoir remporté les deux prix les plus prestigieux du genre (le Hugo et le Nebula) deux années consécutives pour les mêmes séries.

Racines et formation

Issu d’une famille de pionniers mormons, Orson Scott Card grandit en Californie et dans l’Utah. Sa foi et son héritage au sein de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours imprègnent une grande partie de son travail, explorant souvent les thèmes de la communauté, du sacrifice et du salut.

Avant de se consacrer au roman, il passe deux ans au Brésil en tant que missionnaire, puis étudie le théâtre et la littérature. Il commence sa carrière en écrivant des pièces de théâtre et en travaillant comme éditeur pour des revues mormones, tout en publiant ses premières nouvelles de science-fiction à la fin des années 1970.

Le phénomène « Ender »

En 1985, il publie La Stratégie Ender (Ender’s Game), l’extension d’une nouvelle parue quelques années plus tôt. Le roman raconte l’histoire d’un enfant prodige formé dans une école militaire orbitale pour sauver l’humanité d’une invasion extraterrestre. Le livre connaît un succès phénoménal et devient une référence, tant pour son analyse de la stratégie militaire que pour sa réflexion sur l’innocence perdue.

L’année suivante, il publie la suite, La Voix des morts (Speaker for the Dead), un ouvrage radicalement différent, plus philosophique et anthropologique. En remportant le prix Hugo et le prix Nebula pour ces deux livres coup sur coup (1985 et 1986), Card réalise un exploit unique dans l’histoire de la science-fiction.

Un créateur d’univers polyvalent

Au-delà de la saga d’Ender (qu’il a complétée par la Saga de l’ombre), Orson Scott Card s’est illustré dans d’autres genres :

  • La fantasy historique : Avec le cycle de Alvin le Faiseur (The Tales of Alvin Maker), il réimagine l’histoire de l’Amérique frontalière dans un monde où la magie folklorique est réelle.
  • La science-fiction religieuse et épique : Avec la saga Le Retour de la Terre (Homecoming), une réinterprétation de récits bibliques transposés dans l’espace.
  • Le jeu vidéo : Il a collaboré à l’écriture de titres cultes tels que The Secret of Monkey Island (pour les insultes lors des duels à l’épée) et Loom.

Style et thématiques

Le style de Card se caractérise par une prose claire et directe, mettant l’accent sur l’empathie. Ses protagonistes sont souvent des parias ou des génies isolés qui doivent porter le poids de responsabilités morales écrasantes. Il excelle à dépeindre les dilemmes éthiques et la difficulté de comprendre « l’autre », qu’il soit humain ou extraterrestre.

Controverses et vie publique

Depuis les années 2000, la figure d’Orson Scott Card est devenue controversée en raison de ses prises de position politiques et sociales, notamment son opposition publique au mariage homosexuel. Ces déclarations ont entraîné des appels au boycott de certaines de ses œuvres et de l’adaptation cinématographique de La Stratégie Ender en 2013, créant un débat complexe sur la distinction entre l’homme et l’artiste.

Il vit actuellement à Greensboro, en Caroline du Nord, où il continue d’écrire, d’enseigner l’écriture créative et de publier des chroniques dans divers journaux. Malgré les polémiques, il reste une figure incontournable de la littérature de l’imaginaire, dont les premiers chefs-d’œuvre continuent d’être étudiés dans les écoles militaires et les universités du monde entier.

Livres de Orson Scott Card :

Chroniques d’Alvin le Faiseur :

La geste Valois :

La première guerre formique :

La saga des ombres :

Le cycle d’Ender :

Les mages de Westil :

L’observatoire du temps :

Pisteur :

Portulans de l’imaginaire :

Terre des origines :

Intégrales :

Abyss (1989)
Comment écrire de la fantasy et de la science-fiction (1990)
Enchantement (1999)
Espoir du cerf (1983)
Le trésor dans la boîte (1996)
Les maîtres chanteurs (1980)
Patience d’Imakulata (1987)
Sonate sans accompagnement (1981)
Trahison (1988)
Une planète nommée trahison (1979)

Pour en savoir plus sur Orson Scott Card :

La page Wikipédia sur O. S. Card
La page Noosfere sur O. S. Card
La page isfdb de O. S. Card

10 livres à lire si vous avez aimé Dune

🌌 1. Fondation – Isaac Asimov

Une autre œuvre monumentale de la science-fiction.

👉 Comme Dune, cette saga explore :

  • les empires galactiques
  • les stratégies politiques
  • le destin de civilisations entières

👉 🔗 Voir la fiche complète : Fondation (Tome 1 – Prélude à Fondation)


🧬 2. Hypérion – Dan Simmons

Un roman dense et ambitieux, avec plusieurs récits entremêlés.

👉 Points communs avec Dune :

  • univers complexe
  • dimension philosophique
  • narration multiple

👉 🔗 Voir la fiche complète : Cantos d’Hypérion (Tome 1 – Hypérion)


🪐 3. Le cycle de Mars – Kim Stanley Robinson

Une trilogie sur la colonisation de Mars.

👉 Comme Dune :

  • importance de l’environnement
  • transformation d’un monde hostile
  • enjeux politiques

👉 🔗 Voir la fiche complète : Trilogie martienne (Tome 1 – Mars la rouge)


🧠 4. La stratégie Ender – Orson Scott Card

Un classique de la science-fiction militaire.

👉 Moins politique que Dune, mais :

  • réflexion sur le pouvoir
  • manipulation des individus

👉 🔗 Voir la fiche complète : Le cycle d’Ender (Tome 1 – La stratégie Ender)


🌠 5. Le Livre du nouveau soleil – Gene Wolfe

Une œuvre complexe et exigeante.

👉 Comme Dune :

  • narration subtile
  • univers riche et mystérieux

👉 🔗 Voir la fiche complète : Le livre du long soleil (Tome 1 – Côté nuit)


🧑‍🚀 6. La Main gauche de la nuit – Ursula K. Le Guin

Un classique de la SF, explorant une planète où le genre n’est pas fixe.

👉 Ce qui rappelle Dune :

  • Réflexion sociale et politique
  • Exploration culturelle profonde
  • Monde alien crédible

👉 🔗 Voir la fiche complète : Cycle de l’Ekumen (Tome 1 – La main gauche de la nuit)


🔥 7. Le cycle de la Culture – Iain M. Banks

Une série de romans dans un univers futuriste.

👉 Points communs :

  • réflexion sur les sociétés
  • technologies avancées
  • enjeux moraux

👉 🔗 Voir la fiche complète : Cycle de la Culture (Tome 1 – Une forme de guerre)


🌍 8. La Terre demeure – George R. Stewart

Un classique plus ancien mais très marquant.

👉 Comme Dune :

  • réflexion sur l’évolution de l’humanité
  • rapport à l’environnement

👉 🔗 Voir la fiche complète : La Terre demeure


🏜️ 9. Helliconia – Brian Aldiss

Une saga fascinante centrée sur une planète aux cycles extrêmes.

👉 Points communs :

  • importance de l’écologie
  • cycles naturels influençant les civilisations

👉 🔗 Voir la fiche complète : Helliconie (Tome 1 – Le printemps d’Helliconia)


⚔️ 10. La Horde du Contrevent – Alain Damasio

Un roman français unique, dans un monde balayé par des vents constants.

👉 Pourquoi il faut le lire :

  • Univers immersif et original
  • Écriture puissante
  • Dimension collective forte (comme les Fremen)

👉 🔗 Voir la fiche complète : La horde du Contrevent


📚 Conclusion

Si Dune (Tome 1 – Dune) vous a marqué, ces œuvres vous permettront de retrouver :

  • des univers riches
  • des intrigues complexes
  • des réflexions profondes sur l’humanité

👉 N’hésitez pas à explorer ces livres pour prolonger l’expérience.