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Patrice Duvic

Présentation de Patrice Duvic :

Patrice Duvic (1946-2007) est une figure marquante de la science-fiction, du fantastique et de l’horreur en France. Bien qu’il ait écrit quelques œuvres de fiction, sa contribution la plus significative réside dans son rôle d’anthologiste, de traducteur, de critique et de directeur littéraire.

Né à Orsay le 11 janvier 1946 et décédé à Villeurbanne le 25 février 2007, Duvic s’est imposé comme un passeur essentiel entre la littérature anglo-saxonne et le public francophone. Il a été l’un des premiers à populariser les œuvres de grands auteurs de science-fiction, notamment au travers de ses célèbres anthologies.

Son travail a permis de faire découvrir de nombreux écrivains, dont Philip K. Dick, qu’il a interviewé lors d’un voyage aux États-Unis, une rencontre qui a marqué la carrière des deux hommes. Duvic a poursuivi cette activité d’intervieweur avec de nombreux autres auteurs, tant anglo-saxons que français.

En tant qu’anthologiste, il a dirigé plusieurs collections de nouvelles, dont les séries « Le Livre d’or de la science-fiction » et les anthologies « Asimov présente ». Ces recueils, qui mettaient en avant le travail d’un auteur ou exploraient un thème précis, ont joué un rôle majeur dans la formation du goût des lecteurs français pour la science-fiction.

Patrice Duvic est également l’auteur de quelques romans, dont Naissez, nous ferons le reste (1979) et Terminus (1986). Son roman Poisson-Pilote est également une œuvre notable. Il a également écrit des scénarios et s’est investi dans le domaine de la critique littéraire, contribuant à des revues spécialisées.

Sa disparition en 2007 a été une grande perte pour le monde de la science-fiction en France. Son héritage reste vivace à travers les nombreuses œuvres qu’il a traduites, éditées et fait connaître.

Livres de Patrice Duvic :

Autant en emporte le divan (1996)
Demain les puces (1986)
Monstres et monstruosités (1973)
Naissez, nous ferons le reste (1979)
Terminus (1987)

Pour en savoir plus sur Patrice Duvic :

La page Wikipédia sur P. Duvic
La page Noosfere sur P. Duvic
La page isfdb de P. Duvic

Octave Joncquel

Présentation de Octave Joncquel :

Octave Joncquel est un écrivain français, né en 1878 et décédé en 1938. Il est principalement connu pour ses écrits de science-fiction, aussi appelée à son époque « merveilleux-scientifique ».

Œuvres majeures en science-fiction

La contribution la plus notable de Joncquel à la science-fiction est le diptyque intitulé L’Épopée martienne, écrit en collaboration avec l’écrivain Théo Varlet. Ce cycle se compose de deux romans :

  • Les Titans du ciel : Paru en 1921, ce roman narre l’invasion de la Terre par les Martiens.
  • L’Agonie de la Terre : Publié en 1922, il constitue la suite du premier tome, décrivant l’établissement des Martiens sur notre planète.

C’est Joncquel qui a été à l’origine de ce cycle, proposant les manuscrits à son éditeur, Edgar Malfère. Ce dernier a toutefois confié les textes à Théo Varlet afin qu’il les retravaille en profondeur, notamment en modifiant la structure et en améliorant le style jugé parfois « médiocre » de Joncquel. Bien que le travail final soit le fruit d’une collaboration, Octave Joncquel est bien reconnu comme l’auteur initial de ces récits.

En dehors de ce diptyque, Octave Joncquel a également écrit d’autres œuvres comme le roman L’Homme qui supprima l’océan Atlantique. Il se représentait parfois dans des autoportraits signés.

Livres de Octave Joncquel :

L’épopée martienne :

Intégrale :

Pour en savoir plus sur Octave Joncquel :

La page Wikipédia sur O. Joncquel
La page Noosfere sur O. Joncquel
La page isfdb de O. Joncquel

Théophile Gautier

Présentation de Théophile Gautier :

Théophile Gautier (1811-1872) est un écrivain, poète et critique d’art français, figure majeure du romantisme et du mouvement parnassien. Son œuvre est d’une grande richesse et touche à de nombreux genres, mais c’est dans le domaine du fantastique qu’il a laissé une empreinte singulière, mêlant l’esthétisme du réel à l’irruption du surnaturel.

Jeunesse et débuts littéraires

Né à Tarbes en 1811, Théophile Gautier passe son enfance à Paris. Il se passionne très tôt pour la peinture et fréquente l’atelier du peintre Louis-Édouard Rioult. C’est cependant la littérature qui l’emporte, et il se lie d’amitié avec Gérard de Nerval et Victor Hugo, participant activement à la célèbre bataille d’Hernani en 1830. Il publie son premier recueil de poèmes, « Poésies », en 1830, et se fait remarquer par son style exubérant et sa défense de l’art pour l’art.

L’écrivain du fantastique

Le fantastique chez Théophile Gautier se distingue par son approche esthétique. Plutôt que de s’appuyer sur la peur ou l’horreur, il explore l’étrange et l’extraordinaire en les inscrivant dans un cadre réaliste et souvent d’une grande beauté. Ses personnages, souvent des artistes ou des rêveurs, sont confrontés à des phénomènes inexplicables qui les mettent face à la fragilité de la réalité.

« La Morte amoureuse » (1836) est considérée comme son chef-d’œuvre fantastique. Dans cette nouvelle, un jeune prêtre, Romuald, tombe amoureux d’une courtisane morte, Clarimonde. Le récit explore la dualité entre la vie pieuse du prêtre et la passion dévorante que lui inspire ce spectre, avec la mort comme point de convergence. [Image de Clarimonde, personnage de ‘La Morte amoureuse’]

« Avatar » (1856) aborde le thème de la transmigration des âmes. Le docteur Charbonneau propose à un jeune homme, le comte d’O, d’échanger son âme avec celle de son rival pour séduire la femme qu’il aime. Cette nouvelle met en scène les conséquences dramatiques de l’empiétement sur l’ordre naturel.

D’autres contes comme « Le Pied de momie » (1840) et « Arria Marcella » (1852) illustrent également l’intérêt de Gautier pour l’antiquité, la réincarnation et la capacité de l’art à faire revivre le passé. Dans « Arria Marcella », un voyageur à Pompéi se retrouve projeté dans le passé et s’éprend d’une femme ressuscitée grâce à l’empreinte de son sein dans la lave.

L’héritage de Gautier

Au-delà de ses œuvres fantastiques, Théophile Gautier est un critique d’art renommé, défendant les peintres romantiques et le mouvement parnassien. Il est l’auteur de recueils de poèmes majeurs comme « Émaux et Camées » (1852), où il affine sa théorie de l’art pour l’art et recherche la perfection formelle.

Sa fascination pour l’orient et les voyages se retrouve dans de nombreux récits comme « Voyage en Espagne » et « Constantinople ». Théophile Gautier décède en 1872, laissant derrière lui une œuvre polymorphe qui a influencé des générations d’écrivains, de Baudelaire aux symbolistes, et qui demeure une référence incontournable du fantastique littéraire. 📖

Livres de Théophile Gautier :

Intégrales :

Abécédaire du Salon de 1861 (1861)
Avatar (1857)
Caprices et Zigzags (1856)
Celle-ci et celle-là (1853)
Charles Baudelaire (1929)
Emaux et camées (1913)
Fortunio (1840)
Fusains et eaux-fortes (1880)
Gautier journaliste (2011)
Histoire du romantisme (1874)
Italia (1855)
Jean et Jeannette (1863)
Jettatura (1857)
La belle Jenny (1868)
La chaîne d’or (1896)
La mille et deuxième nuit (1898)
La morte amoureuse (1995)
Le Capitaine Fracasse (1861)
Le Capitaine Fracasse Tome 1 (1868)
Le Capitaine Fracasse Tome 2 (1868)
Le roi Candaule (1893)
Le roman de la momie (1858)
Les grotesques Tome 1 (1844)
Les grotesques Tome 2 (1844)
Les Jeunes France (1833)
Les noces de Cana de Paul Véronèse (1852)
Les roués innocents (1863)
Les vacances du lundi (1881)
Lettre à la présidente – Voyage en Italie 1850 (1890)
Loin de Paris (1865)
Mademoiselle de Maupin (1878)
Ménagerie intime (1869)
Militona (1847)
Nouvelles antiques et exotiques (1837-1840)
Nouvelles ironiques et fantastiques (1833-1845)
Nouvelles Tome 1 (xxxx)
Nouvelles Tome 2 (xxxx)
Nouvelles Tome 3 (xxxx)
Paris futurs (2013)
Poésies de Th. Gautier qui ne figureront pas dans ses oeuvres (1873)
Portraits contemporains (1874)
Portraits et souvenirs littéraires (1875)
Salon de 1847 (1847)
Souvenirs de théâtre, d’art et de critique (1904)
Spirite (1866)
Tableaux de siège (1871)
Voyage en Espagne (1881)

Pour en savoir plus sur Théophile Gautier :

La page Wikipédia sur T. Gautier
La page Noosfere sur T. Gautier
La page isfdb de T. Gautier

Pierre Christin

Présentation de Pierre Christin :

Pierre Christin était un scénariste de bande dessinée, journaliste, et écrivain français. Il est surtout connu pour avoir co-créé la série de science-fiction Valérian et Laureline avec son ami et collaborateur de longue date, le dessinateur Jean-Claude Mézières.

Jeunesse et formation

Né à Saint-Mandé le 27 janvier 1938, Pierre Christin a étudié à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po) et à la Sorbonne. Il obtient un doctorat en droit public. Il se lie d’amitié avec Jean-Claude Mézières et Jean Giraud, alias Moebius, durant ses années d’études. Au début des années 1960, il s’installe aux États-Unis pour enseigner le français à l’Université d’État de l’Utah, puis à l’Université de Montana. C’est durant cette période qu’il correspond avec Mézières et qu’ils décident de collaborer sur une bande dessinée.

Carrière

La série Valérian et Laureline a débuté en 1967 dans le journal Pilote. La série, qui a duré plus de 40 ans, a eu une influence considérable sur la bande dessinée de science-fiction et a inspiré de nombreux cinéastes, dont George Lucas pour Star Wars.

Outre son travail sur Valérian, Pierre Christin a collaboré avec d’autres grands noms de la bande dessinée :

  • En 1970, il co-crée la série Les Phalanges de l’Ordre noir avec Enki Bilal. Leur collaboration s’est poursuivie sur plusieurs œuvres, dont La Croisière des oubliés et Partie de chasse.
  • Il a aussi travaillé avec Annie Goetzinger sur Folle de Vierge et La Demoiselle de la Légion d’honneur.
  • Il a collaboré avec Sébastien Verdier sur Le futur n’attend pas (2018), une biographie en bande dessinée de Valéry Giscard d’Estaing.

En parallèle de la bande dessinée, Pierre Christin a écrit plusieurs romans, essais et des reportages, notamment pour le journal Le Monde. Il a aussi été professeur à l’École supérieure des arts modernes (ESAM) et à l’École nationale supérieure des métiers de l’image et du son (La Fémis).

Style et thèmes

Les œuvres de Pierre Christin se distinguent par leur sens politique et social. Il a souvent exploré des thèmes complexes tels que la justice sociale, l’écologie, le totalitarisme, et la place de l’individu dans des systèmes complexes. Son style d’écriture se caractérise par des dialogues bien ciselés, une narration riche et des personnages psychologiquement profonds.

Mort et héritage

Pierre Christin est décédé le 6 mars 2024 à l’âge de 86 ans. Il a laissé derrière lui une œuvre immense et variée qui a marqué la bande dessinée francophone et a influencé des générations de créateurs. Son héritage repose sur sa capacité à allier l’aventure et la réflexion, rendant la bande dessinée accessible à un public adulte tout en conservant la fantaisie du genre.

Livres de Pierre Christin :

Agence Hardy :

Valérian et Laureline :

Valérian et Laureline Hors-Séries :

Valérian :

La maison du temps qui passe (1985)
Légers arrangements avec la vérité (2011)
Les phalanges de l’ordre noir (1979)
Les prédateurs enjolivés (1976)
Partie de chasse (1983)
Petits crimes contre les humanités (2018)

Pour en savoir plus sur Pierre Christin :

La page Wikipédia sur P. Christin
La page Noosfere sur P. Christin
La page isfdb de P. Christin

Jules Lermina

Présentation de Jules Lermina :

Jules Lermina (1839-1915) est un écrivain, journaliste et anarchiste français, moins connu que ses contemporains comme Jules Verne, mais dont l’œuvre mérite d’être redécouverte, notamment pour ses contributions au genre fantastique.

Vie et engagement

Né à Livry-Gargan en 1839, Lermina commence sa carrière comme journaliste. Son engagement politique est marqué par son anarchisme et son opposition au régime de Napoléon III. Il est notamment impliqué dans la Commune de Paris en 1871, ce qui lui vaut d’être emprisonné. Cet engagement se reflète dans une partie de ses écrits, souvent teintés d’une critique sociale et politique. Il fonde plusieurs journaux et participe activement à la vie littéraire et intellectuelle de son époque.

Œuvres fantastiques et de science-fiction

Si Lermina a écrit de nombreux romans populaires, d’aventures et des drames sociaux, c’est dans le domaine de l’imaginaire qu’il se distingue. Son œuvre fantastique, souvent publiée sous forme de feuilletons, s’inscrit dans la lignée du roman scientifique et d’anticipation, un genre très en vogue à la fin du XIXe siècle.

  • Le Secret des quatre-sœurs (1894) : Ce roman est l’une de ses œuvres les plus marquantes. Il raconte l’histoire d’un savant qui découvre le moyen de créer la vie artificielle à partir de quatre jeunes femmes. Cette œuvre, qui explore les thèmes de la science sans conscience et de la création de l’homme par l’homme, est un exemple précoce de la science-fiction d’horreur.
  • Le Fils de Monte-Cristo (1881) : Bien que ce roman soit une suite du célèbre roman d’Alexandre Dumas, Lermina y introduit des éléments fantastiques et d’aventure qui lui sont propres. Il prolonge le mythe de Monte-Cristo en y ajoutant des péripéties et des rebondissements qui le rapprochent du roman populaire d’anticipation.
  • L’Effroyable Aventure (1899) : Ce roman, plus sombre, explore les thèmes du monstre et de la folie. Lermina y dépeint la décadence d’une famille et les conséquences d’expériences scientifiques macabres.

Les œuvres fantastiques de Lermina se caractérisent par un mélange de science, de mystère, de surnaturel et de critique sociale. Elles abordent des thèmes comme les limites de la science, la folie, les créations monstrueuses et les utopies (ou dystopies) scientifiques, ce qui les rapproche des œuvres de l’époque comme celles de Villiers de l’Isle-Adam ou de Jean de la Hire.

Lermina meurt en 1915, laissant derrière lui une œuvre prolifique et diversifiée. Bien que son nom soit resté dans l’ombre de ses célèbres contemporains, ses romans fantastiques témoignent de l’inventivité et de la richesse de la littérature populaire de la fin du XIXe siècle.

Livres de Jules Lermina :

Les loups de Paris :

A brûler (1889)
A tes pieds ! (1889)
Alise (1893)
Histoires incroyables (1885)
L’A.B.C. du libertaire (1906)
L’effrayante aventure (1913)
L’élixir de vie (1890)
L’énigme (1895)
L’étranglée de la porte Saint-Martin (1908)
La criminelle (1881)
La deux fois morte (1895)
La magicienne (1892)
Le fils de Monte-Cristo (parties 1 et 2) (1881)
Les hystériques de Paris (1885)
Les mariages maudits (1880)
Mystère-Ville (1905)
Reine (1891)
To-ho le tueur d’or (???)

Pour en savoir plus sur Jules Lermina :

La page Wikipédia sur J. Lermina
La page Noosfere sur J. Lermina
La page isfdb de J. Lermina

André Laurie

Présentation de André Laurie :

Le vrai nom d’André Laurie était Jean-François Paschal Grousset. Il était un écrivain et un homme politique français né le 7 avril 1844 à Corte, en Corse, et mort le 9 avril 1909 à Paris.

Jeunesse et carrière politique

Jean-François Paschal Grousset a commencé sa carrière comme journaliste. Il a notamment collaboré à des journaux comme Le Figaro et La Marseillaise. Il a soutenu la Commune de Paris en 1871, ce qui lui a valu d’être déporté en Nouvelle-Calédonie. Il s’est évadé en 1874 et a trouvé refuge à Londres, où il a vécu en exil pendant plusieurs années.

Carrière d’écrivain

C’est pendant son exil qu’il a commencé à écrire des romans d’aventures et de science-fiction, en collaboration avec son ami Jules Verne. Il a pris le pseudonyme d’André Laurie pour cette activité littéraire. Leur collaboration a été fructueuse, mais a pris fin après 1883. André Laurie a continué à écrire seul et a publié plusieurs ouvrages de fiction, notamment :

  • L’Héritier de Robinson (1884) : Une histoire d’aventure et de survie.
  • Le Secret du mage (1890) : Un roman de science-fiction.
  • Axel Ebersen, le grand marin (1893) : Un récit d’aventure maritime.

Ses romans étaient souvent destinés à un jeune public. Ses œuvres ont connu un grand succès et ont été traduites dans plusieurs langues.

Fin de vie

De retour en France après l’amnistie des communards, Paschal Grousset a été élu député de Paris en 1893. Il a continué à écrire sous son pseudonyme tout en poursuivant sa carrière politique. Il est décédé le 9 avril 1909, laissant derrière lui une œuvre littéraire abondante et une carrière politique remarquable.

Livres de André Laurie :

L’héritier de Robinson (1884)
La vie de collège (1896)
Le chef au bracelet d’or (1882)
Le filon de Gérard (1901)
Le géant de l’azur (1904)
Les exilés de la Terre (1888)
Mémoires d’un collégien (1881)
Mémoires d’un collégien russe (1889)
Spiridon le muet (1906)
Une année de collège à Paris (1883)

Pour en savoir plus sur André Laurie :

La page Wikipédia sur A. Laurie
La page Noosfere sur A. Laurie
La page isfdb de A. Laurie

Selma Lagerlöf

Présentation de Selma Lagerlöf :

Selma Lagerlöf était une écrivaine suédoise qui a remporté le prix Nobel de littérature en 1909. Elle est célèbre pour ses romans, ses histoires courtes et ses légendes qui sont souvent inspirés du folklore et de l’histoire suédoise.

Jeunesse et début de carrière

Selma Lagerlöf est née le 20 novembre 1858 à Mårbacka, en Suède. Elle a grandi dans une famille aisée, mais a souffert d’une maladie de la hanche qui l’a laissée avec un boitement permanent. Enfant, elle était une lectrice passionnée et a commencé à écrire de la poésie dès son plus jeune âge. Elle a également été une enseignante d’école pendant près de 10 ans avant de commencer à se consacrer entièrement à sa carrière d’écrivaine.

Carrière littéraire

Le premier roman de Lagerlöf, La saga de Gösta Berling, a été publié en 1891. Il raconte l’histoire d’un pasteur excommunié qui parcourt le pays en tant que vagabond. Le roman a été un succès immédiat et a établi la réputation de Lagerlöf en tant qu’écrivaine.

Certaines de ses œuvres les plus célèbres incluent :

  • Les Contes des rois-mages (1894) : Une collection de contes de Noël qui sont inspirés de la Bible.
  • Jérusalem (1901) : Un roman en deux parties qui raconte l’histoire d’un groupe de paysans suédois qui émigrent en Palestine.
  • Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (1906) : Un roman pour enfants qui raconte les aventures d’un jeune garçon qui est transformé en un pouce et qui voyage à travers la Suède à dos de bernache du Canada.

En 1909, elle a reçu le prix Nobel de littérature pour « la noble idéalité, la vivante imagination et l’heureuse combinaison de l’ancienne et de la nouvelle manière qu’on trouve dans ses écrits. » Elle a été la première femme à recevoir ce prix.

Fin de vie et héritage

Selma Lagerlöf est décédée le 16 mars 1940 à Mårbacka, sa maison d’enfance. Elle était une figure marquante de la littérature suédoise et ses œuvres ont été traduites dans le monde entier. Son travail est encore lu et apprécié aujourd’hui pour son imagination, sa beauté et son humanité.

Livres de Selma Lagerlöf :

Des trolls et des hommes (1910)
L’anneau du pêcheur (1939)
L’argent de monsieur Arne (1904)
L’empereur du Portugal (1914)
La légende de Gösta Berling (1905)
Le charretier de la mort (1912)
Le livre de Noël (1945)
Le livre des légendes (1910)
Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (1906)
Le monde des trolls (1915-1921)
Le violon du fou (1899)
Les liens invisibles (1894)

Pour en savoir plus sur Selma Lagerlöf :

La page Wikipédia sur S. Lagerlöf
La page Noosfere sur S. Lagerlöf
La page isfdb de S. Lagerlöf

Arthur Conan Doyle

Présentation de Arthur Conan Doyle :

Sir Arthur Conan Doyle (1859-1930) est une figure majeure de la littérature anglaise, dont la postérité est indissociable de son personnage emblématique, le détective Sherlock Holmes. Cependant, sa carrière prolifique et diversifiée s’étend bien au-delà des mystères de Baker Street, englobant des romans historiques, des écrits fantastiques, de la science-fiction et des récits d’aventures.

Né à Édimbourg, en Écosse, Arthur Conan Doyle étudie la médecine à l’université d’Édimbourg, où il rencontre le docteur Joseph Bell, dont les méthodes de déduction et d’observation serviront de modèle à Sherlock Holmes. Après ses études, il s’installe comme médecin généraliste, mais les revenus sont maigres. Il commence alors à écrire des nouvelles pour des magazines afin de subvenir à ses besoins.

En 1887, il publie son premier roman, Une étude en rouge, qui marque la naissance de Sherlock Holmes et de son fidèle compagnon, le docteur Watson. Le succès est immédiat. Conan Doyle publie par la suite trois autres romans et 56 nouvelles mettant en scène le célèbre détective, le transformant en un phénomène littéraire mondial.

Cependant, lassé de son personnage, Conan Doyle tente de le tuer en 1893 dans Le Problème final, le faisant chuter dans les chutes de Reichenbach lors d’un combat avec son ennemi juré, le professeur Moriarty. La réaction du public est si forte qu’il est contraint de le faire revivre en 1901 dans Le Chien des Baskerville, l’une de ses œuvres les plus célèbres, et de le ramener définitivement à la vie dans la nouvelle La Maison vide en 1903.

Au-delà de Sherlock Holmes : Aventure et Fantastique

Bien que la renommée de Sherlock Holmes ait éclipsé le reste de son œuvre, Arthur Conan Doyle était un auteur extrêmement polyvalent. Il a toujours considéré ses romans historiques et d’aventure comme ses meilleures œuvres.

  • Aventures Historiques : Dans des œuvres comme Micah Clarke (1889), La Compagnie blanche (1891), ou encore Sir Nigel (1906), il dépeint avec passion et précision des périodes historiques, comme la guerre des Gaules ou la guerre de Cent Ans, mélangeant faits historiques et personnages fictifs. Ces romans témoignent de son amour pour le passé et de son talent de conteur.
  • Aventures Aériennes : Fasciné par l’aviation, il a également écrit des récits d’aventures aériennes, comme dans The Maracot Deep (1929), où un groupe de scientifiques découvre les ruines de l’Atlantide au fond de l’océan.
  • Fantastique et Science-fiction : Le génie créatif de Conan Doyle s’est aussi exprimé dans le genre fantastique et la science-fiction, notamment à travers le personnage du professeur Challenger. C’est dans ce genre qu’il s’est le plus épanoui en dehors de Sherlock Holmes.

La fin de sa vie : le spiritualisme

La mort de son fils, de son frère et de plusieurs de ses proches durant la Première Guerre mondiale a profondément affecté Conan Doyle. Il se tourne alors vers le spiritualisme, devenant un ardent défenseur de cette croyance en la communication avec les esprits des morts. Ses derniers écrits, comme The Land of Mist, sont en grande partie consacrés à ce sujet. Cette période de sa vie a souvent été perçue comme un déclin, mais elle témoigne de sa quête de sens face aux tragédies de son époque.

Arthur Conan Doyle est décédé le 7 juillet 1930. Il reste l’un des écrivains les plus lus et les plus influents de son temps. Sa contribution à la littérature de genre, qu’il s’agisse du roman policier, d’aventure ou de science-fiction, est immense. Si Sherlock Holmes a immortalisé son nom, il est important de se rappeler qu’Arthur Conan Doyle était un conteur aux multiples facettes, dont l’imagination a su explorer les mystères du monde, qu’ils soient historiques, scientifiques ou surnaturels.

Livres de Arthur Conan Doyle :

Micah Clarke :

Professeur Challenger :

Sherlock Holmes :

Sherlock Holmes (autres) :

Les avatars de Sherlock Holmes :

Intégrales :

Idylle de banlieue (1870)
Jim Harrison boxeur (1910)
La brèche au monstre (1925)
La compagnie blanche (1891)
La grande ombre (1892)
La guerre dans l’Afrique australe (1902)
La main brune (1892-1899)
La tragédie du Korosko (1898)
La ville du gouffre (1930)
Le ciel empoisonné (1913)
Le gouffre Maracot (1928)
Les aventures du Brigadier Gérard (1903)
Les exploits du Colonel Gérard T. 1 (1898)
Les exploits du Colonel Gérard T. 2 (1898)
Ma vie aventureuse (1932)
Mémoires d’un médecin (1894)
Nouveaux mystères et aventures (1910)
Sir Nigel (1899)
Un début en médecine (1909)
Un duo (1912)

Pour en savoir plus sur Arthur Conan Doyle :

La page Wikipédia sur A. C. Doyle
La page Noosfere sur A. C. Doyle
La page isfdb de A. C. Doyle

Lafcadio Hearn

Présentation de Lafcadio Hearn :

Lafcadio Hearn (1850-1904) était un écrivain et journaliste anglo-irlandais, principalement connu pour ses écrits sur le Japon, où il passa la dernière partie de sa vie et devint une figure importante de la littérature japonaise. Sa biographie est marquée par une enfance difficile, un journalisme incisif et une transformation culturelle radicale.

Jeunesse et débuts

Né Patricio Lafcadio Tessima Carlos Hearn à Leucade, en Grèce, d’un père irlandais et d’une mère grecque, son enfance est instable. Il est abandonné par sa mère et élevé en Irlande par sa grand-tante, mais est victime d’un accident qui lui fait perdre l’usage d’un œil, le laissant avec un visage déformé. Cette difformité, en plus de sa vue limitée, le rendit timide et solitaire. À 19 ans, il part pour les États-Unis pour y chercher fortune.

Journalisme aux États-Unis

Aux États-Unis, il s’installe d’abord à Cincinnati, puis à la Nouvelle-Orléans. Il y travaille comme journaliste, se spécialisant dans les articles à sensation, souvent macabres et bizarres. Son style d’écriture est déjà remarquable, caractérisé par une prose riche et évocatrice. Il explore la culture créole et le mysticisme vaudou, ce qui se reflète dans ses œuvres ultérieures. C’est durant cette période qu’il écrit ses premiers livres, notamment « Chita: A Memory of Last Island » (1889) et des collections de contes et d’essais.

Transformation japonaise

En 1890, il est envoyé au Japon comme correspondant pour un journal américain. Sa fascination pour la culture et les traditions japonaises le pousse à y rester. Il est d’abord enseignant à l’école de Matsue, puis à Kumamoto et enfin à l’université de Tokyo. Il se marie avec une Japonaise, Koizumi Setsu, et adopte la nationalité japonaise et le nom de Koizumi Yakumo.

Hearn devint un fervent défenseur et un interprète de la culture japonaise pour le monde occidental. Il a écrit de nombreux essais et livres qui ont présenté le Japon avant sa modernisation rapide, se concentrant sur les mythes, les contes de fantômes et la vie quotidienne. Ses œuvres les plus célèbres de cette période incluent « Glimpses of Unfamiliar Japan » (1894) et « Kwaidan: Stories and Studies of Strange Things » (1904), un recueil de contes de fantômes traditionnels qui est toujours populaire aujourd’hui.

Héritage

Mort d’une insuffisance cardiaque en 1904, Lafcadio Hearn laisse un héritage littéraire considérable. Il est considéré comme l’un des premiers et des plus influents Japonologues, ayant su capturer l’essence d’un Japon traditionnel qui s’évanouissait. Son travail a influencé de nombreux écrivains et a aidé à façonner la perception occidentale du Japon. Au Japon, il est toujours très respecté et ses œuvres continuent d’être lues et étudiées.

Livres de Lafcadio Hearn :

Fantômes japonais (1930)
Kotto (1912)
Kwaidan (1904)
Le Japon (1904)
Le Japon inconnu (1904)

Pour en savoir plus sur Lafcadio Hearn :

La page Wikipédia sur L. Hearn
La page Noosfere sur L. Hearn
La page isfdb de L. Hearn

Edmond Haraucourt

Présentation de Edmond Haraucourt :

Edmond Haraucourt (1856-1941) est un poète, romancier et dramaturge français connu pour son style romantique tardif et ses thèmes exotiques. Il est surtout célèbre pour son roman préhistorique, Daâh le premier homme (1914).

Jeunesse et débuts littéraires

Né à Bourmont en Haute-Marne, Edmond Haraucourt étudie au lycée Saint-Clement à Metz, puis à Paris. Il commence sa carrière littéraire par la poésie, publiant son premier recueil, La Légende des sexes, en 1882 sous le pseudonyme de « Le Sire de l’Amour ». L’œuvre, érotique et audacieuse, est censurée et condamnée pour outrage aux bonnes mœurs, ce qui contribue à sa notoriété. Il continue d’explorer des thèmes mythologiques et exotiques dans ses œuvres suivantes, comme L’âme nue (1885) et Seul (1891).

Œuvre principale : Daâh le premier homme

Haraucourt se diversifie en tant que romancier et dramaturge. Il écrit des pièces de théâtre, dont Shylock (1889) et des romans. Cependant, son œuvre la plus marquante est Daâh le premier homme, un roman d’anticipation et d’aventure qui imagine la vie d’un homme des cavernes. Le livre, publié initialement en 1914, est un succès et sera réédité à plusieurs reprises. Il est considéré comme un des premiers romans de fiction préhistorique.

Autres contributions et fin de vie

En plus de ses écrits, Haraucourt est conservateur du musée du Trocadéro (aujourd’hui le musée de l’Homme) de 1891 à 1928, une fonction qui nourrit son intérêt pour l’ethnographie et l’histoire. Il mène plusieurs missions archéologiques et participe à l’Exposition universelle de 1900. Il est élu membre de l’Académie Goncourt en 1895. Il passe les dernières années de sa vie dans sa maison de Saint-Cloud, surnommée « Le Manoir des Muses, » où il décède en 1941. Ses œuvres sont un pont entre le romantisme et les mouvements littéraires du XXe siècle, caractérisées par un lyrisme puissant et une fascination pour les origines de l’humanité et les cultures lointaines.

Livres de Edmond Haraucourt :

Daâh le premier homme

Pour en savoir plus sur Edmond Haraucourt :

La page Wikipédia sur E. Haraucourt
La page Noosfere sur E. Haraucourt
La page isfdb de E. Haraucourt