Étiquette : Sally Lockhart
La princesse de Razkavie par Philip Pullman
Fiche de La princesse de Razkavie
Titre : La princesse de Razkavie (Tome 4 sur 4 – Sally Lockhart)
Auteur : Philip Pullman
Traduction : J. Esch
Date de parution : 1994
Editeur : Gallimard
Première page de La princesse de Razkavie
« Intelligente, gaie et pauvre, Rebecca Winter avait atteint l’âge de seize ans sans avoir jamais vu exploser une seule bombe. Ce n’était pas très difficile : en 1882, Londres n’était pas une ville plus explosive qu’aujourd’hui, mais pas moins non plus, car la dynamite constituait déjà un vigoureux adjuvant de la politique.
Mais, en cette belle matinée de mai, Becky ne pensait pas aux bombes. Le soleil brillait, le ciel était constellé de petits nuages blancs semblables à des flocons sur un lavis outremer et la jeune fille marchait dans une rue bordée d’arbres du quartier de Saint John’s Wood, au nord de Londres, en pensant à la grammaire allemande. Elle était sur le point de faire connaissance avec sa nouvelle élève – sa première élève, à dire vrai – et elle tenait à faire bonne impression. »
Extrait de : P. Pullman. « Sally Lockhart – La Princesse de Razkavie. »
La vengeance du tigre par Philip Pullman
Fiche de La vengeance du tigre
Titre : La vengeance du tigre (Tome 3 sur 4 – Sally Lockhart)
Auteur : Philip Pullman
Traduction : J. Esch
Date de parution : 1991
Editeur : Gallimard
Première page de La vengeance du tigre
« En cette matinée ensoleillée de l’automne 1881, Sally Lockhart regardait sa toute petite fille jouer dans le jardin, et elle se disait que tout allait pour le mieux.
Elle se trompait, mais elle ne devait s’en apercevoir qu’une vingtaine de minutes plus tard. L’homme qui lui prouverait qu’elle avait tort était encore en chemin. Pour le moment, elle était heureuse, et surtout, chose plus rare, elle en avait conscience ; elle était habituellement trop occupée pour s’en rendre compte.
La vue de sa maison la remplissait de bonheur : c’était une grande demeure située à Twickenham et baptisée Orchard House, le Verger, une construction de style Régence, vaste et aérée, avec des balcons en fer forgé et une véranda au toit de verre qui donnait sur le jardin. Celui-ci, entouré par un mur de briques patinées, se composait d’une grande pelouse ensoleillée, agrémentée de parterres de fleurs, d’une vigne grimpante et d’un figuier adossé à un des murs, sans oublier le bosquet de vieux pommiers et de pruniers qui donnaient son nom à la maison. »
Extrait de : P. Pullman. « Sally Lockhart – La vengeance du tigre. »
Le mystère de l’Étoile polaire par Philip Pullman
Fiche de Le mystère de l’Étoile polaire
Titre : Le mystère de l’Étoile polaire (Tome 2 sur 4 – Sally Lockhart)
Auteur : Philip Pullman
Traduction : J. Esch
Date de parution : 1986
Editeur : Gallimard
Première page de Le mystère de l’Étoile polaire
« Au printemps de l’année 1878, par une matinée ensoleillée, le bateau à vapeur Ingrid Linde, fierté de la Compagnie de navigation Anglo-baltique, disparut en mer Baltique.
Il transportait de Hambourg à Riga des pièces de machines et un ou deux passagers. Le voyage s’était déroulé sans encombre jusqu’à présent ; vieux de deux ans seulement, le navire était bien entretenu et capable de tenir la mer.
Le lendemain de son appareillage, il fut aperçu par une goélette qui faisait route dans la direction opposée. Les deux bateaux échangèrent un signal. Une barque qui se trouvait dans la même zone aurait dû apercevoir l’Ingrid Linde deux heures plus tard, si celui-ci avait poursuivi sa course. Mais la petite embarcation ne croisa aucun navire. »
Extrait de : P. Pullman. « Sally Lockhart – Le mystère de l’Étoile Polaire. »
La malédiction du rubis par Philip Pullman

Fiche de La malédiction du rubis
Titre : La malédiction du rubis (Tome 1 sur 4 – Sally Lockhart)
Auteur : Philip Pullman
Traduction : J. Esch
Date de parution : 1985
Editeur : Gallimard
Première page de La malédiction du rubis
« Par une froide et maussade après-midi d’octobre 1872, un fiacre s’arrêta devant les bureaux de Lockhart & Selby, agents maritimes installés au cœur du quartier financier de Londres. Une jeune fille en descendit et paya le cocher.
C’était une personne d’environ seize ans, seule et d’une beauté rare. Mince et pâle, elle portait un costume de deuil, avec un bonnet noir, sous lequel elle coinça une mèche blonde que le vent avait détachée de sa chevelure. Elle avait des yeux marron, étonnamment foncés pour quelqu’un d’aussi blond. Elle s’appelait Sally Lockhart, et dans moins d’un quart d’heure, elle allait tuer un homme.
Elle demeura un instant immobile devant le bâtiment, puis gravit les trois marches du perron et entra. Un couloir sombre s’ouvrait devant elle, et sur la droite se trouvait le bureau du concierge, où un vieil homme assis devant un feu de cheminée lisait un magazine à sensation. Lorsque Sally frappa au carreau, le vieil homme se redressa, l’air coupable, et laissa tomber le magazine à côté de son fauteuil. »
Extrait de : P. Pullman. « Sally Lockhart – La malédiction du rubis. »