Auteur/autrice : CH91
La fin des livres – Contes pour les bibliophiles par Albert Robida et Octave Uzanne

Fiche de La fin des livres – Contes pour les bibliophiles
Titre : La fin des livres – Contes pour les bibliophiles
Auteur : Albert Robida et Octave Uzanne
Date de parution : 1894
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Sommaire de La fin des livres – Contes pour les bibliophiles
- La fin des livres
- Contes pour les bibliophiles
- L’héritage Sigismond
- Le bibliothécaire Van des Boëcken, de Rotterdam
- Un roman de chevalerie franco-japonais
- Les romantiques inconnus
- Le carnet de notes de Napoléon 1er
- Poudrière et bibliothèque
- L’enfer du chevalier de Kerhany, étude d’éroto-bibliomanie
- Les estrennes du poète Scarron
- Histoires de momies récits authentiques
- La momie fatale
Première page de La fin des livres
« Ce fut, il y a deux ans environ, à Londres, que cette question de la fin des Livres et de leur complète transformation fut agitée en un petit groupe de Bibliophiles et d’érudits, au cours d’une soirée mémorable dont le souvenir restera sûrement gravé dans la mémoire de chacun des assistants.
Nous nous étions rencontrés, ce soir-là, – qui se trouvait être un des vendredis scientifiques de la Royale Institution, – à la conférence de sir William Thompson, l’éminent physicien anglais, professeur à l’Université de Glascow, dont le nom est connu des deux mondes depuis la part qu’il prit à la pose du premier câble transatlantique.
Devant un auditoire brillant de savants et de gens du monde, sir William Thompson avait annoncé que mathématiquement la fin du globe terrestre et de la race humaine devait se produire au juste dans dix millions d’années. »
Extrait de : A. Robida + O. Uzanne. « Le Fin des Livres – Contes pour les Bibliophiles. »
L’image de neige par Nathaniel Hawthorne

Fiche de L’image de neige
Titre : L’image de neige
Auteur : Nathaniel Hawthorne
Date de parution : 1930
Traduction : M. Logé
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de L’image de neige
« L’ouragan venait de cesser et un soleil éclatant et froid éclairait l’après-midi glacial d’hiver. Les deux enfants demandèrent à leur mère la permission d’aller jouer dans la neige fraîchement tombée. L’aînée des enfants était une petite fille que ses parents et ses amis appelaient Violette. Mais son frère était connu sous le sobriquet de Pivoine, à cause de la rougeur de son petit visage rond et large qui rappelait à tout le monde le soleil et les grandes fleurs rouges de ce nom. Le père de ces deux enfants, un certain M. Lindsey, était un homme excellent, mais extrêmement terre à terre, qui exerçait la profession de quincaillier et qui était fermement habitué à considérer toutes les questions qui se présentaient à lui du point de vue du plus strict bon sens. Bien qu’ayant un cœur aussi tendre que celui de la plupart des hommes, il avait une tête aussi dure et aussi impénétrable (donc peut-être aussi vide) qu’une des marmites de fer qu’il vendait. D’autre part, la mère des enfants avait une tendance vers la poésie, ce qui donnait à son caractère un trait de beauté irréelle ; fleur délicate et couverte de rosée, qui avait survécu à sa jeunesse imaginative et qui réussissait à vivre au milieu des réalités poussiéreuses du mariage et de la maternité. »
Extrait de : N. Hawthorne. « L’image de neige. »
Le livre des merveilles par Nathaniel Hawthorne

Fiche de Le livre des merveilles
Titre : Le livre des merveilles
Auteur : Nathaniel Hawthorne
Date de parution : 1852
Traduction : L. Rabillon
Editeur : Bibebook
Première page de Le livre des merveilles
« Par une belle matinée d’automne on pouvait voir, réunis sous le porche d’une maison de campagne appelée Tanglewood, un certain nombre d’enfants, présidés par un jeune garçon dont la taille dépassait de beaucoup celle de ses camarades. Cette bande joyeuse avait projeté une cueillette parmi les noyers des environs, et attendait avec impatience que le brouillard se fût enlevé sur les collines, et que le soleil eût répandu sa chaleur dans les champs, dans les prairies et à travers les bois, dont l’été indien 1 colorait les feuilles de mille nuances. La matinée promettait l’un des plus beaux jours qui aient jamais égayé l’aspect de la nature, si plein de charmes et de délices. Toutefois le brouillard remplissait encore la vallée dans toute son étendue, jusqu’à une petite éminence où était située l’habitation.
À moins de cent yards 2 de la maison, une vapeur blanchâtre voilait tous les objets, à l’exception de quelques cimes vermeilles ou jaunies que venaient dorer les premiers rayons du jour, et qui çà et là perçaient l’épaisseur du brouillard. À une distance de quatre ou cinq milles, vers le sud, se dressait le pic du Monument-Mountain 3 qui semblait flotter sûr un nuage. »
Extrait de : N. Hawthorne. « Le livre des merveilles. »
La vieille fille blanche par Nathaniel Hawthorne

Fiche de La vieille fille blanche
Titre : La vieille fille blanche et autres contes fantastiques
Auteur : Nathaniel Hawthorne
Date de parution : 1926
Traduction : M. Logé
Editeur : Marabout
Sommaire de La vieille fille blanche
- La vieille fille blanche
- Wakefield
- L’artiste du beau
- La statue de bois
- L’expérience du docteur Heidegger
- Le glas nuptial
- Le trésor de Peter Goldthwaite
- Le voile noir du pasteur
- Légendes de la maison provinciale
Première page de La vieille fille blanche
« Les rayons de lune entraient par deux fenêtres étroites et profondes, et éclairaient une vaste chambre meublée à l’ancienne mode. L’ombre des vitres en diamant d’une des fenêtres se découpait sur le plancher ; la pâle lumière filtrant à travers l’autre fenêtre se posait sur le lit entre d’épais rideaux de soie et éclairait le visage d’un jeune homme. Mais comme ce dormeur était tranquille ! Comme ses traits étaient pâles ! Comme le drap qui enveloppait son corps ressemblait à un linceul ! Oui, c’était, en effet, un cadavre dans ses linges mortuaires.
Tout à coup ses traits fixes parurent frémir comme sous le coup d’une émotion obscure. Idée étrange ! Ce n’était que l’ombre du rideau frangé qui flottait entre le visage du mort et le clair de lune, tandis que la porte de la chambre s’ouvrait et qu’une jeune fille se glissait doucement jusqu’au lit. Les rayons de lune créèrent-ils une illusion, ou bien son geste et son regard trahirent-ils un éclair de triomphe, tandis qu’elle se courbait au-dessus du cadavre, – pâle comme lui, – et pressait ses lèvres vivantes contre les lèvres froides du mort ? »
Extrait de : N. Hawthorne. « La vieille fille blanche. »
La lettre écarlate par Nathaniel Hawthorne

Fiche de La lettre écarlate
Titre : La lettre écarlate
Auteur : Nathaniel Hawthorne
Date de parution : 1850
Traduction : P. Leyris
Editeur : I2N
Première page de La lettre écarlate
« Une foule d’hommes barbus, arborant des vêtements de couleurs tristes et des chapeaux à haute calotte, mêlés à des femmes dont certaines portaient un capuchon et d’autres allaient nu-tête, étaient assemblés à la porte d’un édifice de bois à la porte renforcée de pesantes traverses de chêne et garnie de pointes de fer.
Les fondateurs d’une colonie nouvelle, quelque utopie de vertu et de bonheur humains qu’ils aient pu projeter à l’origine, ont invariablement reconnu pour une de leurs premières nécessités pratiques celle d’allouer une portion du sol vierge à un cimetière et une autre portion à l’emplacement d’une prison. Conformément à cette règle, on peut tenir pour assuré que les ancêtres de Boston construisirent la première prison dans le voisinage de Cornhill, avec presque autant d’à-propos qu’ils délimitèrent le premier cimetière sur le terrain d’Isaac Johnson et autour de sa tombe, qui devint dans la suite le noyau de tous les sépulcres rassemblés dans le vieux cimetière de King’s Chapel. »
Extrait de : N. Hawthorne. « La Lettre écarlate. »
La lettre écarlate par Nathaniel Hawthorne

Fiche de La lettre écarlate
Titre : La lettre écarlate
Auteur : Nathaniel Hawthorne
Date de parution : 1850
Traduction : F. Happe
Editeur : Gallmeister
Première page de La lettre écarlate
« UNE foule d’hommes barbus, vêtus de couleurs tristes et portant de hauts chapeaux gris en forme de clocher, mêlés à des femmes, certaines coiffées d’un bonnet, d’autres nu-tête, était rassemblée devant un édifice en bois dont la porte aux lourdes traverses de chêne était hérissée d’énormes clous.
Les fondateurs d’une colonie, quelle que soit l’utopie de vertu et de bonheur qu’ils aient pu projeter à l’origine, ont invariablement dû se rendre à cette évidence que l’une des premières nécessités pratiques qui s’imposaient à eux était d’affecter une portion du sol vierge à un cimetière et une autre à l’emplacement d’une prison. Conformément à cette règle, on peut raisonnablement penser que les ancêtres de Boston construisirent la première prison, quelque part non loin de Cornhill, pratiquement en même temps qu’ils délimitèrent le premier cimetière sur le terrain d’Isaac Johnson et autour de sa tombe, qui devint par la suite le point central de tous les sépulcres rassemblés dans le vieux champ du repos de King’s Chapel. »
Extrait de : N. Hawthorne. « La Lettre écarlate. »
Contes étranges par Nathaniel Hawthorne

Fiche de Contes étranges
Titre : Contes étranges
Auteur : Nathaniel Hawthorne
Date de parution : 1876
Traduction :
Editeur : Bibebook
Sommaire de Contes étranges
- La marque de naissance
- La fille aux poisons
- La grande figure de pierre
- Le trésor
- L’expérience du docteur Heidegger
- L’image de neige
- La combe des trois collines
- L’amour du beau
- Les caprices du sort
- La promenade de la petite Annie
- La statue de bois
- Le voyage de noce
- M. Wakefield
- La catastrophe de M. Higginbotham
- La grande escarboucle
- Les portraits prophétiques
Première page de La marque de naissance
« Vers la fin du siècle dernier vivait un savant naturaliste qui, peu de temps avant l’époque où commence notre récit, avait fait une expérience sur une affinité morale un peu plus attrayante que l’affinité chimique. Il avait un jour laissé son laboratoire aux mains d’un praticien, lavé sur ses doigts la trace des acides et des réactifs de toute nature, et enfin persuadé une ravissante créature de devenir sa compagne.
Dans ce temps-là, alors que la découverte récente de l’électricité et des importants phénomènes qui s’y rattachent semblait donner à l’homme le don des miracles, il n’était point rare que l’amour de la science et celui de la femme rivalisassent de profondeur et d’absorbante énergie. De puissants esprits mettaient leur intelligence, leur génie, leur cœur même à la recherche de l’inconnu, dans l’orgueilleux espoir que le philosophe, vainqueur un jour dans sa lutte avec la matière, parviendrait à saisir la secret des causes efficientes et deviendrait créateur à son tour. Nous ne savons trop si notre chimiste avait une tette confiance dans le futur pouvoir de l’homme sur la nature ; cependant il s’était dévoué sans réserve à ses études scientifiques, et trop entièrement pour qu’une autre passion pût l’en détourner. »
Extrait de : N. Hawthorne. « Contes étranges. »
Nathaniel Hawthorne

Présentation de Nathaniel Hawthorne :
Né le 4 juillet 1804 à Salem (Massachusetts) et mort le 19 mai 1864 à Plymouth (New Hampshire), Nathaniel Hawthorne est un romancier et nouvelliste américain. Figure majeure du romantisme américain, son œuvre explore avec acuité les thèmes de la culpabilité, du péché, de la morale puritaine et de la complexité de l’âme humaine.
Le poids de l’héritage puritain
Nathaniel Hawthorne naît sous le nom de Nathaniel Hathorne. Il est le descendant d’une des plus anciennes familles puritaines de la Nouvelle-Angleterre. Son arrière-arrière-grand-père, John Hathorne, fut l’un des juges impliqués dans les tristement célèbres procès des sorcières de Salem en 1692, et le seul à ne jamais s’être repenti de ses actes. Profondément marqué par ce lourd passé familial, le jeune Nathaniel décide, au début de la vingtaine, d’ajouter un « w » à son patronyme (devenant ainsi « Hawthorne ») afin de se dissocier de cet ancêtre compromettant.
Après des études au Bowdoin College (où il se lie d’amitié avec le futur président des États-Unis Franklin Pierce et le poète Henry Wadsworth Longfellow), il retourne à Salem. Il y vit reclus pendant plusieurs années, lisant assidûment et perfectionnant son art de l’écriture.
Premiers écrits et la reconnaissance
Ses débuts littéraires sont discrets. Il publie d’abord un roman à compte d’auteur, Fanshawe (1828), qu’il tente par la suite de détruire, le jugeant médiocre. Il se tourne ensuite vers le format court et publie des nouvelles dans divers magazines. Ces textes sont finalement réunis en 1837 dans un recueil intitulé Contes racontés deux fois (Twice-Told Tales), qui lui vaut les louanges d’Edgar Allan Poe.
Pour subvenir aux besoins de sa famille — il a épousé Sophia Peabody en 1842 —, Hawthorne occupe divers emplois dans les douanes, d’abord à Boston, puis à Salem. Bien que ce travail l’éloigne de l’écriture, il nourrit son observation de la société et de ses contemporains.
La Lettre écarlate et la consécration littéraire
En 1850, après avoir perdu son poste aux douanes de Salem à la suite d’un changement d’administration politique, il publie ce qui deviendra son chef-d’œuvre : La Lettre écarlate (The Scarlet Letter). Ce roman, qui dépeint le destin tragique d’Hester Prynne, une femme condamnée par la société puritaine du XVIIe siècle pour avoir eu un enfant hors mariage, connaît un succès immédiat et foudroyant. Il devient l’un des premiers grands succès d’édition aux États-Unis.
Désormais célèbre, Hawthorne déménage à Lenox, dans le Massachusetts. Il y fait la rencontre de Herman Melville. Une profonde amitié se noue entre les deux hommes, au point que Melville lui dédiera son illustre roman Moby Dick (1851).
Durant cette période faste, Hawthorne publie d’autres œuvres majeures :
- La Maison aux sept pignons (The House of the Seven Gables, 1851) ;
- Val d’Arno ou Le Roman de Blithedale (The Blithedale Romance, 1852).
Le diplomate et les dernières années
En 1853, son ami de longue date, Franklin Pierce, est élu président des États-Unis. Pour le remercier d’avoir rédigé sa biographie de campagne, Pierce nomme Hawthorne consul des États-Unis à Liverpool, en Angleterre. Hawthorne occupe ce poste lucratif de 1853 à 1857.
Après la fin de son mandat, il voyage avec sa famille en France et en Italie, une expérience européenne qui lui inspirera son dernier grand roman achevé, Le Faune de marbre (The Marble Faun, 1860).
De retour aux États-Unis à l’aube de la guerre de Sécession, Hawthorne voit sa santé décliner rapidement. Il peine à écrire et laisse plusieurs manuscrits inachevés. Il s’éteint dans son sommeil le 19 mai 1864, lors d’un voyage dans le New Hampshire en compagnie de Franklin Pierce. Il repose aujourd’hui au cimetière de Sleepy Hollow, à Concord (Massachusetts), sur la célèbre « crête des Auteurs » (Author’s Ridge), non loin de ses contemporains Ralph Waldo Emerson et Henry David Thoreau.
Livres de Nathaniel Hawthorne :
Contes étranges (1876)
L’image de neige (1930)
La lettre écarlate (1850)
La lettre écarlate (1850)
La vieille fille blanche (1926)
Le livre des merveilles (1852)
Pour en savoir plus sur Nathaniel Hawthorne :
La page Wikipédia sur N. Hawthorne
La page Noosfere sur N. Hawthorne
La page isfdb de N. Hawthorne
Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds par Brandon Sanderson

Fiche de Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds
Titre : Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2018
Traduction : M. Fazi
Editeur : Le livre de poche
Sommaire de Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds
- Légion
- A fleur de peau
- Les illusions dangereuses
Première page de Légion
« Je m’appelle Stephen Leeds et je suis parfaitement sain d’esprit. Mes hallucinations, en revanche, sont complètement cinglées.
Les coups de feu provenant de la chambre de J.C. claquaient comme des pétards. Marmonnant tout bas, je m’emparai des cache-oreilles accrochés à l’extérieur de sa porte – j’avais appris à les y laisser – et entrai dans la pièce. J.C. portait lui-même un cache-oreilles et levait son pistolet à deux mains, visant sur le mur une photo d’Oussama Ben Laden.
Il passait du Beethoven. Très fort.
— On ne s’entend plus parler ! hurlai-je.
J.C. fit la sourde oreille. Il vida un chargeur dans la figure de Ben Laden, perçant une série de trous dans le mur par la même occasion. Je n’osai pas m’approcher. Il risquait de me tirer dessus par accident si je le surprenais. »
Extrait de : B. Sanderson. « Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds. »
Le pacte des esclavagistes par Roland C. Wagner et Rémy Gallart
Fiche de Le pacte des esclavagistes
Titre : Le pacte des esclavagistes
Auteur : Roland C. Wagner et Rémy Gallart
Date de parution : 2000
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Le pacte des esclavagistes
« Yalmiz Guthbert est petit. Si petit qu’il doit mettre des talonnettes pour parvenir à approcher le mètre soixante-cinq. Un peu enrobé, le front dégarni et la tête couronnée par des cheveux noirs frisés dont quelques mèches commencent à grisonner, il cultive avec un soin maniaque une apparence ridicule, pour faire honneur au surnom qui lui colle à la peau depuis sa plus tendre enfance.
Pour l’heure, il porte un justaucorps fluorescent rose à parements vert d’eau qui lui donne un aspect légèrement boudiné, de courtes bottes d’un vert plus pâle et une large ceinture dont les multiples poches débordent d’objets divers et variés – papiers personnels, cartes de crédit et pschitt paralysant pour se défendre en cas d’agression.
Yalmiz est un tantinet parano. »
Extrait de R.C Wagner + R. Gallart. « Le Pacte des esclavagistes. »