Auteur/autrice : CH91

 

Les dômes de feu par David Eddings

Fiche de Les dômes de feu

Titre : Les dômes de feu (Tome 1 sur 3 – Trilogie des périls)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1992
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Les dômes de feu

« Il apparut bientôt que l’Empire était confronté à un péril gravissime, d’une nature qu’il était incapable d’appréhender. Le Conseil impérial s’appuyait depuis longtemps sur l’armée atana pour ramener le calme lors des crises sociales et autres incidents inévitables dans un empire constitué d’une mosaïque de peuples placés sous la férule d’une autorité centrale très forte. Mais les troubles ne semblaient pas le fait de quelques têtes brûlées issues des campus universitaires et descendues dans les rues pour exprimer leur révolte et surtout se libérer de la tension consécutive aux examens de fin d’année. Ce genre de manifestations spontanées est relativement facile à réprimer et l’ordre est vite restauré, avec un minimum d’effusion de sang.

Cette fois, la situation était différente. D’abord les trublions n’avaient rien à voir avec des étudiants exaltés, et la paix sociale ne revint pas avec la rentrée universitaire. Les autorités auraient réussi à maintenir l’ordre si les émeutes n’avaient été que l’expression de la ferveur révolutionnaire habituelle. La seule présence des guerriers atans suffisait d’ordinaire à calmer les esprits les plus enthousiastes. Ensuite, les actes de vandalisme qui accompagnent souvent les désordres de ce genre paraissaient d’origine surnaturelle. »

Extrait de : D. Eddings. « La trilogie des Périls – Les dômes de feu. »

La rose de saphir par David Eddings

Fiche de La rose de saphir

Titre : La rose de saphir (Tome 3 sur 3 – Trilogie des joyaux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1991
Traduction : E.C.L. Meistermann
Editeur : Pocket

Première page de La rose de saphir

« À la suite de l’invasion de l’occident par les peuples élénophones des steppes de Darésie centrale, les Élènes émigrèrent progressivement vers l’ouest en provoquant le déplacement des populations clairsemées de Styriques qui habitaient le continent éosien. Les tribus qui s’installèrent en Zémoch arrivèrent les dernières. Elles étaient bien moins développées que leurs cousines de l’ouest, leur économie et leur organisation sociale étaient simplistes, leurs villes grossières en comparaison des cités en train d’apparaître dans les royaumes occidentaux. En outre, le climat de Zémoch était au mieux inhospitalier, et toute vie ne faisait qu’y subsister. L’Église n’avait guère trouvé qui pût retenir son attention en une région aussi pauvre et désagréable ; il en résultait que les chapelles rudimentaires de Zémoch avaient rapidement perdu leurs pasteurs et que leurs assemblées sans prétention étaient restées sans supervision. Aussi les Zémochs avaient-ils été obligés de porter dans d’autres directions leurs sentiments religieux. Comme les prêtres élènes de la contrée étaient rares pour faire respecter l’interdit de l’Église sur la sympathie avec les Styriques païens, la fraternisation était devenue chose courante. »

Extrait de : D. Eddings. « La trilogie des joyaux – La rose de saphir. »

Le chevalier de rubis par David Eddings

Fiche de Le chevalier de rubis

Titre : Le chevalier de rubis (Tome 2 sur 3 – Trilogie des joyaux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1990
Traduction : E.C.L. Meistermann
Editeur : Pocket

Première page de Le chevalier de rubis

« C’est au cours du XXVe siècle que les hordes d’Otha de Zémoch envahirent les royaumes élènes de l’Éosie occidentale et balayèrent tout devant elles, par le feu et par l’épée, dans leur marche vers l’ouest. Otha paraissait invincible, avant que ses forces soient bravées sur l’immense champ de bataille du lac Randéra par les armées alliées des chevaliers de l’Église. On raconte que cette bataille du centre du Lamorkand fit rage pendant des semaines avant que les envahisseurs zémochs soient repoussés au-delà de leurs propres frontières La victoire des Élènes était donc totale, mais une bonne moitié des chevaliers de l’Église gisait sur le terrain et les armées des rois élènes chiffraient leurs morts par dizaines de milliers. Quand les survivants victorieux mais épuisés rentrèrent chez eux, ils durent affronter un ennemi plus féroce encore : la famine, qui s’avère l’un des résultats habituels de la guerre. »

Extrait de : D. Eddings. « La trilogie des Joyaux – Le chevalier de rubis. »

Le trône de diamant par David Eddings

Fiche de Le trône de diamant

Titre : Le trône de diamant (Tome 1 sur 3 – Trilogie des joyaux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1989
Traduction : E.C.L. Meistermann
Editeur : Pocket

Première page de Le trône de diamant

« C’était à l’aube des âges, longtemps avant que les ancêtres du Styricum, pesants, vêtus de fourrures et armés de massues, quittent les montagnes et les forêts de Zémoch pour les plaines d’Éosie centrale. Il y avait là, dans une caverne profonde sous les neiges éternelles de Thalésie septentrionale, un Troll nain et déformé nommé Ghwerig, vivant en paria de par sa laideur et sa cupidité irrésistible ; il travaillait seul dans les abîmes de la terre, cherchant de l’or et des pierres précieuses à ajouter à son trésor. Un jour vint où il découvrit une galerie profonde et vit à la lueur de sa torche une gemme d’un bleu foncé plus grande que son poing, encastrée dans la paroi. Tremblant de tous ses membres noueux et tordus, il s’accroupit et fixa l’énorme joyau avec un désir ardent, conscient d’avoir trouvé plus en un instant qu’il n’avait amassé par des siècles d’efforts. Il se mit à découper très prudemment la pierre environnante, éclat par éclat, afin d’enlever la gemme précieuse du lieu où elle reposait depuis le commencement des temps. »

Extrait de : D. Eddings. « Le trône de diamant – La trilogie des Joyaux. »

Voyages fantastiques par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Voyages fantastiques

Titre : Voyages fantastiques
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 2026
Traduction : P. Gindre, S. Lamblin, J. Michaud
Editeur : Les Singuliers

Sommaire de Voyages fantastiques

  • Rêve et réalité
  • De quelques empreintes hollandaises en Nouvelle-Angleterre
  • Aperçus européens
  • L’art d’écrire selon Lovecraft
  • Epouvante et surnaturel en littérature

Épouvante et surnaturel en littérature par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Épouvante et surnaturel en littérature

Titre : Épouvante et surnaturel en littérature
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1969
Traduction : J. Bergier, F. Truchaud
Editeur : Christian Bourgeois Éditeur

Première page de Épouvante et surnaturel en littérature

« L’émotion la plus ancienne et la plus forte chez l’homme est la peur, et la peur la plus ancienne et la plus forte est la peur de l’inconnu. Ce fait a été reconnu par tous les psychologues et autorise à placer dorénavant la littérature fantastique et d’horreur aux côtés des autres genres littéraires, dits « nobles ». La littérature fantastique est souvent en butte aux attaques d’un matérialisme sophistiqué, qui se cantonne dans les émotions communément ressenties et dans les événements extérieurs, et aussi aux critiques d’un idéalisme naïf et insipide qui implore des raisons esthétiques et réclame une littérature didactique qui « élèverait » le lecteur vers un optimisme affecté. En dépit de toutes ces attaques, le conte fantastique a survécu, s’est développé et a atteint un degré de perfection remarquable, fondé sur un principe profond et élémentaire, dont l’appel, sinon universel, s’exerce d’une manière impérieuse et permanente sur les esprits possédant une sensibilité indispensable. »

Extrait de : H.P. Lovecraft. « Epouvante et surnaturel en littérature. »

La couleur tombée du ciel par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de La couleur tombée du ciel

Titre : La couleur tombée du ciel
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1954
Traduction : J. Papy
Editeur : Denoël

Sommaire de La couleur tombée du ciel

  • La couleur tombée du ciel
  • L’abomination de Dunwich
  • Le cauchemar d’Innsmouth
  • Celui qui chuchotait dans les ténèbres

Première page de La couleur tombée du ciel

« À l’ouest d’Arkham s’érigent des collines farouches, séparées par des vallées plantées de bois profonds dans lesquels nulle hache n’a jamais pratiqué de trouée. On y trouve des gorges étroites et sombres où les arbres s’inclinent étrangement, où filtrent de minces ruisselets qui ne connaissent pas la lumière du soleil. Sur les pentes les moins abruptes se dressent de vieilles fermes dont les chaumières trapues, tapissées de mousse, méditent éternellement sur les antiques secrets de la Nouvelle Angleterre, à l’abri des grandes corniches rocheuses ; toutes sont vides aujourd’hui : les larges cheminées s’effritent peu à peu, et les parois recouvertes de bardeaux bombent dangereusement sous les toits en croupe.
Les anciens occupants s’en sont allés, et les étrangers n’aiment pas vivre en ce lieu. Des Canadiens français, des Italiens, des Polonais, ont essayé de s’y installer mais n’ont pas tardé à partir. Ce qui les a chassés, ce n’est rien qu’ils aient pu voir, entendre ou toucher, c’est ce qu’ils ont pu imaginer. Le pays est funeste à l’imagination, et il n’apporte point de rêves reposants. »

Extrait de : H.P Lovecraft. « La couleur tombée du ciel. »

La folie des dieux par David et Leigh Eddings

Fiche de La folie des dieux

Titre : La folie des dieux (Tome 4 sur 4 – Tétralogie des rêveurs)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2006
Traduction : J.C Mallé
Editeur : Pocket

Première page de La folie des dieux

« Tous les serviteurs du Vlagh furent durement touchés par sa fureur après que le « feu bleu » eut consumé tant de vaillants guerriers.

Pour les enfants du Vlagh, il est normal de mourir au combat quand c’est nécessaire, car leur destinée est d’obéir et de servir. Mais de trop nombreuses pertes affaiblissent la conscience collective qui nous guide tous. Et lorsqu’elle est moins forte, les adorateurs qui se consacrent à la gloire de notre maître adoré perdent un peu de la puissance dont ils ont besoin.

Les serviteurs les plus âgés racontent que le Vlagh s’est longtemps satisfait de vivre dans le nid qui nous abritait tous. Mais un jour, dans un lointain passé, le climat changea et il y eut de moins en moins de nourriture pour assurer notre subsistance. Très inquiet, le Vlagh chargea ceux que nous appelons les « chercheurs » d’explorer le reste du monde. À leur retour, ils annoncèrent que la nourriture abondait dans les montagnes qui entouraient notre terre natale. »

Extrait de : D.L Eddings. « La folie des Dieux – Tétralogie des rêveurs. »

Les gorges de cristal par David et Leigh Eddings

Fiche de Les gorges de cristal

Titre : Les gorges de cristal (Tome 3 sur 4 – Tétralogie des rêveurs)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2005
Traduction : J.C Mallé
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les gorges de cristal

« En vérité, nous vivions des temps terribles et un cruel désespoir nous accablait ! Car après nos malheurs, au pays du soleil couchant, notre tentative de migrer vers la terre des longs étés avait également tourne à la catastrophe. Dans cette région, les humains s’étaient révélés plus cruels encore que les précédents, et notre Vlagh adoré criait de douleur tandis que nous l’éloignions des eaux déferlantes qui, chaque jour, menaçaient un peu plus de nous submerger.

Après la lumière brûlante qui avait jailli des montagnes pour nous carboniser – une ignoble manœuvre des humains du pays du soleil couchant –, leurs misérables frères des longs étés osèrent déchaîner contre nous la fureur de l’élément liquide. Et nos pertes, lors de ce deuxième assaut, furent plus lourdes encore qu’à l’issue du premier.

Entendez gémir et pleurer la conscience collective dont nous sommes tous une humble composante !

Oui, écoutez ses sanglots ! »

Extrait de : D.L Eddings. « Les Gorges de cristal – Tétralogie des rêveurs. »

La dame d’atout par David et Leigh Eddings

Fiche de La dame d’atout

Titre : La dame d’atout (Tome 2 sur 4 – Tétralogie des rêveurs)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2004
Traduction : J.C Mallé
Editeur : Pocket

Première page de La dame d’atout

« L’annonce du triomphe de nos guerriers-serviteurs se faisant toujours attendre, l’incertitude régnait dans le nid du Vlagh. Qu’était-il advenu des combattants partis vers le pays du soleil couchant, un territoire bordé par la plus vaste étendue d’eau qui fût ?
Au début, alors que nos frères avançaient dans les entrailles de la terre, le long de galeries obscures, tout se passa à merveille. Invincibles, ils déferlaient sur leur objectif et tuaient sans pitié les humains qui osaient se dresser sur leur chemin. En ces heures glorieuses, le cœur de notre Vlagh bien-aimé débordait de félicité.
Une fois le pays du soleil couchant annexé, la nourriture ne nous manquera plus, et celui à qui nous devons la vie engendrera une progéniture plus nombreuse que les grains de sable dans le désert. Alors, avec chaque couvée, la conscience collective qui nous unit tous deviendra plus forte et plus complexe. »

Extrait de : D.L Eddings. « La Dame d’atout – Tétralogie des rêveurs. »