Étiquette : Hersant
Le règne des fourmis de J. Wyndham

Fiche de Le règne des fourmis
Titre : Le règne des fourmis
Auteur : J. Wyndham
Date de parution : 1956
Traduction : D. Hersant
Editeur : Denoël
Sommaire de Le règne des fourmis
- La révolte masculiniste par W. Tenn
- Le règne des fourmis par J. Wyndham
Première page de Le règne des fourmis
« Il n’y avait rien d’autre que moi. Je restais suspendue, hors du temps et de l’espace, dans un vide où nulle force ne s’exerçait, où ne régnaient ni lumière ni ténèbres. J’étais une entité, mais je n’avais pas de forme ; j’avais conscience d’exister, mais je n’éprouvais pas de sensations ; j’étais douée d’un esprit, mais non d’une mémoire. Je me demandais si ce… néant était mon âme, et il me semblait que je m’étais toujours posé cette question et que je continuerais à me la poser éternellement…
Puis, pour une raison ou une autre, l’impression d’éternité se dissipa. Je me rendis compte qu’une force s’exerçait sur moi, me contraignait à me déplacer, et l’impression d’infini que j’avais ressentie se dissipa à son tour. Rien ne me prouvait que je me déplaçais. Je savais simplement que j’étais attirée vers quelque chose ou quelqu’un et j’en étais heureuse : c’était ce que je souhaitais. Je n’avais pas »
Extrait de : J. Wyndham. « Le Règne des fourmis. »
A voté par I. Asimov

Fiche d’A voté
Titre : A voté
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1955
Traduction : D. Hersant
Editeur : Le passager clandestin
Première page d’A voté
« Linda, dix ans, était la seule personne de la famille qui semblât prendre plaisir à être réveillée. Norman Muller l’entendait, en ce moment, à travers la torpeur cotonneuse et malsaine dans laquelle il était plongé. Il avait enfin réussi à s’endormir une heure auparavant, mais c’était d’épuisement plus que de sommeil. Maintenant, la fillette était à son chevet et le secouait en criant :
« Papa, papa, réveille-toi. Réveille-toi !
— Ça va, Linda, murmura-t-il en réprimant un grognement.
— Mais, papa, il y a des policiers partout… plus que d’habitude. Des cars pleins d’agents et tout ça… »
Extrait de : I. Asimov. « A voté. »
Nouvelles de l’espace connu par L. Niven

Fiche de Nouvelles de l’espace connu
Titre : Nouvelles de l’espace connu
Auteur : L. Niven
Date de parution : 1971
Traduction : P. Billon, B. Martin, Y. Hersant, F. Truchaud
Editeur : Galaxie / Opta
Sommaire de Nouvelles de l’espace connu
- Les guerriers
- Jusqu’au fond de l’univers
- L’étoile invisible
- Jusqu’au coeur
- L’arme molle
Première page de Les guerriers
« — « Ils nous ont vu arriver, j’en suis certain, réitéra l’officier des technologies étrangères. Voyez-vous cet anneau, commandant ? »
L’image argentée du vaisseau ennemi occupait presque toute la surface de l’écran vidéo. Elle se présentait sous la forme d’un vaste et large anneau encerclant un axe cylindrique, comparable à un crayon, flottant au centre d’un bracelet de platine. Un engin empenné saillait de l’extrémité pointue du corps axial. Des lettres anguleuses étaient tracées le long du cylindre, dont la forme ne rappelait en rien les points et virgules de l’écriture kzinti.
— « Bien entendu, je le vois, » répondit le commandant.
— « Il se trouvait en rotation lorsque nous l’avons repéré pour la première fois. Il s’est immobilisé lorsque nous sommes parvenus à moins de trois cent mille kilomètres, et il n’a pas bougé depuis. »
Le commandant remua la queue d’avant en arrière, doucement, pensivement, comme une lanière rose.
— « Vous me rendez perplexe, », dit-il « S’ils sont avertis de notre présence, pourquoi n’ont-ils pas essayé de s’esquiver ? Seraient-ils tellement cer »
Extrait de : L. Niven. « Nouvelles de l’espace connu. »
Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale par M. J. Moorcock

Fiche de Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale
Titre : Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale
Auteur : M. J. Moorcock
Date de parution : 1982
Traduction : D. Hersant, J. Schmitt
Editeur : Opta
Sommaire de Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale
- Le seigneur des airs
- Le léviathan des terres
- Le tsar d’acier
Première page de Le seigneur des airs
« LE FUMEUR D’OPIUM DE L’ILE DE ROWE
Au printemps de l’année 1903, sur le conseil de mon médecin, j’eus l’occasion de visiter cette magnifique et lointaine portion de terre située au milieu de l’océan Indien, que j’appellerai l’île de Rowe. Par suite de surmenage, je me trouvais victime de ce qu’à notre époque les charlatans se plaisent à qualifier d’« épuisement nerveux » ou même de « dépression ». En d’autres termes, j’étais complètement à plat et j’avais besoin d’un long repos très loin de tout. Je possédais quelques intérêts dans la compagnie minière qui constitue l’unique industrie de l’île (si l’on excepte la religion !) ; je savais que le climat de cette île était idéal, tout comme sa situation, ce qui en fait l’un des lieux les plus salubres du monde, à plus de quinze cents miles de toute forme de civilisation. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale. »
La planète Shayol par C. Smith

Fiche de La planète Shayol
Titre : La planète Shayol (Tome 2 sur 4 – Les seigneurs de l’instrumentalité)
Auteur : C. Smith
Date de parution : 1993
Traduction : M. Demuth, M. Deutsch, D. Hersant, S. Hilling, P.-P. Durastanti
Editeur : Gallimard
Sommaire de La planète Shayol
- Le bateau ivre
- La mère Hitton et ses chatons
- Boulevard Alpha Ralpha
- La ballade de C’mel
- La planète Shayol
- Sur la planète aux gemmes
- Sur la planète des tempêtes
- Sur la planète des sables
- Une étoile pour trois
- Jusqu’à une mer sans soleil
Première page de Le bateau ivre
« Peut-être s’agit-il de l’anecdote la plus triste, la plus folle, la plus démentielle de toute l’histoire de l’espace. Il est vrai que personne n’avait jamais rien fait de pareil auparavant — voyager à de telles distances, à de telles vitesses et par de tels moyens. Son héros avait l’air d’un homme si ordinaire — au premier regard. Ensuite… Ah !… c’était différent !
Et l’héroïne. Petite, oui, elle l’était, et blond cendré, intelligente, espiègle, vulnérable. Vulnérable, c’est le mot. Elle semblait toujours avoir besoin d’aide ou de réconfort, même quand elle allait bien. Les hommes se sentaient plus virils en sa présence. Elle se prénommait Élisabeth.
Qui aurait jamais imaginé que son nom résonnerait haut et clair dans le néant sauvage et nauséeux de l’Espace ?
Il prit une vieille, très vieille fusée, d’un très ancien modèle. Grâce à elle, il vola plus loin, fila plus loin, sauta plus loin que toutes les machines qui avaient existé avant elle. On aurait presque pu penser qu’il était allé si vite qu’il en avait percuté les grandes voûtes des cieux, et que l’antique poème n’avait été écrit que pour lui seul. « J’ai vu des archipels sidéraux et des îles dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur. »
Pour voyager, certes, il voyagea, si vite, si loin que d’abord les gens n’y crurent pas. Ils pensèrent que c’était une plaisanterie, une farce propagée par la rumeur publique, une histoire démentielle destinée à tuer le temps par un après-midi d’été. »
Extrait de : C. Smith. « Les seigneurs de l’instrumentalité – La Planete Shayol. »
Les sondeurs vivent en vain par C. Smith

Fiche de Les sondeurs vivent en vain
Titre : Les sondeurs vivent en vain (Tome 1 sur 4 – Les seigneurs de l’instrumentalité)
Auteur : C. Smith
Date de parution : 1993
Traduction : M. Demuth, A. Dorémieux, D. Hersant, Y. Hersant, S. Hilling, P.-P. Durastanti
Editeur : Gallimard
Sommaire de Les sondeurs vivent en vain
- Non, non, pas Rogov !
- La guerre n°81-Q
- Mark Elf
- La reine de l’après-midi
- Les sondeurs vivent en vain
- La dame aux étoiles
- Le jour de la pluie humaine
- Pensez bleu, comptez deux
- Le colonel revient du grand néant
- Le jeu du rat et du dragon
- Le cerveau brule
- La planète de Gustible
- Lui-même en Anachron
- Le crime et la gloire du commandant Suzdal
- Le vaisseau d’or
- La dame défunte de la ville des gueux
- Sous la vieille terre
Première page de Non, non, pas Rogov !
« La forme dorée sur les marches d’or tremblait et voltigeait comme un oiseau devenu fou – comme un oiseau doué d’un intellect et d’une âme, et pourtant poussé à la folie par des extases et des terreurs au-delà de l’humaine compréhension – des extases incarnées momentanément dans la réalité par l’exécution d’un art superlatif. Un millier de mondes regardaient.
L’ancien calendrier eût-il été encore en usage que cela se serait passé en l’an 13 582 après J.-C. Après la défaite, après la désillusion, après la ruine et la reconstruction, l’humanité avait bondi au milieu des étoiles.
Par la rencontre avec un art non humain, par la confrontation avec des danses non humaines, l’humanité avait fait un superbe effort esthétique et bondi sur la scène de tous les mondes.
Les marches d’or vacillaient devant les yeux. Certains yeux avaient des rétines. Certains avaient des cônes cristallins. Mais tous les regards se fixaient sur la forme dorée qui interprétait LA GLOIRE ET L’AFFIRMATION DE L’HOMME au Festival de Danse Inter-Mondes de ce qui aurait pu être l’an 13 582 après J.-C.
Une fois encore, l’humanité remportait le concours. La musique et la danse étaient hypnotiques par-delà les limites des systèmes, stimu- »
Extrait de: C. Smith. « Les seigneurs de l’instrumentalité – Les Sondeurs Vivent en Vain. »
Le livre d’or par A. E. van Vogt

Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science-fiction
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1980
Traduction : P. Duvic, D. Hersant, F. Straschitz, G. Bernier, B. Martin,
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Self-made superman
- Le fantôme
- Cinémathèque
- Processus
- Futur parfait
- Ne retenez pas votre souffle …
- Le premier Rull
- Le détective Ā
- Jane et les androïdes
Première page de Le livre d’or
« SELF-MADE SUPERMAN
Non-axiomes
Dans l’intérêt de la raison, utilisez la formule ET CÆTERA. Quand vous dites : « Van Vogt est plein d’imagination ! » ne perdez pas de vue que Van Vogt est bien autre chose que « plein d’imagination ». Van Vogt est « plein d’imagination », inspiré, curieux, introspectif, méthodique, ET CÆTERA, ce qui signifie qu’il possède encore d’autres caractéristiques. Il vaut la peine de se rappeler également que la psychiatrie moderne – 1978 – ne considère pas que l’individu « plein d’imagination » ait une personnalité très saine.
« Ce qui me différencie de la plupart des autres professionnels de la science-fiction, affirme A. E. Van Vogt (78), c’est qu’ils ont démarré grâce à un talent naturel. Et moi, non. » Et d’insister, lors de la Convention Européenne de Bruxelles et pendant son séjour en Europe, sur ce manque de « dons », sur ce manque de « talent naturel ». »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « A. E. Van Vogt. »