Auteur/autrice : CH91
Avaleur de mondes par Walter Jon Williams

Fiche de Avaleur de mondes
Titre : Avaleur de mondes
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 2008
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : L’Atalante
Première page de Avaleur de mondes
« Le bretteur marchait dans le désert à longues enjambées. Les cailloux crissaient sous ses robustes bottes de cuir. Il avait les yeux noirs, le nez en lame de couteau. Il portait une robe couverte de poussière et un turban volant au vent, l’un comme l’autre adaptés aux hauts plateaux pierreux où il se déplaçait. Sur son dos était calé un paquetage contenant de la viande séchée, une tente en peau de bête et un tapis qu’il déroulait le soir pour s’y allonger. Bien que le soleil planté dans le ciel fût fort pâle et fort petit, sa chaleur faisait quand même ondoyer l’horizon.
La terre moutonnait en douces collines, aussi infinie que l’océan, grise et parsemée de pierres d’un gris uniforme. L’air sentait la poussière. La végétation était fort rare. Le ciel crépusculaire restait vierge de nuages et le soleil ne bougeait jamais. »
Extrait de : W.J Williams. « Avaleur de mondes. »
La voie du destin par Walter Jon Williams

Fiche de La voie du destin
Titre : La voie du destin (Nouvel Ordre Jedi – Star Wars)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 2002
Traduction : J.-M. Toussaint
Editeur : Fleuve noir
Première page de La voie du destin
« Ils avaient surgi brusquement des confins de l’espace galactique. Les Yuuzhan Vong, représentants d’une race de terribles guerriers, avaient fondu sur leurs victimes par surprise et par traîtrise, armés d’une étrange technologie organique qui avait donné du fil à retordre – beaucoup trop de fil à retordre – à la Nouvelle République et à ses alliés. Même les Jedi, sous la direction de Luke Skywalker, avaient été obligés de se replier sur la défensive : pour une raison inconnue, les Yuuzhan Vong semblaient complètement insensibles à la Force.
En dépit d’une première victoire, les troupes de la Nouvelle République dénombraient plus d’échecs que de réussites. D’innombrables planètes étaient dévastées. Innombrables étaient les victimes. Parmi elles, le Wookiee Chewbacca – ami loyal et partenaire de Han Solo – et, plus tard, Anakin Solo, fils cadet de Han et de Leia. La seule lueur d’espoir dans ces ténèbres avait été la naissance du fils de Luke et de Mara, Ben Skywalker. »
Extrait de : W.J Williams. « La voie du destin – Star Wars. »
Ylesia par Walter Jon Williams

Fiche de Ylesia
Titre : Ylesia (Nouvel Ordre Jedi – Star Wars Chroniques Oubliées)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 2002
Traduction :
Editeur :
Première page de Ylesia
« Nom Anor réprima un frisson à la vue d’Onimi, l’Humilié, se tenant devant l’embrasure de la porte. Quelque chose en lui fléchit à la vue de la raide et terne créature, avec sa tête difforme et son sourire entendu. Le grand sourire d’Onimi s’élargit.
Nom Anor, rongé par la révulsion, dépassa l’Humilié et entra. Les murs rond et résineux de la salle brillaient d’une faible luminescence, et l’air portait l’odeur métallique du sang. Dans la faible lumière, Nom Anor distingua la silhouette magnifique, effrayante et mutilée du Seigneur Suprême Shimrra, étendu sur une estrade de polypes hau rouges. Onimi, le familier du Seigneur Suprême, s’affaissa dans l’ombre des pieds de Shimrra. Nom Anor se prosterna lui-même, trop conscient de l’examen minutieux des yeux couleur arc-en-ciel de son Maître. »
Extrait de : W.J Williams. « Starwars – Ylesia. »
La guerre du plasma par Walter Jon Williams

Fiche de La guerre du plasma
Titre : La guerre du plasma (tome 2 sur 2 – Plasma)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1997
Traduction : J.P Roblain
Editeur : J’ai lu
Première page de La guerre du plasma
« La rame fonce dans le tunnel de l’Inter-Métro, filant sous la cité-monde comme propulsée par le souffle de quelque dieu. Sur son siège, Ayah somnole et rêve à l’homme-torche.
Il se dresse au-dessus des immeubles voisins, immense silhouette de feu. Un tourbillon l’enveloppe, spirale vaporeuse d’air torturé ; des débris volent, des cendres virevoltent ; des holocaustes s’embrasent à son approche, des immeubles explosent en flammes sur son passage ; un torrent de feu jaillit de ses doigts et réduit en cendres tout ce qu’il touche.
Fascinée, incapable de se retenir, consciente qu’il s’agit d’un devoir, Ayah s’approche de l’homme-torche. Un cri jaillit de la gorge caverneuse, un hurlement de terreur et de rage, et elle s’aperçoit que la forme géante est une femme.
Elle s’approche un peu plus près, regarde droit dans les yeux la silhouette en furie, et découvre que la femme-torche n’est autre qu’elle-même. »
Extrait de : W.J Williams. « La guerre du plasma. »
Plasma par Walter Jon Williams

Fiche de Plasma
Titre : Plasma (tome 1 sur 2 – Plasma)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1995
Traduction : G. Abadia
Editeur : J’ai lu
Première page de Plasma
« Une silhouette féminine en feu, haute de dix étages, parcourt les rues. Elle est nue, son corps, un véritable holocauste de flammes tourbillonnantes. Les gens, dans la rue de l’Intendance, se ratatinent, carbonisés, sur son passage, ne laissant derrière elle que de petits moignons noirs figés dans la position du fœtus. La chaleur irradiée est telle que les bâtiments s’enflamment sur son parcours. Des ouragans de papiers aspirés par l’énorme appel d’air sortent des fenêtres des buildings et se dirigent vers elle en décrivant des spirales avant de se consumer. Des rivières de flammes naissent au bout de ses doigts. Les vitres s’étoilent et se brisent vers l’intérieur au passage de la plainte lugubre, éraillée, qui sort de sa gorge furieuse et insubstantielle.
Dans l’immense cité qui fait le tour du globe, on ne peut rien imaginer de pire qu’un incendie qui se propage de proche en proche.
Ayah perçoit d’abord la rumeur, une clameur de plus en plus aiguë qui fait se dresser les poils de sa nuque. Sidérée, elle se tourne vers l’entrée vitrée du hall de l’immeuble et aperçoit la femme gigantesque qui débouche au coin de l’avenue de la Bourse. »
Extrait de : W.J Williams. « Plasma. »
Le souffle du cyclone par Walter Jon Williams

Fiche de Le souffle du cyclone
Titre : Le souffle du cyclone (tome 2 sur 2 – Câblé)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1987
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël
Première page de Le souffle du cyclone
« Steward était suspendu sous un ciel couleur d’ardoise mouillée. En dessous de lui, le sol était sombre, indistinct. Sensation de mouvement, de fuite glissante. Par moments, il sentait son estomac lui remonter dans la gorge, lorsqu’il plongeait pour frôler cette opacité ténébreuse. Il sentait alors ses nerfs danser, sa résolution se fortifier. Le ciel bascula, tournoya.
À l’horizon, il y avait des flammes. Une onde puisante de rouge profond, palpitation douloureuse d’une artère dénudée par un éclat d’obus, drapée d’une cape noire à la dérive. Pas le soleil, s’aperçut Steward ; mais quelque chose qui brûlait…
Il n’éprouvait jamais peur ou surprise quand il s’éveillait de son rêve. Non, il s’éveillait ragaillardi, les membres prêts à l’action, à la danse, au combat.
Il savait que quel qu’ait pu être le but de son errance dans ce ciel gris et froid, il l’avait délibérément recherché. »
Extrait de : W.J Williams. « Le Souffle du cyclone – Câblé. »
Câblé par Walter Jon Williams

Fiche de Câblé
Titre : Câblé (tome 1 sur 2 – Câblé)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1986
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël
Première page de Câblé
« À minuit, il sait que son malaise va l’empêcher de dormir. Le panzerboy quitte Santa Fe par le nord, traversant les Sangre de Cristos par la route de montagne de Truchas, en direction du Colorado, pressé de se rapprocher du ciel nocturne. Il conduit sans l’aide des mains ou des pieds, l’esprit voguant sur la froide interface neurale située quelque part entre les images qui défilent rapidement devant son pare-brise et la conscience électrique que forment le corps d’alliage léger et le cœur de cristaux liquides de la Maserati. Ses yeux artificiels, acier et plastique, fixent la route sans ciller ; le lacis des ornières creusées par les crues de printemps, les hautes rangées de pins et de trembles, les pâturages d’altitude, piquetés des taches noires figées du bétail, le tout se découpant dans le faisceau presque liquide de ses feux de route tandis qu’il lance la Maserati à l’assaut de la pente. Les formes illuminées par les phares se dressent, agressives, devant les ténèbres que jette leur ombre même, et Cowboy pourrait presque se croire dans un univers monochrome pareil à une image sur celluloïd en noir et blanc projetée devant son pare-brise et clignotant au rythme de sa progression. C’est presque comme voler. »
Extrait de : W.J Williams. « Câblé. »
Par où commencer avec Stephen King ?
Stephen King est un cas assez particulier.
Avec plusieurs dizaines de romans, de recueils de nouvelles et de textes courts, son œuvre peut donner le vertige à quelqu’un qui souhaite commencer à le lire. D’autant plus que l’étiquette « auteur de fantastique et d’horreur » ne résume absolument pas sa bibliographie.
Stephen King écrit bien sûr des histoires terrifiantes, mais il s’intéresse également au thriller, au suspense, au fantastique, à la science-fiction, au drame psychologique et même à la fantasy.
Alors, par quel livre commencer ?
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est généralement pas nécessaire de commencer par son premier roman, ni de lire toute son œuvre dans l’ordre chronologique.
Voici donc quelques portes d’entrée possibles dans l’univers de Stephen King, selon ce que vous recherchez.
Découvrez tous les livres de Stephen King.
1. Commencer par les grands classiques
Si vous souhaitez découvrir Stephen King à travers les romans qui ont contribué à construire sa réputation, plusieurs choix s’imposent naturellement.
Carrie
Carrie est probablement le point de départ le plus logique si vous voulez découvrir les débuts de Stephen King.
Publié en 1974, il s’agit de son premier roman publié.
On y découvre Carrie White, une adolescente marginalisée et harcelée par ses camarades de lycée, mais également soumise au fanatisme religieux de sa mère.
Lorsque ses pouvoirs surnaturels commencent à se manifester, la situation prend une tournure dramatique.
Le roman est relativement court et va directement à l’essentiel.
Pourquoi commencer par Carrie ?
Parce que vous découvrez le tout premier Stephen King, avant que son œuvre ne prenne l’ampleur qu’on lui connaît aujourd’hui.
C’est également un excellent choix si vous voulez comprendre les thèmes qui vont revenir régulièrement chez lui : enfance, adolescence, violence, culpabilité, marginalité et irruption du surnaturel dans la vie quotidienne.
Shining
Si vous préférez commencer directement par l’un des grands classiques de l’horreur, Shining constitue probablement un meilleur choix.
L’histoire de Jack Torrance et de sa famille dans l’Overlook Hotel est devenue l’une des œuvres les plus célèbres de Stephen King.
Mais le roman ne repose pas uniquement sur les phénomènes surnaturels.
King s’intéresse également à la dépendance, à la violence familiale, à la solitude et à la fragilité psychologique de son personnage principal.
C’est ce mélange entre horreur surnaturelle et drame humain qui fait toute la force du roman.
Pourquoi commencer par Shining ?
Parce que c’est probablement le Stephen King le plus immédiatement identifiable : une atmosphère oppressante, une menace surnaturelle et des personnages beaucoup plus complexes qu’ils n’en ont l’air.
Et si vous appréciez le roman, vous pourrez ensuite poursuivre avec Docteur Sleep, qui raconte la suite de l’histoire.
Ça
Si vous n’avez pas peur de commencer par un roman beaucoup plus volumineux, Ça est une autre possibilité évidente.
L’histoire du groupe d’enfants confronté à une créature prenant notamment l’apparence de Pennywise est devenue emblématique.
Mais le véritable sujet du roman dépasse largement le simple clown terrifiant.
King y explore l’enfance, la peur, l’amitié, la mémoire et le passage à l’âge adulte.
Pourquoi commencer par Ça ?
Parce que c’est l’un des romans qui permet le mieux de comprendre l’ampleur de l’univers de King.
En revanche, ce n’est pas forcément celui que je conseillerais à un lecteur qui n’a jamais lu Stephen King : son volume et sa construction peuvent constituer une première marche assez haute.
2. Commencer par un Stephen King plus accessible
Si vous êtes attiré par Stephen King mais que vous n’avez pas forcément envie de commencer par un énorme roman d’horreur, plusieurs ouvrages constituent des portes d’entrée particulièrement efficaces.
Misery
Misery est probablement l’une des meilleures recommandations pour quelqu’un qui veut découvrir Stephen King sans nécessairement aimer le fantastique.
Paul Sheldon est un écrivain victime d’un accident de voiture.
Lorsqu’il se réveille, il découvre qu’il a été recueilli par Annie Wilkes, une admiratrice de son œuvre.
Très rapidement, il comprend qu’il n’est pas réellement son invité.
Le roman repose essentiellement sur la tension psychologique.
Pas besoin de monstres ou de phénomènes surnaturels : King parvient à faire naître l’angoisse à partir d’une situation extrêmement simple.
Pourquoi commencer par Misery ?
Parce qu’il démontre immédiatement que Stephen King est aussi un formidable auteur de suspense et de thriller psychologique.
Si vous n’aimez normalement pas l’horreur, c’est probablement l’un des meilleurs points d’entrée.
22/11/63
Avec 22/11/63, on découvre encore un autre Stephen King.
Le roman raconte l’histoire d’un homme capable de voyager dans le passé et qui décide d’empêcher l’assassinat de John F. Kennedy.
L’intrigue mêle donc voyage dans le temps, histoire, suspense et romance.
Il y a bien une dimension fantastique, mais le roman ne repose absolument pas sur l’horreur.
Pourquoi commencer par 22/11/63 ?
Parce que c’est l’un des meilleurs choix pour quelqu’un qui pense :
« Stephen King ? Je n’aime pas vraiment les livres d’horreur. »
Vous pourriez être surpris.
La Ligne verte
La Ligne verte constitue une autre excellente porte d’entrée.
L’histoire se déroule dans le couloir de la mort d’une prison américaine et suit notamment Paul Edgecombe, surveillant chargé de l’aile où sont détenus les condamnés.
Le roman mêle drame, fantastique et réflexion sur la justice et la condition humaine.
Pourquoi commencer par La Ligne verte ?
Parce que l’horreur y est secondaire.
Ce qui domine, c’est l’émotion et le destin des personnages.
C’est également un excellent choix pour découvrir le talent de King lorsqu’il s’éloigne des codes classiques de l’horreur.
3. Si vous voulez vraiment avoir peur
Si votre objectif est simple — vous faire peur — il vaut mieux aller directement vers certains des romans les plus horrifiques de King.
Salem
Avec Salem, Stephen King s’attaque au mythe du vampire.
Mais plutôt que de reproduire simplement les codes classiques du genre, il les transpose dans une petite ville américaine apparemment ordinaire.
Le résultat est particulièrement efficace.
Pourquoi commencer par Salem ?
Parce que vous découvrez un King qui construit progressivement une atmosphère de menace avant de laisser l’horreur envahir la communauté.
C’est également l’un de ses grands romans des débuts.
Simetierre
Si vous recherchez quelque chose de plus sombre encore, Simetierre est un excellent candidat.
La question de départ est simple :
que seriez-vous prêt à faire pour retrouver quelqu’un que vous aimez ?
À partir de cette idée, King construit une histoire particulièrement noire autour du deuil, de la mort et de la tentation de dépasser les limites naturelles.
Pourquoi commencer par Simetierre ?
Parce que c’est l’un des romans les plus sombres et désespérés de Stephen King.
À éviter si vous cherchez une lecture légère pour découvrir l’auteur !
4. Si vous aimez le fantastique et le surnaturel
Le fantastique est probablement le territoire le plus naturellement associé à Stephen King. Mais là encore, ses romans proposent des expériences très différentes.
Dead Zone
Dans Dead Zone, Johnny Smith se réveille après plusieurs années de coma avec une capacité extraordinaire : en touchant certaines personnes, il peut entrevoir leur passé ou leur avenir.
Le roman mélange alors fantastique, thriller et réflexion sur le destin.
Mais ce qui fait sa force est surtout son personnage principal, confronté à une question particulièrement difficile : que faire lorsqu’on sait quelque chose que les autres ignorent ?
Pourquoi commencer par Dead Zone ?
Parce que le surnaturel y sert surtout à poser des questions morales.
C’est un excellent choix si vous aimez les histoires où un pouvoir extraordinaire bouleverse la vie d’une personne ordinaire.
Bazaar
Avec Bazaar, King revient à une autre de ses spécialités : la petite ville américaine dans laquelle quelque chose ne tourne pas rond.
Un mystérieux commerçant arrive à Castle Rock et semble capable de proposer à chacun exactement ce qu’il désire.
Mais chaque cadeau possède évidemment un prix.
Pourquoi commencer par Bazaar ?
Parce que le roman représente très bien le King des petites villes américaines, avec ses habitants ordinaires, leurs secrets, leurs rancœurs et leurs faiblesses.
C’est également une bonne porte d’entrée vers l’univers de Castle Rock.
Revival
Revival est un choix particulièrement intéressant pour les amateurs de fantastique sombre.
Le roman suit sur plusieurs décennies la relation entre Jamie Morton et un ancien pasteur dont les recherches vont l’entraîner dans une direction particulièrement inquiétante.
King y aborde notamment la foi, la mort, le deuil et ce qui pourrait se trouver au-delà de notre existence.
Pourquoi commencer par Revival ?
Parce qu’il montre un Stephen King plus adulte et plus sombre, avec une montée progressive de l’inquiétude.
5. Si vous aimez la science-fiction
Stephen King n’est pas considéré comme un auteur de science-fiction à proprement parler, mais plusieurs de ses livres s’en approchent.
Cellulaire
Avec Cellulaire, King imagine un phénomène particulièrement inquiétant : les utilisateurs de téléphones portables se transforment brutalement en créatures violentes après avoir reçu un mystérieux signal.
Le roman reprend certains codes du récit catastrophe et du post-apocalyptique.
Pourquoi commencer par Cellulaire ?
Si vous aimez les scénarios de fin du monde et les récits de survie, c’est probablement l’un des Stephen King les plus accessibles.
Les Tommyknockers
Avec Les Tommyknockers, King s’aventure beaucoup plus franchement du côté de la science-fiction.
Une mystérieuse découverte enfouie sous terre va transformer progressivement les habitants d’une petite ville du Maine.
Le roman mélange extraterrestres, technologie, addiction et transformation de l’être humain.
Pourquoi commencer par Les Tommyknockers ?
Parce qu’il permet de découvrir un Stephen King très différent de celui de Shining ou Misery.
En revanche, si vous débutez complètement, je conseillerais plutôt Cellulaire ou 22/11/63 avant celui-ci.
6. Si vous aimez les grandes histoires et les univers imaginaires
Il existe un autre Stephen King que l’on oublie parfois : le romancier de fantasy.
Et pour le découvrir, une œuvre s’impose.
La Tour sombre
La Tour sombre est probablement le projet littéraire le plus ambitieux de Stephen King.
Le cycle mélange fantasy, western, horreur, science-fiction et références à de nombreuses autres œuvres de l’auteur.
Roland de Gilead poursuit la mystérieuse Tour sombre à travers des mondes qui semblent parfois reliés entre eux.
Le premier volume, Le Pistolero, est très différent des romans classiques de King.
Faut-il commencer Stephen King par La Tour sombre ?
Oui, mais seulement si vous êtes attiré par les grandes sagas et les univers de fantasy.
Ce n’est pas forcément le meilleur point d’entrée pour découvrir l’auteur dans son ensemble.
En revanche, si l’idée d’une immense saga mêlant western, fantasy et mondes parallèles vous attire, vous pouvez tout à fait commencer par là.
À noter également que Les Petites Sœurs d’Eluria et La Clé des vents sont des récits liés à l’univers de la Tour sombre, mais ne constituent pas les premiers volumes à lire.
7. Si vous aimez les histoires courtes
Vous n’avez absolument pas besoin de commencer Stephen King par un roman de 800 pages.
L’auteur a publié de nombreux recueils qui constituent d’excellentes portes d’entrée.
Brume
Brume rassemble plusieurs textes parmi lesquels figure notamment la nouvelle qui donne son titre au recueil.
C’est une excellente manière de découvrir la capacité de King à installer rapidement une situation inquiétante.
Pourquoi commencer par Brume ?
Parce que vous pouvez découvrir plusieurs facettes de son écriture sans vous engager immédiatement dans un long roman.
Différentes saisons
Avec Différentes saisons, on découvre encore un autre aspect de King.
Le recueil contient quatre longues nouvelles, dont plusieurs sont devenues particulièrement célèbres.
L’horreur y est loin d’être systématique.
Le livre montre surtout l’importance chez King de thèmes comme l’enfance, la culpabilité, la rédemption, l’amitié et le passage à l’âge adulte.
Pourquoi commencer par Différentes saisons ?
Parce que c’est probablement l’une des meilleures réponses à quelqu’un qui affirme :
« Je n’aime pas Stephen King parce que je n’aime pas l’horreur. »
Ce recueil montre à quel point cette vision de l’auteur est réductrice.
8. Si vous voulez découvrir le Stephen King contemporain
Vous pouvez également commencer par des romans beaucoup plus récents.
L’Institut
Avec L’Institut, King revient notamment à l’un de ses thèmes de prédilection : les enfants confrontés à des forces qui les dépassent.
Des enfants dotés de capacités particulières sont enlevés et enfermés dans une mystérieuse institution.
Le roman mélange thriller, fantastique et science-fiction.
Pourquoi commencer par L’Institut ?
Parce que c’est un roman relativement représentatif du King moderne : des personnages attachants, une intrigue très accessible et une tension constante.
Billy Summers
Avec Billy Summers, on est très loin de l’image traditionnelle de Stephen King.
Billy est un ancien militaire devenu tueur à gages, mais il accepte de réaliser un dernier contrat.
Le roman est avant tout un thriller, avec une forte dimension humaine.
Pourquoi commencer par Billy Summers ?
Parce qu’il démontre une fois encore que Stephen King peut parfaitement raconter une histoire passionnante sans faire intervenir le moindre élément surnaturel.
Holly
Avec Holly, King poursuit les aventures de Holly Gibney, personnage apparu dans plusieurs de ses romans précédents.
L’histoire est avant tout un thriller policier.
Si vous aimez les enquêtes et les personnages récurrents, c’est une excellente porte d’entrée vers cette partie plus contemporaine de son œuvre.
Mais attention : contrairement à Billy Summers, il est préférable de connaître un peu Holly Gibney avant de commencer directement par ce roman.
9. Et si vous commenciez simplement par Stephen King lui-même ?
Il existe finalement une autre manière de découvrir Stephen King : lire Stephen King parler de Stephen King.
Écriture : Mémoires d’un métier
Avec Écriture, King raconte son parcours et donne également de nombreux conseils sur l’écriture.
Ce n’est évidemment pas un roman.
Mais pour quelqu’un qui souhaite comprendre l’auteur, son parcours et sa manière de concevoir la littérature, c’est un livre particulièrement intéressant.
Pourquoi commencer par Écriture ?
Parce qu’il permet de découvrir l’homme derrière l’immense bibliographie.
Ce n’est pas le meilleur premier livre si votre objectif est simplement de découvrir ses histoires, mais c’est une excellente lecture complémentaire.
10. Quel Stephen King choisir selon vos goûts ?
Vous aimez l’horreur pure
Commencez par Simetierre ou Shining.
Simetierre est particulièrement sombre et joue beaucoup sur la peur de la mort et du deuil.
Shining, lui, propose une horreur plus progressive, avec une atmosphère extrêmement oppressante.
Si vous souhaitez ensuite poursuivre dans cette direction, Salem, Ça ou Désolation constituent de très bons choix.
Vous aimez les thrillers psychologiques
👉 Misery est probablement le meilleur choix.
C’est un roman relativement simple dans son principe, mais d’une efficacité redoutable.
Vous pouvez également vous tourner vers Jessie, Dolores Claiborne ou Rose Madder, qui placent davantage leurs personnages au centre du récit.
Vous aimez les histoires de survie
Le principe est d’une simplicité terrifiante : une centaine de jeunes garçons participent à une marche dont les règles sont impitoyables.
Le roman est court, tendu et particulièrement efficace.
Dans un registre différent, Le Fléau permet de passer à une histoire de survie beaucoup plus vaste, à l’échelle de la civilisation entière.
Vous aimez les récits post-apocalyptiques
👉 Le Fléau.
C’est l’un des romans les plus ambitieux de Stephen King.
Une épidémie décime la majeure partie de l’humanité et les survivants se retrouvent progressivement confrontés à un conflit qui dépasse largement la simple lutte pour la survie.
C’est un excellent choix si vous aimez les grandes fresques apocalyptiques, les nombreux personnages et les histoires qui prennent leur temps.
Vous aimez les voyages dans le temps
👉 22/11/63.
Le principe est immédiatement accrocheur, mais King ne se contente pas d’utiliser le voyage temporel comme un simple mécanisme narratif.
Il s’intéresse également aux conséquences de nos interventions dans le passé et à la difficulté de changer l’Histoire.
C’est probablement l’un des meilleurs premiers Stephen King possibles, même pour quelqu’un qui n’aime pas particulièrement l’horreur.
Vous aimez la fantasy
C’est le choix évident.
Mais il faut accepter une œuvre très particulière, qui mélange plusieurs genres et dont l’univers se dévoile progressivement.
Si vous aimez les grandes sagas de fantasy, les westerns et les mondes parallèles, vous avez de bonnes chances d’y trouver votre compte.
Vous aimez la science-fiction
👉 Cellulaire ou Les Tommyknockers.
Cellulaire est probablement le plus facile d’accès.
Les Tommyknockers est plus étrange et plus démesuré, avec une véritable dimension de science-fiction.
Vous pouvez également essayer 22/11/63, qui utilise le voyage dans le temps comme élément fantastique.
Vous aimez les enquêtes policières
👉 Mr Mercedes.
C’est le premier volume de la trilogie consacrée à Bill Hodges.
On y découvre un Stephen King qui s’éloigne franchement du fantastique pour proposer un véritable thriller policier.
Si vous appréciez le personnage de Bill Hodges, poursuivez ensuite avec :
C’est également une bonne porte d’entrée vers la période plus contemporaine de King.
Vous aimez les histoires courtes
Le recueil est probablement l’une des meilleures façons de découvrir la richesse de Stephen King sans se lancer immédiatement dans une énorme saga.
Vous pouvez également choisir Brume, Rêves et cauchemars, Juste avant le crépuscule ou Le bazar des mauvais rêves.
11. Les livres par lesquels je déconseillerais de commencer
Certains livres de Stephen King sont excellents, mais ne constituent pas nécessairement de bonnes portes d’entrée.
La Tour sombre
Ce n’est pas une mauvaise première lecture, mais c’est un univers très particulier.
Pour apprécier pleinement la saga, il vaut mieux avoir envie d’une grande œuvre hybride, plutôt que de chercher simplement « un Stephen King ».
Ça
Le roman est monumental et passionnant, mais ses dimensions peuvent décourager un lecteur qui découvre l’auteur.
Je le garderais plutôt pour après quelques premières lectures.
Le Fléau
Même problème.
C’est un excellent roman, mais son ampleur et son nombre de personnages rendent l’expérience assez différente d’un Misery ou d’un Carrie.
Les Tommyknockers
Le roman est particulièrement intéressant si vous aimez la science-fiction et les histoires étranges.
Mais il est assez représentatif du King le plus démesuré.
Ce n’est donc pas nécessairement celui que je choisirais pour découvrir son œuvre.
12. Alors, quel est le meilleur premier Stephen King ?
Si je devais réduire toutes ces possibilités à cinq recommandations, je choisirais :
🥇 Shining
Le choix le plus évident pour découvrir le Stephen King horrifique.
🥈 Misery
Le meilleur choix pour quelqu’un qui préfère le thriller et la tension psychologique.
🥉 22/11/63
Probablement le meilleur choix pour découvrir la diversité de l’auteur sans commencer par l’horreur.
4. Carrie
Le choix idéal pour découvrir ses débuts et voir comment son univers s’est construit.
5. Différentes saisons
Le meilleur choix si vous voulez découvrir le King qui ne se résume pas à l’horreur.
Stephen King est-il fait pour vous ?
Stephen King est fait pour vous si…
- vous aimez les histoires où des personnages ordinaires sont confrontés à l’extraordinaire ;
- vous appréciez les ambiances inquiétantes et les montées progressives de la tension ;
- vous aimez les personnages travaillés sur la durée ;
- vous appréciez les grandes histoires avec de nombreux personnages ;
- vous aimez passer d’un genre à l’autre ;
- vous aimez le fantastique, l’horreur, le thriller, la science-fiction ou la fantasy ;
- vous aimez les histoires qui s’intéressent autant aux personnages qu’à leur intrigue.
Il risque davantage de vous décevoir si…
- vous cherchez uniquement de l’action rapide ;
- vous n’aimez pas les romans très longs ;
- vous avez besoin d’une intrigue extrêmement linéaire ;
- vous n’appréciez pas les histoires centrées sur les relations humaines ;
- l’horreur ou le fantastique vous rebutent totalement.
Car le véritable intérêt de Stephen King ne réside pas seulement dans les monstres, les fantômes ou les phénomènes surnaturels.
Son sujet favori reste l’être humain.
En résumé
Il n’existe pas de mauvais point de départ avec Stephen King, mais certains choix sont plus adaptés que d’autres.
| Si vous aimez… | Commencez par… |
|---|---|
| 👻 L’horreur | Shining |
| 😱 L’horreur très sombre | Simetierre |
| 🔪 Le thriller psychologique | Misery |
| 🕰️ Le voyage dans le temps | 22/11/63 |
| 🌎 Le post-apocalyptique | Le Fléau |
| 🚀 La science-fiction | Cellulaire |
| 🤠 La fantasy et les grandes sagas | La Tour sombre |
| 🔎 Le polar | Mr Mercedes |
| 📖 Les histoires courtes | Différentes saisons |
| ❤️ Le drame et l’émotion | La Ligne verte |
| 🩸 Les débuts de Stephen King | Carrie |
Mon conseil personnel
Si vous n’avez jamais lu Stephen King, je commencerais par Shining si vous aimez l’horreur.
Si vous n’aimez pas particulièrement l’horreur, je choisirais 22/11/63.
Et si vous voulez simplement découvrir ce que Stephen King sait faire de mieux, Différentes saisons est probablement l’une des expériences les plus révélatrices.
Une fois ces premières lectures terminées, vous pourrez ensuite vous aventurer dans les grandes fresques comme Ça, Le Fléau ou La Tour sombre, et découvrir progressivement les nombreuses connexions qui existent entre ses différents livres.
L’hôte inconnu par Maurice Maeterlinck

Fiche de L’hôte inconnu
Titre : L’hôte inconnu
Auteur : Maurice Maeterlinck
Date de parution : 1917
Editeur : Bibliothèque Charpentier
Première page de L’hôte inconnu
« Mon essai sur La Mort m’a entraîné à faire une enquête consciencieuse et, du moins j’y ai tâché, aussi complète que possible, sur l’état présent du mystère. J’espérais faire tenir en un volume le résultat de ces recherches, qui, du reste, pour le dire tout de suite, n’apprendront rien à ceux qui parcoururent les mêmes régions et n’ont d’autres mérites que leur sincérité, leur impartialité, et une exactitude scrupuleuse. Mais, à mesure que j’avançais, j’ai vu
la matière s’étendre sous mes pas, si bien qu’il m’a fallu diviser mon travail en deux parties qui seront à peu près égales : dans la première, publiée aujourd’hui, j’étudie sommairement les apparitions et hallucinations véridiques et les maisons hantées ou, si l’on veut, les phantasmes des vivants et des morts, les manifestations appelées assez bizarrement et improprement psychométriques, la connaissance de l’avenir : pressentiments, présages, prédictions, prémonitions, précognitions, etc., et enfin les chevaux d’Elberfeld. Dans la seconde, qui paraîtra plus tard, je m’occuperai des miracles de Lourdes et d’ailleurs, des phénomènes dits de matérialisation, de la baguette divinatoire, de l’asepsie fluidique, tout en ne négligeant pas une menue poussière de miracle qui flotte, au-dessus des prodiges principaux, dans l’atmosphère étrange où nous allons entrer. »
Extrait de : M. Materlinck. « L’hôte inconnu. »
La vie des fourmis par Maurice Maeterlinck

Fiche de La vie des fourmis
Titre : La vie des fourmis
Auteur : Maurice Maeterlinck
Date de parution : 1930
Editeur : Epubquest
Première page de La vie des fourmis
« On m’a plus d’une fois demandé pourquoi je ne complétais pas le triptyque des insectes sociaux dont les deux premiers volets, La Vie des abeilles et La Vie des termites, avaient été favorablement accueillis. J’ai longtemps hésité. Je croyais la fourmi antipathique, ingrate et trop connue. Il me semblait assez inutile de répéter à propos de son intelligence, de son industrie, de sa diligence, de son avarice, de sa prévoyance, de sa politique, des notions qui font partie du patrimoine commun que nous acquérons dès l’école primaire et qui traînent dans toutes les mémoires parmi les débris de la bataille des Thermopyles ou de la prise de Jéricho.
Ayant toujours vécu à la campagne beaucoup plus qu’à la ville, je m’étais naturellement intéressé à cet insecte inévitable. À l’occasion, je l’avais même enfermé dans des boîtes vitrées et, sans but et sans méthode, y avais observé ses allées et venues affairées, qui ne m’apprenaient pas grand-chose. »
Extrait de : M. Maeterlinck. « La Vie des fourmis. »