Catégorie : Livres

 

Voyages fantastiques par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Voyages fantastiques

Titre : Voyages fantastiques
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 2026
Traduction : P. Gindre, S. Lamblin, J. Michaud
Editeur : Les Singuliers

Sommaire de Voyages fantastiques

  • Rêve et réalité
  • De quelques empreintes hollandaises en Nouvelle-Angleterre
  • Aperçus européens
  • L’art d’écrire selon Lovecraft
  • Epouvante et surnaturel en littérature

Épouvante et surnaturel en littérature par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Épouvante et surnaturel en littérature

Titre : Épouvante et surnaturel en littérature
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1969
Traduction : J. Bergier, F. Truchaud
Editeur : Christian Bourgeois Éditeur

Première page de Épouvante et surnaturel en littérature

« L’émotion la plus ancienne et la plus forte chez l’homme est la peur, et la peur la plus ancienne et la plus forte est la peur de l’inconnu. Ce fait a été reconnu par tous les psychologues et autorise à placer dorénavant la littérature fantastique et d’horreur aux côtés des autres genres littéraires, dits « nobles ». La littérature fantastique est souvent en butte aux attaques d’un matérialisme sophistiqué, qui se cantonne dans les émotions communément ressenties et dans les événements extérieurs, et aussi aux critiques d’un idéalisme naïf et insipide qui implore des raisons esthétiques et réclame une littérature didactique qui « élèverait » le lecteur vers un optimisme affecté. En dépit de toutes ces attaques, le conte fantastique a survécu, s’est développé et a atteint un degré de perfection remarquable, fondé sur un principe profond et élémentaire, dont l’appel, sinon universel, s’exerce d’une manière impérieuse et permanente sur les esprits possédant une sensibilité indispensable. »

Extrait de : H.P. Lovecraft. « Epouvante et surnaturel en littérature. »

La couleur tombée du ciel par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de La couleur tombée du ciel

Titre : La couleur tombée du ciel
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1954
Traduction : J. Papy
Editeur : Denoël

Sommaire de La couleur tombée du ciel

  • La couleur tombée du ciel
  • L’abomination de Dunwich
  • Le cauchemar d’Innsmouth
  • Celui qui chuchotait dans les ténèbres

Première page de La couleur tombée du ciel

« À l’ouest d’Arkham s’érigent des collines farouches, séparées par des vallées plantées de bois profonds dans lesquels nulle hache n’a jamais pratiqué de trouée. On y trouve des gorges étroites et sombres où les arbres s’inclinent étrangement, où filtrent de minces ruisselets qui ne connaissent pas la lumière du soleil. Sur les pentes les moins abruptes se dressent de vieilles fermes dont les chaumières trapues, tapissées de mousse, méditent éternellement sur les antiques secrets de la Nouvelle Angleterre, à l’abri des grandes corniches rocheuses ; toutes sont vides aujourd’hui : les larges cheminées s’effritent peu à peu, et les parois recouvertes de bardeaux bombent dangereusement sous les toits en croupe.
Les anciens occupants s’en sont allés, et les étrangers n’aiment pas vivre en ce lieu. Des Canadiens français, des Italiens, des Polonais, ont essayé de s’y installer mais n’ont pas tardé à partir. Ce qui les a chassés, ce n’est rien qu’ils aient pu voir, entendre ou toucher, c’est ce qu’ils ont pu imaginer. Le pays est funeste à l’imagination, et il n’apporte point de rêves reposants. »

Extrait de : H.P Lovecraft. « La couleur tombée du ciel. »

La folie des dieux par David et Leigh Eddings

Fiche de La folie des dieux

Titre : La folie des dieux (Tome 4 sur 4 – Tétralogie des rêveurs)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2006
Traduction : J.C Mallé
Editeur : Pocket

Première page de La folie des dieux

« Tous les serviteurs du Vlagh furent durement touchés par sa fureur après que le « feu bleu » eut consumé tant de vaillants guerriers.

Pour les enfants du Vlagh, il est normal de mourir au combat quand c’est nécessaire, car leur destinée est d’obéir et de servir. Mais de trop nombreuses pertes affaiblissent la conscience collective qui nous guide tous. Et lorsqu’elle est moins forte, les adorateurs qui se consacrent à la gloire de notre maître adoré perdent un peu de la puissance dont ils ont besoin.

Les serviteurs les plus âgés racontent que le Vlagh s’est longtemps satisfait de vivre dans le nid qui nous abritait tous. Mais un jour, dans un lointain passé, le climat changea et il y eut de moins en moins de nourriture pour assurer notre subsistance. Très inquiet, le Vlagh chargea ceux que nous appelons les « chercheurs » d’explorer le reste du monde. À leur retour, ils annoncèrent que la nourriture abondait dans les montagnes qui entouraient notre terre natale. »

Extrait de : D.L Eddings. « La folie des Dieux – Tétralogie des rêveurs. »

Les gorges de cristal par David et Leigh Eddings

Fiche de Les gorges de cristal

Titre : Les gorges de cristal (Tome 3 sur 4 – Tétralogie des rêveurs)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2005
Traduction : J.C Mallé
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les gorges de cristal

« En vérité, nous vivions des temps terribles et un cruel désespoir nous accablait ! Car après nos malheurs, au pays du soleil couchant, notre tentative de migrer vers la terre des longs étés avait également tourne à la catastrophe. Dans cette région, les humains s’étaient révélés plus cruels encore que les précédents, et notre Vlagh adoré criait de douleur tandis que nous l’éloignions des eaux déferlantes qui, chaque jour, menaçaient un peu plus de nous submerger.

Après la lumière brûlante qui avait jailli des montagnes pour nous carboniser – une ignoble manœuvre des humains du pays du soleil couchant –, leurs misérables frères des longs étés osèrent déchaîner contre nous la fureur de l’élément liquide. Et nos pertes, lors de ce deuxième assaut, furent plus lourdes encore qu’à l’issue du premier.

Entendez gémir et pleurer la conscience collective dont nous sommes tous une humble composante !

Oui, écoutez ses sanglots ! »

Extrait de : D.L Eddings. « Les Gorges de cristal – Tétralogie des rêveurs. »

La dame d’atout par David et Leigh Eddings

Fiche de La dame d’atout

Titre : La dame d’atout (Tome 2 sur 4 – Tétralogie des rêveurs)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2004
Traduction : J.C Mallé
Editeur : Pocket

Première page de La dame d’atout

« L’annonce du triomphe de nos guerriers-serviteurs se faisant toujours attendre, l’incertitude régnait dans le nid du Vlagh. Qu’était-il advenu des combattants partis vers le pays du soleil couchant, un territoire bordé par la plus vaste étendue d’eau qui fût ?
Au début, alors que nos frères avançaient dans les entrailles de la terre, le long de galeries obscures, tout se passa à merveille. Invincibles, ils déferlaient sur leur objectif et tuaient sans pitié les humains qui osaient se dresser sur leur chemin. En ces heures glorieuses, le cœur de notre Vlagh bien-aimé débordait de félicité.
Une fois le pays du soleil couchant annexé, la nourriture ne nous manquera plus, et celui à qui nous devons la vie engendrera une progéniture plus nombreuse que les grains de sable dans le désert. Alors, avec chaque couvée, la conscience collective qui nous unit tous deviendra plus forte et plus complexe. »

Extrait de : D.L Eddings. « La Dame d’atout – Tétralogie des rêveurs. »

Le réveil des anciens dieux par David et Leigh Eddings

Fiche de Le réveil des anciens dieux

Titre : Le réveil des anciens dieux (Tome 1 sur 4 – Tétralogie des rêveurs)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2003
Traduction : J.C Mallé
Editeur : Pocket

Première page de Le réveil des anciens dieux

« Selon les légendes – parfois fantaisistes – de la région, le Pays de Dhrall occupe sa position géographique actuelle depuis le début des temps. Notre Père le Sol étant instable par nature, les autres continents dérivent dans les vastes étendues de Notre Mère l’Eau, éternellement à la recherche d’un endroit où jeter l’ancre. Mais le Pays de Dhrall, est-il écrit, fut planté là où il est par la volonté des dieux de Dhrall, et il en sera ainsi jusqu’à la fin du monde.

Cela établi, savoir d’où vient ce monde – et pourquoi il en est venu – reste au-delà de la compréhension humaine. En l’absence d’informations plus précises, il convient, là encore, de s’en tenir aux légendes de Dhrall. À les en croire, cet exploit fut accompli par de très anciens dieux. Une tâche si écrasante que ces divinités, aussi immortelles et omnipotentes soient-elles, furent épuisées avant d’en avoir terminé.

En ces temps, des dieux beaucoup plus jeunes arpentaient le monde. Pleins de compassion pour leurs aînés, ils leur proposèrent de se reposer pendant qu’ils porteraient sur leurs épaules le fardeau de la création. Ayant trimé au point d’être à un souffle de disparaître dans le néant, les anciens dieux acceptèrent avec gratitude. Puis ils s’endormirent, laissant les rênes de l’univers entre les mains de leurs jeunes collègues. »

Extrait de : D.L Eddings. « Le réveil des anciens dieux – Tétralogie des rêveurs. »

Les trois grimoires par David et Leigh Eddings

Fiche de Les trois grimoires

Titre : Les trois grimoires (Tome 2 sur 2 – La rédemption d’Althalus)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2000
Traduction : I. Troin
Editeur : Pocket

Première page de Les trois grimoires

« — Non ! cria Andine.

Elle courut vers son amoureux, se laissa tomber à genoux et le serra contre elle.

— Éloigne-la de lui, Althalus ! dit la voix de Dweia dans la tête du voleur. Elle ne fera qu’aggraver les choses.

— Il est toujours vivant ? demanda Althalus.

— Évidemment ! Allez, bouge-toi !

Althalus écarta la jeune fille hystérique d’Éliar.

— Arrête ça, Andine, lui dit-il en se forçant au calme. Il n’est pas mort, mais gravement blessé, alors ne le secoue pas comme ça.

— Laisse-moi la place, Althalus, ordonna Dweia. Je dois parler à Leitha. (Il la sentit le bousculer mentalement.) Leitha, dit-elle à voix haute, c’est moi. Je veux que tu fasses exactement ce que je te dirai.

— Un piège ! J’aurais dû me douter que c’était trop facile !

— Nous n’avons pas le temps de pleurnicher. J’ai besoin de connaître la gravité de la blessure d’Éliar.

— J’ai échoué, Dweia ! Tout ce qui entourait cette caverne était une embuscade, et je me suis jetée dedans tête la première. »

Extrait de : D.L Eddings. « Les trois grimoires – La rédemption d’Althalus. »

Les yeux d’émeraude par David et Leigh Eddings

Fiche de Les yeux d’émeraude

Titre : Les yeux d’émeraude (Tome 1 sur 2 – La rédemption d’Althalus)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2000
Traduction : I. Troin
Editeur : Pocket

Première page de Les yeux d’émeraude

« À la décharge d’Althalus, notons qu’il était dans une situation financière précaire et dans un état d’ébriété avancé quand il accepta de se charger du vol du Grimoire. Sobre et en possession d’une bourse dont il n’aurait pas vu le fond, il aurait posé davantage de questions au sujet de la Maison au Bout du Monde, et exigé d’en savoir plus sur le propriétaire du Grimoire.

Ce serait pure folie que de vouloir dissimuler la véritable nature d’Althalus, car ses défauts sont du bois dont on fait les légendes. Comme chacun le sait, c’est un voleur, un menteur, à l’occasion un assassin, un vantard de première et, plus généralement, un homme dépourvu d’honneur. Ajoutons que c’est un ivrogne, un glouton et un client assidu des dames de petite vertu…

À sa façon, ce mécréant est assez charmeur, malin et très amusant. Dans certains cercles, on chuchote que s’il le voulait, Althalus pourrait faire pouffer les arbres et éclater de rire les montagnes.

Mais ses doigts agiles sont encore plus déliés que sa langue, et l’homme prudent gardera toujours une main sur sa bourse pendant qu’il rit de ses plaisanteries. »

Extrait de : D.L Eddings. « Les yeux d’émeraude – La rédemption d’Althalus. »

Réjouissez-vous par Steven Erikson

Fiche de Réjouissez-vous

Titre : Réjouissez-vous
Auteur : Steven Erikson
Traduction : P. Couton
Date de parution : 2018
Editeur : L’Atalante

Première page de Réjouissez-vous

« L’espace était en effervescence. Au sein du semis d’astéroïdes en orbite entre Mars et Jupiter, de petits objets naquirent d’un coup, comme un nuage de moucherons jaillissant d’une mare invisible. Effectivement petits – ils ne dépassaient pas le volume d’un SUV ordinaire –, ces nuages de machines se mirent peu à peu à proliférer. Les essaims se comptèrent bientôt par centaines et les objets par dizaines de milliers.

Les nuages, qu’éclairait chichement le pâle reflet du soleil lointain, se dispersèrent depuis leur point d’origine. À des vitesses hallucinantes, ils s’égaillèrent parmi les astéroïdes. Certains filèrent hors de l’espace passablement encombré de la ceinture d’astéroïdes et de son champ de débris. D’autres foncèrent vers Mars.

Dans les heures et les jours qui suivirent, les nuages de machines parmi les astéroïdes se déposèrent sur de gros cailloux judicieusement choisis, certains riches en métaux, d’autres assez semblables à des comètes, alourdis d’eau gelée, de méthane, d’ammoniaque et d’une enveloppe charbonneuse de poussière spatiale. Sur chacun de ces astéroïdes, les objets s’agglutinèrent exclusivement d’un seul côté. Ils projetèrent des filaments, se relièrent les uns aux autres et s’installèrent. Une douzaine d’autres nuages convergèrent vers le plus gros astéroïde des environs immédiats. »

Extrait de : S. Erikson. « Réjouissez-vous. »