Catégorie : Livres
Le parfum de la dame en noir par Gaston Leroux

Fiche de Le parfum de la dame en noir
Titre : Le parfum de la dame en noir (Tome 2 sur 8 – Rouletabille)
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1908
Editeur : BNF
Première page de Le parfum de la dame en noir
« Le mariage de M. Robert Darzac et de Mlle Mathilde Stangerson eut lieu à Paris, à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, le 6 avril 1895, dans la plus stricte intimité. Un peu plus de deux années s’étaient donc écoulées depuis les évènements que j’ai rapportés dans un précédent ouvrage, évènements si sensationnels qu’il n’est point téméraire d’affirmer ici qu’un aussi court laps de temps n’avait pu faire oublier le fameux Mystère de la Chambre Jaune… Celui-ci était encore si bien présent à tous les esprits que la petite église eût été certainement envahie par une foule avide de contempler les héros d’un drame qui avait passionné le monde, si la cérémonie nuptiale n’avait été tenue tout à fait secrète, ce qui avait été assez facile dans cette paroisse éloignée du quartier des écoles. Seuls, quelques amis de M. Darzac et du professeur Stangerson, sur la discrétion desquels on pouvait compter, avaient été invités. J’étais du nombre ; j’arrivai de bonne heure à l’église, et mon premier soin, naturellement, fut d’y chercher Joseph Rouletabille. »
Extrait de : G. Leroux. « Le Parfum de la dame en noir – Rouletabille. »
Le mystère de la chambre jaune par Gaston Leroux

Fiche de Le mystère de la chambre jaune
Titre : Le mystère de la chambre jaune (Tome 1 sur 8 – Rouletabille)
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1932
Editeur : BNF
Première page de Le mystère de la chambre jaune
« Ce n’est pas sans une certaine émotion que je commence à raconter ici les aventures extraordinaires de Joseph Rouletabille. Celui-ci, jusqu’à ce jour, s’y était si formellement opposé que j’avais fini par désespérer de ne publier jamais l’histoire policière la plus curieuse de ces quinze dernières années.
J’imagine même que le public n’aurait jamais connu toute la vérité sur la prodigieuse affaire dite de la « Chambre Jaune », génératrice de tant de mystérieux et cruels et sensationnels drames, et à laquelle mon ami fut si intimement mêlé, si, à propos de la nomination récente de l’illustre Stangerson au grade de grand-croix de la Légion d’honneur, un journal du soir, dans un article misérable d’ignorance ou d’audacieuse perfidie, n’avait ressuscité une terrible aventure que Joseph Rouletabille eût voulu savoir, me disait-il, oubliée pour toujours.
La « Chambre Jaune » ! Qui donc se souvenait de cette affaire qui fit couler tant d’encre, il y a une quinzaine d’années ? On oublie si vite à Paris. »
Extrait de : G. Leroux. « Le Mystère de la chambre jaune – Rouletabille. »
Du sang sur la Néva par Gaston Leroux

Fiche de Du sang sur la Néva
Titre : Du sang sur la Néva (Tome 2 sur 2 – Les ténébreuses)
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1924
Editeur : Bibebook
Première page de Du sang sur la Néva
« Viborg est un grand port sur le golfe de Finlande, et comme la population, qui y est nombreuse, s’y trouve tassée sur d’étroites langues de terre qui s’avancent entre les bassins, il est facile de s’y cacher et de passer à peu près inaperçu, pourvu, bien entendu, que l’on ait de faux passeports bien en règle. Mais ce n’est jamais ce qui manque en Russie.
La grande maison, pleine des amis de la Kouliguine, dont nous avons parlé dans la première partie de cet ouvrage[1], se trouvait dans le fond le plus ténébreux du plus vieux quartier de la ville, ce que l’on appelle, là-bas, le Faïtningen, dans une de ces petites rues qui aboutissent à la place du Vieux-Marché, non loin de la tour ronde.
La maison était la plus vieille de la rue. On eût dit une antique auberge avec ses murs de rondins noircis, calcinés par le temps. Son toit hospitalier portait sur quatre piliers façonnés au tour et pareils à de prodigieux et très vieux chandeliers d’église. Toute la demeure assurément, n’en conservait pas moins un aspect des moins appétissants pour un jeune couple d’amoureux dont la lune de miel venait de se passer dans un certain luxe. »
Extrait de : G. Leroux. « Du sang sur la Néva – Les Ténébreuses. »
La fin d’un monde par Gaston Leroux

Fiche de La fin d’un monde
Titre : La fin d’un monde (Tome 1 sur 2 – Les ténébreuses)
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1924
Editeur : Bibebook
Première page de La fin d’un monde
« L’homme déposa, un instant, sa pioche, et d’un revers de main essuya son front en sueur.
Au sein des ténèbres, dans ce trou, il n’était éclairé que par le rayon sournois d’une petite lanterne accrochée au-dessus de lui, à la paroi. Sa figure apparaissait alors avec un funèbre relief.
Certes ! elle n’était point d’un jeune homme, mais la vie farouche qui l’animait n’annonçait point un vieillard.
Ce masque semblait avoir été modelé à la fois par la douleur et par la fureur.
Ce dernier sentiment éclatait surtout quand l’homme reprenait son pic et le lançait à toute volée contre cette pierre dure qu’il émiettait autour de lui.
Le geste qu’accompagnaient tant de feu dans le regard et un rayonnement si hostile de toute la face ravagée était terrible. Le terrassier, quand il frappe, ne trahit extérieurement que l’effort ; cet homme travaillait comme on tue. »
Extrait de : G. Leroux. « La fin d’un monde – Les Ténébreuses. »
Sept jours pour expier par Walter Jon Williams

Fiche de Sept jours pour expier
Titre : Sept jours pour expier
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1991
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Gallimard
Première page de Sept jours pour expier
« La secrétaire de mairie était au bout du fil. « J’ai cru préférable de vous avertir, disait-elle, que les trois cent soixante derniers mineurs ont reçu aujourd’hui leur lettre de licenciement. »
Loren Hawn soupesa l’information en contemplant le reflet des pales du brasseur d’air poussif sur l’or poli de ses trophées de boxeur. Dans le silence, le combiné de plastique froid émettait des cliquetis ténus contre son oreille.
« Merci, Eileen, dit-il enfin. Ed est au courant ?
— Le maire le sait depuis trois jours. »
La colère se mit à bouillonner lentement dans le ventre de Loren. « Bordel de Dieu, Eileen.
— Je vous aurais bien prévenu, s’excusa-t-elle, mais il se serait douté que ça venait de moi.
— Tu n’y es pour rien, Eileen. »
Un portrait d’Eileen s’imposa en un éclair dans son esprit : une femme brune au visage lisse, la tête rejetée en arrière, la transpiration perlant au-dessus de la lèvre supérieure. L’éclat de la passion derrière des yeux mi-clos. »
Extrait de : W.J Williams. « Sept jours pour expier. »
Le coup du cavalier par Walter Jon Williams

Fiche de Le coup du cavalier
Titre : Le coup du cavalier
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1985
Traduction : P. Dusoulier
Editeur : L’Atalante
Première page de Le coup du cavalier
« J’AI IMAGINÉ une petite histoire que je vais vous raconter à condition que vous n’y attachiez pas trop d’importance. Elle s’intitule « Histoire de Cassandre la Pythie », et elle parle d’une prêtresse du culte d’Apollon de Delphes. Je me plais à l’imaginer comme une femme robuste aux larges hanches, le nez grec bien droit et un soupçon de moustache, pas très futée mais avec un grand cœur, un peu confuse et assez récente dans son poste – les prêtres ne choisissaient jamais la Pythie pour son cerveau, vous comprenez : ils ne voulaient pas qu’elle se mêle d’empiéter sur leurs prérogatives. La session des oracles ne durait qu’un mois par an, et nous devons imaginer que cette histoire se passe vers la fin de la période d’activité de Cassandre. Cela fait maintenant des semaines que les pèlerins gravissent le chemin sinueux menant au temple, et elle a si souvent avalé les vapeurs destinées à l’inspirer qu’une bonne partie de son cerveau s’est mise en veilleuse. »
Extrait de : W.J Williams. « Le coup du cavalier. »
Ceci n’est pas un jeu par Walter Jon Williams

Fiche de Ceci n’est pas un jeu
Titre : Ceci n’est pas un jeu
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 2009
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : L’Atalante
Première page de Ceci n’est pas un jeu
« Des peluches de Minus et Cortex surplombaient le moniteur de Charlie, le derrière fixé au boîtier par du Velcro et les pieds pendouillant devant l’écran. Minus affichait un air éberlué tandis que Cortex contemplait le monde de ses yeux rouges et calculateurs.
— Qu’est-ce qu’on fait ce soir, Cortex ? demanda Charlie.
Des écouteurs captèrent ses mots, un logiciel analysa et identifia sa voix et sa diction, et le grand écran plasma s’alluma. Une lueur sinistre éclaira le visage chafouin de Cortex.
— Ce qu’on fait chaque soir, Minus, répondit l’ordinateur avec la voix de Cortex.
Bienvenue dans ta tanière, Charlie.
Les hydrauliques sifflèrent lorsque Charlie se laissa choir dans sa chaise. La glace tinta quand il lâcha son verre de Coca mexicain dans le porte-gobelet. Il effleura l’écran du doigt, fit défiler les menus et parcourut son courrier.
Dagmar ne lui avait envoyé ni sa démission ni un courriel débordant de délires, ce qui était bon signe. »
Extrait de : W.J Williams. « Ceci n’est pas un jeu. »
Avaleur de mondes par Walter Jon Williams

Fiche de Avaleur de mondes
Titre : Avaleur de mondes
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 2008
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : L’Atalante
Première page de Avaleur de mondes
« Le bretteur marchait dans le désert à longues enjambées. Les cailloux crissaient sous ses robustes bottes de cuir. Il avait les yeux noirs, le nez en lame de couteau. Il portait une robe couverte de poussière et un turban volant au vent, l’un comme l’autre adaptés aux hauts plateaux pierreux où il se déplaçait. Sur son dos était calé un paquetage contenant de la viande séchée, une tente en peau de bête et un tapis qu’il déroulait le soir pour s’y allonger. Bien que le soleil planté dans le ciel fût fort pâle et fort petit, sa chaleur faisait quand même ondoyer l’horizon.
La terre moutonnait en douces collines, aussi infinie que l’océan, grise et parsemée de pierres d’un gris uniforme. L’air sentait la poussière. La végétation était fort rare. Le ciel crépusculaire restait vierge de nuages et le soleil ne bougeait jamais. »
Extrait de : W.J Williams. « Avaleur de mondes. »
La voie du destin par Walter Jon Williams

Fiche de La voie du destin
Titre : La voie du destin (Nouvel Ordre Jedi – Star Wars)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 2002
Traduction : J.-M. Toussaint
Editeur : Fleuve noir
Première page de La voie du destin
« Ils avaient surgi brusquement des confins de l’espace galactique. Les Yuuzhan Vong, représentants d’une race de terribles guerriers, avaient fondu sur leurs victimes par surprise et par traîtrise, armés d’une étrange technologie organique qui avait donné du fil à retordre – beaucoup trop de fil à retordre – à la Nouvelle République et à ses alliés. Même les Jedi, sous la direction de Luke Skywalker, avaient été obligés de se replier sur la défensive : pour une raison inconnue, les Yuuzhan Vong semblaient complètement insensibles à la Force.
En dépit d’une première victoire, les troupes de la Nouvelle République dénombraient plus d’échecs que de réussites. D’innombrables planètes étaient dévastées. Innombrables étaient les victimes. Parmi elles, le Wookiee Chewbacca – ami loyal et partenaire de Han Solo – et, plus tard, Anakin Solo, fils cadet de Han et de Leia. La seule lueur d’espoir dans ces ténèbres avait été la naissance du fils de Luke et de Mara, Ben Skywalker. »
Extrait de : W.J Williams. « La voie du destin – Star Wars. »
Ylesia par Walter Jon Williams

Fiche de Ylesia
Titre : Ylesia (Nouvel Ordre Jedi – Star Wars Chroniques Oubliées)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 2002
Traduction :
Editeur :
Première page de Ylesia
« Nom Anor réprima un frisson à la vue d’Onimi, l’Humilié, se tenant devant l’embrasure de la porte. Quelque chose en lui fléchit à la vue de la raide et terne créature, avec sa tête difforme et son sourire entendu. Le grand sourire d’Onimi s’élargit.
Nom Anor, rongé par la révulsion, dépassa l’Humilié et entra. Les murs rond et résineux de la salle brillaient d’une faible luminescence, et l’air portait l’odeur métallique du sang. Dans la faible lumière, Nom Anor distingua la silhouette magnifique, effrayante et mutilée du Seigneur Suprême Shimrra, étendu sur une estrade de polypes hau rouges. Onimi, le familier du Seigneur Suprême, s’affaissa dans l’ombre des pieds de Shimrra. Nom Anor se prosterna lui-même, trop conscient de l’examen minutieux des yeux couleur arc-en-ciel de son Maître. »
Extrait de : W.J Williams. « Starwars – Ylesia. »