Catégorie : Livres
Le sceau des Antarcidès par Alain Paris

Fiche de Le sceau des Antarcidès
Titre : Le sceau des Antarcidès (Tome 3 sur 3 – Chronique d’Antarcie)
Auteur : Alain Paris
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le sceau des Antarcidès
« Mon nom est Duann et je suis né voici trente-cinq hivers en la cité du Clan Carnghill, dans la contrée des Marches du Nord-Est du royaume d’Autarcie. Donn ap Carnghill, mon père, était le chef de ce Clan, et lorsque par une nuit de tempête, un homme et un enfant se présentèrent à nos portes, il leur accorda l’hospitalité qu’ils demandaient.
L’homme se faisait appeler Sozer, et l’enfant, mais nous l’ignorions alors, n’était autre que le prince bâtard Jaemon, fils de l’Antarcide Abarugon et de la suivante Tanderine. Condamné à mort par la haine de la Première Dame Kaarla, il n’avait dû son salut qu’à l’intervention de Sozer, lequel prétendait être un Initié de Khourg.
Kaarla retrouva la trace du jeune prince, et une expédition militaire partie de Maelmordha, la capitale du royaume d’Antarcie, s’enfonça dans nos Marches du Nord-Est et s’empara de Carnghill. La cité près du lac fut rasée, et ses habitants exterminés, à l’exception d’une poignée de guerriers dont je pris la tête. »
Extrait de : A. Paris. « Chronique d’Antarcie – Le sceau des Antarcidès. »
L’ombre des Antarcidès par Alain Paris

Fiche de L’ombre des Antarcidès
Titre : L’ombre des Antarcidès (Tome 2 sur 3 – Chronique d’Antarcie)
Auteur : Alain Paris
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’ombre des Antarcidès
« Au cœur de la cité interdite de Kaddath, au fin fond du lointain et mystérieux royaume de Leng, se dressait une haute tour de pierre noire dont les moellons semblaient comme sertis les uns aux autres par une vitrification due à une intense chaleur. Cette tour ne comportait aucune fenêtre sur aucune de ses faces, et elle se dressait comme un doigt d’ébène au-dessus des étagements plus clairs de la cité.
Kaddath n’était point un lieu de négoce, mais un endroit consacré à la méditation, à la science et à la magie des Premiers Âges. Ses rues rectilignes découpaient ses quartiers selon un plan géométrique rigoureux, voulu comme tel et conçu par des êtres d’une race depuis bien longtemps disparue. Ses maisons vides ne résonnaient pas de cris d’enfants, et ses places ignoraient le grouillement des marchés et des foules du populaire. »
Extrait de : A. Paris. « Chronique d’Antarcie – L’ombre des Antarcidès. »
La marque des Antarcidès par Alain Paris

Fiche de La marque des Antarcidès
Titre : La marque des Antarcidès (Tome 1 sur 3 – Chronique d’Antarcie)
Auteur : Alain Paris
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir
Première page de La marque des Antarcidès
« XIe année du règne
d’Abarugon Antarcidès
La femme était très jeune, presque une adolescente, avec un corps long et souple et un visage lisse, aux traits réguliers. Ses grands yeux bleus soulignés de khôl gris trahissaient la douceur de son caractère.
Elle était déjà femme mais encore enfant, prompte à s’extasier devant les largesses que lui prodiguait son royal amant. En cette heure avancée de la nuit, la lampe à huile qui brûlait dans sa chambre était la dernière lumière à briller dans le palais, et Tanderine, assise à une petite table basse de marbre noir veiné de coulées pourpres souriait à son miroir d’argent poli. Devant elle était ouvert un magnifique coffret à maquillage d’où elle puisait, l’un après l’autre, les pots de parfum et les flacons d’huiles.
— Abarugon, murmura-t-elle, Abarugon.
Elle ferma les yeux et tenta d’imaginer son amant. Que faisait-il, en cet instant précis ? »
Extrait de : A. Paris. « Chronique d’Antarcie – La marque des Antarcidès. »
Souvenirs de demain par Jean-Pierre Fontana

Fiche de Souvenirs de demain
Titre : Souvenirs de demain
Auteur : Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 2012
Editeur : Armada
Sommaire de Souvenirs de demain
- Meurtre : facteur infini
- Les déportés d’Aldénagar
- Plaisirs noturnes
- La caresse de l’aube
- Le traquenard d’Octane
- La vallée de Hurle Grioche
- La forêt de Perdagne
- Le pied jadois
- Le sourire de Mona Lisa
- La fille aux yeux ténèbres
- Points de rupture
- Les tocards
- La traque
- La poupée
- Je vais t’ouvrir, m’amour
- La fille, la fleur et l’oiseau mort
Première page de Meurtre : facteur infini
« L’Homme des Temps Futurs se plaça sur le siège de son véhicule à remonter le temps, lança le distributeur d’énergie, fixa le casque sur sa tête ; puis il accéléra lentement, en enclenchant la première vitesse.
Il filait maintenant à trois siècles-minute — une allure de touriste — mais il savait aussi combien le but de son voyage serait rapidement atteint. Alors il musardait un peu d’un âge à l’autre, s’arrêtant parfois pour observer des villes et des paysages au travers de son écran d’invisibilité.
Il eut d’ailleurs beaucoup de chance. Il assista au décollage de la première fusée pour Procyon. Il assista au terrible incendie qui ravagea New York en 3876 A.D. Les derniers descendants de la race centaurienne défilèrent presque devant lui, lourdement entravés de chaînes. Il visita les stands de la Grande Exposition de l’an 1900… Bref, il assista aux grands événements du passé comme s’il avait le désir de n’en rien oublier. »
Extrait de : J.-P. Fontana. « Souvenirs de demain. »
Sheol par Jean-Pierre Fontana

Fiche de Sheol
Titre : Sheol
Auteur : Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1976
Editeur : Denoël
Première page de Sheol
« C’était une sorte de bulle de rosée gorgée de soleil. Elle donnait l’impression de flotter dans le vide ; en fait, elle voguait légèrement au-dessus de la plaine, portée, semblait-il, par le vent frais du petit matin. Les uns pensaient à elle comme à un phare, une bouée, un symbole ou un refuge. Pour d’autres, c’était le dieu. Et tous avaient raison si l’on s’en tenait aux multiples fonctions qui faisaient d’elle le pasteur et le nautonier du troupeau, troupeau d’hommes dont elle était l’âme, le cœur et peut-être aussi le cerveau.
Elle avançait sans précipitation, inondant la terre, encore ourlée d’ombre, de jeux de lumière colorée. Le peuple suivait. En tête les plus anciens, les plus lents, les plus fragiles et les femmes. Le chef fermait la marche, le bâton de gnèle dans la main droite. Des enfants gambadaient et couraient après les vonzes familiers qui encerclaient avec intelligence le maigre troupeau de cornus. »
Extrait de : J.-P. Fontana. « Sheol. »
Les bannières de Persh par Alain Paris et Jean-Pierre Fontana

Fiche de Les bannières de Persh
Titre : Les bannières de Persh
Auteur : Alain Paris et Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les bannières de Persh
« — PANORAMIQUE EXTERIEUR, commanda Jack La Poudre.
Il leva les yeux vers l’écran de contrôle. Les étoiles tournoyaient follement dans l’espace sidéral, mais il s’agissait d’une illusion. La réalité, c’était le vaisseau spatial en perdition, qui tournoyait follement. Les étoiles, elles, restaient figées dans leur lumière glacée.
Les doigts de La Poudre pianotaient fiévreusement sur le clavier reliant le poste de contrôle à « Carol », l’ordinateur central du transport de minerai.
— APPRECIATION SITUATION, tapa l’homme. REPONSE VOCALE SVP.
Un cybernéticien un peu humoriste à ses heures avait donné à « Carol » une voix sensuelle qui, ordinairement, enchantait Jack La Poudre. Mais, en cet instant, le prospecteur ne se sentait pas d’humeur à apprécier l’attention. »
Extrait de : A. Paris et J.-P. Fontana. « Les bannières de Persh. »
La jaune par Jean-Pierre Fontana

Fiche de La jaune
Titre : La jaune
Auteur : Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de La jaune
« Mardi. Dix-sept heures. La ville hurlait de toutes ses sirènes et de tous les klaxons des voitures prises au piège des rues embouteillées. Devant le monument aux morts de l’avenue des Meuniers, la circulation était littéralement bloquée. Les automobiles occupaient toute la largeur de la chaussée, flanc contre flanc, museau pointé en direction de l’est. Même les voies qui remontaient vers le centre ville étaient garnies de véhicules roulant en sens inverse. D’ailleurs, qui aurait été assez fou pour aller faire un tour du côté des lieux de la catastrophe, au cœur même du nuage de mort ?
Dans les autos, les gens transpiraient. Il faisait une chaleur d’étuve. Pourtant, aucun des passagers ne s’avisait de baisser les vitres des portières. Par peur du gaz. C’était atroce autant qu’absurde évidemment, car si la nuée avait rejoint le flot de véhicules stupidement immobile, nul n’aurait été épargné, car aucun engin n’était suffisamment étanche pour espérer échapper aux infiltrations délétères. »
Extrait de : J.-P. Fontana. « La Jaune. »
La colonne d’émeraude par Jean-Pierre Fontana

Fiche de La colonne d’émeraude
Titre : La colonne d’émeraude
Auteur : Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1992
Editeur : Fleuve noir
Première page de La colonne d’émeraude
« Accroupi à la limite des sables bleus, dans une attitude qui le faisait se confondre presque avec les roches du brise-vents, le Guetteur regardait tomber les œufs d’acier sans émettre le moindre signal puisque tous les autres savaient. Il se pénétrait seulement du martèlement sourd qui se prolongeait dans le sous-sol comme une annonce de séisme. À l’est, la ville pleurait. Les notes suraiguës de ses lamentations, distillées par la brutale dilatation des parois cristallines que surchauffait à l’improviste un flot incandescent, escaladaient les couches atmosphériques. Le ciel ressemblait à présent à une éponge noire dont les trous laissaient se déverser une débauche d’or en fusion.
À bout de patience, le Guetteur se redressa, puis il tendit un bras vers la colonne smaragdine située à la frange du grand reg septentrional. »
Extrait de : J.-P. Fontana. « La colonne d’émeraude. »
L’aventurière de l’espace par Jean-Pierre Fontana

Fiche de L’aventurière de l’espace
Titre : L’aventurière de l’espace
Auteur : Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 2016
Editeur : L’ivre book
Première page de L’aventurière de l’espace
« Le moine poussa la porte de la taverne et entra lentement, son regard perçant scrutant déjà les innombrables convives. Sans retirer le capuchon qui lui recouvrait la tête jusqu’aux sourcils, il se dirigea vers l’une des rares tables encore vides. Il s’installa sans bruit. Presque personne ne l’avait remarqué, sauf peut-être le patron, qui gardait toujours un œil vers la porte, et la jeune fille.
En fait, moins d’une minute plus tard, il put vérifier l’exactitude de sa supposition. Le tavernier s’approcha de lui avec une figure onctueuse. Tandis qu’il prenait la commande du repas, la jeune fille se glissait sur le banc de l’autre côté de la table et adressait son plus beau sourire à l’ecclésiastique.
L’aubergiste s’en fut. Le sourire de la demoiselle s’agrandit.
« Ce n’est pas si souvent qu’un saint homme fait pèlerinage en un tel lieu, remarqua-t-elle. »
Le moine inclina la tête sans rien dire. Seuls ses yeux se plissèrent davantage. »
Extrait de : J.-P. Fontana. « L’aventurière de l’espace. »
L’autre côté de nulle part par Jean-Pierre Fontana

Fiche de L’autre côté de nulle part
Titre : L’autre côté de nulle part
Auteur : Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 2017
Editeur : Armada
Sommaire de L’autre côté de nulle part
- L’ombre portée
- Chronoléthite
- La cité sous le volcan
- Le martien
- La collectionneuse
- L’homme noir
- Circé 2 ou les proies de Céliamonde
- L’enfant à l’étoile
- La clostro
- L’autre côté de nulle part
- Monsieur Verbronq
- Le chat et le rat
- Bienvenue parmi nous
- La martienne
- Le jour où la pluie
- Demain matin au chant du colt
Première page de L’ombre portée
« Quelque temps après la mort de mon oncle Ferdinand, tante Hermine me demanda d’entreprendre l’inventaire des livres, albums et revues qui occupaient les nombreuses étagères du premier étage de sa maison ainsi que la quasi-intégralité de la chambre au fond du couloir où s’empilaient, dans un désordre indescriptible, journaux, bandes dessinées, disques vinyle et jusqu’à des 78 tours qui dataient d’avant la Seconde Guerre mondiale. Elle avait l’intention, une fois le recensement effectué, de proposer par lots l’héritage à la vente. Oncle Ferdinand avait été un gros lecteur. Il avait été un homme d’une culture ahurissante qu’il déployait le plus souvent à l’occasion de réunions familiales. Autrefois, quand nous étions, ma sœur et à moi, à l’école primaire et que nous passions quelques jours de vacances chez eux, il nous contait, à la veillée, mille récits issus »
Extrait de : J.-P. Fontana. « L’autre côté de nulle part. »