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Lovecraft & Whitehead – L’intégrale des collaborations par Howard Phillips Lovecraft et Henry S. Whitehead

Fiche de Lovecraft & Whitehead – L’intégrale des collaborations
Titre : Lovecraft & Whitehead – L’intégrale des collaborations
Auteur : Howard Phillips Lovecraft et Henry S. Whitehead
Date de publication :
Traduction : Mais-Encore.fr
Editeur : Mais-Encore.fr
L’intégrales des collaborations — H. P. Lovecraft & H. S. Whitehead
Recueil de nouvelles entre Lovecraft & Whitehead qui donna deux excellentes nouvelles.
Traduction française : Mais-Encore.fr
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Sommaire de Lovecraft & Whitehead – L’intégrale des collaborations :
- Le piège
- Bothon
Première page de Le piège
« C’est un jeudi matin de décembre que toute cette affaire a commencé, avec ce mouvement inexplicable que j’ai cru apercevoir dans mon antique miroir de Copenhague. Quelque chose, m’a-t-il semblé, remuait — quelque chose se reflétait dans la glace, alors que j’étais seul dans mes appartements. Je me suis arrêté et j’ai regardé attentivement puis, décidant que l’effet devait être une pure illusion, j’ai repris le brossage interrompu de mes cheveux.
J’avais découvert le vieux miroir, couvert de poussière et de toiles d’araignée, dans une dépendance d’une demeure abandonnée du quartier du Northside, à Santa Cruz, alors peu peuplé, et je l’avais rapporté aux États-Unis depuis les îles Vierges. Cette vénérable glace avait été ternie par plus de deux cents ans d’exposition à un climat tropical, et l’ornementation gracieuse qui courait au sommet du cadre doré avait été gravement brisée. J’avais fait remettre en place les morceaux détachés avant de le ranger avec mes autres biens. »
Extrait de : H. P. Lovecraft & H. S. Whitehead. « L’intégrale des Collaborations. »
La maison de la sorcière par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de La maison de la sorcière
Titre : La maison de la sorcière
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1933
Traduction : Y. Sougey-Fils
Editeur : Editions des tourments
Première page de La maison de la sorcière

Dans quel ordre lire Lovecraft ? Guide complet pour découvrir le maître de l’horreur cosmique
Lire H. P. Lovecraft peut sembler intimidant au premier abord.
Contrairement à des auteurs comme Tolkien ou Asimov, il n’a jamais écrit de grande saga organisée en plusieurs volumes. Son œuvre est composée de dizaines de nouvelles, récits courts et novellas publiés dans différents magazines au cours des années 1920 et 1930.
Faut-il les lire dans l’ordre de publication ? Existe-t-il une chronologie ? Par quels textes commencer ?
Voici l’ordre de lecture que nous recommandons pour découvrir progressivement l’univers de Lovecraft.
Pourquoi ne faut-il pas lire Lovecraft dans l’ordre de publication ?
Les premiers textes de Lovecraft sont souvent maladroits et ne reflètent pas encore pleinement son talent.
Un lecteur qui débuterait par ses œuvres de jeunesse risquerait de passer à côté de ce qui fait sa réputation : l’horreur cosmique.
L’idéal est donc de commencer par ses récits les plus accessibles avant d’explorer les textes plus complexes.
Étape 1 : découvrir l’ambiance lovecraftienne
Ces nouvelles permettent de comprendre immédiatement ce qui rend Lovecraft unique.
L’Appel de Cthulhu
Probablement son texte le plus célèbre.
On y découvre l’existence d’anciennes entités cosmiques dont l’humanité ignore tout.
Pourquoi commencer par lui ?
- récit relativement court
- introduction parfaite au mythe de Cthulhu
- atmosphère de mystère et de terreur
La Couleur tombée du ciel
Souvent considéré comme l’un des meilleurs textes de Lovecraft.
Une étrange météorite s’écrase dans une ferme isolée et provoque des phénomènes inexplicables.
Pourquoi le lire tôt ?
- très accessible
- horreur progressive
- excellente démonstration du style de Lovecraft
Le Festival
Une courte nouvelle qui introduit plusieurs thèmes récurrents :
- cultes secrets
- traditions anciennes
- peur de l’inconnu
Étape 2 : explorer les grands classiques
Une fois familiarisé avec son univers, il est temps de découvrir ses œuvres majeures.
L’Abomination de Dunwich
L’un des piliers du mythe de Cthulhu.
On y retrouve :
- une famille inquiétante
- des rituels occultes
- des créatures venues d’ailleurs
Celui qui chuchotait dans les ténèbres
Une excellente combinaison entre science-fiction et horreur.
Le Cauchemar d’Innsmouth
Probablement le récit le plus populaire après L’Appel de Cthulhu.
Une ville côtière isolée cache un terrible secret.
Pour beaucoup de lecteurs, c’est le chef-d’œuvre de Lovecraft.
Étape 3 : les récits les plus ambitieux
Voici les textes qui développent pleinement son univers cosmique.
Les Montagnes hallucinées
Une expédition en Antarctique découvre les vestiges d’une civilisation oubliée.
C’est l’une des œuvres les plus importantes de Lovecraft.
Dans l’abîme du temps
Un récit fascinant sur la mémoire, le temps et les civilisations extraterrestres.
La Maison de la sorcière
Une histoire étrange mêlant mathématiques, dimensions parallèles et sorcellerie.
Étape 4 : les textes du Cycle du Rêve
Moins connus, ces récits montrent une autre facette de Lovecraft.
Ici, l’horreur laisse souvent place à l’étrange et au merveilleux.
La Quête onirique de Kadath l’inconnue
Le plus célèbre des récits du Cycle du Rêve.
On y retrouve :
- des cités fantastiques
- des dieux mystérieux
- des créatures étranges
Ce livre est généralement conseillé après avoir lu plusieurs autres œuvres de Lovecraft.
Existe-t-il un ordre chronologique du Mythe de Cthulhu ?
Pas vraiment.
Contrairement à une saga classique, les récits de Lovecraft sont largement indépendants.
Ils partagent :
- des lieux
- des livres maudits
- des créatures cosmiques
- des références communes
Mais chaque nouvelle peut généralement être lue séparément.
Ordre de lecture recommandé en résumé
Si vous souhaitez découvrir Lovecraft dans les meilleures conditions :
- L’Appel de Cthulhu
- La Couleur tombée du ciel
- Le Festival
- L’Abomination de Dunwich
- Celui qui chuchotait dans les ténèbres
- Le Cauchemar d’Innsmouth
- Les Montagnes hallucinées
- Dans l’abîme du temps
- La Maison de la sorcière
- La Quête onirique de Kadath l’inconnue
Faut-il tout lire de Lovecraft ?
Non.
Une dizaine de textes suffit pour découvrir l’essentiel de son œuvre.
En revanche, si vous appréciez son univers, vous pourrez ensuite explorer :
- ses récits de jeunesse
- ses collaborations
- les nombreux auteurs qui ont prolongé le Mythe de Cthulhu après sa mort
Conclusion
L’œuvre de H. P. Lovecraft ne se découvre pas comme une saga traditionnelle.
Le meilleur moyen d’entrer dans son univers consiste à commencer par ses récits les plus célèbres avant d’explorer progressivement les textes plus ambitieux.
De L’Appel de Cthulhu aux Montagnes hallucinées, chaque lecture révèle un peu plus cette vision unique d’un univers immense, ancien et totalement indifférent à l’humanité.
H. P. L. (1890-1991) par Roland C. Wagner

Fiche de H. P. L. (1890-1991)
Titre : H. P. L. (1890-1991)
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1995
Editeur : ActuSF
Première page de H. P. L. (1890-1991)
« Howard Philips Lovecraft vient de mourir à l’âge de cent un ans. Il était l’un des plus grands écrivains de Science-Fiction – mais aussi le plus méconnu parmi les grands, peut-être parce qu’il conserva toute sa vie une image d’auteur de textes d’horreur peu compatible avec le statut de géant de la SF. Il sut pourtant se hisser parfois au niveau d’un Heinlein ou d’un Sturgeon, et il est difficile d’imaginer ce qu’aurait été l’évolution du genre sans sa présence, occulte mais incontournable.
*
Lovecraft naquit le 20 août 1890 à Providence, une ville de Rhode Island. Son père, Winfield Scott Lovecraft, mourut en 1898 – et sa mère, Sarah Philips, qui souffrait de troubles mentaux, en 1921. Il passa son enfance dans la maison de son grand-père maternel, que sa mère et lui durent quitter en 1904, à la mort de celui-ci. Enfant solitaire, il se prit très tôt de passion pour les livres. Son premier “proto-fanzine” date de 1899. »
Extrait de : R.C Wagner. « H.P.L. (1890-1991). »
Voyages fantastiques par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Voyages fantastiques
Titre : Voyages fantastiques
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 2026
Traduction : P. Gindre, S. Lamblin, J. Michaud
Editeur : Les Singuliers
Sommaire de Voyages fantastiques
- Rêve et réalité
- De quelques empreintes hollandaises en Nouvelle-Angleterre
- Aperçus européens
- L’art d’écrire selon Lovecraft
- Epouvante et surnaturel en littérature
Épouvante et surnaturel en littérature par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Épouvante et surnaturel en littérature
Titre : Épouvante et surnaturel en littérature
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1969
Traduction : J. Bergier, F. Truchaud
Editeur : Christian Bourgeois Éditeur
Première page de Épouvante et surnaturel en littérature
« L’émotion la plus ancienne et la plus forte chez l’homme est la peur, et la peur la plus ancienne et la plus forte est la peur de l’inconnu. Ce fait a été reconnu par tous les psychologues et autorise à placer dorénavant la littérature fantastique et d’horreur aux côtés des autres genres littéraires, dits « nobles ». La littérature fantastique est souvent en butte aux attaques d’un matérialisme sophistiqué, qui se cantonne dans les émotions communément ressenties et dans les événements extérieurs, et aussi aux critiques d’un idéalisme naïf et insipide qui implore des raisons esthétiques et réclame une littérature didactique qui « élèverait » le lecteur vers un optimisme affecté. En dépit de toutes ces attaques, le conte fantastique a survécu, s’est développé et a atteint un degré de perfection remarquable, fondé sur un principe profond et élémentaire, dont l’appel, sinon universel, s’exerce d’une manière impérieuse et permanente sur les esprits possédant une sensibilité indispensable. »
Extrait de : H.P. Lovecraft. « Epouvante et surnaturel en littérature. »
La couleur tombée du ciel par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de La couleur tombée du ciel
Titre : La couleur tombée du ciel
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1954
Traduction : J. Papy
Editeur : Denoël
Sommaire de La couleur tombée du ciel
- La couleur tombée du ciel
- L’abomination de Dunwich
- Le cauchemar d’Innsmouth
- Celui qui chuchotait dans les ténèbres
Première page de La couleur tombée du ciel
« À l’ouest d’Arkham s’érigent des collines farouches, séparées par des vallées plantées de bois profonds dans lesquels nulle hache n’a jamais pratiqué de trouée. On y trouve des gorges étroites et sombres où les arbres s’inclinent étrangement, où filtrent de minces ruisselets qui ne connaissent pas la lumière du soleil. Sur les pentes les moins abruptes se dressent de vieilles fermes dont les chaumières trapues, tapissées de mousse, méditent éternellement sur les antiques secrets de la Nouvelle Angleterre, à l’abri des grandes corniches rocheuses ; toutes sont vides aujourd’hui : les larges cheminées s’effritent peu à peu, et les parois recouvertes de bardeaux bombent dangereusement sous les toits en croupe.
Les anciens occupants s’en sont allés, et les étrangers n’aiment pas vivre en ce lieu. Des Canadiens français, des Italiens, des Polonais, ont essayé de s’y installer mais n’ont pas tardé à partir. Ce qui les a chassés, ce n’est rien qu’ils aient pu voir, entendre ou toucher, c’est ce qu’ils ont pu imaginer. Le pays est funeste à l’imagination, et il n’apporte point de rêves reposants. »
Extrait de : H.P Lovecraft. « La couleur tombée du ciel. »
L’appel de Cthulhu – Howard Phillips Lovecraft

Fiche de L’appel de Cthulhu
Titre : L’appel de Cthulhu
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1932
Traduction : M. Le Dain
Editeur : Bragelonne
Première page de L’appel de Cthulhu
« I. L’abomination d’argile
La chose la plus miséricordieuse en ce bas monde est bien, je crois, l’incapacité de l’esprit humain à mettre en relation tout ce qu’il contient. Nous habitons un paisible îlot d’ignorance cerné par de noirs océans d’infini, sur lesquels nous ne sommes pas appelés à voguer bien loin. Les sciences, chacune creusant laborieusement son propre sillon, nous ont jusqu’à présent épargnés ; mais un jour viendra où la conjonction de tout ce savoir disparate nous ouvrira des perspectives si terrifiantes sur la réalité et sur l’épouvantable place que nous y occupons que nous ne pourrons que sombrer dans la folie devant cette révélation, ou bien fuir la lumière pour nous réfugier dans la paix et la sécurité d’un nouvel âge de ténèbres.
Les théosophes ont pressenti l’envergure grandiose et terrifiante du cycle cosmique au sein duquel notre monde et notre espèce ne sont rien de plus que d’éphémères incidents. Ils ont évoqué d’étranges rémanences en des termes qui nous glaceraient le sang s’ils n’étaient dissimulés par le voile terne de leur optimisme. »
Extrait de : H. P. Lovecraft. « L’Appel de Cthulhu. »
