Étiquette : Robert Laffont

 

High-opp par F. Herbert

Fiche de High-opp

Titre : High-opp
Auteur : F. Herbert
Date de parution : 2012
Traduction : P. Dusoulier
Editeur : Robert Laffont

Première page de High-opp

« Les gens qui passaient devant la porte de son bureau en détournant les yeux finirent par le tirer de sa paralysie. Daniel Movius serra les poings et se leva d’un bond de son fauteuil pour jeter un coup d’œil par la fenêtre, d’où l’on voyait le fleuve dans la lumière matinale.
Au loin, sur les flancs des Collines du Conseil, se dressaient les stalagmites effilées des appartements High-Opps, dominant l’immense tapis crasseux et enfumé des usines et des Terriers.
Retourner là-dedans ? Bande de salopards… Un bruit de pas. Movius se retourna brusquement.
Un homme passa dans le couloir devant la porte en examinant le mur opposé. Movius frémit de rage. Sephus ! Foutu fils de Sep ! Une femme le suivit. Bista ! J’aimerais mieux coucher avec un putois !
Hier encore, elle essayait de l’aguicher en se penchant vers lui par-dessus son bureau pour montrer  »

Extrait de : F. Herbert. « High-Opp. »

La route de Dune par F. Herbert, B. Herbert et K. J. Anderson

Fiche de La route de Dune

Titre : La route de Dune (Tome 7 sur 6 – Dune)
Auteur : F. Herbert – B. Herbert et K. J. Anderson
Date de parution : 2005
Traduction : M. Demuth
Editeur : Robert Laffont

Sommaire de La route de Dune

  • La planète de l’épice
  • La route de Dune
  • Chapitres et scènes supprimés de Dune
  • Nouvelles
    • Le murmure des mers de Caladan
    • En chasse des Harkonnen
    • Chirox, le Mek émissaire
    • Les visages d’un martyr

Première page de La route de Dune

« Quand le vaisseau impérial se posa sur le spatioport de Catalan, le haut rang et la notoriété de son passager dirent à Jesse Linkam que les nouvelles devaient être importantes. Le représentant de l’Empereur avait demandé dans son message au « bureau du protocole » de la Maison Linkam à être reçu dans l’heure et avec tous les honneurs dus à son rang.
Jesse s’inclina poliment, sans révéler qui il était ni pour quelle raison cette maison n’avait nul besoin d’un bureau de protocole formel. Il préférait ne pas jouer de son titre et prenait plaisir à passer son temps libre au milieu de la classe ouvrière. En fait, il venait de passer cet après-midi à pêcher sur les mers vastes et fertiles de Catalan, ramenant un chalut plein de miroitants juste à l’instant où une tempête attendue pilonnait la côte. Quand le message lui parvint, il était occupé à haler les filets soniques bourrés de poissons, en riant bruyamment avec les hommes d’équipage qui avaient bien du mal à oublier le respect qu’ils devaient à leur noble maître pour l’accepter tout simplement comme un des leurs. »

Extrait de : F. Herbert, B. Herbert et K. J. Anderson. « Dune – La Route de Dune. »

Mémoire vive, mémoire morte par G. Klein

Fiche de Mémoire vive, mémoire morte

Titre : Mémoire vive, mémoire morte
Auteur : G. Klein
Date de parution : 2007
Editeur : Robert Laffont

Sommaire de Mémoire vive, mémoire morte

  • La serre et l’ombrelle
  • Mémoire vive, mémoire morte
  • ACMÉ ou l’anti-Crusoé
  • Le monstre
  • La fête
  • Les abandonnés
  • L’écume du soleil
  • Les voix de l’espace
  • Impressions de voyage
  • Bruit et silence
  • Civilisation 2190
  • Les prisonniers
  • Tout contre fait
  • La question
  • Spéculons sur l’avenir
  • Pour en finir avec l’An 2000
  • Dernière idylle
  • Le rôle de l’homme
  • Trois belles de Bréhat
  • Point final

Première page de La serre et l’ombrelle

« Neuf heures trente. Le meilleur moment pour observer la surface. Une lumière franche, des ombres courtes, soulignant le relief. Le veilleur enserre la Terre d’une spirale qui le mène presque à la verticale des pôles. Il plane à neuf cents kilomètres d’altitude. Il choisit son objectif. Puis il tombe, comme une pierre, vers le Pays-sur-la-mer que les Néerlandais ont créé dans le Waddenzee quand la mer a commencé à monter, afin de se préparer à l’envahissement de presque toutes leurs terres par les eaux. Il discerne les immenses brise-lames ancrés à ce qui subsiste des îles de la Frise occidentale, Ameland, Terschelling, Vlieland et Texel. Sur le vaste plan d’eau paisible où l’on peut lire encore les sinuosités d’anciens estuaires, flottent des barges rectangulaires articulées entre elles d’une myriade de ponts, et sur les barges étincellent les bulles transparentes de milliers de serres. Au sud, près de la passe de Texel, une ville se construit, large, basse. »

Extrait de : G. Klein. « Mémoire vive, mémoire morte. »

La loi du talion par G. Klein

Fiche de La loi du talion

Titre : La loi du talion
Auteur : G. Klein
Date de parution : 1973
Editeur : Robert Laffont

Sommaire de La loi du talion

  • Cache-cache
  • Ligne de partage
  • Les blousons gris
  • Les virus ne parlent pas
  • Avis aux directeurs de jardins zoologiques
  • Réhabilitation
  • Sous les cendres
  • Jonas
  • La loi du talion
  • Les créatures

Première page de Cache-cache

« Ç’avait été une œuvre de longue haleine.
De dix années, jamais il n’avait quitté la bibliothèque où il travaillait, noircissait feuille après feuille, les empilant, se relisant à quelques mois de distance, voyageant dans un prodigieux univers mathématique qu’il créait lentement.
Vers la moitié de la dixième année, il vit se profiler la silhouette du résultat. L’ultime équation. La parfaite résolution. La preuve mathématique de l’existence de Dieu.
Il lui avait fallu tenir compte de tous les facteurs, bâtir un modèle exact et théorique de l’univers, réunir un million de coordonnées, les nouer en bottes serrées, y mettre le feu et peser les cendres. Mais maintenant, il connaissait l’ultime équation, il l’écrivait, il la démontrait. En son extrême simplicité, elle ne couvrait qu’un millier de pages. Il travailla vingt heures par jour. En trois mois d’un labeur harassant, il acheva ce travail, dernier aboutissement de l’esprit humain. »

Extrait de : G. Klein. « La loi du talion. »

Obéir par M. Zucker Reichert

Fiche d’Obéir

Titre : Obéir – La véritable histoire de Susan Calvin (Tome 2 sur 2 – I Robot)
Auteur : I. Asimov et M. Zucker Reichert
Date de parution : 2013
Traduction : P. Dusoulier
Editeur : Robert Laffont

Première page d’Obéir

« 27 juin 2036
Un soleil d’été éclatant faisait scintiller les rebords des fenêtres de l’hôpital Manhattan Hasbro et se reflétait sur les pancartes brandies par la horde habituelle de protestataires. Susan Calvin marchait stoïquement sur le trottoir au milieu des autres employés, visiteurs et patients. Un an d’internat dans le service psychiatrique l’avait immunisée contre leurs cris, leurs revendications et leurs provocations. Ce n’était plus qu’un bruit de fond, qu’elle ne remarquait pas plus que les odeurs de désinfectant dans les couloirs ou le brouhaha des conversations dans la cafétéria à toute heure de la journée. Sauf aujourd’hui. Pour une raison qu’elle ne pouvait tout à fait s’expliquer, non seulement elle avait conscience des cris et de l’agitation des manifestants, mais leur présence lui procurait un sentiment d’agacement. Ils incarnaient le chaos avec la disparité de leurs motivations, de leur tenues et de leurs comportements qui allaient de l’insistance timide à la vocifération rageuse, leurs pancartes qui juraient non seulement par leur aspect mais aussi par leur contenu. L’une condamnait l’eutha- »

Extrait de : M. Zucker Reichert. « I Robot – Obéir. »

Protéger par M. Zucker Reichert

Fiche de Protéger

Titre : Protéger – La véritable histoire de Susan Calvin (Tome 1 sur 2 – I Robot)
Auteur : I. Asimov et M. Zucker Reichert
Date de parution : 2011
Traduction : P. Dusoulier
Editeur : Robert Laffont

Première page de Protéger

« 2 juillet 2035
Massés sur les pelouses devant l’hôpital Hasbro de Manhattan, les manifestants défilaient en brandissant leurs pancartes qui projetaient des ombres sur les trottoirs. Au milieu des employés de l’hôpital et des nouveaux stagiaires ébahis, Susan Calvin se dirigea d’un pas décidé vers l’entrée. Elle commençait déjà à s’interroger sur sa décision de faire son internat ici. Après avoir brillamment obtenu son diplôme – première de sa promotion – avec des références impeccables, elle n’avait eu que l’embarras du choix. Elle aurait été acceptée dans n’importe quel hôpital, y compris les cliniques privées plus petites et plus calmes situées au nord de l’État. Mais elle avait préféré retourner dans la métropole bruyante de sa jeunesse, dans un immense établissement à la pointe de la technologie, et aussi le plus proche du père qu’elle aimait et qui lui avait tant manqué.
Au milieu des manifestants qui scandaient leurs slogans, quelqu’un perdit l’équilibre. Le brusque mouvement se propagea à travers la foule, bousculant un jeune homme sur le trottoir au-delà du périmètre invisible, juste dans le chemin  »

Extrait de : M. Zucker Reichert. « I Robot – Protéger. »

Le robot qui me ressemblait par R. Sheckley

Fiche de Le robot qui me ressemblait

Titre : Le robot qui me ressemblait
Auteur : R. Sheckley
Date de parution : 1980
Traduction : M. Perrin, B. Martin
Edition : Robert Laffont

Sommaire de Le robot qui me ressemblait

  • Le robot qui me ressemblait
  • Esclaves du temps
  • Des voix
  • Le mendiant de l’espace
  • Projections privées
  • Zirn abandonné sans défense, le palais Jenghik en flammes, Jon Westerly mort
  • Le western éternel
  • Qu’est-ce que la vie ?
  • Je vois un homme assis dans un fauteuil lui mord la jambe
  • Que font donc les gens quand ils se croient seuls ?
  • Les souhaits de Silversmith
  • Terminusville
  • Les derniers jours de la terre (parallèle ?)

Première page de Le robot qui me ressemblait

« Le Roborama Snaithe est une boutique sans attrait, sise Boulevard KB22 près d’Uhuru Cutoff dans Greater New Newark entre une fabrique d’oxygénateurs et un magasin de protéines. En vitrine, noblesse oblige, des robots : trois humanoïdes au sourire figé, portant l’uniforme de leur profession, Modèle PB2, le chef cuisinier français ; Modèle LR3, la gouvernante anglaise ; Modèle JX5, le jardinier italien. « Avec eux à votre service c’est le charme du passé qui entre dans votre foyer. »
Je traversai le magasin poussiéreux pour me rendre à l’atelier de fabrication, étrange compromis entre un abattoir et l’antre d’un monstre. Des têtes, des bras, des jambes, des bustes empilés sur les rayonnages, entassés dans les coins, tous avec une apparence humaine des plus troublantes… n’étaient les fils métalliques qui s’en échappaient.
Snaithe sortit de la réserve pour m’accueillir ; un petit homme terne et insignifiant, avec une mâchoire allongée et des mains rougeaudes au bout de ses bras ballants. Sûrement d’origine étrangère,  »

Extrait de : R. Sheckley. « Le robot qui me ressemblait. »

En chair étrangère par G. Benford

Fiche d’En chair étrangère

Titre : En chair étrangère
Auteur : G. Benford
Date de parution : 1986
Traduction : D. Defert
Editeur : Robert Laffont

Sommaire d’En chair étrangère

  • Du sang sur le verre
  • En chair étrangère
  • Fragments de temps
  • Le rédempteur
  • En dérobant Robby
  • Effets relativistes
  • Le jour se lève
  • Vers le golfe des tempêtes
  • Blanches créatures
  • Moi / Jours
  • De l’espace / temps et du fleuve
  • Clichés
  • La patine du temps
  • Faire Lennon

Première page d’En chair étrangère

« … une barre verte déferlante, glaciale…
La main de Reginri se crispa convulsivement sur les draps. Ses yeux étaient fermés.
… des pièces d’argent qui glissent et tournoient dans le ciel pommelé, éclipsant le soleil…
Les draps étaient un marécage visqueux. Il se débattit dans leurs serres.
…un chant cristallin, le son grêle d’un filet d’eau ruisselant sur sa peau…
Il ouvrit les yeux.
Un rayon jaune de lumière d’après-midi était suspendu dans la pièce ; des grains de poussières le traversaient en dansant. Il haleta faiblement. Belej était debout à côté du lit.
— Ils sont revenus, n’est-ce pas ? dit-elle presque en murmurant.
— Oui… oui. Sa gorge était serrée et sèche.
— Cela ne peut pas continuer, chéri. On pensait que tu pourrais mieux dormir dans la journée,  »

Extrait de : G. Benford. « En chair étrangère. »

Helliconia l’été par B. W. Aldiss

Fiche d’Helliconia l’été

Titre : Helliconia l’été (Tome 2 sur 3 – Helliconia)
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1983
Traduction : J. Chambon
Editeur : Robert Laffont

Première page d’Helliconia l’été

« LA CÔTE DE BORLIEN

Les vagues montaient à l’assaut de la grève, se retiraient et revenaient à la charge. Non loin du rivage, vers le large, la procession des lames était brisée par une masse rocheuse couronnée de végétation. Elle marquait la frontière entre les bas-fonds et les grandes profondeurs. Un jour ce rocher avait fait partie d’une montagne située loin à l’intérieur des terres, jusqu’au moment où des convulsions volcaniques l’avait précipité dans la baie.
Ce rocher portait désormais un nom familier : le Rocher de Linien. La baie et son environnement s’appelaient Gravabagalinien, d’après le nom donné au rocher. Au-delà s’étendaient les bleus miroitants de la Mer des Aigles. Les vagues qui s’écrasaient sur le rivage étaient ennuagées de sable ramassé au passage avant qu’elles ne se dispersent en rafales  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Helliconia – Helliconia, l’été. »

Le printemps d’Helliconia par B. W. Aldiss

Fiche de Le printemps d’Helliconia

Titre : Le printemps d’Helliconia (Tome 1 sur 3 – Helliconia)
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1982
Traduction : J. Chambon
Editeur : Robert Laffont

Première page de Le printemps d’Helliconia

« Voici comment Yuli, fils d’Alehaw, parvint à un endroit du nom d’Oldorando, où ses descendants prospérèrent au cours des jours meilleurs qui devaient venir.
Yuli avait sept ans, pratiquement l’âge d’un homme fait, quand, accroupi sous un abri de peau en compagnie de son père, il embrassa du regard la désolation d’une terre que l’on connaissait encore à cette époque sous le nom de Campannlat. Il avait été tiré d’un léger assoupissement par un coup de coude de son père dans les côtes et le son rude de sa voix qui disait : « La tempête se calme. »
Il y avait trois jours que la tempête soufflait de l’ouest, charriant de la neige et des particules de glace arrachées aux Grandes Murailles. Elle remplissait le monde d’un hurlement furieux, le transformant en une nuit blanc-gris, immense voix qu’aucun homme n’arrivait à supporter. La corniche sur laquelle se dressait le bivouac n’offrait qu’une maigre protection contre le plus fort de la bourrasque ; le père et le fils ne pouvaient que rester où ils étaient sous leur abri de peau, à somnoler, mastiquant de temps en temps un morceau de poisson  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Helliconia – Le Printemps D’Helliconia. »