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Cette crédille qui nous ronge par Roland C. Wagner

Fiche de Cette crédille qui nous ronge
Titre : Cette crédille qui nous ronge
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1991
Editeur : Fleuve noir
Première page de Cette crédille qui nous ronge
« Océan. Deuxième planète de Groombridge1618. Diamètre : 11 058 kilomètres. Pesanteur : 0,91 g. Inclinaison sur l’axe : 0,4; on ne peut donc pas parler de véritables saisons.Distance moyenne au soleil : 0,81 unité astronomique. Durée du jour : 22 heures29 minutes. Durée de l’année : 333 jours untiers (311 jours-T). Deux satellites : l’CEil (diamètre : 900 km ; distance moyenne :92 000 km) et Face Paisible (diamètre : 1 250 km; distance moyenne : 157 000 km). Découverte le 9 avril 2418 par l’Explorateur 3.Couverte à plus de 95 % par un océan engénéral peu profond, la planète ne compte quedeux continents, de faible superficie : la Terredu Milieu et Grande-Terre. Il existe égalementde nombreux archipels et deux îles boréalesimportantes, en grande partie recouvertes parla calotte polaire : Novaïa Zemlia et Mantra,9cette dernière se rattachant à l’Archipel des Glaces.En deux siècles de colonisation, Océan areçu environ trente-cinq millions de colonsterriens. »
Extrait de : R.C Wagner. « Cette crédille qui nous ronge. »
Celui qui bave et qui glougloute par Roland C. Wagner
Fiche de Celui qui bave et qui glougloute
Titre : Celui qui bave et qui glougloute
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1999
Editeur : ActuSF
Sommaire de Celui qui bave et qui glougloute
- Recul de la frontière
- Le dirigeable de métal
- Miss Pinkerton
- Plus vieille que l’humanité
- Celui qui bave et qui glougloute
Première page de Recul de la frontière
« LE DÉTACHEMENT DE CAVALERIE cheminait depuis plusieurs heures parmi les rocs et la broussaille du plateau lorsqu’une bande d’Indiens apparut sur une ligne de crête voisine. Portant ses jumelles à ses yeux, le lieutenant qui commandait les Tuniques bleues constata qu’il s’agissait de Sioux, mais il ne put identifier les armes qu’ils brandissaient – sans doute ces nouvelles carabines à répétition françaises qui transitaient par le Mexique. Il nota que l’un d’eux paraissait particulièrement grand, et se demanda comment son cheval pouvait porter sans faillir un tel colosse.
— Nous allons essayer de les semer. Au galop !
Les soldats firent claquer les rênes ; les chevaux s’élancèrent. C’étaient des bêtes jeunes et puissantes, capables d’efforts prolongés. Avec un peu de chance, les montures des Sioux se fatigueraient les premières. Dans le cas contraire… Eh bien, il n’y aurait plus qu’à mettre pied à terre et à accepter le combat. »
Extrait de : R.C Wagner. « Celui qui bave et qui glougloute. »
Ce qui n’est pas nommé par Roland C. Wagner
Fiche de Ce qui n’est pas nommé
Titre : Ce qui n’est pas nommé
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 2019
Editeur : ActuSF
Première page de Ce qui n’est pas nommé
« Le soleil blanc écrasait de ses rayons la Mer Intérieure et les derniers contreforts montagneux, dont les versants abrupts plongeaient dans l’eau transparente d’une calanque. La ville qui s’y nichait se nommait Shôr-Aën – ce qui signifiait, dans le langage local, aussi bien Port de l’Homme que Fente de la Femme ou Vallée Vivante. De la muraille qui l’avait jadis protégée ne subsistaient que quelques pans de mur érodés, mais cela n’avait guère d’importance, car les habitants de Shôr-Aën n’avaient rien à craindre des étrangers, dont ils ignoraient jusqu’à l’existence ; seuls les nomades pacifiques, qui vivaient au fin fond du désert, leur rendaient parfois visite, à l’occasion des sept fêtes traditionnelles que comptait l’année. Encore ces nomades ne pouvaient-ils être assimilés à des étrangers, puisqu’ils appartenaient à l’ethnie shôre.
Laëny plissa les yeux. Bien qu’il fût le produit de millénaires d’adaptation aux conditions climatiques du Shôr-Eneng, l’adolescent était gêné par la vive luminosité du soleil. Il scruta l’horizon vibrant. Le soir même aurait lieu la cérémonie d’ouverture de Sâala-N’Esoël, la Fête des Algues. Celle-ci était appelée à durer trois jours. »
Extrait de : R.C Wagner. « Ce qui n’est pas nommé. »
Aventuriers des étoiles par Roland C. Wagner
Fiche de Aventuriers des étoiles
Titre : Aventuriers des étoiles
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 2014
Editeur : Mnémos
Première page de Aventuriers des étoiles
« Crystal Chandlier se plaqua vivement contre le mur de chromobéton, tous les sens en alerte. Le léger craquement apporté par le vent brûlant ressemblait fort au bruit d’une semelle de plasticuir écrasant une touffe d’herbe desséchée.
Retenant sa respiration, Chandlier dégaina doucement son paralysateur. Il s’était toujours refusé, pour des raisons d’éthique, à porter une arme capable de donner la mort ; nul ennemi n’était assez implacable pour mériter un tel sort, estimait-il.
Un second craquement lui parvint, beaucoup plus proche que le premier. Sans doute s’agissait-il d’un garde effectuant sa ronde. Chandlier s’accroupit au pied du mur. Dans la lumière aquatique qui baignait ce monde, il avait toutes les chances de passer inaperçu. La plupart des individus n’y voyaient pas à plus de dix mètres – sauf les Thorgs, mais aucun d’eux n’aurait accepté de travailler pour Faine Jade Inc. »
Extrait de : R.C Wagner. « Aventurier des étoiles. »
Le train de la réalité et les morts du général par Roland C. Wagner

Fiche de Le train de la réalité et les morts du général
Titre : Le train de la réalité et les morts du général (Tome 2 sur 2 – Rêves de gloire)
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 2012
Editeur : L’Atalante
Première page de Le train de la réalité et les morts du général
« LA MITRAILLEUSE, on l’a trouvée au Plessis-Robinson, bien emballée dans une cache sous le plancher du salon d’une maison en ruine. Un hôtel particulier abandonné depuis des lustres, à l’écart au milieu d’un parc boisé. L’endroit était si tranquille que la bâtisse avait été dépouillée de tout ce qui pouvait être revendu, et les jeunes du coin y organisaient de temps en temps une surprise-partie clandestine, les cadavres de bouteilles et les mégots de cigarettes qui jonchaient le sol en témoignaient. La mitrailleuse ne devait pas être là depuis longtemps, sinon quelqu’un aurait mis la main dessus depuis belle lurette ; il y avait tant de passage.
On n’a pas réfléchi. Elle était devant nous, avec ses trois caisses de rubans de munitions, alors on l’a prise. C’était trop tentant, même si on n’avait pas la moindre idée de ce qu’on allait pouvoir en faire. Quelqu’un a parlé de la revendre, mais personne ne l’a pris au sérieux. On l’a chargée dans la camionnette du père de Tom qui était plâtrier et on l’a planquée dans la cave de mes parents, à Meudon. »
Extrait de : R.C Wagner. « Le Train de la réalité et les morts du Général. »
Rêves de gloire par Roland C. Wagner

Fiche de Rêves de gloire
Titre : Rêves de gloire (Tome 1 sur 2 – Rêves de gloire)
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 2011
Editeur : L’Atalante
Première page de Rêves de gloire
« JE SUIS ALLÉ À LA POINTE PESCADE, comme dans la chanson, mais je n’avais avec moi ni vautriens ni ami marocain. Il n’y avait pas non plus la moindre trace d’une roue de feu dans le ciel.
La plage était déserte en cette saison. La peinture blanche s’écaillait sur les planches de la buvette fermée. La mer bleu-vert ondulait doucement dans le soleil d’hiver. Quelques barques retournées reposaient sur le sable ; assis sur l’une d’elles, un vieil Arabe au crâne enturbanné de blanc buvait le thé en fumant une cigarette.
Je me suis senti étranger.
Je suis allé me planter face à la mer. La Mare Nostrum des anciens, chargée d’une histoire multimillénaire. Il faisait beau mais plutôt frais. Dans les montagnes, la neige avait atteint par endroits une jolie épaisseur ; la Kabylie et l’Aurès avaient décrété l’état d’urgence et réclamé l’aide internationale pour désenclaver les villages coupés du monde. »
Extrait de : R.C Wagner. « Rêves de gloire – Rêves de gloire. »
Les futurs mystères de Paris par Roland C. Wagner

Fiche de Les futurs mystères de Paris
Titre : Les futurs mystères de Paris (Tome 3 sur 3 – Poupée aux yeux morts)
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les futurs mystères de Paris
« Il avait plu une bonne partie de la nuit mais, le matin venu, le contrôle climatique réussit à reprendre les choses en main. Les lourds nuages chargés d’orage furent repoussés en Méditerranée par une zone de hautes pressions venues de l’ouest. Quand je m’éveillai, vers onze heures, un soleil ardent achevait de dissiper les brumes légères qui planaient encore sur Paris.
Je m’assis au bord du sommier, la tête lourde. Sue devait être levée depuis un bon moment ; sa place dans le lit avait eu le temps de refroidir. Je me traînai jusqu’au petit lavabo fendillé et me passai la tête sous le robinet. L’eau, bien que déjà tiédie, acheva de me réveiller. Je m’ébrouai, me séchai rapidement les cheveux et enfilai mes vêtements avant de descendre prendre mon petit déjeuner. »
Extrait de : R.C Wagner. « Les futurs mystères de Paris – Poupée aux yeux morts. »
Prisons intérieures par Roland C. Wagner
Fiche de Prisons intérieures
Titre : Prisons intérieures (Tome 2 sur 3 – Poupée aux yeux morts)
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Prisons intérieures
« L’androïde avait de longs cheveux d’un gris bleuté dressés sur son crâne en une iroquoise qui touchait presque le plafond. Vêtue d’un gilet de cuir trop court qui laissait libre la courbe inférieure de ses seins et d’une jupe moulante de tissu écarlate, elle montait la garde devant les appartements de Manuel. Sa posture m’en rappela une autre – celle des condits, ces filles de joie à l’esprit altéré qui peuplaient la rue des Fleurs, à Sahara Beach.
La créature s’anima à mon approche. Ses paupières battirent, la rigidité quitta ses membres. Elle se tourna vers moi dans un mouvement saccadé de poupée mécanique. Ce qu’elle était, d’une certaine manière, puisque ce corps désirable, né de la culture de quelques cellules épidermiques, était en fait contrôlé par un micrordi.
— Manuel a demandé qu’on ne le dérange pas, dit-elle d’une voix dépourvue d’émotion. »
Extrait de : R.C Wagner. « Prisons intérieures – Poupée aux yeux morts. »
La mémoire des pierres par Roland C. Wagner

Fiche de La mémoire des pierres
Titre : La mémoire des pierres (Tome 1 sur 3 – Poupée aux yeux morts)
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de La mémoire des pierres
« La station de métro sentait la crasse et le détergent. Les affiches tridi à la structure altérée ne présentaient plus que des scènes figées et déséquilibrées, qu’embrumait un flou accidentel, sans rien d’artistique à mes yeux. Un clochard dormait en chien de fusil dans une niche de la paroi arrondie, alcôve misérable d’un sommeil d’origine chimique. Je ne reconnaissais plus rien ; ce monde où j’étais né m’était devenu étranger.
Je me laissai emporter par l’escalator, fouillant machinalement mes poches à la recherche du frotteglisse. Peine perdue : j’avais laissé à l’Escale le petit gadget montgomeryl, ne voulant pas y avoir recours ce soir-là.
Quatre Matraqueurs avaient élu domicile dans la salle des contrôleurs magnétiques. Une ligne peinte sur le sol délimitait leur territoire ; je pris soin de respecter cette frontière. »
Extrait de : R.C Wagner. « La mémoire des pierres – Poupée aux yeux morts. »
Mine de rien par Roland C. Wagner
Fiche de Mine de rien
Titre : Mine de rien (Tome 9 sur 9 – Les futurs mystères de Paris)
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 2006
Editeur : L’Atalante
Première page de Mine de rien
« Savez-vous ce qu’est un transparent ? demanda sans préambule le docteur Hipdeath en étudiant son interlocuteur par-dessus ses lunettes ovales.
L’homme réfléchit un instant.
— C’est un genre de mutant, n’est-ce pas ?
Le médecin lui adressa un sourire satisfait.
— Oui. Le transparent se glisse telle une ombre à travers le corps social. D’une manière générale, on ne lui prête aucune attention. S’il lui arrive d’avoir des relations avec d’autres personnes, celles-ci ne tardent pas à l’oublier pour la plupart. (Nouveau coup d’œil inquisiteur.) Peut-être en avez-vous déjà rencontré un, mais vous ne vous en souvenez pas.
— C’est aussi valable pour vous, non ?
Le docteur se rengorgea.
— Eh bien, non : pour une raison que j’ignore, et que j’aimerais d’ailleurs bien découvrir, je suis en partie immunisé contre les pouvoirs du groupe des Fascinants. (Il remonta ses lunettes sur son nez avant de considérer son interlocuteur d’un regard sans chaleur.) Je me souviens d’une rencontre avec un transparent. Peu de gens peuvent en dire autant.
— Très intéressant, commenta l’homme. »
Extrait de : R.C Wagner. « Mine de rien – Les futurs mystères de Paris. »