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Vortex par Robert Charles Wilson

Fiche de Vortex
Titre : Vortex (Tome 3 sur 3 – Spin)
Auteur : Robert Charles Wilson
Date de parution : 2011
Traduction : G. Goullet
Editeur : Denoël
Première page de Vortex
« Dernière fois, se dit Sandra Cole lorsqu’elle se réveilla dans la chaleur étouffante de son appartement. Ce serait la dernière fois qu’elle irait passer sa journée de travail en compagnie de prostituées décharnées, de drogués en début de manque qui suaient de tout leur corps, de menteurs invétérés et de petits délinquants. Ce serait la dernière fois car elle allait remettre sa démission.
Elle se disait cela tous les matins de la semaine en se réveillant. Sauf qu’elle n’avait pas démissionné la veille et n’allait pas le faire non plus ce jour-là. Mais un matin, ce serait vraiment la dernière fois. Cette perspective la réjouit pendant qu’elle se douchait et s’habillait ; la soutint durant sa première tasse de café et son rapide petit déjeuner. Quand elle eut fini son yaourt et sa tartine grillée, Sandra avait rassemblé assez de courage pour affronter la journée. Pour accepter que rien n’allait changer, en fin de compte. »
Extrait de : R.C Wilson. « Vortex – Spin. »
Axis par Robert Charles Wilson

Fiche de Axis
Titre : Axis (Tome 2 sur 3 – Spin)
Auteur : Robert Charles Wilson
Date de parution : 2007
Traduction : G. Goullet
Editeur : Denoël
Première page de Axis
« Durant l’été de sa douzième année, celui où les étoiles commencèrent à tomber du ciel, le petit Isaac se découvrit capable de distinguer l’est de l’ouest sans ouvrir les yeux.
Isaac vivait en bordure du Grand Désert Intérieur du continent Équatoria, sur la planète annexée à la Terre par les êtres impénétrables qu’on appelait les Hypothétiques. Les gens avaient donné à cette planète toute une panoplie de noms grandioses, mythologiques ou froidement scientifiques, mais la plupart l’appelaient tout simplement le Nouveau Monde, dans plus d’une centaine de langues, ou Équatoria, comme son continent le plus colonisé. Isaac avait appris tout cela dans ce qui tenait lieu d’école.
Il habitait un ensemble de bâtiments en brique et en adobe, loin de la ville la plus proche. Il n’y avait pas d’autres enfants dans la colonie. Les adultes avec lesquels il vivait préféraient rester à distance prudente du reste du monde. Ils étaient spéciaux, de diverses manières dont ils ne discutaient qu’à contrecœur. »
Extrait de : R.C Wilson. « Axis – Spin. »
Spin par Robert Charles Wilson

Fiche de Spin
Titre : Spin (Tome 1 sur 3 – Spin)
Auteur : Robert Charles Wilson
Date de parution : 2005
Traduction : G. Goullet
Editeur : Gallimard
Première page de Spin
« Tout le monde tombe, et nous atterrissons tous quelque part.
Nous avons donc loué une chambre au troisième étage d’un hôtel de style colonial de Padang, où personne ne nous remarquerait avant un moment.
Neuf cents euros par nuit nous ont permis d’obtenir tranquillité et balcon avec vue sur l’océan Indien. Par beau temps, ce dont on ne manquait pas depuis quelques jours, on apercevait la partie la plus proche de l’Arc : une ligne verticale couleur de nuage qui ne cessait de s’élever sur l’horizon jusqu’à disparaître dans une brume bleue. Un spectacle impressionnant, même si on ne voyait en réalité, de la côte ouest de Sumatra, qu’une fraction de l’Arc tout entier. Son pilier le plus éloigné plongeait jusqu’aux pics sous-marins de la crête Carpenter, à plus de mille kilomètres de là, enjambant la faille de Mentawai comme une alliance lâchée à la verticale dans une flaque peu profonde. Sur la terre ferme, l’Arc serait allé de Bombay, sur la côte orientale de l’Inde, à Madras, sur la côte occidentale. Ou disons, très grossièrement, de New York à Chicago. »
Extrait de : R.C Wilson. « Spin. »
Robert Charles Wilson

Présentation de Robert Charles Wilson :
Robert Charles Wilson, qui vit le jour en l’année 1953 sous le chaud soleil de la Californie avant d’élire domicile et patrie d’adoption dans les vastes étendues du Canada, s’est imposé au fil des décennies comme l’un des orfèvres les plus remarquables de la littérature d’anticipation contemporaine. Dès son plus jeune âge, ce brillant esprit se passionna pour les mystères insondables du cosmos et les vertiges de la science, forgeant ainsi les prémices d’une œuvre magistrale appelée à marquer durablement son époque.
Loin des récits d’aventures spatiales échevelées et de la froideur technique, cet homme de lettres a su élever la science-fiction à une hauteur d’âme tout à fait inaccoutumée. Son art subtil réside en cette alchimie singulière qui marie l’audace des spéculations scientifiques aux frémissements les plus intimes de la psyché humaine. Dans des ouvrages d’excellente facture tels que « Darwinia » ou « Les Chronolithes », couronnés par les plus nobles cénacles littéraires, il excelle à brosser le portrait d’hommes et de femmes ordinaires, soudainement confrontés à des bouleversements temporels ou à des anomalies cosmiques qui dépassent l’entendement.
Toutefois, c’est indéniablement avec son chef-d’œuvre, « Spin », paru à l’aube de notre nouveau millénaire et fort justement récompensé du prestigieux prix Hugo, que Robert Charles Wilson conquit définitivement les lauriers de la gloire. Dans cette fresque vertigineuse, il imagine avec une redoutable acuité une Terre subitement emprisonnée dans une membrane ténébreuse, à l’abri de laquelle le temps s’écoule à une lenteur désespérante tandis que le reste de l’univers vieillit à un rythme effréné. Par le truchement de ce récit crépusculaire, le romancier sonde avec une infinie mélancolie les affres de notre condition de mortels face à l’immensité insaisissable de la création.
Ce grand architecte de l’imaginaire, par la grâce d’une prose empreinte de poésie, d’une douce nostalgie et d’une rare élégance, a ainsi offert au merveilleux scientifique quelques-unes de ses pages les plus poignantes. Robert Charles Wilson demeure ce veilleur attentif, démontrant magistralement, livre après livre, que la littérature spéculative, lorsqu’elle est portée par un humanisme aussi vibrant, constitue un miroir inestimable pour contempler nos propres fragilités et la beauté tragique de notre destinée.
Livres de Robert Charles Wilson :
Spin :
Intégrales :
A travers le temps (1991)
Ange mémoire (1987)
BIOS (1999)
Blind lake (2003)
Darwinia (1998)
Julian (2009)
La cabane de l’aiguilleur (1986)
La cité du futur (2016)
La possédée de Shawonabe (1980)
Le vaisseau des voyageurs (1992)
Les affinités (2015)
Les chronolites (2001)
Les derniers jours du paradis (2013)
Les fils du vent (1989)
Les perséides (2010)
Mysterium (1994)
Vice versa (1990)
Pour en savoir plus sur Robert Charles Wilson :
La page Wikipédia sur R. C. Wilson
La page Noosfere sur R. C. Wilson
La page isfdb de R. C. Wilson
Mirage par Francis Paul Wilson et Matthew John Costello
Fiche de Mirage
Titre : Mirage
Auteur : Francis Paul Wilson et Matthew John Costello
Date de parution : 1996
Traduction : I. Troine
Editeur : Pocket
Première page de Mirage
« Julia pénétra en trombe dans son bureau.
— Pourriez-vous écouter mon répondeur, s’il vous plaît ?
Elle était encore en retard, mais cela n’avait rien d’étonnant : le département n’employait que six personnes pour effectuer le travail de douze.
— C’est déjà fait, répondit Cindy en lui tendant une feuille de papier.
Julia parcourut du regard les messages écrits à la main. Il n’y avait rien de très important ni de très urgent. Elle pourrait rappeler ses correspondants plus tard dans la journée, voire le lendemain.
Ses yeux se posèrent sur la dernière ligne : Téléphonez à votre oncle Ethan de toute urgence. Cindy s’était trompée en écrivant le nom d’Eathan, mais tout le monde commettait la même erreur. Julia ne reconnut pas l’indicatif international du numéro qui suivait. D’habitude, c’était le 44 de l’Angleterre. Eathan se trouvait peut-être en vacances… »
Extrait de : F. P. Wilson et M. J. Costello. « Mirage. »
Liens de sang par Francis Paul Wilson
Fiche de Liens de sang
Titre : Liens de sang
Auteur : Francis Paul Wilson
Date de parution : 1991
Traduction : J. Guiod
Editeur : France Loisirs
Première page de Liens de sang
« MERCREDI 4 FÉVRIER – 0 h 45
Ce fut une soirée des plus banales, elle devint complètement dingue. Une folie qui n’avait pas un instant effleuré l’esprit d’Ed Bannion lorsqu’il avait invité son frère cadet à le rejoindre à New York.
Phil avait pris sa Lincoln pour venir de Tinton Falls, dans le New Jersey, et Ed l’avait retrouvé dans un parking du centre ville. Pas pour une occasion particulière, seulement pour garder le contact. Ils avaient commencé par la partie sud de Manhattan pour remonter par étapes vers le nord : apéritif au Airplane de SoHo, pièce de théâtre d’avant-garde à Kips Bay, crevettes à la sauce verte au El Quijote de Chelsea, tout cela pour finir par un dernier verre au Oak Bar du Plaza. »
Extrait de : F. P. Wilson. « Liens de sang. »
Le tery par Francis Paul Wilson
Fiche de Le tery
Titre : Le tery
Auteur : Francis Paul Wilson
Date de parution : 1973
Traduction : P. Sabathé
Editeur : Presses de la cité
Première page de Le tery
« LES phrases chantaient dans sa tête comme une litanie, revenant sans cesse, lui interdisant toute autre pensée.
Une pleine planète de chrétiens
C’est trop beau pour être vrai
Plus cruelle sera la déception.
Mais il n’y croyait pas vraiment. Une partie seulement de son esprit se refusait à espérer. Chaque nouveau pas qu’il faisait en direction de la chapelle accroissait la sourde excitation qu’il sentait monter en lui depuis son arrivée sur la planète.
La Fédération l’avait découverte peu de temps auparavant. Sa colonie initiale s’était divisée pour donner le jour à deux civilisations d’importance inégale. Isolés sur leur grande île, les Doués – ou quelque chose comme ça – avaient refusé tout échange avec le reste de l’humanité. »
Extrait de : F. P. Wilson. « Le Tery. »
La forteresse noire par Francis Paul Wilson
Fiche de La forteresse noire
Titre : La forteresse noire
Auteur : Francis Paul Wilson
Date de parution : 1981
Traduction : J. Guiod
Editeur : Fleuve noir
Première page de La forteresse noire
« VARSOVIE, POLOGNE
Lundi 28 avril 1941 – 8 heures 15
Un an et demi plus tôt, il y avait eu un autre nom sur la porte, un nom polonais, et puis aussi un titre et le nom d’un département ou d’un bureau du gouvernement polonais. Mais la Pologne n’appartenait plus à ses habitants, et le nom avait été grossièrement effacé à grands coups de peinture noire. Erich Kaempffer fit halte devant la porte et tenta de se souvenir du nom. Pas vraiment par intérêt, plutôt pour faire travailler sa mémoire. Une plaque d’acajou dissimulait les traînées noirâtres mais quelques taches apparaissaient encore çà et là. Des mots y étaient inscrits :
SS-Oberführer W. Hossbach
RSHA ― Division de la Race et du Repeuplement
District de Varsovie
Il chercha à se tranquilliser. Que pouvait bien lui vouloir Hossbach ? Pourquoi cette convocation matinale ? Il se reprochait de réagir de la sorte mais aucun membre de la SS, quelle que fût sa position, pas même un officier à l’ascension aussi rapide que la sienne, ne pouvait être appelé à se rendre « sur-le-champ » au bureau de son supérieur sans éprouver une légère appréhension. »
Extrait de : F. P. Wilson. « La forteresse noire. »
Francis Paul Wilson
Présentation de Francis Paul Wilson :
Francis Paul Wilson, également connu sous le nom de F. Paul Wilson, est un écrivain américain né en 1946. Il est surtout connu pour ses romans d’horreur et de science-fiction, ainsi que pour sa série de romans « The Repairman Jack ».
Wilson a obtenu son diplôme de médecine à l’Université de Wayne State en 1970, et a pratiqué la médecine pendant environ dix ans avant de se consacrer à l’écriture à temps plein. Son premier roman, « Healer », a été publié en 1976. Depuis lors, il a écrit plus de 50 livres, dont plusieurs ont été adaptés pour le cinéma et la télévision.
En plus de ses romans, Wilson a également écrit de nombreux essais sur l’écriture et sur les thèmes de la science-fiction et de l’horreur. Il a également été l’éditeur de la série de recueils de nouvelles « Adversary Cycle ».
Wilson a reçu de nombreux prix pour son travail, notamment le prix Bram Stoker et le prix Prometheus. Il a également été invité d’honneur à de nombreuses conventions de science-fiction et d’horreur.
Aujourd’hui, Wilson vit avec sa femme à Wall, dans le New Jersey, où il continue d’écrire et d’être actif dans la communauté des écrivains de science-fiction et d’horreur.
Livres de Francis Paul Wilson :
La forteresse noire (1981)
Le tery (1973)
Liens de sang (1991)
Mirage (1996)
Pour en savoir plus sur Francis Paul Wilson :
La page Wikipédia sur F. P. Wilson
La page Noosfere sur F. P. Wilson
La page isfdb de F. P. Wilson