Auteur/autrice : CH91
Turbulences par Michael Crichton

Fiche de Turbulences
Titre : Turbulences
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1996
Traduction : G. Méssadié
Editeur : Pocket
Première page de Turbulences
« Emily Jansen poussa un soupir de soulagement. Le long vol approchait de son terme. Le soleil du matin filtrait par les hublots de l’avion. Assise dans son giron, la petite Sarah cligna des yeux dans cette lumière inhabituelle tandis qu’elle aspirait bruyamment le reste de son biberon, qu’elle repoussa ensuite de ses petits poings. « C’était bon, hein ? dit Emily. Bon… on se lève maintenant… »
Elle souleva le bébé, l’appuya à son épaule et commença à lui tapoter le dos. Sarah émit un rot et son corps se détendit.
Dans le siège voisin, Tim Jansen bâilla et se frotta les yeux. Il avait dormi toute la nuit, depuis Hong Kong. Emily ne dormait jamais en avion ; elle était trop nerveuse. »
Extrait de : M. Crichton. « Turbulences. »
Sphère par Michael Crichton

Fiche de Sphère
Titre : Sphère
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1987
Traduction : J. Polanis
Editeur : Pocket
Première page de Sphère
« Depuis un long moment, l’horizon n’était qu’une ligne bleue monotone et sans relief qui séparait le ciel de l’océan Pacifique. Dans l’hélicoptère de la Marine qui filait au ras des vagues, Norman Johnson s’endormit malgré le bruit et la vibration saccadée des pales du rotor. Il était fatigué. Plus de quatorze heures de voyage à bord de divers appareils militaires n’était pas le genre d’activité que pratiquait habituellement un professeur de psychologie âgé de cinquante-trois ans.
Quand il s’éveilla, sans aucune idée du temps qui avait passé, l’horizon était toujours aussi plat ; devant eux se dessinaient en demi-cercles des atolls de corail.
— Qu’est-ce que c’est ? demanda-t-il dans l’intercom.
— Les îles de Ninihina et Tafahi, répondit le pilote. Elles font techniquement partie de Tonga, mais elles sont inhabitées. Bien dormi ?
— Pas trop mal.
Norman regarda les îles qui défilaient au-dessous d’eux ; une courbe de sable blanc, quelques palmiers, puis plus rien… de nouveau l’uniformité de l’océan. »
Extrait de : M. Crichton. « Sphère. »
Soleil levant par Michael Crichton

Fiche de Soleil levant
Titre : Soleil levant
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1992
Traduction : B. Ferry
Editeur : Pocket
Première page de Soleil levant
« Je me trouvais donc dans mon appartement de Culver City ; j’étais assis sur mon lit, et je regardais à la télévision un match des Lakers, le son coupé, tout en étudiant le vocabulaire de mon cours élémentaire de japonais.
C’était une soirée tranquille : j’avais envoyé ma fille au lit à huit heures. Le lecteur de cassettes posé sur le lit à côté de moi, j’écoutais la voix enjouée d’une femme qui me disait des choses du genre : « Bonjour, je suis policier. Puis-je vous aider ? » Ou bien : « Pourriez-vous me donner le menu ? » Après chaque phrase, un silence était ménagé pour me permettre de répondre… en japonais. Je m’y efforçais du mieux que je le pouvais. Elle reprenait alors : « Le marchand de légumes est fermé. Où se trouve le bureau de poste ? » Des choses comme ça. Parfois, il était difficile de se concentrer, mais je faisais de mon mieux. « M. Hayashi a deux enfants. »
Extrait de : M. Crichton. « Soleil levant. »
Prisonniers du temps par Michael Crichton

Fiche de Prisonniers du temps
Titre : Prisonniers du temps
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1999
Traduction : P. Berthon
Editeur : France Loisirs
Première page de Prisonniers du temps
« Jamais il n’aurait dû prendre ce raccourci.
Au volant de la Mercedes 5500 flambant neuve qui filait en cahotant sur la route de terre, Dan Baker grimaça. Autour de la voiture qui s’enfonçait dans la réserve navajo du nord de l’Arizona le paysage était de plus en plus désolé : à l’est, au loin, des mesas de roche rouge ; à l’ouest, le désert s’étendant à perte de vue. Ils avaient traversé un village une demi-heure plus tôt – quelques habitations poussiéreuses, une église et une petite école blotties contre la paroi rocheuse –, mais, depuis, plus rien, pas même une clôture. Rien d’autre que ce désert vide et rouge. Ils n’avaient pas croisé une seule voiture depuis au moins une heure ; midi et ils étaient sous un soleil de plomb. Baker, quarante et un
ans, entrepreneur à Phoenix, sentait l’inquiétude le gagner. D’autant plus que sa femme, architecte, était de ces natures artistes qui ne se préoccupent aucunement de détails pratiques tels que faire le plein ou prévoir une bouteille d’eau. Le réservoir était à moitié vide, le moteur commençait à chauffer.
— Es-tu sûre, Liz, que nous allons dans la bonne direction ?
Penchée sur la carte, sa femme suivait leur itinéraire du bout du doigt.
— On ne peut pas s’être trompés, répondit-elle. D’après le guide, il y a six kilomètres après l’embranchement du canyon Corazón. »
Extrait de : M. Crichton. « Prisonniers du temps. »
Pirates par Michael Crichton

Fiche de Pirates
Titre : Pirates
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 2009
Traduction : C. Bouchareine
Editeur : Robert Laffont
Première page de Pirates
« Sir James Almont, gouverneur de la Jamaïque de par la grâce du roi Charles II, se levait généralement tôt. D’abord, parce que ce veuf, les années passant, souffrait de plus en plus de la goutte, mais aussi parce qu’il tenait à profiter des quelques heures de fraîcheur précédant la chaleur et l’humidité qui s’abattaient sur la colonie jamaïcaine dès le milieu de la matinée.
Au matin du 7 septembre 1665, fidèle à sa routine, Sir James Almont quitta son lit pour se rendre directement à la fenêtre afin de juger sous quels auspices se présentait la journée. Le palais du gouverneur, une impressionnante demeure en brique couverte d’un toit de tuile rouge, se trouvait être la seule construction sur trois niveaux de Port
Royal. Elle offrait ainsi à Sir James, de sa chambre au dernier étage, une vue unique sur la cité. Dans les rues en contrebas, les allumeurs de réverbères se chargeaient à présent de les éteindre. Sur Ridge Street, la première patrouille
de la garnison ramassait les ivrognes et les cadavres étalés dans la boue alors que, juste sous ses fenêtres, résonnait le grondement du premier tombereau des porteurs d’eau qui revenaient du Rio Cobra, situé à quelques kilomètres de la
ville, leurs barriques remplies d’eau fraîche. Sinon, tout était calme. Port Royal jouissait d’un bref répit entre le moment où les derniers fêtards, hébétés par l’alcool, avaient cessé de brailler et le début de l’activité commerciale, du côté des docks. »
Extrait de : M. Crichton. « Pirates. »
Next par Michael Crichton

Fiche de Next
Titre : Next
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 2006
Traduction : P. Berthon
Editeur : Pocket
Première page de Next
« Vasco Borden tira sur les revers de son veston et arrangea sa cravate en suivant le couloir recouvert d’une épaisse moquette. Il n’avait pas l’habitude de porter un complet, même celui-ci, marine, qu’il avait fait exécuter sur mesure pour masquer sa puissante musculature. Vasco était costaud, un mètre quatre-vingt-douze pour cent huit kilos, un gabarit de footballeur. Âgé de quarante-neuf ans, détective privé de son état, il était spécialisé dans la recherche de fugitifs. L’homme qu’il filait, trente ans, le crâne dégarni, chercheur à MicroProteonomics, à Cambridge, Massachusetts, se dirigeait vers la grande salle de conférences.
Le congrès Bio Change 2006, dont le slogan optimiste était « C’est pour aujourd’hui ! », se tenait à l’hôtel Venetian, à Las Vegas. Les deux mille participants représentaient tous ceux qui travaillaient dans le secteur de la biotechnologie, y compris les investisseurs, les directeurs des ressources humaines qui engageaient les scientifiques, les responsables de transfert de technologie, les P-DG, les avocats spécialistes de la propriété intellectuelle. D’une manière ou d’une autre, la quasi-totalité des entreprises de biotechnologie américaines était représentée. »
Extrait de : M. Crichton. « Next. »
Les mangeurs de morts par Michael Crichton

Fiche de Les mangeurs de morts
Titre : Les mangeurs de morts
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1976
Traduction : L. Rosenbaum
Editeur : Pocket
Première page de Les mangeurs de morts
« Le manuscrit d’Ibn Fadlan constitue le premier témoignage connu sur la vie et la société vikings. Cet extraordinaire document décrit d’une façon très vivante et détaillée des événements vieux de plus de mille ans. Bien entendu, il ne nous est pas parvenu intact. Il a sa propre histoire et celle-ci n’est pas moins remarquable que le texte lui-même.
Provenance du manuscrit
En juin 921 après J.-C., le calife de Bagdad envoya l’un de ses courtisans, Ahmed Ibn Fadlan, en ambassade auprès du roi des Bulgares. Ibn Fadlan resta absent trois ans sans toutefois réussir à accomplir sa mission : en route, il rencontra une troupe de Normands avec lesquels il eut de nombreuses aventures. »
Extrait de : M. Crichton. « Les mangeurs de morts. »
La proie par Michael Crichton
Fiche de La proie
Titre : La proie
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 2002
Traduction : P. Berthon
Editeur : Robert Laffont
Première page de La proie
« Il est minuit. La maison est plongée dans l’obscurité. Je ne sais pas comment tout cela va finir. Les enfants sont affreusement malades : ils n’arrêtent pas de vomir. J’entends les haut-le-cœur de mon fils et de ma fille, chacun dans une salle de bains. Je suis allé il y a quelques minutes voir ce qu’ils régurgitaient. Je m’inquiète pour la petite ; j’ai été obligé de la rendre malade, elle aussi : c’était le seul espoir.
Je crois que je ne suis pas atteint, du moins pour le moment. Mais j’aurai de la chance si je m’en sors : la plupart de ceux qui ont joué un rôle dans cette histoire sont déjà morts. Et comment être certain de quoi que ce soit ?
L’installation est détruite, mais peut-être était-il déjà trop tard.
J’attends Mae. Elle est partie au labo, à Palo Alto, il y a douze heures ; j’espère qu’elle a réussi. Qu’elle est parvenue à leur faire prendre conscience de la gravité de la situation. J’attendais des nouvelles : rien jusqu’à présent. »
Extrait de : M. Crichton. « La proie. »
L’homme terminal par Michael Crichton

Fiche de L’homme terminal
Titre : L’homme terminal
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1972
Traduction : M. Matignon
Editeur : Pocket
Première page de L’homme terminal
« Ils arrivèrent au service des urgences à midi et s’installèrent sur le banc, derrière les portes battantes qui donnaient sur le parking des ambulances. Ellis, le plus âgé, avait l’air nerveux, préoccupé et distant. Très détendu, le plus jeune, Morris, mangeait un bonbon. Il fourra la papillote chiffonnée dans la poche de sa blouse blanche.
De l’endroit où ils étaient assis, ils voyaient le soleil dont les rayons éclairaient le grand écriteau indiquant : Service des urgences, Défense de se garer, Réservé aux ambulances. Ils entendirent un bruit de sirène, au loin.
« Est-ce lui ? » demanda Ellis. Morris jeta un coup d’œil à sa montre. «J’en doute, il est trop tôt. »
Assis sur le banc, ils écoutaient la sirène qui se rapprochait. Ellis retira ses lunettes qu’il essuya avec sa cravate. L’une des infirmières, dont Morris ignorait le nom, vint à eux et leur demanda gaiement : « C’est vous le comité d’accueil ? »
Ellis la dévisagea. « Nous le ferons entrer directement, dit Morris. Avez-vous son dossier, ici ?
— Je crois que oui, docteur », fit l’infirmière, et elle partit, l’air agacé. »
Extrait de : M. Crichton. « L’Homme Terminal. »
Harcèlement par Michael Crichton

Fiche de Harcèlement
Titre : Harcèlement
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1993
Traduction : B. Gilles
Editeur : Pocket
Première page de Harcèlement
« En ce lundi 15 juin, Tom Sanders n’avait nullement l’intention d’arriver en retard au travail. Il avait dix minutes pour se raser et s’habiller s’il voulait prendre le ferry-boat de 7 h 50 et se trouver au bureau à 8 h 30. Avant la réunion avec les avocats de Conley-White, il avait encore quelques questions à régler avec Stephanie Kaplan. Une journée de travail éprouvante l’attendait, et le fax qu’il venait de recevoir de Malaisie ne faisait qu’assombrir l’horizon.
Sanders était chef de service chez Digital Communications Technology, à Seattle. Depuis une semaine, l’ambiance était survoltée au bureau, car Conley-White, un groupe de presse de New York, venait de se porter acquéreur de DigiCom. Cette fusion devait permettre à Conley d’acquérir une technologie d’importance vitale pour l’édition au cours du siècle à venir.
Mais les dernières nouvelles de Malaisie n’étaient pas bonnes, et Arthur avait eu raison de lui envoyer ce fax chez lui. Il allait avoir du mal à expliquer la situation aux gens de Conley-White parce qu’ils ne…
— Tom ? Où es-tu, Tom ?
Sa femme, Susan, l’appelait depuis la chambre. Il sortit la tête de sous le jet d’eau. »
Extrait de : M. Crichton. « Harcèlement. »