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La stratégie de l’ombre par Orson Scott Card

Fiche de La stratégie de l’ombre

Titre : La stratégie de l’ombre (Tome 1 sur 5 – La saga des ombres)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1999
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : L’Atalante

Première page de La stratégie de l’ombre

«  Vous croyez avoir trouvé quelqu’un, alors, d’un seul coup, tout mon programme passe à la trappe ?

— Il ne s’agit pas de ce que Graff a trouvé ; il s’agit de la mauvaise qualité de ce que nous trouvons.

— Nous savions que la cote était haute ; mais les gosses avec qui je travaille mènent une véritable guerre rien que pour sauver leur peau.

— Vos gamins sont si mal nourris qu’ils souffrent de graves troubles mentaux avant même que vous les testiez. La plupart n’ont pas noué de relations sociales normales et ils sont tellement tordus qu’ils ne peuvent pas passer une journée sans voler, casser ou démolir quelque chose. »

Extrait de : O.S Card. « La stratégie de l’ombre – La saga des ombres. »

Terre : le réveil par Orson Scott Card et Aaron Johnston

Fiche de Terre : le réveil

Titre : Terre : le réveil (Tome 3 sur 3 – La première guerre formique)
Auteur : Orson Scott Card et Aaron Johnston
Date de parution : 2014
Traduction : F. Bury
Editeur : L’Atalante

Première page de Terre : le réveil

« On n’a pas souvent l’occasion de changer le cours d’une guerre pour la survie de l’espèce humaine, encore moins à huit ans. Pourtant, lorsque Bingwen se rendit compte que c’était à sa portée, il n’hésita pas. Il respectait l’autorité autant que le peut un enfant, mais il savait aussi reconnaître quand il avait raison alors que les responsables se trompaient ou hésitaient.

Or l’incertitude régnait autour de lui à présent, dans la caserne d’une base militaire abandonnée en Chine du Sud. Les hommes qui l’entouraient appartenaient au GOM, ou Groupe d’opérations mobiles, et le petit Chinois de huit ans savait que s’il était avec eux, c’était uniquement parce que Mazer Rackham l’avait adopté.

Combien de temps lui permettraient-ils de rester, maintenant que Mazer était parti ?

Et sans doute mort.

Bingwen avait vu beaucoup de morts depuis que les Formiques avaient commencé à pulvériser dans les champs de sa patrie un liquide qui décomposait les tissus organiques, végétaux comme animaux, et les réduisait à leurs molécules constitutives. »

Extrait de : O.S Card & A. Johnston. « Terre : le réveil – La première guerre formique. »

La Terre embrasée par Orson Scott Card et Aaron Johnston

Fiche de La Terre embrasée

Titre : La Terre embrasée (Tome 2 sur 3 – La première guerre formique)
Auteur : Orson Scott Card et Aaron Johnston
Date de parution : 2013
Traduction : F. Bury
Editeur : L’Atalante

Première page de La Terre embrasée

« La bibliothécaire regarda la vidéo sur le moniteur de Bingwen et fronça les sourcils.

« C’est ça, ton urgence, Bingwen ? dit-elle. Tu m’as interrompue dans mon travail pour me montrer un petit film d’épouvante sur des extraterrestres ? Tu devrais réviser pour les examens. Il y a des gens qui attendent que tu libères cet ordinateur. » Elle désigna les enfants qui faisaient la queue près de la porte, tous impatients d’obtenir une machine. « Tu me fais perdre mon temps, et à eux aussi.

— Ce n’est pas un film d’épouvante, répondit Bingwen. C’est pour de vrai. »

La bibliothécaire ricana. « Il y a des dizaines d’histoires d’extraterrestres sur les réseaux, Bingwen. Quand ce n’est pas du cul, ce sont des aliens. »

Bingwen hocha la tête. Il aurait dû s’y attendre. Bien sûr que la bibliothécaire refuserait de le croire. Une annonce aussi grave que celle d’une menace extraterrestre devait émaner d’une source crédible : les informations, le gouvernement ou d’autres adultes. Pas d’un gamin de huit ans, fils de paysan. »

Extrait de : O.S Card & A. Johnston. « La Terre embrasée – La première guerre formique. »

Avertir la Terre par Orson Scott Card et Aaron Johnston

Fiche de Avertir la Terre

Titre : Avertir la Terre (Tome 1 sur 3 – La première guerre formique)
Auteur : Orson Scott Card et Aaron Johnston
Date de parution : 2012
Traduction : F. Bury
Editeur : L’Atalante

Première page de Avertir la Terre

« Victor ne se rendit pas au sas pour voir Alejandra quitter définitivement la famille et rejoindre le clan italien où elle se marierait. Il ne se faisait pas suffisamment confiance pour aller dire au revoir à sa meilleure amie, du moins pas sans révéler comme il était passé près de déshonorer la famille en tombant amoureux d’une fille sur le même vaisseau minier que lui.

Les Italiens possédaient quatre bâtiments, dont le principal, un excavateur titanesque du nom de Vesuvio, était amarré à El Cavador depuis une semaine pour permettre aux familles d’échanger biens et informations. Victor appréciait les Italiens. Les hommes chantaient, les femmes riaient beaucoup, et leur cuisine ne ressemblait à rien qu’il connût, à base d’épices colorées, de crème et de pâtes aux formes bizarres. L’invention de Victor, un amplificateur CVC, avait remporté un succès immédiat auprès des Italiens : grâce à lui, la température ambiante dans leurs vaisseaux allait monter de six degrés. « Nous ne mettrons plus qu’un pull au lieu de trois ! » s’était exclamé un des mineurs, provoquant l’hilarité générale et un tonnerre d’applaudissements. »

Extrait de O.S Card & A. Johnston. « Avertir la Terre – La première guerre formique. »

Contes de Capitole et de la forêt des eaux par Orson Scott Card

Fiche de Contes de Capitole et de la forêt des eaux

Titre : Contes de Capitole et de la forêt des eaux (Tome 2 sur 2 – La geste Valois)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1989
Traduction : C. Faure-Geors
Editeur : L’Atalante

Première page de Contes de Capitole et de la forêt des eaux

« Bergen Bishop voulait devenir artiste.
Parce qu’il en manifesta l’envie dès l’âge de sept ans, on s’empressa de lui fournir des crayons, du papier, des fusains, des tubes d’aquarelle et de peinture à l’huile, des toiles, une palette, un magnifique assortiment de pinceaux, ainsi qu’un professeur qui vint lui donner des cours une fois par semaine. En un mot, on lui procura tout ce que l’argent peut acheter.
Le professeur était suffisamment fin pour savoir que quiconque entend gagner sa vie en enseignant aux gosses de riches doit savoir jongler avec la vérité et le mensonge. Ainsi s’était-il souvent surpris à déclarer : « Cet enfant a du talent. » Mais cette fois il était sincère, et il avait du mal à faire en sorte que ces exclamations fallacieuses sonnent vrai.
« L’enfant a du talent, s’exclama-t-il, un réel talent ! »

Extrait de : O.S Card. « Contes de Capitole et de la forêt des Eaux – La geste Valois. »

Jason Valois par Orson Scott Card

Fiche de Jason Valois

Titre : Jason Valois (Tome 1 sur 2 – La geste Valois)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1989
Traduction : C. Faure-Geors
Editeur : L’Atalante

Première page de Jason Valois

« LA DOULEUR fit irruption par une journée de labeur en tous points semblable aux autres, et bientôt il n’y eut plus un seul village, plus une seule ville des mondes habités qui n’en ressentît les effets. C’était comme si une présence immémoriale et rassurante, qu’ils n’avaient pas vraiment remarquée jusque-là, les quittait brusquement. Personne ne sut d’abord qu’en penser, mais tous comprirent vite qu’un changement profond avait eu lieu au cœur même de l’univers. Nul ne vit s’embraser l’étoile du nom d’Argos ; il faudrait des années avant que les astronomes ne fissent le lien entre le Jour de la Douleur et la fin du monde Valois. Mais déjà le changement était consommé, les mondes démantelés, l’âge d’or terminé.
Dans le village de Lared, le changement survint alors qu’ils dormaient encore. Cette nuit-là aucune scène bucolique ne vint égayer leurs rêves, et Sala, la petite sœur de Lared, se réveilla en hurlant que grand-mère était morte : « Grand-mère est morte !  »

Extrait de : O.S Card. « Jason Valois – La geste Valois.  »

La cité de cristal par Orson Scott Card

Fiche de La cité de cristal

Titre : La cité de cristal (Tome 6 sur 6 – Les chroniques d’Alvin le Faiseur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2003
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante

Première page de La cité de cristal

« Alvin regardait le capitaine Howard accueillir à son bord un nouveau groupe de passagers, une famille prospère avec cinq enfants et trois esclaves.

« C’est le Nil d’Amérique, dit le capitaine. Mais Cléopâtre elle-même n’a jamais navigué avec autant de faste que vous autres allez connaître sur le Yazoo Queen. »

La famille va en profiter, se dit Alvin. Sans doute pas les esclaves. Quoi que, en tant que serviteurs, ils seraient mieux lotis que les deux douzaines de fugitifs enchaînés en plein soleil tout l’après-midi, sur le pont.

Alvin les avait à l’œil depuis qu’Arthur Stuart et lui étaient arrivés au port fluvial de Carthage City, vers onze heures. Arthur Stuart avait une envie folle de partir explorer la ville, et Alvin l’avait laissé faire. La ville qui se targuait d’être la Phénice du Nord avait beaucoup de choses à révéler à un garçon de l’âge d’Arthur. Oui, même à un garçon à moitié noir. Puisqu’elle se trouvait sur la rive nord de l’Hio, on le soupçonnerait d’être un fugitif. »

Extrait de : O.S Card. « La Cité de Cristal – Les chroniques d’Alvin le Faiseur. »

Flammes de vie par Orson Scott Card

Fiche de Flammes de vie

Titre : Flammes de vie (Tome 5 sur 6 – Les chroniques d’Alvin le Faiseur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1998
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante

Première page de Flammes de vie

« Arthur Stuart s’était immobilisé devant la vitrine du taxidermiste, captivé. Alvin Smith avait parcouru la moitié du pâté de maisons lorsqu’il s’aperçut que le petit métis ne le suivait plus. Le temps qu’il revienne, un grand Blanc questionnait le gamin.

« Où est ton maître, dis ? »

Arthur ne le regarda pas, les yeux rivés sur un oiseau empaillé dont l’attitude donnait l’impression qu’il allait se poser sur une branche.

« Réponds-moi, petit, sinon j’appelle l’agent…

— L’est avec moi », fit Alvin.

L’homme devint aussitôt aimable. « Ravi de l’apprendre, l’ami. On se dit qu’un drôle de cet âge, s’il était libre, ses parents lui auraient enseigné le respect quand un Blanc…

— J’crois qu’il s’intéresse seulement aux oiseaux dans la d’vanture. » Alvin posa une main légère sur l’épaule d’Arthur. « Qu’esse y a, Arthur Stuart ? »

Seul le son de la voix d’Alvin pouvait tirer Arthur de sa rêverie. « Comment il a vu ? »

Extrait de : O.S Card. « Les chroniques d’Alvin le Faiseur – Flammes de vie. »

Le compagnon par Orson Scott Card

Fiche de Le compagnon

Titre : Le compagnon (Tome 4 sur 6 – Les chroniques d’Alvin le Faiseur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1995
Traduction : P. Couton
Editeur : Gallimard

Première page de Le compagnon

« Je croyais avoir fini d’écrire sur Alvin Smith. Tout le monde me répétait que non, mais je connaissais bien pourquoi. Par rapport que tout le monde avait entendu Mot-pour-mot et sa manière de conter. Ses histoires à lui, quand il a fini, sont joliment ficelées en un beau paquet et le pourquoi des événements n’échappe à personne. Ce n’est pas qu’il mette les points sur les i, notez bien. Mais on a l’impression que tout s’explique tout seul.

Moi, je ne suis pas Mot-pour-mot, certains l’ont peut-être déjà deviné vu qu’on ne se ressemble guère, et je ne compte pas le devenir dans l’immédiat, ni même m’en inspirer, non par rapport que je le trouve déplaisant, indigne de ses émules, mais surtout par rapport que je ne vois pas les choses du même œil que lui. Les choses, je ne les comprends pas toujours. Elles arrivent, voilà tout, des fois on découvre un semblant de sens dans une calamité, et d’autres fois une journée de grand bonheur reste incompréhensible. Les pires pétrins où j’ai vu les gens se fourrer, c’était quand ils essayaient de suivre leur raison. »

Extrait de : O.S Card. « Le compagnon – Les chroniques d’Alvin le Faiseur. »

L’apprenti par Orson Scott Card

Fiche de L’apprenti

Titre : L’apprenti (Tome 3 sur 6 – Les chroniques d’Alvin le Faiseur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1989
Traduction : P. Couton
Editeur : Gallimard

Première page de L’apprenti

« L’histoire d’Alvin apprenti, je la commencerai là où se manifestèrent les premières anomalies. C’était très loin dans le Sud, chez un particulier qu’Alvin ne connaissait pas et qu’il ne connaîtrait jamais. Ce fut pourtant lui le responsable d’une chaîne d’événements qui allaient l’amener à commettre un meurtre, selon les termes de la loi, le jour même où il achevait son apprentissage et devenait véritablement un homme.

C’était en Appalachie, en 1811, avant que cet État ne signe le Traité des Esclaves en fuite et ne rejoigne les États-Unis. Près de la frontière qui le sépare des Colonies de la Couronne, dans une région où il ne se trouvait pas un homme blanc qui ne souhaitât posséder toute une ribambelle d’esclaves noirs pour lui abattre son travail.

L’esclavage, c’était une sorte d’alchimie pour ces Blancs-là, du moins le considéraient-ils ainsi. Ils cherchaient le moyen de transmuter chaque goutte de sueur d’homme noir en or et chaque gémissement de désespoir qui s’échappait de la gorge d’une femme noire en tintement clair et doux à l’oreille de la pièce d’argent tombant sur la table du changeur. On achetait et vendait des âmes dans ce pays-là. Pourtant aucun de ces gens ne comprenait ce qu’il leur en coûtait de posséder d’autres êtres humains. »

Extrait de : O.S Card. « L’apprenti – Les chroniques d’Alvin le Faiseur. »