Catégorie : Livres

 

Sarkô des grandes zunes par Alain Paris et Jean-Pierre Fontana

Fiche de Sarkô des grandes zunes

Titre : Sarkô des grandes zunes (Tome 1 sur 5 – Chroniques de la Lune rouge)
Auteur : Alain Paris et Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir

Première page de Sarkô des grandes zunes

« La. boîte avait la forme d’un parallélépipède de très faible épaisseur. Sur l’une des quatre faces à peine larges comme la moitié d’un doigt, une ouverture permettait d’insérer une grosse bille.La prêtresse Eshnaïn conservait la boite et les billes dans un coffret de cuir qui se trouvait placé lui-même dans le chariot le plus lourd, celui réservé aux objets du culte. L’une des deux faces carrées de la boite avait la transparence du verre. On pouvait voir, au travers, l’étrange parcours en spirale que devait accomplir la bille pour arriver au centre, où s’ouvrait un autre trou permettant de la récupérer. Ce soir-là, les enfants étaient en extase car la Mère Spirituelle du clan avait tiré la boîte de son coffret. Elle avait choisi une grosse bille verte dans l’étui de protection. Ils attendaient à présent que la boîte leur parle ou leur chante les récits des temps anciens.
— Ce que vous allez entendre est arrivé bien avant le premier passage de l’étoile bleue, fit la prêtresse. »

Extrait de : A. Paris et J.-P. Fontana. « Chroniques de la Lune rouge – Sarkô des grandes zunes. »

La cité de l’abîme par Red Port

Fiche de La cité de l’abîme

Titre : La cité de l’abîme (Tome 6 sur 6 – Dan Dubble)
Auteur : Red Port
Date de parution : 1975
Editeur : Marabout

Première page de La cité de l’abîme

« Un visage plein d’enthousiasme et de taches de rousseur, un regard brillant où s’attarde parfois un reste d’adolescence. Un caractère décidé et un courage inébranlable, au service d’idées claires et de goûts hors du commun… Dan Dubble est né dans les Highlands, il aime passionnément la lande, le brouillard, le vent, la nuit. Et la soupe aux orties. Il aime aussi, tendrement, la douce Annalee Neil. Depuis qu’ils se sont rencontrés, ils ont décidé de ne plus se quitter et c’est ensemble qu’ils affrontent les périls auxquels les expose une vie particulièrement mouvementée. Car ils comptent plusieurs extra-terrestres parmi leurs amis, et c’est au niveau interplanétaire que se passent leurs aventures, plus dangereuses les unes que les autres. En effet, s’ils ont les mêmes passions, Dan et Annalee partagent en outre les mêmes dégoûts : l’injustice, la violence, la destruction, la laideur, l’inutilité. Et ils feront tout – l’impossible – pour les combattre… »

Extrait de : Red Port. « Dan Dubble – La cité sur l’abîme. »

La fin de Flora par Red Port

Fiche de La fin de Flora

Titre : La fin de Flora (Tome 5 sur 6 – Dan Dubble)
Auteur : Red Port
Date de parution : 1975
Editeur : Marabout

Première page de La fin de Flora

« Un monde étrange : Flora

De toute la planète Vénus, Dan Dubble, Annalee Neil et Linda ne connurent qu’une terrasse et un restaurant. À peine l’engin de Peter Moon s’était-il en effet posé sur la Vénusienne Centrale qu’Alan Wild avait entraîné ses amis vers le restaurant de l’aérogare.
L’effervescence y était vive.
De toute évidence, un événement grave se préparait et même, à en juger par l’incessant va-et-vient des Vénusiens, il avait commencé.
Le temps de laisser l’engin atterrir, le temps d’embrasser ses amis retrouvés, le temps de présenter ses hommages à Linda, le temps enfin de remettre aux Services de Contrôle Scientifique les peaux de bêtes, la flèche et le sable ramenés de la planète Survie, et Alan Wild avait piloté ses amis vers le restaurant de la « Centrale ». »

Extrait de : Red Port. « Dan Dubble – La fin de Flora. »

La grande panne de Red Port

Fiche de La grande panne

Titre : La grande panne (Tome 4 sur 6 – Dan Dubble)
Auteur : Red Port
Date de parution : 1975
Editeur : Marabout

Première page de La grande panne

« En route vers Vénus

Bon Dieu, que ça commençait mal ! Pour rien au monde, Peter Moon n’aurait voulu inquiéter ses jeunes amis et pourtant il allait bien falloir leur dire quelque chose… Depuis qu’il avait emmené Dan Dubble et Annalee Neil à bord de son engin pour ce qui devait n’être qu’une simple promenade de la Terre à Vénus, Peter Moon se rendait parfaitement compte que quelque chose n’allait pas. Il avait bien songé à faire machine arrière mais outre que le risque était grand d’aller s’écraser quelque part entre les deux pôles, il avait gardé confiance (un peu trop longtemps sans doute) dans les possibilités techniques de l’appareil et bien sûr en son étoile. Maintenant, c’était trop tard. Le point de non-retour avait été franchi. Ballotté dans l’espace comme une coquille de noix sur une mer houleuse, le petit engin de Moon n’était plus guère orientable. »

Extrait de : Red Port. « Dan Dubble – La grande panne. »

Vénus en maison 7 par Red Port

Fiche de Vénus en maison 7

Titre : Vénus en maison 7 (Tome 3 sur 6 – Dan Dubble)
Auteur : Red Port
Date de parution : 1974
Editeur : Marabout

Première page de Vénus en maison 7

« Le document

Selon une tradition maintenant bien établie, Dan Dubble, à la veille de son anniversaire, avait quitté le collège d’Édimbourg pour regagner l’auberge des Chardons, que sa tante Jane Wilmore tenait toujours à White-Lamb.
Depuis ce 27 décembre à 16 h 10, il avait dix-huit ans. Un âge réputé difficile et merveilleux. Toute la vie encore à traverser à l’horizon, et pourtant, pourtant… Mais n’anticipons pas.
Dan Dubble était à un carrefour. Ses humanités brillamment terminées, il écoutait, bien sûr, les avis qu’on lui donnait de toutes parts et qui le poussaient à poursuivre à Oxford ou à Cambridge une formation déjà remarquable. En vrai marin qu’il était, Jack Neil, le père de la belle Annalee, était le seul à lui suggérer – oh, bien timidement – de suspendre ses études pendant un an, le temps d’accomplir un nouveau voyage. »

Extrait de : Red Port. « Dan Dubble – Vénus en maison 7. »

Le pont vertical par Red Port

Fiche de Le pont vertical

Titre : Le pont vertical (Tome 2 sur 6 – Dan Dubble)
Auteur : Red Port
Date de parution : 1974
Editeur : Marabout

Première page de Le pont vertical

« Rien ne serait arrivé si Dan Dubble n’avait pas téléphoné ce soir-là à l’auberge des Chardons. Pour son quinzième anniversaire, qu’il venait de passer comme tous les 27 décembre de sa vie à White-Lamb(1), Dan, en raison de ses excellents résultats au collège d’Édimbourg, avait obtenu de sa tante Jane l’autorisation de séjourner quelque temps aux Orcades, chez Jack Neil. Une bourse d’études de trois mois venait de lui être attribuée pour lui permettre, sur sa demande, de visiter et d’explorer la région du cap Nord. Il ne rejoindrait Édimbourg qu’au lendemain des vacances de Pâques, pour le troisième trimestre.
Il fut donc convenu que Dan partirait de White-Lamb dès le lendemain de la soirée d’anniversaire pour rejoindre Neil aux Orcades, qu’il y passerait quelques jours et qu’il partirait ensuite avec le marin avisé qu’était Jack Neil pour sa petite expédition hivernale. »

Extrait de : Red Port. « Dan Dubble – Le pont vertical. »

Destination Flora par Red Port

Fiche de Destination Flora

Titre : Destination Flora (Tome 1 sur 6 – Dan Dubble)
Auteur : Red Port
Date de parution : 1974
Editeur : Marabout

Première page de Destination Flora

« La soirée d’anniversaire

C’est dans les Highlands, la partie pauvre et montagneuse de l’Écosse, que tout a commencé, le soir de mon treizième anniversaire. Je ne connaissais rien de la vie ou presque, mais, bien sûr, je croyais tout connaître. Ma mère était morte lorsque j’avais quatre ans, et tout ce que je revois d’elle, c’est un sourire immense et triste penché sur moi comme un bouquet de fleurs sauvages dans les landes. Mon père élevait des moutons qu’il gardait lui-même avec un autre berger, le cousin Wilmore. À ma naissance, il acheta d’autres bêtes et se construisit une ferme si petite qu’on l’appela toujours « la fermette ». Une fois par mois, il allait avec le cousin Wilmore vendre les produits de sa ferme au port de Wick, à plus de vingt lieues. J’avais sept ans quand la voiture, par un soir d’orage, se renversa sur la route du retour. »

Extrait de : Red Port. « Dan Dubble – Destination Flora. »

Derrière le mur blanc par E. C. Bertin

Fiche de Derrière le mur blanc

Titre : Derrière le mur blanc
Auteur : E. C. Bertin
Date de parution : 1977
Traduction : H. Fagne
Editeur : Marabout

Sommaire de Derrière le mur blanc

  • Fait de toiles d’araignée
  • Quelque chose de petit, quelque chose d’affamé
  • Deux roses pour Carl
  • Le cercueil dans la mer
  • L’homme vide
  • L’horreur murmurante
  • Un pentagramme pour Cenaïde
  • Un goût de pluie et de ténèbres
  • Le prix à payer
  • L’homme qui collectionnait les yeux
  • Claudia
  • La saveur de ton amour
  • Derrière le mur blanc

Première page de Fait de toiles d’araignée

« Comme il était assis là, laissant reposer sa tête en feu sur ses deux mains, posées comme deux taches blanches débraillées sur le volant glacé, ses pensées lui parurent faites de toiles d’araignées ; elles flottaient à sa vue, comme apportées par une brise folâtre, mais avant qu’il pût les saisir pour découvrir à quoi elles s’attachaient vraiment, elles se dissolvaient en fils de soie qui se rompaient et s’éparpillaient.

Il venait tout juste de reprendre place dans sa voiture après avoir sonné trois fois en vain à l’appartement de Radstone. Les fenêtres paraissaient froides et obscures, et personne ne venait ouvrir. Il avait déjà remarqué les fenêtres sans lumière en arrivant, mais il avait quand même essayé ; il ne parvenait pas à admettre que Radstone ne fût pas chez lui. »

Extrait de : E. C. Bertin. « Derrière le mur blanc. »

Lutte avec la nuit par William M. Sloane

Fiche de Lutte avec la nuit

Titre : Lutte avec la nuit
Auteur : William M. Sloane
Date de parution : 1937
Traduction : G. Godard
Editeur : Marabout

Première page de Lutte avec la nuit

« Fin de soirée

Le vieux taxi descendait avec prudence la route qui plongeait vers la falaise. Les roues, en écrasant le gravier, m’avertirent que je devais ouvrir les yeux, que j’étais très près de la maison. Encore une minute à rester dans ce tacot, à me laisser emporter sans effort et sans pensée. Ensuite la torpeur du voyage qui m’avait permis de m’abandonner au simple mouvement du train et de la voiture s’effacerait. Durant cinq mille kilomètres et pendant trois jours, j’avais essayé d’imaginer ce que je ferais lorsque les roues s’arrêteraient et que j’aurais à reprendre conscience.
L’air qui entrait par le carreau était déjà plus froid ; il avait la fraîcheur de Long Island Sound. Je me suis redressé sur mon siège et j’ai regardé autour de moi. »

Extrait de : W. M. Sloane. « Lutte avec la nuit. »

La rive incertaine par William M. Sloane

Fiche de La rive incertaine

Titre : La rive incertaine
Auteur : William M. Sloane
Date de parution : 1939
Traduction : J. Cathelin
Editeur : Marabout

Première page de La rive incertaine

« Il se peut que l’homme pour qui je raconte cette histoire soit encore en vie. Il se peut aussi qu’il soit déjà mort. Mais s’il vit, j’ignore son nom, je ne sais ni où il est, ni rien le concernant, si ce n’est que j’ai quelque chose de vital à lui dire. Sans doute est-ce une étrange et bien maladroite méthode de communication que d’écrire un livre entier sans même avoir la certitude qu’il lui tombera entre les mains, et c’est pourtant le seul expédient dont j’imagine pouvoir faire usage pour l’avertir. J’ai tout lieu de croire qu’il y a de fortes chances pour que cela réussisse. Peut-être un jour dans une librairie, ou bien dans une bibliothèque, aura-t-il en main un exemplaire de ce récit. Ou bien quelqu’un de sa connaissance lui en parlera accidentellement et il se sentira poussé à rechercher cet ouvrage et à le lire. »

Extrait de : W. M. Sloane. « La rive incertaine. »